Maus

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Adolf Hitler représenté en chat par Art Spiegelman.

Maus est une bande dessinée d’Art Spiegelman ; réalisée dans les années 1970 et 1980, aux États-Unis, à New York ; traitant des persécutions des juifs dans les années 1930 et 1940, et notamment de la Shoah, en transposant le récit autobiographique du père de l'auteur dans un univers animalier, où les nazis sont représentés par des chats et les Juifs par des souris (Maus en allemand). Après une première esquisse de trois planches dans Funny Aminals en 1972[1], elle a été sérialisée dans la revue RAW avant sa publication en deux tomes en 1986 et 1991[2],[1]. Cette œuvre a reçu un prix Pulitzer spécial en 1992[3] et a été traduite en dix-huit langues. Cette œuvre sans précédent, de 295 pages, mêle étroitement deux trames narratives : le père de Spiegelman racontant sa déportation, et le récit des relations entre Spiegelman et son père, récit de la transmission de la Shoah[4]. Tant en Europe qu’en Amérique, l’œuvre a été saluée par la critique : des dessins originaux sont exposés dans divers musées du monde.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Maus raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé juif des camps nazis, et de son fils, auteur de bandes dessinées, qui cherche un terrain de réconciliation avec son père, sa terrifiante histoire et l'Histoire. Des portes d'Auschwitz aux trottoirs de New York se déroule, en deux temps (les années 1940 et les années 1970), le récit d'une double survie : celle de son père, mais aussi celle du fils qui se débat pour survivre au survivant. Une transposition systématique des personnages dans un univers animalier est une des caractéristiques marquantes de l'œuvre : outre les Nazis représentés par des chats et les Juifs par des souris, les Polonais sont des cochons, les Américains des chiens et les Français des grenouilles (voir plus bas l'analyse du style de Maus.).

Première partie (Mon père saigne l'histoire)[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule du milieu des années 1930 à l'hiver 1944. L'auteur évoque l'histoire de son père à l'époque du nazisme. Ce souvenir raconte un jour de 1958, quand il tomba en faisant du patin à roulettes avec ses amis, et fut abandonné par ces derniers. Il retourna en larmes chez lui et aida son père à faire du bricolage. Ce dernier lui demanda pourquoi il pleurait. Artie lui raconte et son père lui dit : « Des amis ? Tes amis ? Enfermez-vous tous une semaine dans une pièce, sans rien à manger... Alors tu verras ce que c'est les amis !... ».

Art Spiegelman se rend dans l'appartement de son père à New York, à Rego Park, car il souhaite réaliser une bande dessinée relatant l'ensemble des événements vécus par son père lors de la Seconde Guerre mondiale. Son père, qui souffre de nombreux problèmes de santé, accepte.

Vladek Spiegelman est né en Pologne. Il se marie le 14 février 1937 avec la fille d'un riche couple polonais, Anja. Leur fils Richieu naquit en octobre 1937. Peu après, Vladek reçoit sa convocation pour se battre près de la frontière allemande au sein de l'armée polonaise.

Lors d'une bataille, Vladek tua un soldat ennemi puis il se fit capturer par l'armée allemande. Une fois capturé, Vladek fut enfermé dans un camp de prisonniers mais en tant que juif ses conditions de vie étaient insupportables. Alors Vladek décida de partir dans un autre camp où il travaillerait en échange de nourriture. Quelque temps après, il fut déporté dans un autre camp puis fut libéré par un ami de son oncle.

