Giorgio Napolitano

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Giorgio Napolitano
Portrait officiel du président Napolitano.
Portrait officiel du président Napolitano.
Fonctions
11e président de la République italienne
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&028977 ans, 11 mois et 5 jours)
Élection 10 mai 2006
Réélection 20 avril 2013
Président du Conseil Romano Prodi
Silvio Berlusconi
Mario Monti
Enrico Letta
Matteo Renzi
Prédécesseur Carlo Azeglio Ciampi
Sénateur à vie[N 1]
Législature XIVe, XVe
Ministre de l'Intérieur
Président du Conseil Romano Prodi
Gouvernement Prodi I
Prédécesseur Giovanni Rinaldo Coronas
Successeur Rosa Iervolino
8e président de la Chambre des députés
Législature XIe
Prédécesseur Oscar Luigi Scalfaro
Successeur Irene Pivetti
Biographie
Date de naissance (88 ans)
Lieu de naissance Naples (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique PCI (1945-1991)
PDS (1991-1998)
DS (1998-2006)
Conjoint Clio Maria Bittoni
Diplômé de Université Federico II
de Naples
Résidence Palais du Quirinal (Rome)

Signature

Giorgio Napolitano
Présidents de la République italienne

Giorgio Napolitano, né le à Naples, est un homme d'État italien, président de la République depuis 2006.

Bien qu'ayant fait partie, dans sa jeunesse, des Groupes universitaires fascistes (GUF), il s'engagea, pour l'essentiel, au sein de la Résistance communiste au régime de Benito Mussolini. Membre du Parti communiste italien (PCI), il soutient activement, vers la fin des années 1980, la tendance réformiste, qui a donné naissance au Parti démocratique de la gauche (PDS).

En 1953, il est élu député de Naples et accomplit deux mandats. Réélu en 1968, il devient député européen en 1989, mais il quitte le Parlement européen en 1992, lorsqu'il est élu président de la Chambre des députés, une charge qu'il assume jusqu'en 1994. Deux ans plus tard, en 1996, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Romano Prodi, étant le premier titulaire de ce ministère issu des rangs communistes ; il quitte le palais du Viminal à la suite de la démission de Prodi, en 1998. Il retrouve, l'année suivante, les bancs du Parlement européen, sur lesquels il siège durant cinq ans.

Nommé sénateur à vie par le président Carlo Azeglio Ciampi, Giorgio Napolitiano est élu président de la République le , à l'issue du quatrième tour de scrutin. Il est alors le premier ancien communiste élu au palais du Quirinal.

En , alors que l'Italie est au cœur de la crise de la dette dans la zone euro, il obtient la démission du président du Conseil, Silvio Berlusconi, et nomme l'économiste indépendant Mario Monti, chargé de conduire un gouvernement jusqu'aux élections générales de 2013. Cette période voit alors s'accroître, d'une manière encore inédite, l'importance du pouvoir du chef de l'État, alors considéré comme la « légitimité démocratique » d'un gouvernement composé de ministres dépourvus de tout mandat politique.

Le , Giorgio Napolitano, qui ne souhaitait pas se représenter, est réélu président de la République italienne, deux mois après l'élection d'un Parlement sans majorité, ayant eu pour seule conséquence une importante crise politique. Il est le premier président de la République sortant reconduit pour un second mandat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un résistant communiste au fascisme[modifier | modifier le code]

Licencié en droit à l'Université de Naples Federico II après avoir rédigé une thèse d'économie politique portant sur le développement industriel de Naples, il a un temps été membre des Groupes universitaires fascistes (GUF). En 1942, il rejoint cependant la Résistance communiste contre le fascisme[1].

Son épouse, Clio Bittoni[modifier | modifier le code]

En 1959, Giorgio Napolitano a épousé, au cours d'une cérémonie civile, Clio Maria Bittoni, une avocate spécialiste en droit du travail née en 1934 à Chiaravalle[2]. Le couple, résidant à Naples, a deux enfants, Giovanni (1961) et Giulio (1969), ainsi que deux petites-filles, Sofia (1997) et Simone (1999).

Une grande carrière politique[modifier | modifier le code]

Du PCI au PDS[modifier | modifier le code]

En 1945, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Napolitano, après avoir rejoint le Parti communiste italien, est élu député en 1953 pour la première fois. En 1956, à la suite de l'écrasement de l'insurrection de Budapest par les chars soviétiques, il appuie l'action de l'URSS, qu'il qualifie de contribution à la paix mondiale, quand bien même Antonio Giolitti et d'autres éminents dirigeants quittaient le PCI[3].

Le président roumain Nicolae Ceaușescu, en compagnie de Giorgio Napolitano, en 1974.

À plusieurs reprises, Napolitano prit part au comité national du parti, devenant un de ses dirigeants les plus influents jusqu'à la mutation du parti vers 1991 ; ses idées politiques penchaient cependant à droite au sein de son parti.

Respecté à gauche comme à droite, il fut l'un des plus ardents défenseurs du virage réformiste du Parti.

