Zuydcoote

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Zuydcoote
Zuydcoote
Maison communale de Zuydcoote.
Blason de Zuydcoote
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Dunkerque-2
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Florence Vanhille
2014-2020
Code postal 59123
Code commune 59668
Démographie
Gentilé Zuydcootois
Population
municipale
1 787 hab. (2015 en augmentation de 7,07 % par rapport à 2010)
Densité 687 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 03′ 54″ nord, 2° 29′ 25″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 26 m
Superficie 2,6 km2
Localisation

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Zuydcoote (Zuidkote[1] en flamand occidental et néerlandais) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Soutcota en 1121, Soutcote en 1183, Scoucota en 1187[2].

Zuidkote en flamand.

Zuydcoote est d'origine néerlandaise : Pour son nom, les étymologistes proposent deux hypothèses pour décrypter les origines de cette commune : « cabane de sel », zout (sel) et kot (masure, baraque)[2], rappelant ainsi l'existence probable d'une saunerie ou activité liée au sel en ces lieux. L'autre hypothèse, plus récente que la précédente, fait dériver ce toponyme de zuiden (sud) et koot (côte), soit la « côte sud ». « Les Scandinaves et autres barbares du Nord, qui cherchaient des climats moins froids, descendirent, au Ve siècle, dans les régions septentrionales de l’Europe et, pour eux, Zuidkote aurait signifié « la côte du Sud », l’emplacement d’une localité maritime déjà assez importante ».

En néerlandais, la commune se nomme Zuidkote.

Géographie[modifier | modifier le code]

Zuydcoote dans son canton et son arrondissement.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Zuydcoote
Mer du Nord Mer du Nord Mer du Nord
Ghyvelde Zuydcoote Bray-Dunes
Ghyvelde Ghyvelde Ghyvelde

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1789[modifier | modifier le code]

Zuydcoote a toujours dû lutter contre l'avancée de la mer et le mouvement naturel de la dune déplacée par les tempêtes. La commune ne fut longtemps qu'un hameau de pêcheurs puis un village. Après une période favorable au Moyen-Âge, son développement n'a commencé qu'après 1900 (voir ci-dessous Section Démographie).

Néanmoins une voie romaine d'importance secondaire, la Via Vicinalia, reliait Cassel à la mer à Zuydcoote[3].

Zuydcoote reçut son nom, dont l'orthographe fut longtemps variable, au Vesiècle : le hameau devint progressivement un port. Au VIIe siècle, suite au passage de St. Eloi (Éloi de Noyon) sur la côte, le village a un oratoire, puis est érigé en paroisse dépendant de l'évêque de Thérouanne. A cette époque, on construit des digues pour contenir la mer, on draine le sol, une chapelle est construite et l'agriculture commence à se développer[4]. Zuydcoote dépend de la châtellenie de Bergues.

Au IXe siècle, le village doit affronter une incursion marine puis les Raids vikings. A la suite ceux-ci, le Comte de Flandre Baudouin II de Flandre (Baudouin le Chauve) fortifie Bergues et la chapelle de Zuydcoote entre dans la circonscription de la cure de Bergues. Le retour des Normands au Xe siècle ruine ces efforts. Le Comte Baudouin IV de Flandre (Baudouin Belle Barbe) reprend la reconstruction de Bergues et fonde l'abbaye de Saint-Winoc de Bergues. Celle ci reçoit en 1067, entre autres, de Baudouin V de Flandre (Baudouin de Lille), une partie de la dîme de Zuydcoote et l'abbé, avec l'accord de l'évêque de Thérouanne, nomme à la cure de Zuydcoote. En 1121, Charles Ier de Flandre, (Charles le Bon), donne à l'abbaye toute la dîme de Soutcota[5]'[6].

A la mort de Charles Ier, sans descendant direct, plusieurs prétendants revendiquent sa succession. L'un d'eux Guillaume d'Ypres s'empare de Cassel, Furnes, Bergues et Zuydcoote mais il doit céder face à Guillaume Cliton (Guillaume de Normandie) soutenu par le roi de France Louis VI. Il s'exile en Angleterre quand en 1128 Thierry d'Alsace devient Comte de Flandres. Va alors l'accompagner une partie des anciens habitants de Zuydcoote d'origine saxonne, présents depuis le Ve siècle[7].

