Néo-Destour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nouveau Parti libéral constitutionnel (Néo-Destour)
الحزب الحر الدستوري الجديد
Présentation
Président Mahmoud El Materi (1934-1938)
Habib Bourguiba (1938-1964)
Fondation
Disparition
Idéologie nationalisme
Coalition Front national (1956)

Le Néo-Destour (arabe : الحزب الحر الدستوري الجديد) était un parti politique tunisien de 1934 à 1964.

Il est fondé le [1], son premier congrès se déroulant dans la maison d'un proche de Habib Bourguiba, Ahmed Ayed, notable de Ksar Hellal, à la suite d'une scission du Destour par un groupe de jeunes intellectuels dont Bourguiba, Mahmoud El Materi, Tahar Sfar et Bahri Guiga. Le parti vise à l'origine à libérer le peuple tunisien du protectorat français. Dans un message du , le résident général de France en Tunisie, Marcel Peyrouton, prévient les contrôleurs civils qu'un nouveau parti vient de naître et que son objectif est de « libérer l'État husseinite du protectorat français. »

Peyrouton, futur ministre de l'intérieur du régime de Vichy, ne tarde pas à porter des coups sévères au Néo-Destour, dès le , suivie d'autres affrontements en 1938, 1943 et 1952.

Après l'indépendance obtenue le , l'élection de l'assemblée constituante, le 25 mars, donne tous les sièges au Néo-Destour qui peut ainsi diriger la Tunisie sous l'impulsion de son président, Bourguiba, qui prend la présidence de l'assemblée le 8 avril. Il érige alors les fondements de l'État moderne[2], fait proclamer la république le et fait adopter une constitution le 1er juin 1959[3]. Le parti remporte également les élections à l'Assemblée nationale le .

Dans la ligne des orientations socialistes du président Bourguiba, le Néo-Destour devient le Parti socialiste destourien (PSD) en 1964[4].

Congrès[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Directeurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Quitout, Parlons l'arabe tunisien : langue et culture, éd. L'Harmattan, Paris, 2002, p. 13 (ISBN 2747528863)
  2. (fr) Samir Gharbi et Sonia Mabrouk, « Vingt ans, vingt dates », Jeune Afrique, 22 octobre 2007
  3. (fr) Sophie Chautard, Les dictateurs du XXe siècle, éd. Studyrama, Levallois-Perret, 2006, p. 167
  4. (fr) Sadri Khiari, Tunisie : le délitement de la cité. Coercition, consentement, résistance, éd. Karthala, Paris, 2003, p. 62
  5. Jacques Simon, Algérie. Le passé, l’Algérie française, la révolution (1954-1958), éd. L’Harmattan, Paris, p. 286 (ISBN 2296028586)