Par la suite, Napolitano adhère au Parti démocrate de la gauche (PDS), comme la majorité des grandes figures du communisme italien tel Massimo D'Alema, mais contrairement à Fausto Bertinotti, qui fonde, de son côté, le Parti de la Refondation communiste (PRC). Le PDS est ensuite remplacé par les Démocrates de gauche (DS).

Une longue présence à la Chambre[modifier | modifier le code]

Giorgio Napolitano est député de 1953 à 1963, puis, sans discontinuer, de 1968 à 1996, jusqu'à sa nomination au ministère de l'Intérieur par Romano Prodi. Au palais Montecitorio, le député Napolitano assume des responsabilités politiques de premier plan : président du groupe des députés communistes de 1981 à 1986, il siège sur les bancs de la Commission des Affaires étrangères de 1984 à 1992.

Le , Giorgio Napolitano est élu président de la Chambre des députés au 5e tour de scrutin, ayant recueilli 360 suffrages des 575 députés ayant pris part au vote ; il prend, à ce titre, la succession d'Oscar Luigi Scalfaro, élu président de la République le 25 mai précédant. Giorgio Napolitano est le quatrième communiste élu à la troisième charge de la République, après Umberto Terracini, Pietro Ingrao et Nilde Iotti. Respecté par la majorité comme par l'opposition de centre-droit[4], son mandat s'achève à la suite de la dissolution du Parlement décidée par le président Scalfaro, en 1994. La jeune députée Irene Pivetti, militante catholique et membre de La Ligue du Nord, lui succède à la présidence de l'assemblée.

Après avoir quitté la présidence de la Chambre, Napolitano retrouve la Commission des Affaires étrangères, à laquelle il siège jusqu'en 1996.

En 2003, le président de la Chambre des députés, Pier Ferdinando Casini, propose à Giorgio Napolitano la présidence, honorifique, de la Fondation de la Chambre, celle-ci conservant toutes les archives parlementaires. Une charge acceptée par Napolitano, qui sera le premier président de cette association.

Un européen convaincu[modifier | modifier le code]

En 1989, Napolitano est élu au Parlement européen. Il occupe ses fonctions de député européen jusqu'en 1992, lorsqu'il fut élu président de la Chambre des députés en Italie.

En 1999, Giorgio Napolitano est à nouveau élu au Parlement européen. Il s'implique dans son travail, assumant notamment la présidence de la Commission des Affaires institutionnelles jusqu'en 2004, date à laquelle il ne renouvelle pas son mandat.

Ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Le , Giorgio Napolitano est nommé ministre de l'Intérieur et prête serment, comme les autres ministres du premier gouvernement de Romano Prodi, au palais du Quirinal, devant le président Oscar Luigi Scalfaro. C'est en cette qualité qu'il présente un projet de loi, au Parlement, portant sur les crimes commis sur le sol italien par des criminels étrangers.

Giorgio Napolitano, premier ministre de l'Intérieur issu des rangs du PCI, quitte ses fonctions le , à la suite de la démission du premier cabinet de Prodi.

Au Sénat de la République[modifier | modifier le code]

Pour récompense de sa longue carrière politique, durant laquelle il servit les institutions, le président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, a nommé Giorgio Napolitano au palais Madame, le 23 novembre 2005, comme sénateur à vie de la République italienne.

Président de la République : un mandat marqué par de vives crises politiques[modifier | modifier le code]

En 2006, Napolitano semble être l'un des favoris pour la succession de Carlo Azeglio Ciampi à la présidence de la République italienne. À l'aube du mois de mai, l'Union, la coalition de l'ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, soutient la candidature de Giorgio Napolitano à l'élection présidentielle.

Il est finalement élu, le 10 mai, au quatrième tour de scrutin, par 543 voix sur 990, pour un collège de 1 009 grands électeurs, soit 54,8 % des suffrages. Il est alors le premier chef de l'État issu du PCI, le troisième de gauche, ainsi que le deuxième sénateur à vie, le sixième ancien président de la Chambre, le troisième napolitain et le deuxième plus âgé élu à la présidence de la République.

Giorgio Napolitano prêta serment le 15 mai 2006, devant les deux Chambres du Parlement, la Chambre des députés et le Sénat de la République, et les représentants des régions, devenant le onzième hôte du palais du Quirinal.

Les difficultés rencontrées par le gouvernement Prodi[modifier | modifier le code]
Le président Napolitano prononce un discours devant les parlementaires, à l'occasion du 60e anniversaire de la Constitution, le .

Giorgio Napolitano, lors de son investiture, nomma le conseiller d'État Donato Marra au secrétariat général de la présidence de la République et l'universitaire Romano Prodi, vainqueur, de justesse, des élections générales qui précédèrent le scrutin présidentiel, à la présidence du Conseil. Dans son discours d'investiture, dans lequel il rendit hommage aux grandes figures politiques et institutionnelles que furent son prédécesseur Carlo Azeglio Ciampi, le premier président de la République italienne, Enrico De Nicola, ou encore l'ancienne présidente de la Chambre, Nilde Iotti, le nouveau chef de l'État appela à « plus de justice et de cohésion sociale ». De façon solennelle, il appela également la classe politique à respecter la Justice : « Trop de tensions entourent encore les rapports entre la politique et la justice, en troublant l’exercice d’une si haute fonction constitutionnelle et en blessant la dignité de ceux qui sont appelés à la remplir » déclara ainsi le président Napolitano[5].

