Bierne

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Bierne
Bierne
L'église Saint-Géry.
Blason de Bierne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Jacques Bleja
2020-2026
Code postal 59380
Code commune 59082
Démographie
Gentilé Biernois
Population
municipale
1 819 hab. (2018 en augmentation de 3,71 % par rapport à 2013)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 57′ 48″ nord, 2° 24′ 42″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 11 m
Superficie 11,04 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Bergues
(ville-centre)
Aire d'attraction Dunkerque
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Coudekerque-Branche
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.bierne.fr/

Bierne est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bierne est situé dans la région des Hauts-de-France, département du Nord. La commune se trouve dans la région historique des Flandres française et plus précisément, le Blootland. Bierne est à 2,8 km de Bergues, 10 km de Dunkerque, 65 km de Lille, 168 km de Bruxelles et 283 km de Paris.

Une entrée de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bierne est située sur le canal de la Haute Colme; une écluse étant placée sur le parcours à Bierne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 735 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dunkerque », sur la commune de Dunkerque, mise en service en 1917[7] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 697,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Boulogne-sur-Mer », sur la commune de Boulogne-sur-Mer, dans le département du Pas-de-Calais, mise en service en 1947 et à 62 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,6 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,8 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,2 °C pour 1991-2020[13].

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

La commune de Bierne est desservie par voie ferroviaire grâce aux TER à la gare SNCF de Bergues (2,4 km) et aux TERGV et TGV à la gare de Dunkerque (9,6 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bierne est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bergues, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[17] et 10 730 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

La commune de Bierne compte un hameau important le Petit Millebrugghe.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (85 %), zones urbanisées (6,6 %), prairies (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,6 %), forêts (0,2 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Bieren en 1067[24].

Les origines du nom de Bierne ont été retrouvées en 1067 sur la 4e carte de Flandre. Il s’agissait de Bieren-hem (nom flamand) dont Bierne serait la traduction française avec pour signification « domaine de Bernard »[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Bierne est mentionné pour la première fois dans la grande Charte du 27 mai 1067 par laquelle Baudouin VI, comte de Flandre, accorde à l’abbaye de Saint-Winoc de Bergues, le privilège de pouvoir mettre à profit les terrae novae (nouvelles terres) qu’elle pourrait gagner sur tous les terrains sans usages (forêt, mer et marécages).

Bierne dépendait de la châtellenie de Bergues. L'abbaye de Saint-Winoc construit la première église du village, consacrée à saint Géry, évêque de Cambrai, (Géry de Cambrai), vers 1067, date à laquelle elle est citée. Cette église primitive sera remplacée en 1414 par une construction plus imposante avec trois nefs, tour et flèche, consacrée au même saint[26].

Vers 1484, André de Bieren, écuyer, bailli de la comté du Vieuxbourg à Bergues, est l'époux de Marguerite de Visscher, dont une sœur Marie est abbesse de l'abbaye des filles de Saint-Victor à Bergues, et une autre sœur Catherine est l'épouse de Jean de Bavinchove[27].

Vers 1491, Marie Pollart, abbesse de Saint-Victor à Bergues, est la marraine de François de Bieren, écuyer, avec le seigneur de Hornes, gouverneur de Bergues[28].

Un Pierre van Bierne, chevalier, seigneur de Valebeck épouse au XVIe siècle une Catherine de Cupere (famille de Cupere) qui meurt à Saint-Georges-sur-l'Aa en 1563 tandis que Pierre van Bierne décède à Bourbourg où il est inhumé dans l'église paroissiale sous une sépulture ornée de ses armes[29].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle, François de Bierne est possesseur d'un fief dans la châtellenie de Bourbourg[30].

Il le transmet à son fils Jacques de Bierne mort en 1573[30]. Jacques de Bierne, écuyer, seigneur de Halle, a été grand bailli de Bergues en 1564, et époux de Marie de Zuytpeene, fille de Philippe de Zuytpeene, écuyer, seigneur de Hoymille, et sœur de Jossine de Zuytpeene, abbesse de l'abbaye de Saint-Victor de Bergues[31]. Jacques de Bierne est père de Jossine de Bierne, épouse de Jean d'Vutenhove, écuyer, seigneur de Santvelde, Most, etc., et filleule de Jossine de Zuytpeene[31].

Lui succède son fils Charles van Bierne, seigneur de la Halle ou de Halle[30].

Entre 1583 et 1607, Charles van Bierne, écuyer, sieur de la Halle, sans doute le même que ci-dessus, est cité plusieurs fois en tant que membre des dirigeants de Bergues Saint Winoc[32]. Il est l'époux de Françoise de Heucy ou de Heuchin, fille de Louis de Heuchin, seigneur de Rebecques[30]. Il est également possesseur de deux fiefs dans la châtellenie de Bourbourg[30].

