Moncef Marzouki

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Moncef Marzouki
المنصف المرزوقي
Portrait de Moncef Marzouki.
Portrait de Moncef Marzouki.
Fonctions
Président de la République tunisienne
(3e chef de l'État tunisien, provisoire)[1],[2]
En fonction depuis le 13 décembre 2011
(&&&&&&&&&&&&09602 ans, 7 mois et 17 jours)
Élection 12 décembre 2011
(par l'Assemblée constituante)
Premier ministre Béji Caïd Essebsi
Président du gouvernement Hamadi Jebali
Ali Larayedh
Mehdi Jomaa
Prédécesseur Fouad Mebazaa (intérim)
Zine el-Abidine Ben Ali
Constituant de la circonscription de Nabeul 2
22 novembre 201113 décembre 2011
Élection 23 octobre 2011
Successeur Samia Abbou[3]
Président du Congrès pour la République
24 juillet 200113 décembre 2011
Prédécesseur Poste créé
Successeur Abderraouf Ayadi (secrétaire général par intérim)
3e président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme
12 mars 19895 février 1994
Prédécesseur Mohamed Charfi
Successeur Taoufik Bouderbala
Biographie
Nom de naissance Mohamed Moncef ben Mohamed Ahmed Bedoui-Marzouki
Date de naissance 7 juillet 1945 (69 ans)
Lieu de naissance Grombalia, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Congrès pour la République
Père Mohamed Marzouki
Mère Aziza Ben Kraiem
Conjoint Béatrix Rhein
Enfant(s) Myriam Marzouki
Nadia Marzouki
Diplômé de Université de Strasbourg
Profession Médecin
Résidence Palais présidentiel de Carthage

Moncef Marzouki
Présidents de la République tunisienne

Moncef Marzouki (arabe : المنصف المرزوقي), de son nom complet Mohamed Moncef ben Mohamed Ahmed Bedoui-Marzouki (arabe : محمد المنصف بن محمد أحمد البدوي المرزوقي)[4], né le 7 juillet 1945 à Grombalia[5], est un homme d'État, écrivain, médecin et militant des droits de l'homme tunisien. Il fonde le Congrès pour la République (CPR) le 25 juillet 2001 et le préside jusqu'au 12 décembre 2011, date de son élection, par les membres de l'Assemblée constituante, au poste de président de la République tunisienne à titre provisoire.

Jeunesse et débuts

Il suit ses études secondaires au Collège Sadiki entre 1957 et 1961. À l'indépendance, les vicissitudes de la politique contraignent sa famille à l'exil et c'est au Maroc qu'il achève sa scolarité[6]. Lauréat en 1963 du prix du concours général, il obtient son baccalauréat au Lycée Regnault en 1964[7] et reçoit une bourse universitaire pour poursuivre ses études en France[8], où il devient docteur à la faculté de médecine de l'université de Strasbourg en 1973[5],[9]. Lorsqu'il est interne des hôpitaux universitaires de Strasbourg, il reçoit la médaille d'argent de l'internat[10]. À la faculté de médecine de Strasbourg, il se spécialise en médecine interne, neurologie et santé publique. De 1977 à 1979, il est chef de clinique à la Médicale B à Strasbourg, rattaché au professeur et doyen Marc Dorner.

Il retourne à Tunis en 1979. De 1981 à 2000, il est professeur en médecine communautaire à l'université de Sousse en Tunisie[5].

Moncef Marzouki et Riadh Sidaoui en 1990, à Tunis.

Il débute son engagement en faveur des droits de l'homme en 1980 en entrant à la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH)[5]. En 1985, il est élu par le troisième congrès comme membre de son comité directeur puis, en 1987, désigné au poste de vice-président chargé de l'éducation du public et de la formation des militants. En 1989, il est élu à l'unanimité comme président de la LTDH. Toutefois, le 14 juin 1992, l'organisation est dissoute à la suite de son opposition à une nouvelle loi sur les associations. Marzouki constitue alors en 1993, avec notamment Mustapha Ben Jaafar et Sihem Bensedrine, le Comité national pour la défense des prisonniers d'opinion qui est déclaré illégal[11]. La LTDH est finalement légalisée à nouveau en mars 1993 mais passe sous le contrôle des partisans du pouvoir à la suite d'un « putsch »[11].