Dans les premiers temps de son mandat présidentiel, le chef de l'État défendit l'idée selon laquelle son rôle consistait alors à tout mettre en œuvre dans le dessein d'unir l'Italie, profondément divisée après les élections générales du mois d'avril précédant qui virent l'investiture d'une faible majorité de centre-gauche[6].

Le 9 juillet, Giorgio Napolitano assista, en tant que chef de l'État italien, à la finale France-Italie de la Coupe du monde de football, à Berlin, en Allemagne. Après Sandro Pertini, qui vécut la victoire de l'équipe nationale en 1982, le président Napolitano est le second président de la République italienne présent à l'occasion de la finale d'une Coupe du monde de football.

Le , le gouvernement de Romano Prodi est mis en minorité, au Sénat. Romano Prodi se rend au palais du Quirinal pour remettre sa démission au président de la République. Mais celui-ci, après réflexion, la refuse et renouvelle au gouvernement Prodi sa confiance.

Le , le gouvernement de Romano Prodi, déjà fragilisé par la démission de son ministre de la Justice Clemente Mastella, est renversé au Sénat. Le président de la République, Napolitano, invite alors son président du Conseil à lui présenter sa démission et entame une série de consultations. Le 30 janvier, le chef de l'État charge le président du Sénat de la République, Franco Marini, de former un gouvernement de transition, dans le dessein d'éviter la dissolution des deux Chambres du Parlement et de convoquer de nouvelles élections générales[7]. Mais Marini ne parvient guère à trouver une majorité suffisante à la cause d'un gouvernement provisoire, et le président Napoliano annonce, lors d'une déclaration télévisée, qu'il prend finalement la décision de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections générales anticipées pour les 14 et 14 avril.

Des rapports difficiles avec Silvio Berlusconi[modifier | modifier le code]
Le président Napolitano saluant le président du Conseil, Silvio Berlusconi, le , au palais du Quirinal.

Après une campagne marquée par les critiques répétées de l'ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi, à l'encontre du bilan politique de la gauche et de la coalition de Romano Prodi, la droite italienne, menée par l'ancien chef du gouvernement, remporte les élections générales anticipées des 13 et 14 avril. Berlusconi dispose d'une confortable majorité à la Chambres des députés, comme au Sénat de la République. Le 7 mai, le président Napolitano charge, en conséquence, Silvio Berlusconi de la formation d'un nouveau cabinet. Le lendemain, le nouveau président du Conseil des ministres et les membres de son gouvernement prêtèrent serment devant le président Napolitano au Quirinal.

Dans les premiers temps de cette cohabitation, la relation du chef de l'État et du président du Conseil est jugée courtoise, mais froide, tant les personnalités des deux intéressés semblent différentes[8].

Le , Giorgio Napolitano est mis en cause dans son impartialité par le président du Conseil Silvio Berlusconi. Le chef du gouvernement, irrité après l'annulation par la Cour constitutionnelle d'une loi qui accordait aux présidents de la République, des deux Chambres du Parlement et du Conseil des ministres une immunité pénale, affirme qu'il « sait comme tout le monde, de quel côté se trouve le président de la République ». Fait qualifié d'extrêmement rare dans la presse italienne, le Quirinal réplique dans un communiqué lapidaire que « le président de la République, comme tout le monde le sait, est du côté de la Constitution et travaille avec un esprit de collaboration loyale avec les institutions ».

Après l'agression de Berlusconi, le , à Milan, le président de la République a « fermement condamné ce grave geste d'agression »[9] et apporte son soutien au président du Conseil ; le chef de l'État, qui est revenu sur cet épisode durant son discours télévisé de fin d'année, le 31 décembre, a souligné que seules « la lucidité et la mesure » dans la « confrontation politique » se devaient de rigueur[10].

Après la crise politique interne de 2010 opposant le président de la Chambre Gianfranco Fini au président du Conseil Silvio Berlusconi, Giorgio Napolitano sort de sa réserve et refuse, dans le quotidien de gauche l'Unità, l'éventualité d'élections législatives anticipées, craignant un « vide politique » qui mettrait en danger la reprise et la stabilité de l'Italie[11]. Ces déclarations font suite à celles de Silvio Berlusconi, qui a mis au défi Gianfranco Fini en le menaçant de demander au chef de l'État de dissoudre le Parlement. Peu avant le vote de confiance imposé au gouvernement Berlusconi par les deux chambres du Parlement, en décembre, il qualifie, lors d'un entretien avec le président autrichien Heinz Fischer d'« incertain » l'avenir de l'Italie, ironisant quant au fait que seule « une boule de cristal pourrait anticiper » la suite de l'évènement[12].

