Bergues

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Bergues
La tour carrée de l'abbaye de Saint Winoc.
La tour carrée de l'abbaye de Saint Winoc.
Blason de Bergues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Coudekerque-Branche
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Sylvie Brachet (PRG)
2014-2020
Code postal 59380
Code commune 59067
Démographie
Gentilé Berguois, Berguoises
Population
municipale
3 805 hab. (2015 en diminution de 2,08 % par rapport à 2010)
Densité 2 883 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 58′ 00″ nord, 2° 26′ 00″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 22 m
Superficie 1,32 km2
Localisation

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Liens
Site web bergues.fr

Bergues est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Historiquement, la ville et ses alentours ont appartenu au Comté de Flandre et relèvent de la zone linguistique flamande.

Bergues est notamment connue aujourd'hui pour avoir accueilli le tournage du film Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon en 2008.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bergues se situe dans le Blootland, à environ 10 km au sud de Dunkerque et 55 km au nord-ouest de Lille[1], ainsi qu'à 10 km de la frontière avec la Belgique.

Bergues est une place fortifiée par Vauban, qui peut inonder par ses écluses la plaine marécageuse où elle est située ; elle a pour ouvrage détaché le Fort Français (parfois autrefois aussi nommé Port françois), situé sur le canal de Bergues à Dunkerque, et qui, en se liant au Fort Louis, fait des deux villes un même système de défense. Bergues est traversé par le canal de la Colme qui part de Watten et va à Furnes[2].

Communes limitrophes de Bergues
Cappelle-la-Grande Téteghem-Coudekerque-Village Hoymille
Bierne Bergues Warhem
Crochte Socx Quaëdypre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La place des zones humides et cours d'eau (Watringue) à Bergues et dans la communauté de commune fait de cette sous-région un lieu important pour la trame bleue, et la trame verte et bleue du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que pour les corridors de migration aviaire[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Bergues est reliée à l'autoroute A25 (Dunkerque-Lille).

Elle abrite également une gare SNCF desservie par des TER Nord-Pas-de-Calais sur la ligne Arras-Lens-Béthune-Hazebrouck-Dunkerque.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

On y fait allusion en 857 sous le nom de Gruono(m)bergou qui devient Groen Berg en 877, Bergan en 944[4].

Le nom de la ville vient du néerlandais groene berg qui signifie « colline verte »[5].

Le nom se dit Sint-Winoksbergen en néerlandais[6] (littéralement « Monts-Saint-Winoc »), et Bergen en flamand occidental.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire Romain, ce qui sera la ville de Bergues faisait partie de la Gaule belgique et était habitée par les Ménapiens.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Winoc (ou Winox), fils de roi breton (c'est-à-dire de Grande-Bretagne selon François-Joseph Grille), se serait retiré entre 665 et 675 avec quelques compagnons sur le « Groenberg (Le mont vert) », une colline isolée en bordure des anciens marais côtiers. Leur implantation s'est toutefois rapidement développée jusqu'à former un petit monastère qui deviendra l'Abbaye de Saint-Winoc ; pour cette raison Winoc a de nouveau recherché le calme à Wormhout, plus au sud, où il est mort en 717.

Le cartulaire de saint Bertin, écrit par les moines de l'abbaye de Sithiu à partir du VIIe siècle (actuellement Saint-Omer) mentionne que Bergues était jadis appelée le « Mont Baal », ce qui pourrait dénoter l'existence d'un culte païen antérieur à l'installation de religieux chrétiens. Baal aurait été une divinité invoquée aux sommets des collines.

Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Grunberga (Bergues) est indiqué, entouré de Burgus in broco (Bourbourg), Ecclesia in broco (Brouckerque), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (Coudekerque-Village), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)[7].

Vers 900 ou dans la deuxième moitié du IXe siècle, alors que les Normands commençaient leurs incursions dans cette région, le comte Baudouin II le Chauve y construisit une fortification primitive (Berg-Saint Winox, ou Mont Saint Winoc) et y fonde une église dédiée à Saint-Martin et Saint-Winoc. Il y fait déposer en 910 le corps de Saint-Winoc et donne le nom de Saint-Winoc à la ville[8]. La ville sera attaquée et prise par les vikings en 928, les fortifications rétablies en 931 par Everard, châtelain et vicomte de Bergues, puis de nouveau détruite en 942[9].

Baudouin III de Flandre, dit Baudouin le jeune, fortifie de nouveau Bergues, Furnes, Ypres, Bruges, Bourbourg. Il meurt à Bergues en 961 et sera enterré dans l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer[10].

Plus tard, vers 1022, le comte Baudouin IV le Barbu, réforme les chanoines de Saint-Martin aux moeurs dissolues, les chasse, fait venir des bénédictins de Saint-Omer et érige l'abbaye Saint-Winoc sur les cendres laissées par les normands, lui donne les biens des chanoines de Saint-Martin et le village de Wormhout et y fait déposer les ossements du saint[10].

