Marie-Pierre Casey

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Marie-Pierre Casey
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Marie-Pierre Casey
Naissance (86 ans)
Le Creusot (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Comédienne
Films notables Certains l'aiment froide
Les Choses de la vie
L'Affaire Dominici
L'Été meurtrier
Séries notables Marc et Sophie (1987-1992)
En famille (depuis 2018)
La Flamme (2020)

Marie-Pierre Casey est une comédienne et auteure française, née le au Creusot (Saône-et-Loire).

Élève de René Simon, elle commence sa carrière dans les cabarets de la rive gauche. Principalement connue pour ses nombreux rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision, elle participe à des dramatiques radiodiffusées depuis les années 2000 pour France Culture.

Elle est également lauréate du prix Minerve, l'Oscar de la publicité reçue pour la publicité PLIZ.

Auteure de nombreux one-woman-show, elle présentera ses premiers sketch à l'Olympia en 1984, puis écrit Peintre sur soi pour le Théâtre du Tourtour où elle jouera pendant 2 ans de 1987 à 1988. En 1991, elle écrit Du coq à l'âme pour le Théâtre Déjazet.

De 1987 à 1992, Marie-Pierre Casey interprétera madame Moulinard dans la série à succès Marc et Sophie sur TF1. En 1995, elle tient l'un des rôles titres de la série Les Gromelot et les Dupinson diffusée sur France 2.

La même année, Marie-Pierre Casey co-présentera avec Daniel Schick l'émission Maman va adorer le samedi soir en prime-time sur TF1.

Depuis 2018, elle interprète le rôle de Lucienne Le Kervelec dans En famille, une série télévisée française quotidienne diffusée sur M6.

En 2020, elle joue dans la série La Flamme, réalisé par Jonathan Cohen, dans laquelle elle interprète le rôle de Claude l'une des prétendantes du personnage Marc incarné par Jonathan Cohen. Diffusée sur Canal+ la série connaît un succès critique et commercial.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formations[modifier | modifier le code]

Marie-Pierre Casey naît le au Creusot, en Saône-et-Loire. À neuf ans, elle est en pension dans le Charolais avec sa sœur et y découvre sa passion du théâtre[1] où elle enfile les vêtements de Prof — un chef des sept nains dans le conte Blanche-Neige des frères Grimm — pour la fête de fin d’année organisée par les religieuses[2].

Elle grandit au Creusot chez ses grands-parents, où elle prend goût de la prestation théâtrale en arrivant à l'école avec le chauffeur de son grand-père[3].

Elle fait ses études au conservatoire de Lyon et au Cours Simon à Paris, avant de se lancer dans des cabarets de la Rive gauche[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

1950-1980 : débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

Au début des années 1950, Marie-Pierre Casey décroche un petit rôle, une silhouette d’une sœur à la fin du film Jeux interdits de René Clément (1952).

Elle débute dans les cabarets de la rive gauche, où on l’a remarque dans un sketch avec noeud sur la tête et marguerite à la main.

Dans les années 1960, elle jouera plusieurs pièces de Molière ainsi que de nombreuses comédies musicales au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Marie-Pierre Casey montera sur les planches pour jouer dans plusieurs pièces de Jean-Michel Ribes au théâtre de la Ville et de la Gaîté-Montparnasse au cours des années 1970.

En 1960, elle joue une infirmière dans Certains l'aiment froide de Jean Bastia et, en 1967, la caissière du Royal Garden dans Playtime de Jacques Tati.

En 1970, aux grands écrans, elle incarne de remarqué seconds rôles dans Les Choses de la vie de Claude Sautet et dans La Peau de Torpedo de Jean Delannoy. Elle tient également le rôle de directrice des cours Pigier dans Le Cinéma de papa de Claude Berri.

En 1973, elle entame une scène où elle félicite le commissaire, interprété par Paul Crauchet, dans L'Affaire Dominici de Claude Bernard-Aubert.

Années 1980 : succès à la télévision[modifier | modifier le code]

En 1980[4], à la télévision, la France entière la découvre dans un spot publicitaire sur le dépoussiérant Pliz de la firme Johnson. Sa réplique « Et c'est tant mieux parce que je f'rai pas ça tous les jours… » rencontre un franc succès auprès des téléspectateurs[2]. Elle reçoit le prix Minerve de la meilleure actrice dans une publicité télévisée. Pendant cette cérémonie, Jean Becker la remarque et lui propose un rôle[2] de la garde-malade de Michel Galabru dans son film L'Été meurtrier (1983) aux côtés d’Isabelle Adjani et Alain Souchon. Le spot publicitaire obtint de multiples récompenses, dont un lion d'argent au festival international du film publicitaire de Cannes. La publicité la rendra célèbre jusqu'en Afrique.

Autour de 1981, Stéphane Collaro l’invite pour son émission de radio sur Europe 1, ainsi que celles de la télévision Co-Co Boy et Cocoricocoboy, parce qu’elle le « fait rire »[2] et l'engage.

En 1983, Marie-Pierre Casey apparaît dans le téléfilm Thérèse Humbert de Marcel Bluwal, sur Antenne 2. Elle y joue la gardienne du personnage-titre, interprétée par Simone Signoret[5].

Fin 1984, elle monte un numéro dans la première partie du spectacle de Michel Leeb à l’Olympia[2].

En 1985, elle quitte définitivement Cocoricocoboy au moment où arrivent les Coco-girls : « (…) elle joue régulièrement les bonnes ou les concierges, ne brillait pas par son sex-appeal mais savait charmer les membres de la troupe par son humour (…). À l’arrivée des Coco-girls, les critères de séduction se centrèrent davantage sur le décolleté et l’arrondi de la fesse, et Marie-Pierre Casey, considérant ses blouses à l’imprimé fleuri, en ressentit une vague jalousie. Elle ne le supporta pas et nous quitta », raconte Jean Roucas dans son livre Le Bouffon (1993)[6].