Le , le président Napolitano, garant des institutions et de l'Unité nationale, prononce, devant les parlementaires, réunis au palais Montecitorio, le siège de la Chambre basse du Parlement, un grand discours, suivi, d'une attention particulière, par l'ensemble de la classe politique, alors que l'Italie célèbre son 150e anniversaire, dans lequel il invite les Italiens à « ne pas craindre de tirer les leçon du Risorgimento », évoquant dans ce discours la « question sociale des inégalités et des injustices (...) qui se présente aujourd'hui en Italie »[13]. Dans un contexte politique particulier, le chef de l'État intervient alors de façon fréquente dans les médias pour souligner l'importance de son rôle et pour livrer ses réflexions sur la situation politique et sociale du pays[14].

En juillet 2011, lors de la crise de la dette dans la zone euro, Silvio Berlusconi propose au Parlement un plan d'austérité, qui est rapidement adopté par le Parlement italien. Cette rapidité est alors qualifiée de « miracle » par le président Giorgio Napolitano[15]. Le 11 août, le chef de l'État, qui se trouvait en vacances, prend la décision d'anticiper son retour au Quirinal et de convoquer au palais le président du Conseil et le ministre des Finances dans le dessein d'évoquer la situation économique de l'Italie, jugée préoccupante par les marchés[16].

Le 12 octobre, le président Napolitano sort, une fois de plus, de sa traditionnelle réserve, pour demander « une réponse crédible » aux réformes menées par le gouvernement Berlusconi, évoquant alors un vote de confiance au Parlement. Cette demande du président de la République se fait sur un fond de tension entre le président du Conseil Silvio Berlusconi et sa majorité parlementaire, alors que le chef du gouvernement est confronté dans le même temps à un 51e vote de confiance depuis son retour à la présidence du Conseil, en 2008[17].

Le 8 novembre, alors que les rumeurs d'une éventuelle démission du président du Conseil ne font que progresser, le président Napolitano annonce que Berlusconi devra présenter sa démission après le vote, par le Parlement, d'une loi de finances portant notamment sur la rigeur budgétaire imposée par l'Union européenne. Tenant à rassurer les marchés européens, inquiets quant à l'importante dette de l'Italie, le chef de l'État annonce, dans un communiqué officiel qu'il « n'y a aucune incertitude sur la démission du président du Conseil », n'excluant pas la tenue d'élections générales anticipées, mais insistant quant au fait que « les craintes d'une paralysie politique ne sont pas fondées ». Le même jour, Mario Monti, ancien commissaire européen, est nommé sénateur à vie par le président Napolitano; cette nomination est qualifiée par la presse italienne de prélude à la nomination de Monti au poste de président du Conseil des ministres[18],[19]. La presse européenne, quant à elle, souligne alors le rôle important que le chef de l'État italien a occupé quant à la démission du chef du gouvernement, estimant que le président italien, qui aurait pu se contenter d'un rôle d'arbitre, est une nouvelle fois monté en première ligne[20].

Le 12 novembre, Silvio Berlusconi se rend au Quirinal afin de présenter au chef de l'État la démission de son gouvernement[21], laissant le choix au président Napolitano quant à deux solutions : dissoudre les deux Chambres du Parlement et convoquer de nouvelles élections générales ou nommer une personnalité de consensus à la présidence du Conseil. C'est cette dernière solution qui est envisagée par la presse italienne avec la nomination de l'ancien commissaire européen Mario Monti. Au lendemain de la démission du chef du gouvernement, le président de la République entame une série de consultations avec les chefs des principaux groupes politiques parlementaires, dans le but de la formation du nouveau gouvernement. Ainsi, il pourrait officiellement nommer Monti, lui conférant la formation d'un gouvernement pour le lendemain[22].

Le gouvernement technique de Mario Monti[modifier | modifier le code]
Le président Napolitano, entouré des membres du gouvernement Monti, au palais du Quirinal, le .

Dès le lendemain suivant la démission de Silvio Berlusconi, le président Napolitano, conformément à la Constitution, consulte au Quirinal les principales figures de la vie politique (anciens présidents de la République, chefs des groupes parlementaires, chefs des partis politiques…) de sorte à trouver le meilleur consensus quant à la nomination attendue de l'économiste Mario Monti à la présidence du Conseil. Après dix-neuf entretiens, le chef de l'État annonce, lors d'une conférence de presse, que Mario Monti s'est vu confier, par le chef de l'État, la charge de former un gouvernement, qui, après avoir prêté serment, devra solliciter la confiance des députés et des sénateurs[23]. Le 16 novembre, le gouvernement Monti, composé de techniciens prête serment devant le président de la République, au palais du Quirinal.

En Europe, nombreux sont ceux qui saluent alors l'influence exercée par le chef de l'État quant à la nomination de Mario Monti et une transition politique qui n'a pas nécessité d'élections anticipées, contrairement aux demandes de l'IdV, le parti d'Antonio Di Pietro et la Ligue du Nord de l'ancien ministre populiste Umberto Bossi, uniques partis parlementaires s'opposant à la politique défendue par Monti. Le rôle, fort important, du président de la République italienne, dans l'investiture de ce gouvernement technique, composé d'experts, lui valut le surnom de King George (« Le roi Georges »), prêté par le journal américain The New York Times.

