Jean-Claude Pressac

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Jean-Claude Pressac

Naissance 1944
Décès 23 juillet 2003
Nationalité France
Profession Pharmacien

Jean-Claude Pressac (né en 1944 et mort le 23 juillet 2003) est un pharmacien français connu pour ses publications sur l'histoire des chambres à gaz d'Auschwitz. En raison de ses positions ambiguës, il est à la fois reconnu par la communauté historienne pour certaines de ses contributions et revendiqué comme l'un des leurs par les négationnistes. Pour l'historienne du négationnisme Valérie Igounet, son parcours est surtout inséparable de la question de ses relations personnelles et conflictuelles avec Robert Faurisson[1].

Une fascination précoce pour le nazisme et la « machinerie du meurtre de masse »[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier de réserve, Jean-Claude Pressac connaît une enfance où, selon lui-même, « son univers ludique était imprégné par l'armée[1]. » Sa scolarité se déroule dans un établissement militaire pour les pupilles de la nation où enseigne son père, puis de 1954 à 1962 au Prytanée militaire de La Flèche où il côtoie un temps Pierre Guillaume. Selon les témoignages de ses condisciples, il fait alors preuve d'« un très grand intérêt pour la langue allemande et pour tout ce qui touche de près au nazisme et aux camps de la mort[2]. » Il se décrit lui-même à sa sortie du Prytanée comme un « vrai petit facho[3]. » C'est alors qu'il est, toujours selon lui-même, profondément marqué par la lecture de La mort est mon métier de Robert Merle, qui relate la vie du premier commandant du camp d'Auschwitz, Rudolf Höss[4].

Après une tentative d'intégrer Saint-Cyr, il renonce à la carrière militaire et choisit le métier de pharmacien[5]. Il reste fasciné par l'histoire de l'extermination, notamment à travers la lecture d'ouvrages tels que le discuté Treblinka de Jean-François Steiner ou les mémoires de Rudolf Höss. En 1966, il se rend une première fois en Pologne au Stutthof, à Treblinka puis à Auschwitz. L'« histoire, plus exactement la machinerie du meurtre de masse, devient une de ses autres obsessions[6]. »

Un bref intérêt pour l'extrême droite[modifier | modifier le code]

Au tournant des années 1970, sans être un militant actif, il fréquente des cercles d'extrême droite : l'Œuvre française qui diffuse la brochure négationniste Six millions de morts le sont-ils réellement ? puis Ordre nouveau. Il adhère au Front national vers 1973, mais renonce rapidement par la suite à tout engagement politique[7].

D'un projet de roman au négationnisme[modifier | modifier le code]

Il entame en 1975 l'écriture d'un roman en forme d'uchronie sur le IIIe Reich dont un chapitre se serait déroulé à Birkenau[8]. Dérouté par les contradictions et invraisemblances qu'il dit avoir rencontrées dans ses lectures et dans le téléfilm Holocauste, doutant de l'existence même des crématoires[9], il se rend une deuxième fois à Auschwitz en octobre 1979. Il y rencontre le conservateur du musée Tadeusz Iwaszko ; ce dernier lui communique les plans des crématoires de Birkenau issus de la Direction des constructions SS (Bauleitung), mais Pressac les juge incompatibles avec une intention « criminelle ». C'est alors, selon lui, qu'il entend parler de Robert Faurisson, auquel il décide de s'adresser[10] ; Nicole Lapierre s'étonne de l'insistance de Pressac sur le fait qu'il n'aurait découvert qu'alors le nom de Faurisson, « dans la mesure où c'est précisément la période où, en France, le négationniste défrayait la chronique sur ce sujet, les camps d'extermination nazis, qui passionnait Pressac[11] ».

Collaboration et rupture avec Robert Faurisson (1980-1981)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Robert Faurisson.

