Gertrud Kolmar

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Gertrud Kolmar

Nom de naissance Gertrud Käthe Chodziesner
Activités écrivain, poète
Naissance 10 décembre 1894
Berlin Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Décès 2 mars 1943
Auschwitz
Langue d'écriture allemand

Œuvres principales

Die jüdische Mutter

Gertrud Kolmar, née Gertrud Käthe Chodziesner le 10 décembre 1894 à Berlin et morte le 2 mars 1943 à Auschwitz, est un écrivain allemand. Elle composa 450 poèmes sauvés par des correspondances avec sa sœur Hilde. Elle prit comme pseudonyme Gertrud Kolmar en référence au nom de la ville natale de son père en Poméranie, Chodzież, Kolmar en allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans une famille de la bourgeoisie juive assimilée, elle est par sa mère, Elise née Schoenflies, la cousine de Walter Benjamin[1], elle parlait et enseignait le français et l'anglais. Elle exerçait le métier de préceptrice auprès d'enfants handicapés. Elle poursuivit des études d'interprète à Dijon.

Contrainte dès 1941 au travail forcé dans une usine de cartonnage, elle fut arrêtée sur son lieu de travail le 27 février 1943 et déportée en mars 1943 par le convoi numéro 32 dit "Osttransport", transport vers l'Est, à Auschwitz où décède le 2 mars 1943. L'état allemand la proclama officiellement morte le 2 mai 1951.

plaque commémorative[modifier | modifier le code]

Gedenktafel Gertrud Kolmar.jpg

Depuis le 24 février 1993, une plaque à au Ahornallee 37, dans l'ancien Charlottenburg, aujourd'hui Berlin-Westend rend hommage à Gertrud Kolmar : "dans l'immeuble qui se trouvait précédemment à l'emplacement cette maison Gertrud Kolmar passa son enfance et sa jeunesse. Comme juive elle fut contrainte au travail forcé en 1933, et fut déportée à Auschwitz le 2 mars 1943, et assassinée là-bas". Une rue à Berlin porte aussi son nom, non loin du Führerbunker.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Publications de son vivant[modifier | modifier le code]

  • Gedichte, Berlin, Fleischel & Co. 1917
  • Preußische Wappen, Berlin, Die Rabenpresse 1934
  • Die Frau und die Tiere, Berlin, Jüdischer Buchverlag E. Löwe 1938

Éditions posthumes[modifier | modifier le code]

  • Welten, Berlin, Suhrkamp 1947
  • Das lyrische Werk, Heidelberg, Darmstadt, Lambert Schneider 1955
  • Das lyrische Werk, München, Kösel 1960
  • Eine Mutter, München, Kösel 1965
  • Briefe an die Schwester Hilde, München 1970
  • Das Wort der Stummen. Nachgelassene Gedichte, édité par Uwe Berger avec "Erinnerungen an Gertrud Kolmar" par Hilde Benjamin, Berlin, Buchverl. Der Morgen 1978
  • Susanna, Frankfurt am Main, Suhrkamp 1993
  • Briefe, éditées par Johanna Woltmann. Göttingen, Wallstein 1997
  • Das lyrische Werk, édité par Regina Nörtemann. 3 volumes, Göttingen, Wallstein 2003
  • Die Dramen, édités Regina Nörtemann. Göttingen, Wallstein 2005

Éditions en français[modifier | modifier le code]

  • Gertrud Kolmar, Susanna, traduit de l'allemand par Laure Bernardi. Titre original : Susanna. – [Tours] : Farrago, DL 2000. - 1 vol. (104 p).
  • Gertrud Kolmar, La mère juive; traduit de l'allemand par Claude-Nicolas Grimbert. Titre original : Die jüdische Mutter [Tours] : Farrago, DL 2003. - 1 vol. (248 p.) ; Réédition [Paris] : C. Bourgois, DL 2007. - 1 vol. (249 p.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Woltmann 1993, p. 10.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) Johanna Woltmann, 1993, Gertrude Kolmar 1894-1943, Marbacher Magazin 63.