La popularité du président Napolitano, au gré de ces événements politiques, s'éleva à 85 % de bonnes opinions[24],[25], ce qui fit de lui la personnalité politique jugée comme étant la plus digne de confiance du pays.

Lors de son traditionnel discours de fin d'année retransmis depuis le palais du Quirinal à la télévision italienne, le 31 décembre, le président Napolitano appelle les Italiens à accepter les sacrifices auxquels le pays est confronté face à la crise économique. Au cours de son allocution télévisée, le chef de l'État affirme que « les sacrifices sont nécessaires » afin d'« assurer un avenir aux jeunes » et d'éviter « l’effondrement des finances »[26],[27]. Cette déclaration présidentielle intervient une semaine après l'approbation du Parlement quant à un paquet de mesures économiques, proposé par le président du Conseil, Mario Monti.

Le , après l'annonce de l'échec d'un raid militaire, puis de la mort de deux otages, un Britannique, Chris McManus, et un Italien, Franco Lamolinara, le président Napolitano réagit de façon critique au comportement des forces armées britanniques, qui ont collaboré avec les forces armées locales, comme à la tentative de libération avortée : « Nous n’avons été ni informé, ni consulté. Une action militaire pouvait avoir des conséquences dramatiques et, malheureusement, ce fut le cas », affirme le chef de l'État italien, ajoutant que, « sur le plan politico-diplomatique, une clarification semble nécessaire ». Cet incident diplomatique sera relayé par la plupart des médias italiens et européens[28].

Le 20 mai suivant, à la suite d'un attentat terroriste commis au lycée professionnel Morvillo-Falcone, situé à Brindisi, dans le sud du pays, provoquant alors le décès d'une jeune lycéenne, le président Napolitano appelle solennellement à « un maximum de fermeté » contre « tout foyer de violence terroriste »[29]. Cet attentat survient près de vingt ans après l'assassinat du juge Giovanni Falcone, réputé pour son combat contre la corruption.

En , le président Napolitano rejeta l'idée, pour Mario Monti, d'une candidature de celui-ci aux élections législatives de 2013, avançant le fait que le chef du gouvernement porte, déjà, le titre parlementaire de sénateur à vie, incompatible avec la charge de député[30]. Un mois plus tard, le 21 décembre, la Loi de Finances présentée par le gouvernement ayant été adoptée par les deux Chambres du Parlement, le chef de l'État accepta la démission du chef du gouvernement, qui perdit le soutien du PDL, le parti de Silvio Berlusconi. Dans le même temps, Napolitano confirma son intention de renoncer à un second mandat présidentiel de sept ans, respectant la tradition instaurée par ses prédécesseurs. Le lendemain, le chef de l'État signa un décret rendant effective la dissolution du Parlement et la convocation d'élections générales anticipées à la date du , le scrutin, qui devait, à l'origine, se tenir en avril, étant, en conséquence, anticipé de quelques semaines ; pour justifier « cet épilogue », tel qu'il fut présenté par Napolitano[31], le président de la République avança le fait que cet acte présidentiel apparaissait comme « l'unique solution » possible faisant suite à la démission du président du Conseil. C'est la seconde fois, depuis son investiture au Quirinal, que le président Napolitano décida de convoquer des élections générales anticipées à la suite d'une dissolution.

Le 31 décembre, lors de l'ultime discours télévisé de fin d'année de son septennat, le président Napolitano insista sur le fait que « certains choix du gouvernement dictés par la nécessité de réduire l'importante dette publique de l'Italie » peuvent paraître « lourds », bien que « nécessaires », le chef de l'État évoquant l'an 2013 comme une année difficile, subie par « le monde, l'Europe et plus particulièrement l'Italie ». Pour le chef de l'État italien, si le pays peut « sortir de la récession et relancer l'économie », ce sera « seulement avec l'Europe »[32].

La réélection, conséquence de l'impasse des élections générales de 2013[modifier | modifier le code]
Giorgio Napolitano, entouré de la présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini, et du président du Sénat, Pietro Grasso, le , à Rome.

Les élections générales des 24 et 25 février sont marquées par le blocage politique du Parlement. Du fait de la loi électorale de 2005, la coalition de centre-gauche Italia. Bene Comune, menée par le secrétaire du Parti démocrate (PD) et ancien ministre Pier Luigi Bersani détient une majorité de 345 sièges sur 630 à la Chambre des députés grâce à la prime accordée à la coalition arrivée en tête, tandis qu'au Sénat de la République, elle ne remporte que 123 élus sur 319, en comptant les sénateurs à vie. Le scrutin voit le surprenant retour de Silvio Berlusconi, la percée du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo et l'échec relatif du Choix citoyen, la formation du président du Conseil, Mario Monti, qui ne dépasse pas 10 % des suffrages exprimés.

Malgré cette situation, le président Napolitano, alors en visite à Berlin, en Allemagne, tenant à rassurer ses partenaires européens, récuse fermement l'idée d'une « maladie [économique et politique] italienne » pouvant frapper d'autres États européens, tout en reconnaissant une « situation politique complexe », issue du récent scrutin parlementaire, qu'il dit « ne pas pouvoir » corriger par la convocation de nouvelles élections anticipées[33],[34].