Lors de l'affrontement en 1071 entre Robert Ier de Flandre, dit Robert le Frison, et Richilde de Hainaut pour la possession du Comté de Flandres, Bergues comme la plupart des villes flamandes prend parti pour Robert[11].

En 1083, un incendie ravage la ville et l'abbaye de Saint-Winoc. Entre 1123 et 1125, Bergues connait la famine et un nouvel incendie[12].

En 1206, Bergues est assiégée par une faction flamande opposée à Mathilde de Portugal, veuve de Phillippe d'Alsace Comte de Flandre (affrontement entre les Ingrekins soutenus par Mathilde et les Blavoetins; ceux ci viennent assiéger Bergues qui fait partie du douaire de Mathilde). Les assiégeants menés par Herbert de Wulferinghem et Walter d'Hondschoote sont écrasés par les partisans de Mathilde sous les mers de Bergues[13].

Bergues est de nouveau ravagée par des incendies en 1212-1215, les manufactures de toile et de serge florissantes sont détruites[13].

En 1240, la ville de Bergues obtient, en même temps que Bourbourg, une « keure » (charte, c'est-à-dire un ensemble de lois, établi en accord avec le comte et les échevins) du Comte Thomas de Savoie (Thomas II de Piémont) et de la comtesse Jeanne de Flandre[7], donnant ainsi à la ville un élan supplémentaire. Cette charte sera confirmée en 1406 par Jean Sans Peur, Duc de Bourgogne et Comte de Flandre[14].

La Comtesse Marguerite de Constantinople dote en 1245 Bergues d'un couvent de Dominicains ou frères prêcheurs et en 1251, elle y fonde l'hôpital Saint-Jean[15].

Le châtelain de Bergues est l'un des héros du Tournoi de Chauvency qui eut lieu en 1285. Le trouvère Jacques Bretel raconte ses exploits lorsqu'il est aux prises avec Joffroi d'Âpremont, pendant la mêlée générale qui opposa plus de 500 chevaliers venus se mesurer lors de ces fêtes et jeux guerriers. Le châtelain se trouve en compagnie des seigneurs de Hondschoote, Haussy, Fléchin, Ligne, Lalaing, Montigny, Auberchicourt, ainsi que du fils du comte de Flandres, et du fils de Jean d'Avesnes, Florent de Hainaut.

Guy de Dampierre, fils de Marguerite de Constantinople, rassemble, sous la pression du roi de France, en 1286 à Bergues Saint-Winoc les délégués des villes et pays de Flandre pour leur faire approuver la Paix de Melun signée en 1225 entre la Flandre et la Flandre (paix survenant après la défaite de la Flandre lors de la bataille de Bouvines) en présence des envoyés du Roi de France, Philippe IV le Bel. Cette approbation les amenait à s'engager à prendre le parti du Roi si le Comte ne respectait pas les dispositions du traité.Ce Comte de Flandre, conscient que la guerre avec la France pouvait reprendre, fortifia de nouveau Bergues[15]. En 1297, Philippe le Bel entra en Flandres, le châtelain de Bergues livra la ville sans combattre, ce qui valut à Bergues de voir le Roi lui confirmer la même année ses anciennes franchises mais lui imposer de verser une rente annuelle[16].

XIVe-XVe siècle[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du XIVe siècle, Bergues se retrouve partie prenante dans l'opposition de la Flandre à la volonté de main-mise de la France.

La Flandre se révolte dès 1301 contre la France. Bergues gardée par un gouverneur français avec une forte garnison est assiégée par Guillaume de Juliers (Guillaume de Juliers (le jeune). La population favorable à la cause flamande favorise la prise de la ville, le gouverneur français dut s'enfuir[17].

En 1325, Bergues fait partie des opposants menés par la ville de Bruges au nouveau Comte Louis de Nevers (Louis Ier de Flandre). L'affaire se termine par la bataille de Cassel de 1328, où les flamands sont écrasés par le Roi de France Philippe VI de Valois, venu porter secours à Louis de Nevers. L'intercession de Nicolas abbé de l'abbaye des Dunes évite à Bergues le pillage par les Français[17].

La ville de Bergues est encore retrouvée au côté des flamands en 1340, sous Guillaume van Artevelde, au siège de Tournai ou encore au siège de Saint-Omer[17].

A cette époque, en 1326, les documents disponibles montrent que la châtellenie de Bergues ne dispose pas de sceau communal et qu'elle utilise celui de la commune de Bergues pour authentifier un acte, le sceau communal pouvant se prêter[18].

Par la suite, la ville est prise dans les tourments de la Guerre de Cent Ans.

Le 1er mars 1347, ont lieu à l'abbaye Saint-Winoc, les fiançailles du Comte Louis II de Flandre également connu sous le nom de Louis de Male, avec Isabelle, fille du Roi d'Angleterre , Edouard III, lequel compte sur la Flandre dans son opposition au Roi de France. Le Roi et la reine d'Angleterre y assistent ainsi que les grands seigneurs de la Flandre. Louis de Male qui n'a accepté que sous la pression de la ville de Gand, s'enfuit dès que possible vers Paris afin d'éviter la conclusion du mariage et il épousera finalement Marguerite, fille du Duc de Brabant (Marguerite de Brabant)[17].