Selon les chroniques anciennes, le premier port de pêche fut complètement ensablé vers 1200 suite à une invasion marine due à une tempête hors norme, le village est totalement ruiné. Le watergand Havendick (fossé du port), près de l'Usine des Dunes, rappelle l'existence de ce port initial.

Après une nouvelle période troublée par des conflits dans la région au début du XIIIe siècle, Zuydcoote reprend son développement. Les habitants essaient d'obtenir une charte communale ou keure, à l'instar des villes voisines Bergues, Furnes, Gravelines, Mardyck, etc., mais elle ne leur est pas accordée par les Comtes de Flandre[8].

Au XIVe siècle, Zuydcoote, qui a atteint la taille d'une petite ville, est érigée en seigneurie. Cette érection, antérieure à 1309, est confirmée à cette date par le Comte Robert III de Flandre (Robert de Béthune). La seigneurie dispose de toute la justice seigneuriale (haute, moyenne et basse, et donc un échafaud pour les condamnés à mort) avec les agents chargés de l'appliquer (bailli, amman, sergents), la cour féodale de la ville de Saint-Omer, relevant du Roi de France, étant la juridiction d'appel[9].

Robert III de Flandre partage en 1320 ses biens entre ses fils Louis Ier de Nevers, fils aîné, désigné comme Comte de Flandres et Robert de Cassel, fils cadet. Zuydcoote avec toute la Flandre maritime fait partie de l'apanage de Robert. La mort de Louis deux mois avant son père en 1322 fait entrer toute la région dans une période très trouble : contestation du partage par Robert, révolte des Flamands, menés par Bruges et Nicolaas Zannekin, contre les nobles (Révolte des Karls), excommunication des flamands. Un épisode se déroule à Zuydcoote : des représentants de Bruges viennent rencontrer Robert de Cassel alors présent à Zuydcoote. Celui-ci fait décapiter les délégués sur la place du village. En représailles, les brugeois menés par Nicolaas Zannekin, viennent ravager le littoral jusqu'à Dunkerque, et donc Zuydcoote, en 1324-1325. L'affaire se termine par la soumission de Robert de Cassel et l'écrasement des flamands révoltés par le roi de France Philippe VI de Valois, soutien du nouveau comte Louis Ier de Flandre lors de la bataille de Cassel en 1328. Zuydcoote est ruinée mais fait désormais partie du domaine de Robert de Cassel, seigneur de Dunkerque, Cassel, Bourbourg, Zuydcoote etc[10].

En 1329, la paix à peine revenue, Zuydcoote se plaint auprès du Roi de France des impôts et vexations subies du fait de Robert de Cassel et de Louis Ier de Flandre (le droit de haute justice de Zuydcoote est contesté), l'affaire se plaide devant les cours de justice et dure des années jusqu'en 1342, Zuydcoote perd puis récupère son droit de haute justice. Néanmoins, sous Robert de Cassel (mort en 1331) et son héritière Yolande de Flandre, la ville se développe à nouveau, la chapelle primitive plusieurs fois restaurée et agrandie mais toujours trop petite est remplacée par une église d'architecture gothique en forme de croix latine, mise sous le patronage de Saint-Nicolas (Nicolas de Myre), avec un clocher d'une hauteur de 20 mètres sans sa flèche et une chapelle consacrée à la Vierge Marie sous l'invocation de Notre-Dame-de-Bon-Secours. Un hôpital est fondé pour les enfants et pour les vieillards infirmes. La ville est assez riche pour compter 3 orfèvres et 32 rues, l'ordre étant assuré par une milice bourgeoise[11].

Vers 1368, le nouveau comte de Flandre Louis II de Flandre (Louis de Male) autorise la ville de Zuydcoote à lever des impôts spécifiques pendant trois ans pour rénover l'église. Il se fait attribuer une partie de la dîme de Zuydcoote jusque là dévolue à l'abbaye de Saint-Winoc[12].

En 1382, année où l'agitation reprend à Gand et où des troupes menées par Philippe van Artevelde ravagent la Flandre (affaire terminée par la bataille de Roosebeke où sont tués plusieurs Zuydcootois rangés parmi les flamands écrasés), meurt Marguerite Ire de Bourgogne, veuve du comte Louis Ier de Flandre, et mère de Louis de Male. Réputée pour sa piété, Marguerite passait pour être la protectrice de Zuydcoote et de ses pauvres, elle y possédait un château où elle venait parfois, et donnait à Zuydcoote le nom de "oppidum suum", autrement dit sa ville[13].