Le 22 mars, après avoir consulté l'ensemble des forces politiques représentées au Parlement, le président Napolitano confie à Bersani le mandat de trouver une majorité parlementaire cohérente ayant le pouvoir d'accorder sa confiance à un gouvernement nommé ; Bersani, cependant, n'étant guère parvenu à convaincre le M5S à la chambre haute, rend sa mission au chef de l'État, qui, le 28 mars, reprend lui-même les consultations, dans le dessein de nommer un gouvernement pour le pays.

À l'approche de la fin de son mandat présidentiel, le chef de l'État retrouve, à nouveau, le premier plan, à l'occasion d'une crise politique importante[35]. Le président ne pouvant dissoudre les chambres dans les six derniers mois de son mandat, la presse se fait l'écho de sa volonté de remettre sa démission, ce qui aurait pour conséquence d'avancer l'élection présidentielle, le nouveau chef de l'État ayant alors la possibilité de convoquer des élections anticipées[36].

Cependant, le 30 mars, il indique qu'il consacrerait ses forces « jusqu'au dernier jour [de son mandat] » pour nommer un gouvernement[37]. Il annonce alors la nomination de deux groupes de travail : le premier, composé de quatre personnes, sera chargé de proposer une série de réformes institutionnelles nécessaires pour mettre fin au blocage politique ; le second, composé, lui, de six membres, devra penser les grandes réformes économiques et sociales dont le pays a besoin, le président Napolitano rappelant toutefois que le gouvernement Monti continue de gérer les affaires courantes, n'a pas été mis en minorité au Parlement et compte prendre de nouvelles décisions dans le domaine économique[38]. Le 12 avril suivant, après s'être fait remis les conclusions de ces deux groupes de travail, le chef de l'État lança un ultime appel à « la responsabilité des partis politiques » et déclara laisser en suspens la procédure de nomination d'un gouvernement jusqu'à l'élection de son successeur au palais du Quirinal[39].

Le président Napolitano, le jour de sa réélection, le .

Le 20 avril, au matin, deux jours après l'ouverture de la session conjointe des chambres du Parlement et des représentants des régions, un cinquième tour de scrutin ne permet pas de désigner un nouveau président, Pier Luigi Bersani n'étant pas parvenu à faire élire les candidats soutenus par le Parti démocrate, Franco Marini puis Romano Prodi. Le président Napolitano, sollicité par le Parti démocrate de Bersani, le Peuple de la Liberté (PdL) de Silvio Berlusconi, la Ligue du Nord (LN) de Roberto Maroni et le Choix citoyen (SC) de Mario Monti, accepte alors de se porter candidat pour un second mandat présidentiel, considérant cette candidature comme « un devoir de responsabilité devant la Nation »[40],[41],[42],[43]. Le même jour, Giorgio Napolitano est confortablement réélu président de la République, au sixième tour de scrutin, par 738 grands électeurs italiens, ayant reçu le soutien du PdL, d'une grande partie des grands électeurs du PD, de la LN et de la SC ; il est, en conséquence, le premier président sortant reconduit pour un nouveau mandat présidentiel, bien que Napolitano ait déclaré que ce second mandat ne serait que provisoire[44]. Si le chef du Mouvement 5 étoiles, Beppe Grillo, dénonce un « coup d'État » — une déclaration condamnée par bon nombre de personnalités de la société civile et politique, nombreux sont ceux qui, en Italie, comme à l'étranger, saluent le geste du chef de l'État italien, à l'image du président des États-Unis, Barack Obama, qui évoque « une garantie pour l'Italie »[45] ; le président Napolitano, néanmoins, a demandé, des partis politiques, des efforts, dans le dessein de sortir l'Italie de l'impasse, le chef de l'État étant en position de nommer un nouveau gouvernement qu'il espère largement soutenu par les forces politiques dans leur ensemble[46],[47].

Après avoir démissionné dans la matinée du 22 avril, de sorte à anticiper sa prestation de serment, le président Napolitano se présente de nouveau devant le collège électoral, convoqué au palais Montecitorio, de Rome, jurant fidélité à la République et loyauté envers la Constitution. Dans son discours inaugural, le chef de l'État italien fustige sévèrement la classe politique italienne, critiquant l'impuissance, face à l'impasse, des forces politiques du pays, bloquées par « l'incompréhensible peur » d'une coalition gouvernementale, cependant nécessaire, compte tenu de « la situation d'urgence aigüe » vécue par l'Italie, comme l'action « inefficace » menée contre la corruption. De même, le président Napolitano s'est montré pressant, de par ce discours, menaçant ainsi de rendre son mandat si des réformes politiques et sociales n'étaient guère proposées par le prochain gouvernement, puis adoptées par le Parlement, évoquant alors une réforme nécessaire de la loi électorale de 2005, jugée pour partie responsable de l'impasse politique traversée par le pays, Napolitano concluant son discours en ces termes : « Je suis prêt, s'il le faut, à mettre mes forces à dure épreuve »[48].