Louis de Male revient à Bergues le 30 août 1350 pour se faire reconnaitre Comte de Flandres par les notables flamands. Il promit à la ville de respecter et faire respecter ses privilèges[17].

En 1383, les français mettent la ville à sac dans le cadre de la Croisade d'Henri le Despenser : la ville prise d'abord par les Anglais arrivés en Flandre est ravagée par les Français à la suite du repli anglais[17].

L'année suivante, le Duc de Bourgogne Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi, Comte de Flandre par son mariage avec Marguerite III de Flandre, fille et héritière de Louis de Male, restaure la ville et confirme ses privilèges. Les fortifications sont refaites au début du XVe et financées au moyen de taxes spécifiques. A cette époque, la confrérie des archers de Bergues, appelée au XIXe confrérie de Saint-Sébastien, comme les confréries de même type en Flandres, se voit également confirmée dans ses privilèges (ex : droit d'être armé lors des déplacements dans le pays) contre la promesse de répondre aux convocations du Duc de Bourgogne pour les combats qu'il aurait à mener[19].

En 1486, c'est au tour de l'Archiduc d'Autriche Maximilien (Maximilien Ier ), Comte de Flandres par son mariage avec Marie de Bourgogne, fille et héritière du Duc de Bourgogne et Comte de Flandres Charles le Téméraire, de venir à Bergues pour se faire reconnaitre Comte de Flandres. Quelques années plus tard, en 1509, il accorde à Bergues le droit de tenir une franche foire, (foire ou marché avec exemption de certains droits et taxes ce qui favorise le succès de cette manifestation). Cette décision va contribuer à assurer le développement économique de Bergues. Il confirme également les privilèges de la confrérie des archers en 1512[20].

La Cité marchande[modifier | modifier le code]

La proximité de la mer, d'une région agricole et de la présence d'un centre spirituel important tel que l'abbaye ont stimulé la croissance de la ville. Il est certain qu'à cette époque, en 1028, les comtes de Flandre y ont bâti une véritable place forte. L'indépendance administrative a trouvé son expression dans le beffroi dont la construction a été autorisée par le comte en 1240. Les comtes flamands ont également renforcé les fortifications de tours.

Bergues devint un port et un centre textile d'importance régionale et produit, à partir de 1276 son propre marché de laine. Au cours des siècles suivants elle produit également 2 marchés d'étoffes et de toiles très courus. Au XIe siècle, la ville possède un atelier monétaire et au XIIIe siècle, elle fait partie de la Hanse de Londres et, ses métiers à tisser battant avec entrain, ses marchands tentent le grand commerce.

La situation défavorable à la frontière avec la France ennemie n'a pas eu véritablement d'influence économique, bien que la guerre soit manifeste dans l'histoire de saint Winoksbergen cf, mise à sac de 1383 déjà citée ; en 1494, le coq rouge a crié au-dessus du centre.

Un des plus importants moyens de défense de Bergues, outre ses fortifications fut la possibilité d'inonder les alentours en manoeuvrant les écluses ou autres moyens de régulation des marais cf.Watringue.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Aux XVIe et XVIIe siècles, Bergues comme toute la Flandre, sera prise dans l'affrontement entre la France et la Maison d'Autriche puis l'Espagne, devenus Comtes de Flandres, après les Ducs de Bourgogne.

Au début du XVIe, en 1516, le nouveau Comte de Flandres et Empereur Charles Quint, confirme les privilèges de la Société de rhétorique (sorte de société littéraire dont les membres se livrent à des exercices littéraires, déclamations, rhétorique, théâtre,...) de Bergues, en même temps que celle d'Ypres[21].

Bergues recevra la visite de Charles Quint en 1549, après avoir reçu en ses murs sa soeur Marie de Hongrie , gouverneure des Pays-Bas espagnols à cette époque, en septembre 1534. Le 27 juillet 1549, Charles Quint vient donc à Bergues pour un double motif : voir le nouvel hôtel de ville dont il avait autorisé la reconstruction en 1541, et surtout pour y faire reconnaitre son fils Philippe II (Philippe II (roi d'Espagne)) en tant que Comte de Flandres. Le lendemain, l'empereur et son fils continuèrent leur tournée effectuée dans ce but en se rendant à Dunkerque, puis à Gravelines et Bourbourg[22].

Le 4 juillet 1558, Bergues subit le passage du Maréchal de Thermes (Paul de La Barthe de Thermes) à la tête des troupes françaises : la France a repris Calais en 1558 aux Anglais, alliés de Charles Quint, et depuis cette base, le Maréchal mène une expédition en Flandres : il prend Dunkerque, puis après un siège de deux jours, Bergues. Comme partout lors de cette équipée, les Français, pillent et ravagent, la ville est incendiée et l'abbaye de Saint-Winoc n'est pas épargnée[23]. L'affaire se terminera par la bataille de Gravelines où les français sont battus.