En 1391, après la mort de Louis de Male en 1383, le nouveau Comte Philippe II de Bourgogne (Philippe le Hardi) restitue à l'abbaye de Bergues, ravagée après la croisade d'Henri le Despenser en 1383, toute la dîme de Zuydcoote, elle même traversée par des colonnes d'Anglais et de Gantois[13].

Zuydcoote subit, en novembre 1404, une nouvelle invasion marine. L'inondation dura car un puissant vent du nord souffla pendant plusieurs jours empêchant le reflux de la mer, la ville s'en remit mais pas le port en partie comblé par le sable et le limon. De ce fait, il ne fut uniquement possible, après cet épisode, que d'armer de petits bateaux pour la pêche[14].

Par le jeu des successions, après la mort de Yolande de Flandre en 1395, la Flandre maritime, Zuydcoote incluse, arrive dans les mains de Marie de Luxembourg, épouse de François de Bourbon-Vendôme. Marie vend la seigneurie de Zuydcoote à Philippe le Beau, comte de Flandre, archiduc d'Autriche. Philippe présent à Bergues en 1497 confirme à l'abbaye ses droits déjà acquis notamment les dîmes de Zuydcoote (dîme des céréales, des harengs, des poissons, ...)[15].

Au XVIe siècle, se constitue à Zuydcoote, une société de tir à l'arc, sous le patronage de Saint-Sébastien. Elle reçoit en 1540 des lettres patentes de Charles Quint. Il s'agit d'une confrérie ouverte à tous les bourgeois de la ville, elle compta jusqu'à cent membres, avec des armoiries figurant Saint-Sébastien attaché à un arbre. L'empereur accorde à la même époque des armoiries à la ville, sensiblement les mêmes que celles d'aujourd'hui ("D'argent, à l'aigle à deux têtes au vol élevé de sable, accompagné de deux lions grimpant de sable, posé en fasces, l'un à dextre, l'autre à senestre")[16].

La ville, non fortifiée, est mise à mal plusieurs fois en ce XVIe siècle : ravage par les protestants en août 1556 (furie iconoclaste), lors de l'expédition en Flandres en 1558 de Paul de La Barthe, maréchal de Thermes, par la suite vaincu lors de la bataille de Gravelines; en 1570, une tempête se déchaîne et la mer envahit de nouveau la paroisse, en 1577, l'abbaye des Dunes, toute proche de la ville et source de travail pour ses habitants est détruite par les protestants. A la même époque, après la disparition du diocèse de Thérouanne (la ville de Thérouanne est détruite sur ordre de Charles Quint en 1553), Zuydcoote un temps rattachée au diocèse de Saint-Omer, est finalement intégrée dans le diocèse d'Ypres, ce qui ne modifie en rien la nomination du curé de la paroisse toujours faite par l'abbé de Saint-Winoc sous contrôle de l'évêque[17].

En 1579, pendant la Guerre de Quatre-Vingts Ans (révolte contre le pouvoir espagnol qui allait conduire à l'indépendance des Provinces-Unies devenues depuis les Pays-Bas), Zuydcoote subit les troubles de l'époque : troupes parcourant la région qui pillent et détruisent, le plomb, les ornements et les cloches de l'église sont emportées par des soldats protestants, comptant parmi les partisans de Guillaume Ier d'Orange-Nassau. Il faut attendre 1583 et le retour de la Flandre sous la domination espagnole pour que l'église soit rétablie[18].

Suite à la période difficile récente et aux exactions de bandes de pillards, l'archiduc Albert d'Autriche, nouveau souverain de la Flandre avec son épouse l'infante Isabelle, fait ériger des forts sur la côte : en 1600, un fort en terre, carré de 66 mètres de long, pouvant accueillir des gardes et des canons, entouré d'un large fossé de 10 mètres de large, est construit à Zuydcoote au sud de la ville. Il existait encore au XIXe siècle lorsque Raymond de Bertrand écrivait son histoire de Zuydcoote[19].

