Ravières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Ravières
Ravières
Vue de l'église de Ravières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Tonnerrois
Intercommunalité CC Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Bruno Letienne
2014-2020
Code postal 89390
Code commune 89321
Démographie
Population
municipale
804 hab. (2015 en diminution de 5,85 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 07″ nord, 4° 13′ 43″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 293 m
Superficie 21,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

Voir sur la carte administrative de Bourgogne
City locator 14.svg
Ravières

Géolocalisation sur la carte : Yonne

Voir sur la carte topographique de l'Yonne
City locator 14.svg
Ravières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ravières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ravières

Ravières est une commune française de 860 habitants (2009), située dans le département de l'Yonne en région de Bourgogne-Franche-Comté. Elle est traversée par le canal de Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Armançon et le canal de Bourgogne selon un axe nord-sud. L'Armançon est barré d'un seuil-déversoir en limite du village de Nuits, qui créé un bassin et une petite cascade. Le canal possède sur la commune un petit port au sud-ouest du bourg et une écluse (n°76) au nord du bourg sur la route d'Ancy-le-Franc.

Le ruisseau de Plainefaux, canalisé dans sa partie traversant le centre-bourg, se jette dans La Petite Rivière, un bras secondaire de l'Armançon, en limite du village.

La plaine à l'ouest du bourg, entre le canal et l'Armançon, est inondée chaque année en hiver, les infrastructures ferroviaires qui la traversent sont adaptées en conséquence (talus et balast surélevé, tunnels pour le passage de l'eau).

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Aucun hameau sur le territoire communal en sus du bourg de Ravières.

Quatre écarts :

- La Malassine (ferme sur le plateau dit des Accins, en limite nord-est de la commune)

- La Chapoline (ferme très proche de la précédente)

- Les Larris aux Curés (dans le bois des Brousses)

- Les Perrets (entre le canal et les coteaux qui longent le canal au nord du bourg, incluant une maison et un chalet après l'écluse en direction de Chassignelles)

Autres lieux-dits, non habités :

- Les bois : bois de Champoux ; bois des Brousses (incluant l'essart Pion) ; bois communal de Ravières (incluant la Grande Réserve au nord de la RD210 et la Petite Réserve au sud ; la Grande Ligne, la Ligne Ferrée et la ligne des Trois Fayards sont les sentes historiques du bois) ; le Sart (un petit bois contigu à l'ouest du précédent) ; bois du Petit Mont Main et du Grand Mont Main (sur des buttes séparées du Sart par la RD953) ; Garle (partie du bois de Garle sur le territoire communal de Ravières)

- Dans la plaine inondable cultivée à l'ouest du territoire communal : Prairiot (au nord de la voie ferrée entre la Petite Rivière et l'Armançon), les Noues (au sud de la voie ferrée entre la Petite Rivière et l'Armançon), la Lice (entre la Petite Rivière et le canal), Moloise (entre l'Armançon et le canal au nord) et les Laumes (entre le canal et les carrières au sud du bourg)

- Sur les plateaux cultivés au nord du bourg : Sous Pont, la Forêt, la Fourtière, Prestalon, la Creusotte et Molle Vau

- Les coteaux : Bardin (coteau boisé d'un des plateaux au nord du bourg), la Côte aux Loups (boisée, du coté des carrières au sud du bourg)

- Les combes : Varenne (où la combe du ruisseau de Plainefaux se raccorde au bourg) ; la combe Joubart et la Vallée aux Biches (qui rejoignent la précédente) ; la combe aux Épousées (sous les carrières au sud du bourg) ; à noter que la RD210 est dite la Rufosse dans la combe cultivée en bas et dite Côte du Boulin dans la partie boisée de la combe en haut.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chassignelles Stigny Jully Rose des vents
Nuits N Verdonnet
(Côte-d'Or)
Asnières-en-Montagne
(Côte-d'Or)
O    Ravières    E
S
Cry

Histoire[modifier | modifier le code]

Appelé Ribarias au VIII° puis Raverias au XII°, Ravières était un fief fortifié du comté de Tonnerre. L'enceinte fortifiée qui l'entourait a été rasée en 1591 mais le village possède encore des traces de cette époque (fin XV°, début XVI°) : maisons anciennes et vestiges de l'enceinte.

Au XVII°, les Clermont étaient marquis de Cruzy et seigneurs de Ravières.

Les villages de Ravières et Nuis (renommé depuis Nuits-sur-Armançon) apparaissent déjà reliés par une route viabilisée sur la carte de Cassini de 1750.

Économie[modifier | modifier le code]

L'exploitation de carrières, acheminant la pierre via le canal, était commune dans ce pays de la pierre blanche et participait grandement à l'économie locale. Il reste des vestiges de carrières sur le territoire communal et une est encore en activité (Rocamat, au sud du bourg le long du canal).

La commune ne possède pas de gros employeur ni de commerce de destination mais possède encore (au 1er janvier 2018) divers commerces de proximité en activité, majoritairement regroupés autour de l'église et de la mairie : une supérette, une boulangerie, deux restaurants (dont un nouvellement ouvert mais que l'été), une galerie artistique, un coiffeur, une agence postale, un tabac-presse, une agence bancaire.

Un point presse-bazar, une pharmacie, une boucherie et un bar ont fermé au cours des années 2010. La rue principale (rue Camille Rizier) présente diverses cellules commerciales vacantes.

Il existe une petite activité touristique, essentiellement estivale et liée à la rivière Armançon, au port du canal de Bourgogne et aux sites des environs, qui font du village une halte pour les plaisanciers et les cyclotouristes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1937 1958 Roger Thoral Aucun Docteur
1958 1965 Henri Bailly Aucun Chef d'entreprise
1965   Jean Gouot Aucun  
      Aucun  
  mars 2001 Jean Truchy Aucun Chef d'entreprise
mars 2001 mars 2008 Gilles Busseau Aucun  
mars 2008 avril 2014 Jean-Claude Gouot[1] Aucun  
2014 en cours Bruno Letienne Aucun  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 804 habitants[Note 1], en diminution de 5,85 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0791 1951 1391 1291 1721 2411 2261 3131 426
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2671 2831 3671 3481 3861 4831 4691 4541 577
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5501 6321 6421 4201 4531 4201 3071 1701 229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1951 2701 1921 062975965889878843
2015 - - - - - - - -
804--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pantaléon de Ravières, classée en 1913[6].
  • Hôtel de ville.
  • Nombreuses maisons des XVI°, XVII° et XVIII°.
  • Lavoir de 1829, avec 7 ouvertures, dont la restauration s'est achevée en 2018.
  • Petit château appartenant aux héritiers de la famille Davout.
  • Vestiges d'un château XVI° ayant appartenu à la famille des Clermont.
  • Carrières de pierre.
  • Chapelle funéraire Saint-Roch fin XVIII°/début XIX°, ou chapelle Davout, car elle abrite la sépulture de cette famille.
  • Ancien colombier seigneurial du XVIII° sur la place Edme Dauphin, transformé en habitation.
  • Écluse n°76 du canal de Bourgogne.
  • Monument aux morts.
  • Plusieurs calvaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 31 décembre 2013.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. « Église Saint-Pantaléon de Ravières », notice no PA00113798, base Mérimée, ministère français de la Culture