Bien qu'aux mains des français, Bergues sera rendue à l'Espagne par le traité du Cateau-Cambrésis du 3 avril 1559.

En 1566, Bergues est au cœur des violentes manifestations iconoclastes qui s'acharnèrent sur les objets de culte catholique. Par deux fois, la ville reçoit la visite d'iconoclastes fanatiques.
Dans le contexte de la révolte des Pays-Bas, Bergues est assiégé en 1583 par Alexandre Farnèse qui la prend et la met en ruine. Le roi d'Espagne, Philippe II, a permis sa reconstruction (un acte qui détermine fortement encore à présent l'aspect de Bergues).

La ville conserve néanmoins une fonction administrative et juridique, et reste un centre spirituel florissant. Elle loge une garnison. L'implantation de familles nombreuses dans de magnifiques maisons de maître en a été une conséquence. Le port sur la Colme a pu héberger à ce moment-là 40 à 50 navires, reliés à la mer par le canal de Bergues. [réf. nécessaire]

Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Bergues au XVIIe siècle (par Antoine Sandérus dans Flandria Illustrata - 1641)

Après un premier siège en 1652, les armées de Louis XIV prennent la ville en 1658, puis à nouveau en 1667. La ville est rendue à l'Espagne par le traité des Pyrénées en 1659, avant qu’elle ne soit définitivement rattachée à la France par la paix d'Aix-la-Chapelle en 1668. Le fort François proche de la ville est pris par Vauban en 1676[24], qui revoit largement les fortifications de Bergues par la suite. Le roi soleil a développé Dunkerque jusqu'à en faire une grande base maritime et une ville portuaire qui éclipse entièrement Bergues au cours des siècles suivants. [réf. nécessaire]

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Blason de la Châtellenie de Bergues en 1696 par Charles d'Hozier[25]

En 1668, la châtellenie de Bergues contient 28 paroisses : Armbouts-Cappel, Bambecque, Bierne, Bissezeele, Brouckerque, Capelle, Coudekerque, Crochte, Esquelbecq, Ghyvelde, Herzeele, Hondschoote, Houtkerque, Hoymille, Killem, Leffrinckoucke, Looberghe (en partie), Pitgam, Quaëdypre, Rexpoëde, Socx, Spycker, Steene, Téteghem, Uxem, Warhem, West-Cappel, Wormhout, Wylder. Ces paroisses dépendaient toutes du diocèse d'Ypres, sauf Brouckerque, Pitgam et Spycker qui dépendent du diocèse de Saint-Omer[7]. En 1701, la châtellenie de Bergues compte 12 893 habitants (contre 37 969 à Cassel et 13 084 à Bailleul)[7].

Bergues, qui abritait en 1714 sept cent quatre-vingt-six maisons et trois mille cent soixante-quinze habitants, est restée le chef-lieu d'une châtellenie jusqu'à la Révolution, celle ci ayant aboli toutes les anciennes circonscriptions ou divisions du territoire en créant les départements subdivisés en districts.

Histoire de l'enseignement primaire à Bergues avant 1789 : - - 28 août 1545. - Deux écoles : l'une tenue par Liévin Boone, l'autre par Me Maillart Maertens, prêtre. - À cette date, ils eurent un procès au sujet des 5 patars par an, pour chaque enfant qu'on instruisait, et qui devaient, depuis un temps immémorial, être payés au maître d'école. - La sentence, prononcée par le Conseil ecclésiastique d'Ypres, le 21 novembre 1545, condamne Me Martens à payer les 5 patars au sieur Boone.
28 août 1587 : - École des filles, dite Dyserinscoole (école d'Iserin), pour laquelle dame Paschalie Walleux, veuve de J. Maertens, fait une donation de 12 livres de gros, à la condition que les anciens statuts de la fondation ne seront jamais changés qu'avec l'agrément des deux curés et du Magistrat de Bergues. - Delle L. Van der linde, femme de de P. de Conninck, y fonda cinq bourses, pour trois filles de Cassel et deux de Bergues, qui devaient rester à l'école jusqu'à dix-huit ans; Anne Looten la dirigeait en 1786. - École des pauvres, fondée, en 1620, par Ch. Jansoone, curé de Saint-Martin. Une ordonnance du Magistrat, du 30 septembre 1624, prescrit aux Administrateurs de la Pauvre-École de restituer partie de la collecte faite par eux au-delà de l'autorisation. - En 1651, un décret royal porte que celui qui aura accepté les fonctions de boursier ou de receveur de cet établissement, devra les remplir pendant au moins 3 ans. À cette date, les élèves étaient au nombre de 80. - École du Pauvre Catéchisme, fondée en 1685. - École flamande appelée Hoogeschoole, fondée le 17 mars 1752, par Winoc Kien ; on y apprenait gratuitement, à épeler, lire, écrire, les principes de la religion et des bonnes mœurs, sous la direction du Magistrat. - École française, ouverte en 1781,. À cette époque le sieur Quévreux dirigeait l'école[26]