Un jour, voyant la situation se dégrader dans le ghetto, Vladek prit la décision de cacher Richieu chez un ami faisant partie du conseil juif. Mais après avoir laissé son enfant, il apprit que son fils avait été empoisonné par Tosha, une amie de la famille qui veillait sur 3 enfants dont le leur, car elle ne voulait pas les voir mourir à Auschwitz après qu'elle eut appris que les soldats polonais allaient les y envoyer[5]. Un jour, tous les juifs furent réunis dans un stade. Soit ils étaient conduits dans des camps, soit ils étaient libres de rentrer chez eux. Ceux qui furent autorisés à rentrer chez eux furent envoyés dans un ghetto dans lequel tous les matins on venait les chercher pour les envoyer au travail. Ensuite, les soldats allemands emmenaient tous les juifs, c'est pour cela que Vladek décida de construire un bunker pour se protéger des rafles.

Mais un jour il fut dénoncé et capturé par les Allemands. Alors ils l'emmenèrent dans un ghetto, mais grâce à l'argent dont il disposait, il put s'enfuir avec Anja. Vladek fut embauché dans une entreprise qui réparait les bottes des Allemands. À la fin de l'année 1943, tous les mercredis, des camions prenaient des juifs dans l'entrepôt où étaient réparées les bottes; les amis de Vladek avaient construit un bunker qui était caché sous un énorme tas de bottes. Alors lorsque le ghetto fut liquidé, Vladek et Anja allèrent se cacher dans le bunker. Ensuite, le couple décida de quitter le ghetto et partit pour la Hongrie mais ils furent arrêtés par la police et envoyés à Auschwitz.

À Auschwitz, le couple fut séparé mais Vladek réussit néanmoins à voir Anja.

Seconde partie (Et c'est là que mes ennuis ont commencé)[modifier | modifier le code]

À Auschwitz, la situation de Vladek et des autres détenus se compliqua très sérieusement. En effet, ils étaient contraints au travail forcé et subissaient quotidiennement la violence des surveillants. Malgré ces souffrances, Vladek réussit à survivre dans cet environnement hostile et changea à de nombreuses reprises de Kommando, ce qui lui permit de rencontrer de nombreuses personnes. Vladek fut particulièrement courtois et serviable à l'égard des surveillants afin d'échapper à la mort. L'ensemble des travaux appris dans le ghetto lui servaient quotidiennement au camp car il travailla successivement en menuiserie, en zinguerie, en cordonnerie et il donna même des cours d'anglais à un surveillant[6]. L'attitude exemplaire de Vladek lui permit notamment de recevoir des doubles rations de nourriture et du papier, afin qu'il écrive à sa femme qui se trouvait à Birkenau. L'ensemble des choses que Vladek recevait en plus lui permirent de réaliser des échanges avec les autres détenus de façon à avoir une paire de sabots à sa taille, de nouveaux vêtements, etc. Mancie était une détenue chef d'une section de travail. Elle se lia d'amitié avec Anja et lui permit ainsi d'établir des contacts avec Vladek : elle servit d'intermédiaire.

En janvier 1945, les détenus sont emmenés dans des camps placés sur le territoire allemand car l'armée russe s'approchait des camps en territoire polonais (voir l'article consacré à ces évacuations). Les survivants restèrent aux mains des soldats allemands jusqu'à ce que l'armée américaine les délivre. La guerre était réellement finie.

Vladek et Anja survécurent aux camps d'extermination. Ils retrouvèrent une vie normale en Pologne, en Suède puis aux États-Unis. Ils étaient malheureusement détruits psychologiquement et Anja se suicida en 1968.

Les personnages[modifier | modifier le code]