Ces princes entreprennent de faire creuser un canal, qui traverse la paroisse de Zuydcoote, menant de Dunkerque à Furnes, le Canal Nieuport-Dunkerque connu en France sous le nom de canal de Furnes, les travaux mirent du temps à être exécutés en raison des guerres et durèrent jusqu'en 1641[20]. Ils confirment, dans un texte en flamand, les lois coutumières de la ville et les statuts de la société de saint-Sébastien en 1616 et 1617[21],[22]. A l'époque, un marché aux poissons existe à Zuydcoote, et les résidents font paître leur bétail dans les dunes qui n'étaient pas cultivées[23].

En 1623, le roi d'Espagne Philippe III, ayant des besoins d'argent pour financer les différentes guerres où il est engagé, notamment avec les Provinces-Unies, vend une partie de ses domaines, dont Zuydcoote. Les seigneurs de Zuydcoote à cette date sont des sieurs Vandewalle, père et fils, riches dunkerquois, chevaliers de l'Ordre du Christ, gentilshommes de la maison du roi d'Espagne et créanciers de celui-ci[24]. A cette époque, la seigneurie d'Outezeele (probablement Oudezeele) et d'autres fiefs dépendent de la seigneurie de Zuydcoote, le seigneur de Zuydcoote étant le premier vassal du châtelain de Bergues.[25]. En 1632, le dit seigneur de Zuydcoote obtient la décoration de l'ordre de Saint-Jacques en raison des services rendus et du don de 12 vaisseaux de guerre (ce qui donne une idée de sa richesse)[26].

En 1641, en même temps que s'achèvent les travaux du canal de Furnes, on creuse de nouveau le petit canal qui mène aux Moëres par Ghyvelde[27].

Dans les années 1650, après l'accession au trône de Louis XIV, la Flandre maritime, lieu entre autres de l'affrontement avec l'Espagne, va connaître de nombreuses années difficiles : passage de troupes, impôts supplémentaires pour financer la guerre, levées d'hommes, perturbations dans les cultures et donc disettes. En 1658, lors de la bataille des Dunes remportée par Turenne, Zuydcoote est en première ligne, l'affrontement a lieu à l'ouest de la paroisse, elle subit le passage des troupes des deux camps, on apporte les blessés à l'hôpital de Zuydcoote, les troupes espagnoles vaincues la traversent[28].

Après la bataille, Dunkerque prise par la France devient anglaise le même jour (voir Histoire de Dunkerque). La possession anglaise recouvre non seulement la ville de Dunkerque mais aussi des territoires dont certains jusque là relevaient de la châtellenie de Bergues  : Mardyck, Grande Synthe, Petite Synthe, une partie d'Armbouts-Cappel, Cappelle-la-Grande, une partie de Coudekerque, Téteghem, Uxem, Ghyvelde, Leffrinckoucke, Zuydcoote. En 1662, Louis XIV rachète ce territoire aux Anglais[29]. Le châtelain de Bergues, demanda à récupérer ses anciennes possessions, le gouverneur français de Dunkerque refusa en argumentant que la France avait racheté tout le territoire, et le châtelain dut s'incliner (la châtellenie de Bergues était restée espagnole, ce qui explique, au delà de la volonté du gouverneur d'administrer un territoire conséquent, sans doute le refus français; Bergues devint française en 1668 suite à la paix d'Aix-la-Chapelle)[28].

Louis XIV impose à tout le territoire de Dunkerque de ne se servir que de monnaie de France. Zuydcoote est désormais sous la tutelle du magistrat de Dunkerque pour toutes les affaires relevant du roi, notamment les impôts. Le magistrat fait arpenter toutes ces terres : la seigneurie de Zuydcoote représente 300 mesures, soit 132 hectares ou 1,2 km2 (soit un peu moins de la moitié de la surface actuelle). En 1665, on fait élargir le canal de Furnes, et en 1666 une écluse est créée à Zuydcoote pour l'utilité du port de Dunkerque. Suite à un arrêt du Conseil du roi du 24 avril 1688, on recense la population du territoire : Zuydcoote compte 172 personnes : suite à tous les troubles passés, la paroisse est redevenue un village[30].

En 1689, la France est en guerre contre la moitié de l'Europe (Angleterre, Hollande, Espagne, Allemagne). Pour surveiller les environs, on érige en différents endroits, notamment sur la côte, et donc à Zuydcoote, une tour de guet. Le village est frappé par un incendie en 1692, pourtant année où l'hiver fut très doux au point que parfois les poêles ne furent pas rallumés, qui détruit une bonne partie des archives entreposées dans la maison communale, plusieurs maisons dévastées ne furent pas reconstruites, le village perdit encore des habitants[31].