Rencontre avec Faurisson[modifier | modifier le code]

De retour en France, Pressac rencontre Faurisson par l'intermédiaire de son ancien condisciple Pierre Guillaume ; selon Pressac, « il n'y avait pas une réelle concordance de vue entre nous. Faurisson avait étudié le fonctionnement des chambres à gaz homicides d'Auschwitz et des absurdités qu'il y avait découvertes il concluait que les SS n'avaient jamais pu y tuer les millions de Juifs comme l'affirmaient les survivants et les Polonais. Moi, j'étais troublé par l'arrangement des bâtiments crématoires qu'Iwaszko m'avait présentés comme criminels et qui ne l'étaient pas. Mais, chacun, avec ses propres critiques et réflexions, apportait de l'eau au moulin de l'autre[12]. »

Entre le printemps 1980 et avril 1982, Pressac travaille en étroite collaboration avec Faurisson et, dans une moindre mesure, avec Pierre Guillaume[13]. Bien qu'ils se rejoignent dans leur refus d'une histoire officielle qu'ils considèrent dictée par la propagande communiste et dans celui des témoignages qu'ils jugent sans valeur[14], leurs objectifs diffèrent profondément : celui de Jean-Claude Pressac est de « trouver des documents originaux ou tout indice sur les lieux [(Auschwitz)] accréditant une thèse ou une autre[15] » tandis que Robert Faurisson, alors engagé dans plusieurs procès, est avant tout à la recherche d'un moyen de compléter sa documentation parcellaire afin d'assurer sa défense. Dès lors, comme le souligne Valérie Igounet, « l'optique de Robert Faurisson et de ses disciples est radicalement différente. Il s'agit pour eux d'aller dans le sens de la thèse négationniste, et, ce, de n'importe quelle manière[16]. »

Les premiers doutes[modifier | modifier le code]

Durant cette collaboration, l'examen de l'argumentaire de Faurisson, notamment à propos du camp du Struthof et de sa chambre à gaz ou encore à propos du journal du médecin nazi Johann Paul Kremer conduit Pressac à douter de plus en plus de la validité de la « méthode » de celui-ci, sans pour autant l'amener encore à remettre en cause le fond de la démarche négationniste[17]. Il considère, comme il le répète à Pierre Guillaume, que les négationnistes devraient « céder sur les chambres si vous voulez qu'ils cèdent sur les chiffres[18] » et continue à agir au service de Faurisson, dans « le but alors recherché - mais non avoué - […] de prouver la validité des « arguments » négationnistes[19]. »

Cependant, au cours d'un troisième séjour à Auschwitz en août 1980, Tadeusz Iwaszko communique à Jean-Claude Pressac de nouveaux documents qui le convainquent, cette fois, que les thèses de Faurisson sont erronées ; il déclare à ce propos être passé « de l'espoir fou, en se disant que la thèse de Faurisson était bonne, à une claque historique et magistrale administrée par Tadeusz[20] ». Approfondissant ses recherches avec l'aide du conservateur au fil de nouveaux séjours à Auschwitz, Pressac se forme à son contact à la méthode historique. Il découvre dans les plans et aménagements successifs des crématoires un nombre croissant de ce qu'il qualifie de « traces d'aménagement criminelles[21]. » Pour Valérie Igounet, « peu à peu, Jean-Claude Pressac se détache de l'emprise psychologique et intellectuelle de celui qu'il considérait comme une sorte de guide. Il désire devenir un chercheur, débarrassé de toute obédience intellectuelle[22]. »

La rupture[modifier | modifier le code]

Il rompt avec Faurisson en avril 1981 et devient « l'un de ses plus ardents adversaires[23] » Cet antagonisme est également le fait de Robert Faurisson, pour qui « en quelques mois, Jean-Claude Pressac passe du statut de fidèle collaborateur […] à celui d'ennemi intime. La mauvaise foi et le ressentiment du négationniste à son égard sont évidents[1] ». Cette rupture permet à Jean-Claude Pressac d'être par la suite progressivement considéré en France comme « un chercheur à part entière[24] ».

Des travaux reconnus (1982-1993)[modifier | modifier le code]

Le colloque de la Sorbonne (1982)[modifier | modifier le code]

Après avoir dans un premier temps soumis infructueusement ses travaux à Georges Wellers, Pressac prend contact avec Pierre Vidal-Naquet. Celui-ci l'invite à présenter les résultats de ses recherches au colloque international tenu à la Sorbonne sur « l'Allemagne nazie et le génocide juif » en juin 1982[25]. Il y fait une conférence consacrée à l'« étude et [la] réalisation des Krematorium 4 et 5 » où il affirme que « les plans et la marche des opérations prouvent que les K4 et 5 n'ont pas été projetés comme instruments d'extermination, mais ont été – par bricolage criminel – adaptés et utilisés à cette fin, et […] que l'étude de leur réalisation et de leur évolution corrobore et confirme totalement les récits parfois divergents des membres du Sonderkommando sur le cauchemar dément qu'ils y ont vécu[26]. » Cette première intervention publique est suivie en septembre d'un article sur le même sujet publié par Le monde Juif, où Georges Wellers souligne son désaccord avec cette théorie d'un aménagement tardif des crématoires[27].