Le couple a pour héritier Jacques de Bierne, écuyer, seigneur de Rexpoede et d'Oost-Cappel. Celui ci vend en 1629 un des fiefs de Bourbourg avec le consentement de Charles de Bierne (le même qu'en 1586?), chevalier, seigneur de la Halle, de Hoymille et Quaedypre[30].

Pour le second fief dans la châtellenie de Bourbourg, est retrouvé en 1634 Gérard van Bierne, écuyer, seigneur de Halle, Hoymille. Il meurt en 1682. Sa veuve Jeanne de Clais vend le fief à cette date[30].

En 1736, le responsable des fortifications de Dunkerque a décidé d'implanter une caserne à Bierne[33].

Du point de vue religieux, la commune était située dans le diocèse de Thérouanne puis dans le diocèse d'Ypres, doyenné de Bergues[34].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, l'église datant de 1414 est vendue comme bien national et démolie[26].

En août septembre 1793, les ennemis coalisés contre la République française veulent assiéger Dunkerque. A cette fin, ils tentent de s'emparer de Bergues, ville fortifiée. Lors de ces combats pour Bergues les villages avoisinants dont Bierne, en subissent les conséquences : combats, maisons incendiées. Bierne fut occupée par l'ennemi pendant quelques jours. Bierne eut également à souffrir de la décision française d'inonder le pays à l'eau de mer pour protéger les deux villes. Bergues résista, Dunkerque également, l'affaire se termina par la bataille d'Hondschoote, victoire française qui amena l'ennemi à quitter la région[35].

Pendant la première guerre mondiale, Bierne fait partie en 1917-1918 d'un commandement d'étapes basé à Bergues, c'est-à-dire un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front. Bierne a donc accueilli des troupes de passage[36]. Elle dépend également de celui de Spycker-Steene. En 1918, Bierne dépendait encore du commandement d'étapes de Coudekerque-Branche[36].

Le 13 mars 1918, vers 14 heures, un avion français venant du Bourget, piloté par l'adjudant Bernard Denizot, a perdu sa direction à cause du brouillard. Il s'est posé sans dommages sur le territoire de Bierne, au sud du canal de la Colme. Il a été gardé pendant la nuit par des sapeurs du 3e régiment du génie, cantonnés à la Malterie. Il est reparti le 14 mars dans la matinée par ses propres moyens[37].


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bierne

Les armes de Bierne se blasonnent ainsi : « D'argent à la croix de gueules, cantonnée de douze merlettes du même mises en orle. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bierne dans son canton et son arrondissement.

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 1795, le maire est celui de Bergues, Louis Clays Venderhulst[38].

Maire en 1802-1803 : Pierre Coppey[39].

Maire en 1854 : Jeremy Meesemaecker cultivateur [40].

Maire en 1883 et de 1887 à 1890 : Aug. Bastaert[41].

Maire de 1891 à 1896 : Isaïe Meesemaecker cultivateur[42].

Maire en 1897 et 1898 : Henri Masselis[43].

Maire de 1899 à 1904 : Jules Lauwers[44].

Maire de 1904 à 1929 : Paul Meesemaecker, cultivateur[45].

Maire de 1929 à 1977 : Jean Paresys[46].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 Pierre-Jean Leprêtre PS Vice-Président du Conseil général du Nord de 1979 à 1985,
Conseiller général du Canton de Bergues de 1979 à 1985[47].
mars 2008 Jean-Pierre Vercruysse SE Maire Honoraire par Arrêté Préfectoral du 28 janvier 2009
septembre 2012 Johann Guillemain DVD Démission à compter du 30 septembre 2012, à la suite d'un accident vasculaire cérébral[48].survenu en mars 2010.
octobre 2012} mai 2020 Gérard Lescieux DVD Retraité
mai 2020 En cours Jacques Bléja[49]    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a été classée trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[50].Abandonne en 2018.

Aménagement d'une zone humide, afin de recréer un biotope avec observation ornithologique et en prévention des crues.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[52].

En 2018, la commune comptait 1 819 habitants[Note 7], en augmentation de 3,71 % par rapport à 2013 (Nord : +0,41 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
483505514509501496515514505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
493492496481489534577601610
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
612622672669660629707659669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6496766631 0411 6211 7321 6461 6341 703
2017 2018 - - - - - - -
1 8311 819-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bierne en 2007 en pourcentage[55].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
2,5 
75 à 89 ans
4,4 
7,2 
60 à 74 ans
7,6 
23,9 
45 à 59 ans
22,3 
25,0 
30 à 44 ans
25,8 
19,3 
15 à 29 ans
16,9 
22,1 
0 à 14 ans
22,7 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[56].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Un centre médical.