Après la Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution française (1789) donne à Bergues un rôle politique important ; Dans le cadre de la réorganisation territoriale de la France en 1790, Bergues devient en effet chef-lieu du district qui deviendra plus tard l'arrondissement de Dunkerque. Durant cette période révolutionnaire, les autorités révolutionnaires donnèrent à Bergues-St Vinoc le nom de Bergues-sur-Colme. C'est depuis Bergues que la Convention fait appliquer ses lois en Flandre maritime. Tous les objets du culte, les biens des émigrés et les réquisitions sont envoyés à Bergues. Sous la Terreur, le district de Bergues envoie dans ses prisons, plusieurs maires des communes environnantes qui avaient pris du retard dans les réquisitions de blé qu'il leur avait imposées… jusqu'à ce que le rôle du district décline avec le 9 thermidor.

La Révolution française marque aussi pour Bergues le début d'un effondrement économique, un déclin et un appauvrissement qui dureront. Toutes les institutions ecclésiastiques y sont supprimées et la plupart de leur patrimoine détruit ; à part le commerce des grains, toutes les activités ont disparu et l'ancien port berguois est éclipsé par le port de Dunkerque ; plus aucun navire ne vient à Bergues qui perd en outre l'intérêt militaire séculaire de par la proximité de la forteresse dunkerquoise, par laquelle les fonctions redondantes et superflues sont supprimées.

« En 1792. On abattit l'église de son couvent, et l'on n'en conserva que la tour. Une autre église, celle de Saint-Pierre, était placée tout vis-à-vis, on la jeta de même par terre, et de même aussi on en conserva seulement le clocher. Ces deux tours, en face l'une de l'autre, et qui existent encore à présent (en 1825), font un effet extraordinaire au milieu de la place où elles sont demeurées : on les voit jusqu'à cinq ou six lieues en mer, quoique Bergues soit à deux lieues dans les terres ; elles servent de guides aux marins qui cherchent la rade de Dunkerque, ou qui veulent entrer dans le port. À l'endroit où étaient les églises, on élève maintenant un fort. » écrivait en 1825 le chroniqueur François-Joseph Grille.

En 1793, lors du siège de Dunkerque, Bergues résista aux ennemis coalisés cf. Bataille de Hondschoote.

Bergues comportait jusqu'à la Révolution française deux églises paroissiales, une dans le centre historique, consacrée à saint Martin, l'autre associée à l'abbaye et placée sous le vocable de saint Pierre. À noter que des tours, celle dite « pointue » n'est pas celle contemporaine de l'ancienne abbaye. En effet, fragilisée par la destruction des bâtiments attenants, elle s'effondra en 1812 et fut reconstruite sur place avec réemploi des matériaux[réf. nécessaire].

Bergues au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est déjà connue pour ses fromages faits du lait des petites vaches flamandes : « Aux halles de Bergues, il se vend une quantité considérable de fromages façon de Hollande, et que les correspondants de Paris donnent, au marché des Innocents, pour des fromages de Groningue »[27].

Bergues a perdu de son éclat, mais François-Joseph Grille précise que « La ville de Bergues est forte par ses remparts et surtout par ses inondations ; et ces flaques d'eau qui l'emprisonnent, peuvent aussi parfois la sauver. »
Bergues fait partie d'un dispositif militaire qui la lie à Dunkerque : « De Bergues à Dunkerque, la grande route est tracée le long du grand canal. À l'est de ce canal, au milieu de la distance, entre les deux villes, est le port Saint-François, qui lie les fortifications des deux places. À portée de canon » rappelle JF Grille.
À cette époque Bergues qui réunit 3 canaux (de Dunkerque, de Saint-Omer (Aa) et de Furnes) est encore un vrai port : « Des embarcations partent à toutes les heures pour ces villes, ou reviennent dans ces directions. On a fait un port intérieur qui fait arriver les marchandises jusqu'à la porte des magasins, et l'on a multiplié les écluses, qui font la fortune du pays, par les irrigations qu'elles facilitent et par la navigation qu'elles assurent : chacune a son numéro ; en les ouvrant toutes à la fois, on submergerait dix lieues de prairies, et on rendrait l'accès de la ville impraticable. Si ces digues venaient à se rompre par quelque circonstance fortuite, on conçoit quel serait le danger. L'habitude fait qu'on vit là-dessus fort tranquille, en attendant le refoulement des vagues de la mer du Nord, et quelque catastrophe du genre de celle de Cronstadt et de Saint-Pétersbourg »[28].

C'est aujourd'hui le syndicat des Watringues qui gère grâce à des pompes électriques qui ont remplacé les moulins à vent ces niveaux d'eau.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les canons à longue portée et les bombardements aériens ont ravagé la commune, comme une grande partie de la région, au cours de la Première Guerre mondiale.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la défense de Dunkerque, en 1940 lors de la Seconde Guerre mondiale, Bergues a été la scène de combats vifs, des tirs d'artillerie et des bombardements qui l'ont touchée au cœur : lorsque le 2 juin de cette année une brèche a été portée dans la défense, la ville avait été ravagée à 60 %. Quant au beffroi, dynamité le 16 septembre 1944, il a été reconstruit en 1961.