Deux ouvrages clés sur les chambres à gaz d'Auschwitz (1989, 1993)[modifier | modifier le code]

Tout en exerçant son métier de pharmacien, il poursuit ses recherches au fil d'une quinzaine de séjours successifs en Pologne, à travers les correspondances, plans de construction, devis et comptes-rendus d'entretien des crématoires et des chambres à gaz. Il collabore également avec Serge Klarsfeld et Anne Freyer-Mauthner pour la publication de l'Album d'Auschwitz en 1983, puis celle du Struthof Album en 1985[28]. Grâce à la fondation Beate Klarsfeld, il publie enfin en 1989 son premier ouvrage, Auschwitz. Technique and operation of the gas chambers, qui réfute les thèses négationnistes et présente en détail l'histoire « technique » de la construction et du fonctionnement des chambres à gaz d'Auschwitz. L'ouvrage n'est cependant publié qu'en nombre limité et ne suscite d'écho que dans la littérature spécialisée[29].

Au début des années 1990, la chute de l'URSS lui ouvre notamment l'accès aux archives nazies conservées à Moscou, où il approfondit ses travaux[30]. Son second livre Les Crématoires d'Auschwitz. La machinerie du meurtre de masse, paraît en 1993. À la différence du précédent, il suscite un écho médiatique important dû, pour Nicole Lapierre, à la conjonction du parcours atypique de son auteur, du caractère inédit de ses travaux pour le grand public et enfin du contexte de mobilisation contre les campagnes menées par les négationnistes[31]. Jean-Claude Pressac y poursuit l'explication de la conception et du fonctionnement des crématoires d'Auschwitz et montre l'implication d'entreprises allemandes dans la solution finale, telles la firme Topf und Söhne, fournisseuse des fours crématoires[32]. Devenu consultant du musée d'Auschwitz et conseiller du musée de l'Holocauste à Washington, il semble avoir voulu poursuivre en vue d'un nouvel ouvrage consacré plus spécifiquement à celle-ci, mais meurt en 2003 sans avoir abouti[33].

Poursuite du débat avec les négationnistes[modifier | modifier le code]

Pendant ce temps, devenu « un pourfendeur résolu des négationnistes – de Robert Faurisson en particulier, dont il a dénoncé la « malhonnêteté intellectuelle » et la « carence historique » – et un expert en démontage de leurs argumentations[34] », il poursuit également sa polémique personnelle avec Faurisson par articles interposés. C'est le cas notamment lors des affaires de la thèse d'Henri Roques puis du rapport Leuchter[35].

Un auteur ambigu[modifier | modifier le code]

Bien que ses livres constituent une réponse au négationnisme, qu'ils apportent une nette réfutation de l'argumentaire faurissonien et que ses travaux dans ce domaine aient été pleinement reconnus[36], Jean-Claude Pressac reste un personnage ambigu à plusieurs égards, ce qui a conduit plusieurs personnalités tels Serge Klarsfeld et Pierre Vidal-Naquet à prendre finalement leur distance avec lui, ou d'autres historiens à émettre des réserves à son endroit.

Une histoire sans témoins[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Pressac considère a priori les témoignages, quels qu'ils soient, comme non fiables et inopérants pour établir la véracité de l'extermination dans les chambres à gaz. Il affirme qu'on ne doit retenir que des « preuves » techniques à chercher dans les archives issues de la construction et de l'élaboration des chambres à gaz. Cette approche strictement matérialiste et techniciste a été critiquée notamment par Pierre Vidal-Naquet[37], Pierre Milza, Georges Bensoussan[38], Pierre Pachet[39] ainsi qu'Annette Wieviorka pour qui « Jean-Claude Pressac a ambitionné une histoire sans témoin. C'est-à-dire une histoire de la mise à mort envisagée comme processus technique. Il se place en quelque sorte dans la position du commandant du camp, Rudolf Höss, dont une grande partie du travail consiste à régler les divers problèmes techniques, dont les incidents et pannes des chambres à gaz-crématoires […] Il y avait quelque chose d'ahurissant à lire cette histoire technicienne de la mise à mort, qui a été très soutenue par certains de mes collègues et amis – Pierre Vidal-Naquet notamment –, parce qu'ils estimaient qu'une telle approche faisait barrage aux négationnistes, que la preuve ultime leur était opposée […] Je ne peux pas me résoudre à donner raison à Pressac. En quoi la «  preuve écrite  » ou «  technique  » est-elle plus solide que des dizaines de témoignages indépendants les uns des autres[40] ? » De même, Claude Lanzmann lui reproche une histoire tronquée, sans dimension humaine et située « sur le plan glaciaire de la technique pure » ; à ses yeux, Pressac « disqualifie […] non seulement tout le travail antérieur, mais également les témoignages frappés de suspicion ou de nullité à cause de leur « coefficient personnel d'émotion »[41]. »