  • Vladek Spiegelman est le père d'Art. C'est lui qui témoigne de son histoire. C'est un homme extrêmement ordonné, intelligent, mais qui fait parfois preuve d'un manque de tolérance (il n'hésite pas à inspecter l'armoire d'Anja pour « voir quelle ménagère elle était » et à noter le nom de chaque médicament qu'il trouve pour vérifier son état de santé)[7]. Au fur et à mesure du récit, on voit le jeune polonais ambitieux de Czestochowa se transformer à cause de la guerre, la fuite et les camps de concentration en un vieil homme malade, acariâtre et avare.
  • Anja Spiegelman est la première femme de Vladek ainsi que la mère d'Artie. Son suicide est évoqué dans la bande dessinée. Richieu Spiegelman est le premier fils de Vladek et d'Anja et meurt pendant la guerre.
  • Mala est la deuxième femme de Vladek, elle le trouve radin et têtu. Elle le quitte dans le tome 2 en vidant leur compte commun mais elle revient à ses côtés lorsqu'il fait un infarctus. Elle reste alors avec Vladek jusqu'à sa mort.
  • Lucia Greenberg est l'ancienne petite amie de Vladek. Il ne veut pas aller plus loin avec elle et la quitte pour Anja. Jalouse, elle envoie une lettre à Anja, rapportant des calomnies sur Vladek (Elle affirme qu'il a une très mauvaise réputation à Czestochowa, qu'il a eu beaucoup de petites amies et qu'il épouse Anja que pour son argent! »)[8].
  • M.Ilzecki est un tailleur, un ancien client de Vladek. Bien qu'il soit juif, il lui est permis de confectionner des uniformes pour les officiers nazis, il possède donc une certaine immunité. Vladek et lui se recroisent pendant la guerre à Sosnowiec et feront quelques affaires ensemble. Lors d'un déchaînement de violence des nazis contre les juifs, Ilzecki abrite Vladek dans son appartement, lui sauvant la vie. Il ira même jusqu'à proposer à Vladek d'envoyer Richieu en lieu sûr, mais cette proposition sera violemment rejetée par Anja[9]. Ilzecki ne survivra pas à la guerre.
  • Art Spiegelman, appelé par ses proches Artie, est lui-même un des personnages de son œuvre. On le voit durant les témoignages de Vladek, qu'il anime par ses questions et qu'il enregistre avec un magnétophone. On le voit également avec sa femme dans le Vermont, chez lui dans son atelier et chez son psy.

Les lieux[modifier | modifier le code]

  • Rego Park est un quartier à New York où Vladek vit depuis qu'il a émigré de Pologne pour les États-Unis.
  • Częstochowa est « une petite ville près de la frontière allemande » où habitaient Vladek et Anja avant la guerre.
  • Sosnowiec est la ville où les parents de Vladek habitent.
  • Auschwitz est le camp où Vladek est déporté en 1944.

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Le style d'Art Spiegelman[modifier | modifier le code]

Dans son œuvre, Art Spiegelman représente les différents groupes nationaux par différentes espèces d'animaux : les Juifs sont représentés par des souris (« Maus » signifie « souris » en allemand) en référence aux images de propagande nazies et au documentaire antisémite Le Juif éternel, les Allemands par des chats (il voulait renforcer le sentiment de haine entre les nazis et les juifs avec la métaphore chat-souris), les Français par des grenouilles (en référence du stéréotype du français mangeur de grenouilles), les Américains par des chiens (car les Américains chassèrent les Allemands, tout comme les chiens chassent les chats), les Suédois par des élans (il voulait représenter les Suédois par un animal originaire de leur pays, et comme un peuple accueillant les réfugiés de guerre), les Polonais par des porcs (les Polonais avaient eux aussi persécutés les Juifs, Art Spiegelman a donc voulu représenter les Polonais avec un animal plutôt péjoratif, par ailleurs, il s'appuie sur les témoignages de son père. Il s'inspire du personnage Cochonnet, des Looney Tunes, pour dessiner ses cochons), les Britanniques par des poissons (en rapport avec le traditionnel fish and chips), les Roms par des papillons (des bombyx disparates dont le nom anglais est gypsy moths) et l'enfant né d'une liaison entre des personnes juives et allemandes par une souris au pelage marqué de rayures félines. Il utilise le zoomorphisme, un style familier aux dessins animés et aux bandes dessinées[10].