L’hôpital de plus proche se trouve Dunkerque (CHD).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bierne fait partie de l'académie de Lille.

Une école (maternelle et primaire).

Sports[modifier | modifier le code]

Diverses associations sportives : basket-ball, football, judo, gymnastique, danse, yoga, pétanque et tennis de table.

Média[modifier | modifier le code]

bierne.fr, site de la mairie.

Le Nouveau Ptit Biernois, journal municipal.

Le Journal des Flandres, hebdomadaire de la Flandre maritime.

La Voix du Nord, quotidien régional.

Cultes[modifier | modifier le code]

Chrétien catholique dans l'église Saint Géry.

Musique[modifier | modifier le code]

Depuis 2014 Le groupe la Band'As Co est basé à Bierne.

Économie[modifier | modifier le code]

- Ball Packaging (usine de fabrication de canettes métallique) est installé sur la commune depuis 1989.

- Kubota Farm Machinery (usine d'assemblage de tracteur de 150 ou 170 chevaux) s'installe sur la commune en 2014.

De nombreuses PME sont installées dans la Zone d'Activités et sur l'ensemble du territoire communal.

Une partie de la commune est encore consacrée à l'agriculture (élevage, céréales, lin...).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fête communale est fixée au 3e dimanche de juillet.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts devant l'église.
  • Église Saint-Géry[57]. L’église actuelle à une seule nef a été construite vers 1807. Son clocher date de 1891. Restaurée après la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle elle fut gravement endommagée à la suite des bombardements de 1940 pendant l'opération Dynamo.

L'église déjà citée en 1067 aurait été créée par l'abbaye Saint-Winoc de Bergues[26].

Son patron est l'évêque saint Géry (en flamand Gauwerik), évêque de Cambrai, dont la fête se célèbre le 12 août.

L’église possède un beau buste du saint dont le pied contient un reliquaire d'argent Louis XV.

Jadis, au mois d’août, avait lieu une neuvaine très fréquentée. Saint Géry était invoqué par les mamans et leurs petits enfants contre la puissance des mauvais esprits et la maladie du carreau.

Le banc de communion en fer forgé à décoration polychrome et dorures se déploie sur toute la largeur de l'église.

L’église comporte un baptistère. Les vitraux sont dus au sieur J. Laurent de Lambersart. Le bel orgue à motifs Renaissance a été donné à l'église en 1869 par Monsieur Pierre Vernaelde, docteur en médecine, et a été considérablement augmenté depuis. Il est l'œuvre des ateliers de Monsieur Neuville de Rexpoëde et on le considère comme un des plus beaux de la contrée.

Devant le porche, une pierre tombale hélas effacée par le passage semble représenter un noble.

Quoique beaucoup plus récent, le clocher renferme une cloche datant de 1599. Elle aurait échappé aux réquisitions de la Révolution grâce à la famille Bastraert qui eut soin de la cacher dans le fumier, pour la déterrer après le Concordat de 1801.

  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Albert Denvers (1905-2006), homme politique français socialiste, instituteur à Bierne de 1930 à 1937 dont la statue est érigée rue de l'Eglise.
  • Georges Guynemer (1894-1917), as de l'aviation dont l'escadrille des Cigognes vint stationner sur l'aérodrome militaire de Bierne à compter du 12 juillet 1917. L'as fut logé à la ferme Deroo (aujourd'hui Debruyne), route des Sept Planètes.[58]

Festival[modifier | modifier le code]

  • Sky Festival, festival de musique rock en juillet (3e édition le 7 juillet 2012) et abandonné depuis.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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  10. « Orthodromie entre Bierne et Boulogne-sur-Mer », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  13. « Station météorologique de Boulogne-sur-Mer - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
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  15. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
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  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
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  24. a et b Dominique Drapie / Généalogie et Histoire du Dunkerquois / G.H.Dk.
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  57. Notice no IA00067252, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. « C'était un grand mince, gentil mais très énervé. Cela devait provenir de sa santé délicate. Il était capitaine à l'époque. Quelquefois avec ses amis, il offrait à dîner à des officiers venant d'ailleurs. Il ne pouvait pas les recevoir dans les baraques sous les arbres, alors il me demandait l'autorisation de disposer d'une pièce dans la ferme. Je préparais la table et des chaises dans la salle à manger, et ils passaient la soirée là. […] À la "popote", lorsque les officiers fêtaient un exploit, M. Guynemer demeurait du plus grand calme, le plus simple, comme éloigné du bruit. » Récit de madame Marie-Madeleine Janssen, épouse Deroo. Source : Le P'tit Biernois, journal d'information, n° 26 de juillet 2017, pp. 4-5.