Bergues aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Bergues n'a plus qu'une importance régionale faible de nos jours entre autres dans le domaine de l'enseignement. À proximité de Dunkerque l'industrieuse, on voit entre les nombreux monuments, restes d'un passé riche.

La vocation de la ville se trouve maintenant dans le tourisme qui s'est développé fortement ces dernières années, surtout depuis le succès du film Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

En 1795, le maire fut Louis Clays Venderhulst[30]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1738 1744 Benoit de Hau de Staplande[31]    
octobre 1792 avril 1793 François-Joseph Bouchette   Membre de l'Assemblée constituante de 1789[32].
septembre 1799 septembre 1800 Nicolas Vernimmen de Vinckhof   Député au Conseil des Anciens[33],[34],[35].
septembre 1800 1803 Nicolas-Marie Deschodt   Sous-préfet de l'Arrondissement de Dunkerque de 1806 à 1826[36].
1803 1821 Jacques Minart[37]    
1821 1830 Pierre, François, Winocq de Hau de Staplande[38] Majorité ministérielle Député du Nord de 1820 à 1823[39],
Conseiller général du Canton de Bergues de 1821 à 1829.
1830 1832 Zyloff d'Obigny[37] Républicain Noble
1832 1848 Stanislas de Meezemacker[37]    
1848 1848 Louis van de mickeel[37]    
1848 1852 Louis de Hau de Staplande[37] légitimiste Député du 7e collège du Nord (Bergues) de 1838 à 1851 puis de 1871 à 1876,
Sénateur du Nord de 1876 à 1877,
Conseiller général pour le Canton de Bergues, du Canton d'Hondschoote et du Canton de Wormhout de 1833 à 1848,
Conseiller général pour le Canton de Bergues de 1848 à 1851[40].
1852 1855 Charles Delaroiere[37]    
1855 1861 Charles Verleye[37]    
1862 1870 Louis Joos Monarchiste Député du Nord de 1876 à 1880[41],
Conseiller général du Canton de Bergues de 1852 à 1880[42].
1871 1873 Auguste Guilbert[37]    
1874 1875 Léonce Guillebert[37]    
1876 1877 Léon Claeys Gauche Sénateur du Nord de 1888 à 1906,
Conseiller général du Canton de Bergues de 1880 à 1919[43].
1877 1880 Charles de Meuninyck[37]    
1880 1912 Léon Claeys Gauche Sénateur du Nord de 1888 à 1906,
Conseiller général du Canton de Bergues de 1880 à 1919[43].
1912 1930 Louis Sapelier[37]   Conseiller général du Canton de Bergues de 1921 à 1931[44],[45]
1930 1944 André Vandroy[37]    
1944 1953 Henri Billiaert MRP puis CD Conseiller général du Canton de Bergues de 1949 à 1979.
1953 1995 Roger Drapie DVD Conseiller général du Canton de Bergues de 1985 à 1998.
1995 2001 Christian Jarolewski RPR Président de la Communauté de communes du canton de Bergues de 1995 à 2001[46].
2001 2008 André Declercq UMP  
en cours Sylvie Brachet DVG puis PRG[47] Membre du Bureau de la Communauté de communes du canton de Bergues de 2008 à 2014[48],
Conseillère communautaire à la Communauté de communes des Hauts de Flandre depuis le 17 avril 2014[49].
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Erndtebrück (Allemagne), dans la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[51].

En 2015, la commune comptait 3 805 habitants[Note 1], en diminution de 2,08 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 108 5 085 5 667 5 528 5 962 5 968 6 045 5 967 5 968
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 665 6 022 5 738 5 774 5 368 5 385 5 435 5 380 5 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 227 5 032 4 856 3 922 3 878 3 756 3 839 3 237 3 842
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 469 4 545 4 485 4 488 4 163 4 209 3 959 3 923 3 910
2015 - - - - - - - -
3 805 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bergues en 2007 en pourcentage[54].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
3,4 
6,9 
75 à 89 ans
14,6 
11,5 
60 à 74 ans
14,9 
20,1 
45 à 59 ans
17,1 
19,7 
30 à 44 ans
17,6 
22,5 
15 à 29 ans
18,3 
19,1 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[55].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bergues fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Age, se tient à Bergues le dimanche des Rameaux (dimanche avant Pâques) la Foire des Rameaux très connue dans la région et qui draine de très nombreux visiteurs[56]. En 1893, cette foire ou franc marché durait trois jours[57].

A côté de cette manifestation d'importance régionale, un marché a lieu tous les lundis matin (il existait déjà en 1893, époque où la ville de Bergues comptait deux marchés par semaine : le lundi et le vendredi[57]).