Au début du XVIIIe siècle, Zuydcoote n'est plus qu'un village pauvre, une localité de pêcheurs, au point que la cure est souvent refusée ou très vite abandonnée par ses titulaires, car elle ne permet pas l'entretien correct du curé. En 1707, lors d'une nouvelle guerre contre la Hollande, on effectue un recensement des hommes en état de porter les armes, dans l'objectif de pouvoir faire des levées d'hommes : à Zuydcoote, on ne compte seulement que 36 hommes. A l'époque, deux postes de garde sont installés sur le village. En 1708, suite à la Bataille d'Audenarde perdue par la France, le vainqueur, John Churchill (1er duc de Marlborough) multiplie les "réquisitions" sur toute la frontière de la Flandre française : comme ses voisins, Zuydcoote est littéralement "rançonnée" pendant plusieurs années. Le village se dit toujours ville du fait de son droit de justice seigneuriale, mais en fait n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. Suite à la paix d'Utrecht signée en 1713, Dunkerque est privée de toute communication par eau avec la Belgique, un batardeau (digue en pierres et terre) installé à Zuydcoote sur le canal de Furnes intercepte la navigation, Le commerce de Dunkerque, de même que celui de Zuydcoote, subissent de plein fouet cette entrave. A la mort de Louis XIV en 1715, Zuydcoote est toujours une seigneurie mais n'a plus rien à voir avec l'ancienne ville aux 32 rues et, en réalité, est totalement sous la domination des villes voisines et ses dirigeants, les échevins, sont souvent illettrés. Un nouveau dénombrement de la population en septembre 1716 aboutit à retrouver 160 personnes dont 26 pauvres[32]. En 1729, le seigneur de Zuydcoote est Pierre de La Villette, pensionnaire (cadre administratif) de la ville de Bruges, écuyer, seigneur de différents lieux, et après lui en 1750, le titulaire est Marc Albert de Onate, écuyer, résidant à Bruges, gendre de Pierre de La Villette, seigneur de Zuydcoote, Rosendaël et autres lieux. Le curé Pierre Vandaele fait restaurer l'église sur ses propres deniers[33].

Sous Louis XV, la situation de Zuydcoote n'évolue pas, la population se nourrit de légumes et de poisson, les nouveaux seigneurs en 1763 sont Lauwereyns de Bruges et le même Marc Albert de Onate, échevin de la ville et du franc de Bruges. On creuse de nouveau le canal de Furnes en 1768, une écluse est construite sur celui-ci à Leffrinckoucke[34].

Le , un ouragan détruisit entièrement le village et le recouvrit de sable. Ruinée, l'église Saint-Nicolas fut démolie en 1779. La tour fut conservée (elle servait d'amer). Le village ne déplora pas de victimes mais tout était à refaire et beaucoup quittèrent le village. Le moulin du village fut abattu et on dut en reconstruire un.

En 1778, la France reconnait l'indépendance des Etats-Unis en lutte contre leur ancien colonisateur l'Angleterre, celle-ci déclare la guerre à la France. Afin de protéger Dunkerque, on installe à Zuydcoote une batterie en pierre et fascinages pouvant contenir 24 canons et le personnel desservant, sur les dunes bordant la plage et on rénove les anciennes installations. On reconstruit l'église en 1779-1780 au milieu de l'ancien cimetière, et à cette fin, on réutilise les meilleurs matériaux de l'ancienne église démolie, l'abbaye de Saint-Winoc, prenant à sa charge tous les frais concernant l'église. Les nouveaux seigneurs de Zuydcoote s'appellent : Marie de La Villette, douairière de messire Jacques de Crits, écuyer, messire Charles Lauwereyns, écuyer, seigneur de Rosendaël, échevin de la ville de Bruges, messire François-Xavier Simon, écuyer, écoutéte (officier de justice) de la ville de Bruges [35]. Un nouveau recensement effectué en 1783 par l'évêque d'Ypres révèle que la population du village a encore diminué : seulement 120 personnes décomptées. Malgré tout à la veille de 1789, en 1784, signe d'espoir, une brasserie est construite[36].