Face aux pressions diverses, Marzouki annonce lors du congrès tenu en février 1994 sa décision de ne plus briguer aucune fonction au sein de l'organisation dont il fustige la compromission avec le régime[8].

Carrière politique

Opposant au régime Ben Ali

Il décide de présenter sa candidature à l'élection présidentielle du 20 mars 1994. Pourtant, il ne parvient pas à réunir le nombre nécessaire de signatures requises afin de participer à l'élection. Il est arrêté et placé en isolement total pendant quatre mois, n'en sortant qu'après l'intervention personnelle de Nelson Mandela[11]. De 1989 à 1997, il est également membre du comité directeur de l'Organisation arabe des droits de l'homme basée au Caire et membre actif de la section tunisienne d'Amnesty International. Il est désigné président de la commission arabe des droits de l'homme entre 1996 et 2000.

Le 10 décembre 1998, il fonde avec un groupe de défenseurs des droits de l'homme le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) dont il devient le premier porte-parole, poste qu'il occupe jusqu'au 16 février 2001. Par la suite, les persécutions prennent une tournure de plus en plus grave : interdiction de voyager, arrestation en pleine rue, convocations devant le juge d'instruction, vol de voiture. En août 2000, à la suite de son licenciement de son poste de professeur à la faculté de médecine de Sousse, Marzouki bénéficie d'un soutien national et international sans précédent dû à son parcours de militant, de penseur et de défenseur des droits de l'homme. Il est condamné le 30 décembre à une peine globale d'un an de prison : huit mois au titre de son appartenance au CNLT, qui poursuit ses activités en dépit du refus de visa du ministère de l'Intérieur nécessaire à une existence légale, et quatre mois pour « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public », à savoir la critique de la gestion opaque du Fonds de solidarité nationale placé sous le patronage du président de la République[12].

Pendant cette période, il est interdit de voyage et maintenu en résidence surveillée dans sa maison de Sousse[11]. Il préside à partir du 25 juillet 2001 le Congrès pour la République, parti qu'il a fondé et qui n'est pas reconnu par les autorités tunisiennes avant la révolution tunisienne.

Il y défend l'État de droit, les libertés fondamentales et l'égalité des sexes, dénonçant la misère sociale et les inégalités régionales[8]. Ancré à gauche, il amorce en 2003 un rapprochement avec Ennahdha, mouvement qu'il qualifie de « conservateur avec une connotation religieuse », avec la signature de la Déclaration de Tunis[8]. Le 17 janvier 2011, il annonce sa candidature à la présidentielle, alors que le président déchu, Zine el-Abidine Ben Ali, est en fuite[13]. Moncef Marzouki rentre de son exil le lendemain. Le 8 mars, la légalisation de son parti est annoncée[14].

Lors de l'élection de l'Assemblée constituante du 23 octobre 2011, premières élections libres organisées depuis l'indépendance, son parti obtient la seconde place en nombre de sièges, derrière le parti islamiste Ennahdha. Lui-même est élu dans la circonscription de Nabeul 2.

Durant la campagne, il affirme l'identité arabo-musulmane du pays, accusant ses adversaires d'être « la vieille gauche laïcarde et francophone, totalement déconnectée des vrais problèmes de la société tunisienne »[15],[8].

Président de la République

Le 22 novembre 2011, sa candidature à la présidence de la République est annoncée[16],[17] et ce dans le cadre d'un accord tripartite entre Ennahdha, le CPR et Ettakatol. Il est élu le 12 décembre par les constituants avec 153 voix, trois contre, deux abstentions et 44 votes blancs, succédant ainsi à Fouad Mebazaa, dans l'attente de la rédaction de la nouvelle Constitution et de l'organisation d'une élection présidentielle.