Le président Napolitano et Matteo Renzi, durant la prestation de serment du gouvernement de ce dernier, le , à Rome.
Les cabinets d'union nationale d'Enrico Letta, puis de Matteo Renzi[modifier | modifier le code]

Le 24 avril, deux jours après l'inauguration de son second mandat, le président Napolitano, à la suite d'une troisième série de consultations des groupes parlementaires au Quirinal depuis les élections de février, charge le député démocrate Enrico Letta de former un gouvernement d'union nationale, alliant le PD, le PdL et la SC[49]. Le 28 avril, le gouvernement Letta prête serment devant le président Napolitano, considéré par bien des politologues et journalistes comme étant l'architecte de ce gouvernement d'union, dont il a influencé le programme[50].

Le 30 août, le président de la République, honorant le droit que lui confère la Constitution, a nommé quatre sénateurs à vie : ainsi, les scientifiques Elena Cattaneo et Carlo Rubbia, le chef d'orchestre Claudio Abbado et l'architecte Renzo Piano se voient honorer de cette prérogative présidentielle[51]. Ces nominations, saluées dans le pays, sont cependant critiquées par une partie du centre-droit, les fidèles de Silvio Berlusconi ayant espéré la nomination, au palais Madame, de l'ancien chef du gouvernement à vie. Le président Napolitano ayant nommé cinq sénateurs à vie — Mario Monti ayant été lui-même nommé par le chef de l'État en 2011 — comme lui autorisait la Constitution, il n'est alors plus possible pour Berlusconi d'espérer une telle nomination, convoitée puisque celle-ci pouvant lui garantir une complète immunité judiciaire capable de le protéger de toute charge[52].

Le 16 décembre, recevant les cadres institutionnels et politiques du pays lors d'une réception, au palais du Quirinal, le président Napolitano, dans un discours, met en garde la classe politique si celle-ci devait ignorer la situation des citoyens les plus fragiles ; craignant l'apparition de conflits et de violences dans la péninsule, le vieux chef de l'État, qui prévient le même jour avoir l'intention de rendre son mandat d'ici quelques mois, soutient ouvertement l'étude de « mesures politiques et sociales plus fortes », attendues, selon lui, par de nombreux citoyens[53].

Le , quelques jours après été le sujet d'une tentative avortée d'impeachment défendue par le M5S, le président Napolitano accepte la démission du président du Conseil, Enrico Letta, mis en cause, la veille, par un vote interne du PD initié par le secrétaire du parti, Matteo Renzi. Après avoir consulté, d'usage, les différentes parties politiques[54], le chef de l'État convoquait le maire de Florence le 17 février, le chargeant de la constitution d'un nouveau cabinet d'union nationale[55] ; quatre jours après cette convocation, Renzi accepte la présidence du Conseil et présente au président Napolitano la liste des ministres proposés, bien qu'un différend semble avoir opposé les deux hommes quant aux nominations du ministre des Finances et du chef de la diplomatie[56].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Au PCI[modifier | modifier le code]

  • Coordinateur du bureau politique du PCI de 1966 à 1969
  • Responsable culturel du PCI de 1969 à 1975
  • Responsable du PCI chargé des questions économiques et syndicales de 1976 à 1979
  • Responsable du PCI chargé de la politique extérieure et des relations internationales de 1986 à 1989

À la Chambre des députés[modifier | modifier le code]

  • Président du groupe parlementaire communiste à la Chambre des députés de 1981 à 1986
  • Membre de la Commission des Affaires étrangères de 1984 à 1992
  • Président de la Chambre des députés de 1992 à 1994
  • Membre de la Commission des Affaires étrangères de 1994 à 1996
  • Président de la Fondation de la Chambre[N 2] de 2003 à 2005

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

Au Sénat de la République[modifier | modifier le code]

À la présidence de la République[modifier | modifier le code]