Depuis 1789[modifier | modifier le code]

Avec la Révolution française, plusieurs traces du passé disparaissent : Zuydcoote relève du district de Bergues devenu arrondissement de Bergues puis arrondissement de Dunkerque. Un décret du 4 août 1790 supprime à Zuydcoote, comme partout en France, le régime féodal et donc les titres de noblesse, c'en est fini des seigneurs de Zuydcoote. Autre évolution, est instaurée la constitution civile du clergé, c'est à dire l'obligation pour les prêtres de prêter le serment de fidélité à la Constitution. Contrairement à ce qui se passe dans beaucoup d'autres paroisses de la Flandre maritime, où les prêtres refusent, suivant en cela la position du Pape Pie VI, l'abbé Charles François Duprez, prêtre de Zuydcoote, prête le serment. Puis la Révolution se radicalisant et devenant de plus en plus anti cléricale, notamment à l'époque de la Convention Nationale, l'église est fermée en janvier 1793, la commune élit son premier maire (Jean-Baptiste Demey)[37].

1793 est une nouvelle année sombre : la France doit faire face à plusieurs pays coalisés (Angleterre, Etats allemands, etc.). En août-septembre 1793, une armée d'Anglais, de Hanovriens, de Hessois, d'émigrés français entre en Flandre avec l'objectif d'assiéger Dunkerque. Dans leur approche, les soldats campent sur le village à partir du 22 août, ruinant les récoltes, réquisitionnant le bétail, les chevaux. Les desservants du fort luttent un moment puis se replient. Les Anglais (protestants) convertissent l'église en parc d'artillerie et de munitions de guerre. L'affaire se termine le 9 septembre par la bataille de Honschoote gagnée par la France, mais pour le village cela signifie un nouveau passage des troupes ennemies faisant retraite. Finalement, de nombreuses installations du village, de nombreuses archives (le papier étant utilisé comme étoupe quand celle-ci manquait) sont détruites[38].

Le 23 mai 1794, (4 prairial an II), les terres de la fabrique de l'église (l'église ne possédait pas directement de biens, ceux-ci étaient gérés par la fabrique de l'église : Conseil de fabrique) sont vendues comme bien national. Par le traité de Campo-Formio (17 octobre 1797), la Belgique est cédée à la France. De ce fait, on abat la digue installée à Zuydcoote qui barrait le canal de Furnes. La navigation n'est pas intégralement rétablie pour autant : pendant toutes les années d'existence de la digue, le canal fut peu ou pas entretenu, il est donc très envasé. Néanmoins, la barque de transport (avant le XIXe siècle, en raison du mauvais état ou de l'inexistence des routes, du danger éventuel de pillards ou soldats déserteurs, les transports de marchandises et de voyageurs se font par voie d'eau) Dunkerque-Furnes retrouve son plein fonctionnement (lorsque la digue existait, il fallait arrêter à celle-ci, décharger, passer de l'autre côté de la digue, reprendre une autre barque, recharger, autrement dit perdre du temps et de l'argent). Ce rétablissement favorise le commerce, ce dont profite Zuydcoote[39].

En 1803, on abat la flèche de l'église et on rehausse la base (toujours pour qu'elle serve d'amer). Une nouvelle église fut élevée plus au sud, comme annexe de celle de Ghyvelde , Zuydcoote n'ayant plus les moyens d'entretenir une église et un presbytère, relevant désormais de la circonscription de l'évêque de Cambrai[40]. L'ancienne tour, curiosité du littoral, fut dynamitée par les Allemands. Ses restes sont sous la grande butte de sable, au nord de la voie ferrée. Divers auteurs avaient conscience de l'importance de la végétation (oyats, buissons) fixant la dune, mais celle-ci était exploitée par la population, au détriment de la fixation des sables volants. Par exemple, en 1825, François Joseph Grille (d'Angers) écrivait après son voyage d'étude du département du Nord[41] : « Il ne faudrait pas permettre d'arracher les épines sauvages qui naissent sur les sommets les plus arides des dunes, et garantissent ce sol mouvant contre les vents impétueux (note de bas de page : « de même que les hoyas (roseaux des sables). Les pauvres les arrachent pour la fabrication de vergettes, à laquelle la racine est propre. Quant aux épines, elles servent de combustible. ») ». Il rapporte également : « Avant ces travaux, les sables s'amoncelaient et gagnaient tous les jours. Déjà de la tour de Zudcoote on n'apercevait plus que la flèche. »