Il prend ses fonctions le lendemain, lors d'une cérémonie officielle au palais présidentiel de Carthage, où il est reçu par le président sortant[18],[19]. Il démissionne le même jour de la présidence de son parti, conformément à la loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics, les médias annonçant qu'il laisse la présidence à son numéro deux, Abderraouf Ayadi[20]. Cependant, le 15 décembre, il est annoncé que Tahar Hmila devient secrétaire général par intérim[21]. Finalement, le 21 décembre, le parti confirme la nomination d'Ayadi en tant que secrétaire général par intérim[22].

Politique intérieure

Marzouki aux côtés de Hamadi Jebali, à l'Assemblée constituante.

Le 14 décembre, il reçoit Hamadi Jebali, secrétaire général du parti Ennahdha et candidat au poste de Premier ministre, et lui demande de former un gouvernement en application de l'article 14 de la loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics. Jusqu'à la nomination de celui-ci, le gouvernement de transition continue de gérer les affaires courantes.

Le 16 décembre, il annonce que les palais présidentiels seront vendus aux enchères publiques, à l'exception du palais de Carthage, précisant que les revenus seraient affectés à la promotion du secteur de l'emploi[23]. Il annonce également la restitution aux musées nationaux des pièces archéologiques se trouvant dans le palais présidentiel de Carthage[24].

Le 25 juillet 2012, il décide de libérer 1 300 prisonniers à l'occasion de la fête de la République[25].

Le 25 mars 2013, il accorde une interview à Al Jazeera durant laquelle il met en garde ses opposants, déclarant que si un jour ils réussissent à prendre le pouvoir, ils connaîtraient une grande révolution, plus importante que la première, et les menace même de pendaison[26]. Ces déclarations lui valent plusieurs réactions, surtout à l'Assemblée constituante où des membres préparent une motion de censure contre lui, comme l'indique Samir Taïeb sur les ondes de Mosaïque FM[27].

Politique étrangère

Son premier voyage officiel à l'étranger a lieu en Libye, le 2 janvier 2012, pour y rencontrer Moustafa Abdel Jalil. Il y annonce qu'il est disposé à extrader Baghdadi Mahmoudi, dernier chef du gouvernement libyen arrêté dans le Sud tunisien après la chute de Mouammar Kadhafi, à la seule condition d'avoir des assurances qu'il bénéficierait d'un jugement équitable[28].

Marzouki prend, le 4 février 2012, la décision de renvoyer l'ambassadeur syrien à la suite des bombardements qui ont ciblé la ville de Homs, la veille de la célébration de la fête du Mouled, mettant ainsi fin aux relations diplomatiques avec ce pays[29]. Il entame une tournée maghrébine à partir du 8 février, se rendant d'abord au Maroc, où il séjourne trois jours et rencontre notamment le roi Mohammed VI, puis en Mauritanie et en Algérie[30]. L'objectif est de relancer l'Union du Maghreb arabe[31].

Le 24 juin, l'extradition de Baghdadi Mahmoudi se fait sur ordre du Premier ministre et sans l'autorisation de Marzouki, provoquant une crise entre les deux têtes de l'exécutif[32]. Cette crise est un camouflet pour Marzouki, qui a fait savoir auparavant son « opposition de principe » à une extradition avant les élections libyennes, illustrant la faiblesse de ses prérogatives et lui valant sur les réseaux sociaux le surnom de tartour[33].

Il obtient le 26 novembre avec le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, le prix Chatham House 2012 décerné par le Royal Institute of International Affairs de Londres.

En 2013, Time place le président Marzouki parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le monde, dans la catégorie « Pionniers »[34].

Vie privée

Moncef Marzouki est issu d'une fratrie de sept frères et sœurs[35]. Son père Mohamed est un magistrat issu de la tribu des Mrazig de la région de Douz et partisan de Salah Ben Youssef, le principal rival du président Habib Bourguiba. Il émigre au Maroc en 1956 et exerce son métier à Tanger, Meknès et Marrakech où il est inhumé en 1988[35],[36].