Dans le même ordre d'idée, pour Vincent Duclerc, « avoir attiré la recherche sur une question technique en la détachant d'une interrogation sur le sens est un échec des historiens et du pouvoir critique qui les constitue » : en se cantonnant au processus de construction matérielle des chambres à gaz et des crématoires et en ignorant la question de la finalité de celles-ci et de la décision politique à leur origine, le livre de Pressac morcelle la connaissance historienne et demeure « prisonnier d'archives unilatérales, il ne s'inscrit pas dans un état de la question considéré pourtant comme la voie centrale du progrès dans la connaissance du génocide et il réduit le travail historien à l'érudition technique[42]. »

La minoration des chiffres[modifier | modifier le code]

Les tentatives répétées de Pressac de minorer constamment l'estimation du nombre des victimes d'Auschwitz[43] n'ont pas été jugées probantes et ont également été critiquées, en particulier par Raul Hilberg[44] ainsi que Claire Ambroselli, Georges Bensoussan[45] ou encore plus récemment Sybille Steinbacher (de) qui juge que « le chiffre total de 775 000 morts qu'il présente sans preuve n'est pas tenable[46]. » Pierre Milza souligne l'ambiguïté de ses propos sur ces statistiques, « parlant au cours d'un entretien avec Valérie Igounet d'un « coefficient multiplicateur émotionnel » variant de 2 à 7 et s'indignant du « pitoyable niveau de la science concentrationnaire, basée exclusivement jusqu'à nos jours sur les "sacro-saints" témoignages » », propos rapidement exploités par les négationnistes[47].

Ambivalence face au négationnisme[modifier | modifier le code]

Des personnes amenées à travailler avec lui, telles Anne Freyer-Mauthner (directrice éditoriale aux éditions du Seuil), soulignent son antisémitisme viscéral ou encore, comme Robert Jan van Pelt, sa fascination pour les SS traduite par « un véritable musée de guerre au second étage de sa pharmacie[48]. » Cependant, cette accusation de complaisance pour le nazisme a également été émise et amplifiée par les négationnistes eux-mêmes, dans l'intention de le discréditer après la parution des Crématoires d'Auschwitz[49].

Enfin, différents propos ou actes de Pressac, en dehors de ses publications reconnues, traduisent l'ambivalence constante de sa position par rapport au négationnisme. Il confesse à propos de son intervention lors du colloque de 1982 n'avoir renoncé à faire état à cette occasion de la « qualité » et de « l'honnêteté » des travaux de Faurisson qu'afin de ne pas compromettre sa propre entrée dans la carrière d'historien[50]. Il reste d'autre part pendant le même temps en relation continue avec Pierre Guillaume[51]. En poursuivant plus généralement le débat avec les négationnistes, il leur a offert une ouverture importante, ignorée par Robert Faurisson, mais dont Pierre Guillaume voyait, lui, particulièrement l'intérêt, à tel point que c'est en fait l'un des motifs de sa propre rupture finale avec Faurisson au début des années 1990[52]. Jugeant l'inutilité de ce débat, Pierre Vidal-Naquet conclut à propos de Pressac que « le seul négationniste qu'il convainc, c'est lui-même[53], » tandis que Claude Lanzmann y voit plus radicalement une légitimation des arguments négationnistes, « qui deviennent ce par rapport à quoi, à qui, tous se situent[54]. »