En 1987, elle incarne madame Moulinard dans la série télévisée Marc et Sophie, diffusée pendant cinq saisons jusqu’en 1992 sur TF1 (220 épisodes).

Marie-Pierre Casey sera invitée régulière des Jeux de 20 heures et de l'académie des 9.

Au début des années 1990, Marie-Pierre Casey sera sociétaire des grosses têtes. En 1991, elle joue son deuxième one-woman-show au Théâtre Déjazet pendant plusieurs mois. Elle retourne sur les planches du Théâtre Michel en 1993 avec Sexe et Jalousie de Marc Camoletti.

Marie-Pierre Casey retrouve la télévision avec le jeu télévisée Cluedo qui sera diffusé de 1994 à 1995 sur France 3. Elle y interprétera Madame Leblanc au côté de Andréa Ferréol et Bernard Ménez. En 1995, Marie-Pierre Casey est l'un des rôles principaux de la série hebdomadaire: les Gromelot et les Dupinson. Lancée par France 2 pour succéder au très populaire "Maguy" qui venait de prendre fin.

En 1995, elle co-présentera avec Daniel Schick l'émission Maman va adorer le samedi soir en prime-time sur TF1.

En 1997, elle monte au Théâtre d'Edgar un troisième one-woman-show : Marie-Jeanne a disparu.

Depuis 2000 : entre succès populaires et œuvres d'auteur[modifier | modifier le code]

Marie-Pierre Casey en Claude pour La Flamme.

En 2004, Marie-Pierre Casey incarne Ma Cassidy pour la comédie Les Dalton de Philippe Haïm, avec Éric Judor et Ramzy Bedia en Joe et Averell Dalton.

Au cours des années 2000, elle joue dans plusieurs fictions destinées à Radio France, on peut citer l'adaptation de Les Inconnus dans la maison de Georges Simenon en 2003 ou encore l'adaptation la bande dessinée Agrippine de Claire Bretécher en 2012[7].

Au théâtre, elle interprète notamment la servante alcoolique dans La Dame de chez Maxim's, elle joue également seule en scène dans On descend tous des limaces au Théo Théâtre.

Depuis , elle incarne tante Lucienne dans la série populaire En famille diffusée sur M6 : « J’adore ça ! En plus, je râle tout le temps dans la vie, donc le transfert s’est fait directement ! Ce n’était pas du tout un rôle de composition ! D’ailleurs, tous les personnages que j’ai joués jusqu’à présent sont toujours en train de râler. Ça m’amuse beaucoup. »[8],[9].

En , elle joue dans l'adaptation radio d'Un roi sans divertissement de Jean Giono sur France Culture[10] diffusée à l'occasion des cinquante ans de la disparition de l'écrivain[11]. En , elle fait partie de la distribution de la série La Flamme, sur Canal+, aux côtés de Jonathan Cohen, Florence Foresti ou encore Laure Calamy[12], en incarnant le personnage de Claude, une prétendante atypique de 3x28 ans.

En 2022, elle fait son retour au cinéma avec le film Maison de retraite de Thomas Gilou. En 2023, elle est à l'affiche de Les Petites Victoires de Mélanie Auffret et Michaël Souhaité.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 1996 : À deux pas des étoiles de Claude Philippot
  • 2018 : Bumper de Nirina Ralantoaritsimba
  • 2018 : Le Créneau de Nirina Ralantoaritsimba

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Émissions de télévision[modifier | modifier le code]

Chroniqueuse[modifier | modifier le code]

Animatrice[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Fictions radiophoniques[modifier | modifier le code]

RTL:

  • 1991 : Les Grosses Têtes

France Culture:

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Je suis un sex symbol (Philips)
  • 1984 : Sexy Varoum (Philips)
  • 1992 : God Save The Cheese (EMI)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Marie-Pierre Casey en villégiature dans son refuge nansais », sur Var-Matin, (consulté le ).
  2. a b c d e et f Martine Bourillon, « Marie-Pierre Cassey superstar », Télé 7 jours, no 1282,‎ , p. 38-39 (lire en ligne, consulté le ).
  3. J. F., « Marie-Pierre Casey : « Je ne renierai jamais mes origines creusotines » », sur lejsl.com, (consulté le ).
  4. Ingrid Zerbib, « Les campagnes mythiques : Pliz », sur Stratégies, (consulté le ).
  5. « Thérèse Humbert », sur Base de Données de films français avec images (consulté le ).
  6. Jean Roucas et Denis Vincenti, Le Bouffon, Paris, Michel Lafon, , 264 p. (ISBN 2-908652-80-3, lire en ligne).
  7. « Agrippine de Claire Bretécher », sur France Culture, (consulté le ).
  8. Emmanuelle Litaud, « En famille accueille Marie-Pierre Casey : « L’ambiance est sublime » », sur Ouest-France, (consulté le ).
  9. Carine Didier, « M6 : la tribu d’« En famille » a grandi », sur Le Parisien, (consulté le ).
  10. « Un roi sans divertissement de Jean Giono », sur France Culture, (consulté le ).
  11. « Hommage à Jean Giono », sur Compte Twitter de France Culture, (consulté le ).
  12. Christophe Gazzano, « "La Flamme" : La nouvelle création originale de Canal+ avec Jonathan Cohen débarque dès le 12 octobre », sur Pure Médias, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]