  • Président de la République italienne depuis le

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Nommé sénateur à vie par le président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, le , Giorgio Napolitano quitta le palais Madama, siège du Sénat de la République, le jour de son investiture présidentielle.
  2. Nommé par le président de la Chambre des députés, Pier Ferdinando Casini à cette fonction honorifique essentiellement pour son parcours politique et pour son prestige, Giorgio Napolitano occupait les fonctions de député européen lorsqu'il prit ses fonctions.
  3. Nommé dans le premier gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi, Giorgio Napolitano fut le premier ministre de l'Intérieur issu des rangs de l'ex-PCI.
Références
  1. (fr) « Napolitano élu président de la République italienne », LCI,
  2. (it) « Clio Bittoni Napolitano », sur le site officiel de la présidence de la République
  3. (it) «Napolitano non venga a Budapest Con il Pci appoggiò i russi invasori», Il Giornale,
  4. (fr) « Giorgio Napolitano nouveau président de la République italienne », Euronews, .
  5. (fr) « Message du President de la Republique devant les Chambres réunies le jour de sa prise de fonction », site officiel de la présidence de la République italienne,
  6. (fr) « Giorgio Napolitano : “Changer le climat en Italie” », L'Express,
  7. (fr) « Archives. Franco Marini va former un gouvernement de transition », Le Point,
  8. (fr) « Giorgio Napolitano », Les Échos,
  9. (fr) « Monde : Silvio Berlusconi hospitalisé après une agression », 20 minutes, ,
  10. (fr) « Message de fin d'année du President de la Republique Giorgio Napolitano », site officiel de la présidence de la République italienne,
  11. (fr) « Le président italien sermonne la droite », Le Figaro, 13 août 2010.
  12. (fr) « Berlusconi contre Fini », ARTE, .
  13. (fr) « Discours du Président Giorgio Napolitano devant le Parlement à l’ouverture des célébrations du 150ème anniversaire de l’Unité d’Italie », site officiel de la présidence de la République italienne,
  14. (fr)« Giorgio Napolitano président de la République italienne : “Une Italie divisée deviendrait insignifiante” », Le Figaro Magazine,
  15. (fr) « Le plan d'austérité est adopté en Italie », La Dépêche du Midi, 16 juillet 2011.
  16. (fr) « Rome promet des mesures d'austérité très fortes », Le Monde, .
  17. (fr) « Berlusconi prié d'être crédible par Napolitano », Le Figaro, .
  18. (fr) « Le président Napolitano prend les choses en main », Le Point,
  19. (fr) « Départ de Berlusconi : le chef d'œuvre du président Napolitano », Le Nouvel Observateur,
  20. (fr) « Giorgio Napolitano garant de la transition en Italie », Le Monde,
  21. (it) «  Le Président Napolitano a reçu le Président du Conseil des ministres, Berlusconi », site officiel de la présidence de la République italienne,
  22. (fr) « Italie: le président Napolitano entame ses consultations sur le successeur de Berlusconi », Le Nouvel Observateur,
  23. (fr) « Mario Monti chargé de former le nouveau gouvernement », Le Parisien - Aujourd'hui en France, .
  24. (fr) « En Italie, Mario Monti et ses spécialistes aux commandes », Le Figaro, .
  25. (fr) « GIORGIO NAPOLITANO - Homme de pouvoir et de sagesse », Le Petit Journal,
  26. (fr) « Italie : le président appelle aux sacrifices », Le Figaro,
  27. (fr) « Dans le monde, des vœux marqués par la crise », La Croix,
  28. (fr) « Otages tués : Rome veut que Londres s'explique », Euronews,
  29. (fr) « L'Italie sous le choc après un attentat contre un lycée ayant tué une élève », La Croix,
  30. (fr) « Mario Monti ne pourra pas être candidat aux législatives selon le président italien », Le Monde,
  31. (fr) « Italie : le chef de l'Etat dissout le Parlement », RTL,
  32. (fr) « Italie:2013 sera difficile, dit le président », Le Figaro,
  33. (fr) « Napolitano : l'Italie n'est "absolument pas malade" », Le Point,
  34. (fr) « Le président italien face au casse-tête gouvernemental », Le Figaro,
  35. (fr) « Italie : les efforts du président Napolitano pour sortir de l’impasse politique », Euronews,
  36. (fr) « Le président italien Giorgio Napolitano va-t-il démissionner? », Euronews,
  37. (fr) «Italie : le président Napolitano exclut toute démission », Le JDD,
  38. (fr) « Italie : le président relance la quête d'un gouvernement », Le Monde, le
  39. (fr) « Italie : en pleine crise politique, le président passe la main », Euronews,
  40. (it) « Déclaration du Président Napolitano », site officiel de la présidence de la République italienne,
  41. (fr) « Le président italien Giorgio Napolitano accepte de rester à son poste », Le Figaro,
  42. (fr) « Italie : Giorgio Napolitano accepte de se représenter », Le Point,
  43. (fr) « Italie : Giorgio Napolitano prêt à reprendre son poste de président », Euronews,
  44. (fr) « Giorgio Napolitano a été réélu président italien », Le Figaro,
  45. (it) « Napolitano: “Lundi, j'évoquerai mes intentions”. Obama: “Je l'admire. C'est une garantie.” », Corriere della Sera,
  46. (fr) « Giorgio Napolitano, ultime recours d'une Italie dans l'impasse », Le Figaro,
  47. (fr) « Italie: beaucoup reste à faire pour sortir de la crise politique », Le Parisien - Aujourd'hui en France,
  48. (fr) « Italie: le président Napolitano prête serment et réprimande la classe politique », France Info,
  49. (fr) « Enrico Letta : la carte jeune de Giorgio Napolitano », Le Point,
  50. (fr) « Italie: "Giorgio Napolitano a la haute main sur ce gouvernement" », L'Express,
  51. (fr) « Claudio Abbado et Renzo Piano nommés sénateurs à vie par le président de la République italienne », La Croix,
  52. (fr) « Italie : Berlusconi écarté de la liste des sénateurs à vie », Les Échos,
  53. (fr) « Le président italien Napolitano craint une flambée de violence », Challenges,
  54. (fr) « Le président italien consulte avant de désigner Matteo Renzi », Le Point,
  55. (fr) « Matteo Renzi chargé par Napolitano de former le prochain gouvernement italien », La Tribune,
  56. (fr) « Italie : Matteo Renzi présente un gouvernement pour “redonner l'espoir” », Le Parisien - Aujourd'hui en France,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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