Surtout, « [Pressac] collabore à des revues historiques de grande qualité. Mais il choisit également d'écrire sous pseudonyme - dans d'autres revues - des propos qui choquent[55] ». C'est le cas également dans un entretien datant de juin 1995 où Jean-Claude Pressac qualifie le dossier des chambres à gaz de « pourri » par le phénomène mémoriel et par « le virus de la langue de bois antifasciste », puis affirme que « la forme actuelle, pourtant triomphante, de la présentation de l'univers des camps est condamnée. Qu'en sauvera-t-on ? Peu de choses[56]. » Valérie Igounet conclut à ce propos que « Jean-Claude Pressac occupe une place importante dans l'histoire du négationnisme. D'ancien associé de Robert Faurisson, il est aujourd'hui considéré par beaucoup comme celui qui a démontré scientifiquement l'existence des chambres à gaz homicides. Sa personnalité et les résultats de ses recherches restent, malgré tout, équivoques et annoncent ce paradoxe : Jean-Claude Pressac est devenu une sorte de héraut des deux parties en présence, historiens et négationnistes ; une situation qui révèle l'ambiguïté de sa position[57]. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Album d'Auschwitz. D'après un album découvert par Lili Meier, survivante du camp de concentration, Paris, Le Seuil, 1983 (avec Anne Freyer).
  • The Struthof Album, New York, The Beate Klarsfeld Foundation, 1985.
  • « Étude et réalisation des Krematorien IV et V d'Auschwitz-Birkenau », dans Colloque de l'École des hautes études en sciences sociales, L'Allemagne nazie et le génocide juif, Paris, Le Seuil, 1985.
  • « Les carences et incohérences du Rapport Leuchter », dans Jour J, la lettre télégraphique juive, 12 décembre 1988, Lire en ligne, phdn.org.
  • Auschwitz. Technique and operation of the gas chambers], New York, The Beate Klarsfeld Foundation, 1989, Lire en ligne, holocaust-history.org.
  • « Pour en finir avec les négateurs », dans L'Histoire, no 156, juin 1992, p. 42-51.
  • Les crématoires d'Auschwitz. La machinerie du meurtre de masse, Paris, CNRS Éditions, 1993, rééd., 2007.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Igounet 2012, p. 258
  2. Cité par Igounet 2012, p. 259.
  3. Propos recueillis par Claude Weill, « Auschwitz : enquête sur la mécanique de l'horreur », Le Nouvel Observateur, 30 septembre 1993, cités par Igounet 2012, p. 260.
  4. Igounet 2000, p. 373 ainsi que Igounet 2012, p. 261 et Lapierre 2009, p. 164.
  5. Igounet 2000, p. 373 et Igounet 2012, p. 261.
  6. Igounet 2012, p. 262.
  7. Igounet 2000, p. 391 et Igounet 2012, p. 263.
  8. Igounet 2012, p. 263-264.
  9. Igounet 2000, p. 374-375 et Igounet 2012, p. 264-265.
  10. Igounet 2000, p. 376-377 et Igounet 2012, p. 265-266.
  11. Lapierre 2009, p. 164
  12. Cité par Igounet 2000, p. 378.
  13. Igounet 2000, p. 377-378 et Igounet 2012, p. 269. Voir également Pierre Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire, p. 139 (éd. 2005)
  14. Igounet 2012, p. 267.
  15. Igounet 2012, p. 273.
  16. Voir Igounet 2012, p. 269 et 273 et Igounet 2000, p. 373 et 380.
  17. Igounet 2012, p. 270.
  18. Cité par Igounet 2012, p. 271.
  19. Igounet 2012, p. 274.
  20. Cité par Igounet 2012, p. 275. Voir également Igounet 2000, p. 381-382.
  21. Igounet 2000, p. 384-385 et Igounet 2012, p. 279.
  22. Igounet 2012, p. 279.
  23. Igounet 2012, p. 29 et 279 ainsi que Igounet 2012, p. 279-280.
  24. Igounet 2012, p. 275-276.
  25. Son intervention est publiée en 1985 avec les actes de ce colloque : « Étude et réalisation des Krematorien IV et V d'Auschwitz-Birkenau », dans L'Allemagne nazie et le génocide juif, Paris, Le Seuil, 1985.
  26. Igounet 2000, p. 386-387 ainsi que Igounet 2012, p. 280-281.
  27. Igounet 2000, p. 388.