Moncef Marzouki est marié depuis décembre 2011 à Béatrix Rhein[37] et père de deux filles : Myriam et Nadia[6]. Myriam, ancienne élève de l’École normale supérieure de Paris (ENS-SHS) et agrégée de philosophie, est metteur en scène et directrice artistique d’une compagnie théâtrale. Sa fille cadette, Nadia, obtient un doctorat en science politique à Sciences Po en 2008 ; ses recherches portent sur l’expertise du religieux[38].

Sa maison se situe à Port El-Kantaoui, près de Sousse[11].

Publications

Écrivain bilingue, il publie seize livres en arabe et quatre en français, traitant de médecine communautaire, d'éthique médicale, des droits de l'homme et du problème de la démocratisation dans les pays arabo-musulmans. Parmi eux figure Dictateurs en sursis : une voie démocratique pour le monde arabe publié en 2009, avant le Printemps arabe, aux éditions de l'Atelier à Paris. Dès 2007, les idées principales de cet ouvrage avaient été publiées par Marzouki dans sa contribution à un ouvrage dirigé par Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy, L'idée républicaine dans le monde arabe. Témoignage d'un acteur politique[39].

  • L'arrache corps : Essai sur l'expérimentation humaine en médecine, éd. Alternatives, Paris, 1979 ((es) El experimentacion en el ombre, éd. Jugar, Madrid, 1982) ;
  • Arabes, si vous parliez, éd. Lieu commun, Paris, 1987 (ISBN 2-867-05-080-4) ;
  • La mort apprivoisée : le médecin et la mort, éd. du Méridien, Montréal, 1990 (ISBN 2-920417-67-3) ;
  • « Militants des droits de l'homme et « transition » démocratique en Tunisie », La Nouvelle Revue socialiste, n°14 « Transitions démocratiques au Maghreb », septembre 1991 ;
  • Le mal arabe, éd. L'Harmattan, Paris, 2004 (ISBN 2-7475-6501-7) ;
  • Entretiens avec Vincent Geisser, Dictateurs en sursis : une voie démocratique pour le monde arabe, éd. de l'Atelier, Paris, 2009 (ISBN 978-2-7082-4047-6)
  • L'invention d'une démocratie. Les leçons de l'expérience tunisienne, éd. La Découverte, Paris, 2013 (ISBN 978-2-7071-7586-1)