Le chapitre 5 du tome 1, intitulé Trou de souris, reprend un ancien travail de Spiegelman, Prisonnier sur la planète Enfer, publié dans le premier numéro de Short Order Comix, une revue confidentielle de bande dessinée, en 1973. Ces quelques pages sont en rupture de style totale avec l'œuvre. Art Spiegelman raconte les sentiments qui l'ont traversé lors du suicide de sa mère. Il se représente habillé en déporté. Le trait est hyperstylisé et sue l'angoisse et la noirceur.

Les thématiques de l'œuvre[modifier | modifier le code]

L'iconographie nazie est aisément reconnue dans Maus. En effet, Spiegelman s'approprie les éléments graphiques du parti à des fins critiques. Par l’emploi à la fois mimétique et métaphorique des éléments de ce système de signes, Maus parvient à illustrer la façon dont la menace nazie envahissait tout la réalité de l'époque de la Deuxième Guerre mondiale dans les pays concernés, mais aussi l’impact psychologique de cet événement historique dans la vie des survivants après la fin de la guerre, ainsi que dans celle des enfants de ces survivants[11].

Dès les premières pages, Spiegelman aborde un thème majeur de la littérature de la Shoah : la déshumanisation entraînant un total manque de solidarité entre les déportés. Le père dit à son jeune fils qui pleure parce que ses amis sont partis sans lui : « Des amis ? Tes amis ? Enfermez-vous tous une semaine dans une seule pièce sans rien à manger... Alors tu verras ce que c'est, les amis... »[12].

Lorsque l'étau nazi se referme sur les Juifs, Vladek, le père, montre l'effritement des solidarités traditionnelles. Même l'argent ne peut plus sauver ceux qui ont été sélectionnés pour Auschwitz.

Comme beaucoup d'enfants de survivants, Spiegelman ne peut s'empêcher d'exprimer sa culpabilité d'avoir une meilleure vie que ses parents[13]. Par ailleurs, on remarque qu'il considère son frère, mort durant la guerre, comme un « rival ».

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Maus - Un survivant raconte:
    • Maus, tome 1 - Mon père saigne l'histoire - (ISBN 2080660292)
    • Maus, tome 2 - Et c'est là que mes ennuis ont commencé - (ISBN 2080666185)
  • Maus, l'intégrale - (ISBN 2080675346)
  • MetaMaus, un nouveau regard sur Maus, un classique des temps modernes, Flammarion, 2012. Genèse et explications sur Maus (contient un DVD)

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 1992, Maus obtient le prix Pulitzer dans la catégorie prix spéciaux et citations.

L'album a été classé en 2012 à la 2e place du classement des 50 BD essentielles établi par le magazine Lire[14].

En 2013, Maus était un sujet principal d'une exposition rétrospective au Vancouver Art Gallery, titrée “CO-MIX: A Retrospective of Comics, Graphics and Scraps”. L'exposition a été coproduite par le Vancouver Art Gallery, le musée Ludwig, et le musée juif de New York[15],[16],[17].

Année Organisation Prix Résultat
1986 National Book Critics Circle National Book Critics Circle Award pour Biographie Nomination
1987 Present Tense magazine
American Jewish Committee
Present Tense/Joel H. Cavior Book Award pour Fiction Lauréat
1988 Festival international de la bande dessinée d'Angoulême Récompense religieuse : Christian Testimony[18] Lauréat
1988 Festival international de la bande dessinée d'Angoulême Meilleur Album étranger (Maus : un survivant raconte) Lauréat
1988 Urhunden Prize Album étranger[19] Lauréat
1990 Max & Moritz Prize Prix Spécial[20] Lauréat
1991 National Book Critics Circle National Book Critics Circle Award[21] Nomination
1992 Prix Pulitzer Prix Spéciaux et citations[22] Lauréat
1992 Prix Eisner Meilleur recueil[23] (Maus II) Lauréat
1992 Prix Harvey Meilleure album[24] (Maus II) Lauréat
1992 Los Angeles Times Meilleure fiction[25] (Maus II) Lauréat
1993 Festival international de la bande dessinée d'Angoulême Meilleur album étranger[26] (Maus : un survivant raconte II) Lauréat
1993 Prix Urhunden Album étranger[19] (Maus II) Lauréat