Le tourisme s'est développé à la fin des années 2000 à la suite du film Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon, la visite des lieux de tournage faisant partie des attractions locales.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Beffroi (17 novembre 2004)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gérard de Meckeren (van Meckeren) né à Bergues-Saint-Winoc ; Capitaine de la flotte flamande en 1528. Vice-amiral de Flandres sous Charles Quint
  • Pierre Beyens né à Bois-le-Duc en 1564 décédé à Anvers en 1638 âgé de 54 ans, conseiller receveur et dépositaire général en l’Amirauté établie à Bergues-Saint-Winoc, mort Surintendant collecteur et receveur des droits des licences sur le Rhin et sur la Lippe.
  • Louis Joseph Zylof de Steenbourg (né à Bergues le 17 mars 1786) de la famille qui a possédé le château de Zilof de Steenbourg, de 1679 à 1957. Château qui fut construit par un ancien bourgmestre de Bergues : Vigorus de Raepe en 1574
  • Jean-Jacques Elshoecht dit Carle Elshoecht (3 mai 1797 à Bergues - le 25 février 1856 à Paris), sculpteur. Œuvres : - Thérèse Elssler dans le rôle de la reine Mab, conservée au Musée du Louvre (département des sculptures) / Jacques Lisfranc de Saint-Martin, médecin (1787-1847) / Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans (1800-1842), conservée au Musée du Louvre / Baron Larrey, conservée au château de Prunay / Médaillon ; Relief Marceline Desbordes-Valmore (1843), conservée au Musée de la Chartreuse à Douai / Le duc d’Orléans, Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Henri-Joseph, (1844), conservée au Musée du Louvre / Eloa (qui, lors de l’exposition universelle de mars 1858, fut déposée au Palais de l’Industrie) / etc.
  • Alphonse de Lamartine, écrivain, député de Bergues en 1833 et 1839.
  • Charles Nombret Saint-Laurent, auteur dramatique et librettiste né à Bergues (1791-1833).
  • Émile-Louis-Cornil Lobbedey, né à Bergues (1856-1916), évêque de la basilique Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception de Boulogne-sur-Mer.
  • Maurice Caullery, zoologiste français né à Bergues (1868-1958).
  • Paul Reynaud, homme politique (1878-1966) député du Nord de 1946 à 1962.
  • Maurice Ringot, sculpteur né à Bergues (1880-1951).
  • Léon Danchin, peintre animalier, mort à Bergues (1887-1938).
  • Charles Pacôme, lutteur né à Bergues (1903-1978), champion olympique de lutte gréco-romaine en 1928.
  • Emmanuel Looten, poète et dramaturge né et mort à Bergues (1908-1974).
  • Fernand Deligny, pédagogue, écrivain et réalisateur né à Bergues (1913-1996).
  • Maurice Cornette, docteur vétérinaire, député de Flandre, mort à Bergues (1918-1983).
  • Robert Noote, historien de Bergues et de la Flandre, né en 1952.
  • Jean-Noël Vandaele, artiste peintre né en 1952 vivant aux Etats-Un. Il découvre la peinture au Musée de Bergues en 1966.
  • Christophe Looten, compositeur[58] né à Bergues en 1958.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le drapeau de Bergues.
Coat of Arms of Bergues.svg

Depuis le 15 novembre 1815[59] et par un arrêt royal de Louis XVIII, les armes de Bergues se blasonnent ainsi :

« Parti : au 1, d'argent au lion contourné de sable, lampassé de gueules ; au 2, d'argent à une fasce de sable, et un franc-quartier d'or, bordé de gueules et chargé d'un lion de sable. » .

Culture, folklore et traditions[modifier | modifier le code]

Bergues relève de la zone linguistique flamande, et les anciens y parlent encore le flamand occidental[62]. Jadis, Bergues a connu trois chambres de rhétorique, opérant en néerlandais : De Baptisten, De Royaerts et Wild van zinnen.