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (fr) « Tunisie : Rejet de la plainte contre la télévision nationale pour usage du qualificatif « provisoire » en parlant du président de la République », Tunisie numérique, 13 février 2012
  2. (fr) Samira Dami, « Marzouki répondra de ses déclarations devant les élus », La Presse de Tunisie, 17 avril 2013
  3. (fr) « Tunisie : Samia Abbou, peut-elle faire contrepoids au sein du CPR ? », Investir en Tunisie, 29 décembre 2011
  4. (ar) [image] Acte de naissance de Moncef Marzouki (Tunisie Secret)
  5. a, b, c et d (fr) Fethi Belaïd, « Tunisie : Marzouki, de l'exil à la présidence », L'Express, 12 décembre 2011
  6. a et b (fr) Samy Ghorbal, « Moncef Marzouki, de la rupture à la compromission ? », SlateAfrique, 13 décembre 2011
  7. (fr) CV professionnel sur le site personnel de Moncef Marzouki
  8. a, b, c, d et e (fr) Camille Le Tallec, « Moncef Marzouki, l'indocile », La Libre Belgique, 13 décembre 2011
  9. Sa thèse portait sur l'expérimentation humaine.
  10. (fr) « Les liens du président Marzouki avec Strasbourg », Dernières Nouvelles d'Alsace, 17 juillet 2012
  11. a, b, c, d et e (fr) Abdelaziz Barrouhi, « Tunisie : Moncef Marzouki, l'incorruptible », Jeune Afrique, 27 décembre 2011
  12. (fr) « Dr Moncef Marzouki. Un homme, un combat » par Mohamed Bechri (Kalima)
  13. (fr) « Tunisie - L'opposant Moncef Marzouki candidat à la présidentielle après le départ de Ben Ali », Le Point, 17 janvier 2011
  14. (fr) « Tunisie - 31 partis politiques autorisés », Business News, 8 mars 2011
  15. (fr) « L'ancien opposant Moncef Marzouki élu président de la Tunisie » », France Info, 12 décembre 2011
  16. (en) « Tunisian parties choose vétéran human rights activiste as country's new intérim president », Associated Press, 15 novembre 2011
  17. (en) Mischa Benoit-Lavelle, « Ben Ali Critic Reportedly Offered Tunisian Presidency », Tunisia Live, 15 novembre 2011
  18. (fr) Hamida Ben Salah et Kaouther Larbi, « Tunisie : Moncef Marzouki succède à Ben Ali comme président « de la 1re république arabe libre » », Agence France-Presse, 12 décembre 2011
  19. (fr) « La passation entre Marzouki et Mbazaa », Shems FM, 13 décembre 2011
  20. (fr) « Abberraouf Ayadi succède à Moncef Marzouki à la tête du CPR », Leaders, 13 décembre 2011
  21. (fr) « Tunisie : Tahar Hmila coopté à la tête du CPR à la place de Abderraouf Ayedi », Espace Manager, 16 décembre 2011
  22. (fr) « Tunisie – Abderraouf Ayadi reprend sa place à la tête du CPR au détriment de Tahar Hmila », Business News, 21 décembre 2011
  23. (fr) « Marzouki annonce la vente des palais présidentiels pour créer de nouveaux emplois », Webdo, 16 décembre 2011
  24. (fr) « Tunisie : Marzouki annonce la vente aux enchères des palais présidentiels », Jeune Afrique, 17 décembre 2011
  25. (fr) « 1 300 détenus graciés en Tunisie », Agence France-Presse, 25 juillet 2012
  26. (fr) « Tunisie - Moncef Marzouki met en garde ses opposants au pouvoir », Business News, 25 mars 2013
  27. (fr) « Tunisie – La motion de censure contre Marzouki à l’ANC rassemble plus de 50 signatures », Business News, 1er avril 2013
  28. (fr) « Marzouki en Libye : Baghdadi Mahmoudi sera extradé si... », Leaders, 2 janvier 2012
  29. (fr) « La Tunisie engage des procédures pour l'expulsion de l'ambassadeur syrien », Business News, 4 février 2012
  30. (fr) « La tournée maghrébine de Moncef Marzouki », Kapitalis, 7 février 2012
  31. (fr) « Marzouki nouveau prophète du Maghreb », Kapitalis, 9 février 2012
  32. (fr) « Tunisie : Baghdadi Mahmoudi extradé vers la Libye sans l'accord du président Marzouki », Jeune Afrique, 24 juin 2012
  33. (fr) « Tunisie : crise au sommet de l'État après l'extradition de Mahmoudi », Agence France-Presse, 24 juin 2012
  34. (en) Ayman Mohyeldin, « Moncef Marzouki », Time, 18 avril 2013
  35. a et b (fr) « La vie marocaine du président tunisien Moncef Marzouki », Le Journal, 2M, 7 février 2012
  36. (fr) « Marzouki se fait allumer en Algérie », Maghreb Intelligence, 8 février 2012
  37. (fr) Malek Khadhraoui, « La nouvelle « Première dame » de Tunisie : Pourquoi tant de mystère ? », Nawaat, 3 avril 2013
  38. (fr) « Portraits de Myriam et Nadia, filles de Moncef Marzouki », 00216mag, 17 juillet 2012
  39. Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy [sous la dir. de], L'idée républicaine dans le monde, éd. L'Harmattan, Paris, 2007