  28. Igounet 2000, p. 389-390 ainsi que Igounet 2012, p. 284.
  29. Igounet 2012, p. 284-285.
  30. Lapierre 2009, p. 167
  31. Lapierre 2009. Voir par exemple Éric Conan, Denis Peschanski, « Auschwitz : la vérité », L'Express, 29 septembre 1993.
  32. Igounet 2012, p. 325-327
  33. Igounet 2012, p. 329-330 et Lapierre 2009, p. 167.
  34. Lapierre 2009, p. 169
  35. Voir Igounet 2000, p. 299-301 et 309, ainsi que Jean-Claude Pressac, « Les carences et incohérences du "Rapport Leuchter" », Jour J, la lettre télégraphique juive, 12 décembre 1988, Lire en ligne et enfin l'article publié sous pseudonyme par Jean-Claude Pressac : Charles Le Mesnil, « Le révisionnisme a osé la négation des chambres à gaz », Historia, mars-avril 1995.
  36. Notamment, à la suite de la publication de son premier ouvrage, par Pierre Vidal-Naquet, Madeleine Rebérioux ou encore François Bédarida qui le qualifie d'« œuvre qui non seulement fait justice des pitoyables dénégations des Faurisson et compagnie, mais assoit de façon argumentée et définitive la réalité et les modalités de l’extermination dans les chambres à gaz. » Voir Igounet 2000, p. 447 et Igounet 2012, p. 291.
  37. « Son livre, dont le sujet est résumé par son sous-titre: Technique and Operation of the Gaz Chambers, n'est certainement pas un bon livre d'histoire. Pressac ne montre de véritable compréhension ni pour les victimes, ni même pour les bourreaux […] Quand il découvrit, dans les archives du musée […] il fut terrassé par l'évidence ; malheureusement, cet ensemble disponible avait été, avant lui, négligé par les historiens ». Pierre Vidal-Naquet, Les Juifs, la mémoire et le présent, La Découverte,‎ 1995, 293 p. (ISBN 9782707125019)
  38. Igounet 2012, p. 30, note a. Voir
  39. Pierre Pachet, « Des impropriétés de langage », La Quinzaine Littéraire, 16 octobre 1993. no 633, p. 22-23.
  40. Wieviorka 2011, p. 167-168.
  41. « Claude Lanzmann : "Une faute morale" », Le Nouvel Observateur, 30 septembre 1993.
  42. Vincent Duclerc, L'affaire Dreyfus et le tournant critique (note critique), dans Annales. Histoire, Sciences Sociales, 50e année, no 3, 1995, p. 563-578, Lire en ligne.
  43. Igounet 2000, p. 453 ainsi que, pour une analyse détaillée des chiffres de Pressac, Robert Jan Pelt, The case for Auschwitz: evidence from the Irving trial, Indiana University Press, 2002, 570 p. (ISBN 9780253340160) pages 116-118.
  44. Raul Hilberg, « II soulève des questions cruciales », Le Nouvel Observateur, 30 septembre 1993. Hilberg ajoute à propos de l'étude des plans des crématoires par Pressac : « Pressac a été le premier à les examiner, et à en tirer des conclusions. Mais il n'est pas vraiment historien, et je ne pense pas que ses travaux apportent le dernier mot sur le sujet. Certaines de ses interprétations peuvent être erronées. À mon sens, ce n'est qu'un début ». Voir également Igounet 2012, p. 30, 326.
  45. Claire Ambroselli, Georges Bensoussan, «  1945-1995. Mémoires savantes, mémoires vivantes. Questions à poser  », Le Monde juif, janvier-avril 1996, p. 182-191.
  46. Sybille Steinbacher (de), Auschwitz: A History, Harper Perennial, 2006, 176 p. (ISBN 978-0060825829) p. 155.
  47. Pierre Milza, L'Europe en chemise noire : Les extrêmes droites européennes de 1945 à aujourd'hui, Librairie Arthème Fayard,‎ 2002, [EPUB] [détail de l’édition], emplacement 3585 sur 10314.
  48. Igounet 2012, p. 285-286.
  49. Igounet 2012, p. 328
  50. Igounet 2012, p. 281.
  51. Igounet 2012, p. 281-282, 326.
  52. Igounet 2012, p. 330.
  53. Cité par Lapierre 2009, p. 169.
  54. « Claude Lanzmann : "Une faute morale" », Le Nouvel Observateur, 30 septembre 1993.
  55. Igounet 2012, p. 30 et 329.
  56. Igounet 2000, p. 453-455 et 613-651.
  57. Igounet 2000, p. 455.