L'Électeur de Lamartine est géantifié en 1913. Depuis, il préside, assis dans un fauteuil, toutes les grandes manifestations locales, comme la foire agricole des Rameaux, créée par Léon Claeys, sénateur-maire de Bergues.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La ville a donné son nom au fromage de Bergues, produit dans des fermes des environs.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Orthodormie : Calcul de distance (à vol d'oiseau) entre deux villes sur www.lion1906.com
  2. Géographie physique, historique et militaire par Théophile Lavallée - 1876.
  3. Charles-Henri Decool, Guillaume Dore, Florence Godineau, Natahalie Maeght, Anne Magnolia ; Élaboration d'une trame verte et bleue au sein de la Communauté de Communes du Canton de Bergues, Projet de groupe 2004, Faculté libre des sciences de Lille, ISA, Région Nord-Pas-de-Calais. 53p et annexes
  4. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 718 - (ISBN 2600001336).
  5. Dominique Drapie / Généalogie et Histoire du Dunkerquois / G.H.Dk.
  6. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  7. a, b, c et d Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, 2005, (ISBN 2-9525621-0-5)
  8. Louis de Baecker cité dans la bibliographie page 9
  9. Louis de Baecker option citée pages 9-10
  10. a et b Louis de Baecker option citée page 10
  11. Louis de Baecker option citée page 16
  12. Louis de Baecker option citée page 18
  13. a et b Louis de Baecker option citée page 22
  14. Louis de Baecker option citée page 24
  15. a et b Louis de Baecker option citée page 26
  16. Louis de Baecker option citée page 29
  17. a, b, c, d, e et f Louis de Baecker option citée page 31
  18. Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts Année 1853-1854 page 154 lire en ligne
  19. Louis de Baecker option citée pages 39 et 44
  20. Louis de Baecker option citée pages 44 et 50
  21. Louis de Baecker option citée page 54
  22. Louis de Baecker option citée pages 54 et 58
  23. Louis de Baecker option citée page 59
  24. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, (ISBN 2-35039-028-4), p. 167
  25. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1105894/f570.image
  26. Histoire de l'enseignement primaire dans les communes qui ont formé le département du Nord par M. le comte de Fontaine de Resbecq - 1878.
  27. (F-J Grille, 1825)
  28. F.J Grille, déjà cité
  29. Un film à Bergues
  30. « Le village de Bierne »
  31. https://books.google.fr/books?id=EJelw-bUxkYC&pg=PA73&lpg=PA73&dq=Pierre,+Fran%C3%A7ois,+Winocq+de+Hau+de+Staplande&source=bl&ots=yKbbMSQrT6&sig=uAqH1FEVyQNMkIRPiEFFPv218vI&hl=fr&sa=X&ei=OcxkVKLaOI7zas_NgpgC&ved=0CEoQ6AEwCA#v=onepage&q=Pierre%2C%20Fran%C3%A7ois%2C%20Winocq%20de%20Hau%20de%20Staplande&f=false
  32. http://www.westhoekpedia.org/francois-joseph-bouchette-1735-1810/
  33. http://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=nicolas+lievin+omer&n=vernimmen
  34. http://www.forgottenbooks.com/readbook_text/Les_Deputes_Au_Corps_Legislatif_1200011875/193
  35. https://books.google.fr/books?id=EJelw-bUxkYC&pg=PA73&lpg=PA73&dq=Nicolas+Vernimen+Bergues&source=bl&ots=yKbbNMWyV7&sig=PlxvGxO1EOvyWXevTA9PBely9X8&hl=fr&sa=X&ei=u4JlVJjZHYTxaPf8gKgH&ved=0CEEQ6AEwBg#v=onepage&q=Nicolas%20Vernimen%20Bergues&f=false
  36. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH049/PG/FRDAFAN83_OL0745060v004.htm
  37. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l archives de la ville de Bergues
  38. https://books.google.fr/books?id=EJelw-bUxkYC&pg=PA73&lpg=PA73&dq=pierre,+François,+Winocq+DE+HAU+DE+STAPLANDE+maire+de+Bergues+de&source=bl&ots=yJe7
  39. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=16927
  40. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8858
  41. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8449
  42. https://books.google.fr/books?id=XvJvtvBDfbAC&pg=PA281&lpg=PA281&dq=Louis+Joos+bergues&source=bl&ots=hoTaMQyajX&sig=9o-T6lOOJz534Vy-M-0MbJpFR64&hl=fr&sa=X&ei=lJ3hT5_aDsPM0QXTvZGLAw&ved=0CFoQ6AEwBQ#v=onepage&q=Louis%20Joos%20bergues&f=false
  43. a et b http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/claeys_leon1385r3.html
  44. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5531409f/f7.image
  45. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH224/PG/FRDAFAN84_O19800035v1275788.htm
  46. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Autour_de_Dunkerque/Littoral_Flandre/2009/10/28/article_christian-jarolewski-ancien-maire-fait-c.shtml
  47. Sylvie Brachet a rejoint le parti de Christiane Taubira
  48. http://www.cccbergues.org/index.php?option=com_content&view=article&id=47:le-bureau&catid=83:les-elus&Itemid=55
  49. http://cluster011.ovh.net/~cchautsdts/wp-content/uploads/2014/12/installationconseilvalide17-06-14.pdf
  50. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  51. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  54. « Évolution et structure de la population à Bergues en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  55. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  56. « Fêtes et manifestations », sur www.bergues.fr (consulté le 26 juillet 2017)
  57. a et b Annuaire Ravet Anceau 1893
  58. http://www.christophelooten.com
  59. Les armoiries de Bergues, des châtelains de Berghes Saint-Winoc à aujourd’hui
  60. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre39-45.pdf
  61. a, b et c http://villedebergues.pagesperso-orange.fr/armoiries.htm
  62. p. 362 de L'Aventure des langues en Occident (d'Henriette Walter, éd. Robert Laffont)
  63. Rommelaere, la première et la deuxième guerre à Bergues, Bergues, Guy Rommelaere, 2014 et 2017