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Delannoy 2002, p. 25.
  2. Art Spiegelman, Maus, t. 1, Flammarion, 1987, p. 4
  3. cf. Liste des remises de prix sur le site officiel du prix Pulitzer.
  4. Dominique Petitfaux, Article Maus, Encyclopædia Universalis, DVD, 2007
  5. page 111 de Maus T 1, Flammarion, 1987,
  6. Art Spiegelman, Maus, t. 2, Flammarion, p. 35
  7. Art Spiegelman, Maus, t. 1, Flammarion, 1991, p. 19, cases 3 à 5
  8. Art Spiegelman, Maus, t. 1, Flammarion, 1987, p. 24, cases 3 à 5
  9. Art Spiegelman, Maus, t. 1, Flammarion, 1991, p. 81, cases 1 à 6
  10. D'après MetaMaus, Un nouveau regard sur Maus, un classique des temps modernes, chapitre : « Pourquoi les souris ? » Édition Flammarion, pages 111-131
  11. Julie Stéphanie NORMANDIN, « Inscriptions des symboles et icônes du Troisième Reich dans Maus d’Art Spiegelman », Cygne noir, no 1,‎ 2013 (ISSN 1929-090X, lire en ligne)
  12. Art Spiegelman, p. 6
  13. Spiegelman, p. 176
  14. Lire.fr, novembre 2012
  15. (en) « Current Exhibitions / Art Spiegelman / CO-MIX: A Retrospective of Comics, Graphics and Scraps / February 16 to June 9, 2013 » (consulté le 13 mars 2013)
  16. (en) Michael Turner, « Art Spiegelman As Modern Master In Vancouver », sur Canadian Art,‎ 20 février 2013 (consulté le 13 mars 2013)
  17. « Beaubourg expose Art Spiegelman, de sa période underground à l'après "Maus" »,‎ 21 mars 2012 (consulté le 13 mars 2013)
  18. Tout en BD staff, « Le festival BD : Le palmarès 1988 », Tout en BD,‎ 1998 (consulté le 2012-01-31)
  19. a et b Hammarlund 2007.
  20. (de) Comic Salon staff, « Nominierungen/Preisträger seit 1984 », Comic Salon,‎ 2012 (consulté le 2012-01-31)
  21. National Book Critics Circle staff, « All Past National Book Critics Circle Award Winners and Finalists », National Book Critics Circle,‎ 2012 (consulté le 2012-01-31)
  22. (en) Pulitzer Prize staff, « Special Awards and Citations », Pulitzer Prizes,‎ 2012 (consulté le 2012-01-31)
  23. (en) Eisner Awards staff, « Complete List of Eisner Award Winners » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2012, sur San Diego Comic-Con International. Consulté le 31 janvier 2012
  24. (en) Harvey Awards staff, « 1992 Harvey Award Winners », Harvey Awards,‎ 1992 (consulté le 2012-01-31)
  25. (en) James Colbert, « Times Book Prizes 1992: Fiction : On Maus II », Los Angeles Times,‎ 1992-11-08 (consulté le 2012-01-31)
  26. Tout en BD staff, « Le festival BD : Le palmarès 1993 », Tout en BD,‎ 1993 (consulté le 2012-01-31)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Hillary Chute, « History and Graphic Representation in Maus », dans Twentieth Century Literature, vol. 52, no 2, été 2006, p. 199-230.
  • Pierre-Alban Delannoy, Maus d'Art Spiegelman. Bande dessinée et Shoah, L'Harmattan,‎ 2002, 186 p. (ISBN 2747531589).
  • (se) Ola Hammarlund, « Urhunden: Satir och iransk kvinnoskildring får seriepris », sur urhunden.se,‎ 8 août 2007 (consulté le 27 avril 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]