Le XIXe siècle voit la situation de Zuydcoote s'améliorer : assèchement des marais, responsables de mauvaises odeurs, de fièvres, en même temps que Les Moëres sont desséchées par le chevalier Jean-Louis De Buyser de Dunkerque, ce qui profite à toute la région. Ce siècle voit également les débuts des promenades des citadins vers les villages, avant que ce ne soit le goût nouveau pour la plage et les séjours à la mer. Les dunes de Zuydcoote sont fréquentées par de nombreux chasseurs du fait de l'abondance du gibier sur les bords des marais et dans les dunes, ce qui profite également aux commerces locaux[42].

Cependant, le début du siècle demeure menaçant avec les guerres napoléoniennes. Napoléon Ier ordonne en 1803 d'élever des batteries sur toutes les côtes de France pour les protéger des anglais, maîtres des mers. Une batterie est donc érigée à Zuydcoote au sommet d'une dune haute avec un télégraphe en liaison avec celui de Dunkerque. Elle accueille huit canons et deux mortiers desservis par 20 canonniers commandés par un officier (l'ancien fort, ayant montré son peu d'efficacité, avait été désarmé après le siège de Dunkerque de 1793), et protège ainsi le village. Celui-ci retrouve le calme et peut se reconstruire. Napoléon traverse le village le 12 juillet 1804, en provenance de Dunkerque et se dirigeant vers la Belgique. Cette même année, on approfondit le canal de Furnes avec l'objectif final de pouvoir améliorer la navigation fluviale entre Dunkerque et Anvers, des prisonniers espagnols sont employés à ces travaux. Des recensement faits par le Préfet donnent en 1804 185 habitants dans 31 maisons et ménages et en 1806, 178 habitants[43].

Napoléon, venant de Belgique et accompagné de l'impératrice Marie-Louise traverse à nouveau le village en 1810, et une troisième fois en 1811. A cette époque, on voit les premières condamnations pour fraude de tabac et de genièvre[44].

A la chute de Napoléon, la batterie de 1803 est désarmée, le pays connait la paix, les soldats sont démobilisés. Les Cent Jours remettent tout en question, on réarme la batterie, on réquisitionne de nouveau les hommes. Après la bataille de Waterloo, on revient à la paix, la batterie désarmée de nouveau est remplacée par un poste de douaniers. Une opération de cadastre réalisée en 1828 donne comme superficie au village 264 hectares (599,5 mesures), soit la superficie actuelle, mais les landes et dunes occupent plus de 50% de la surface à cette époque. Cette même année, commence la construction d'une écluse avec pont-levis sur le canal de Furnes qui est de nouveau creusé pour permettre le passage de bateaux de plus gros gabarit. Cet aménagement permet aux deux parties du village, jusque là séparées par le canal, d'être reliées (avant le pont, on utilisait un bac pour passer d'un côté à l'autre)[45].

Les progrès se poursuivent : en 1839, on empierre le chemin entre Dunkerque et Furnes; jusque là, n'existait qu'un chemin sablonneux. Bergues et Hondschoote, souhaitant conserver le passage par leur cité, se sont longtemps opposées à cette amélioration. En 1848, une école ouvre pendant quelques mois mais elle ferme rapidement, le nombre d'élèves demeure insuffisant (à l'époque, avant les lois de Jules Ferry sur l'école obligatoire, laïque et gratuite, dans les années 1880, les écoles sont privées et payantes) pour payer l'investisseur-enseignant. Le village subit encore des évènements climatiques (tempête du 9 novembre ou 18 brumaire 1800, 18 février 1807, 29 novembre 1836), mais désormais on construit en dur (et non plus en bois et torchis) et les bâtiments, maisons, moulin reconstruit après la tempête de 1777, résistent[46].

Dans les années suivantes, Zuydcoote voit sa population augmenter progressivement (voir Section population et Société ci-dessous), l'activité progresse et le village s'achemine vers la configuration qui deviendra la sienne au XXe siècle.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, Zuydcoote, dont la population avait commencé à croître dès le XIXe siècle (voir Section Population et société ci-dessous) connait un fort développement, lié notamment à l'attirance de la population pour les séjours à la mer. La construction au début du siècle du sanatorium puis hôpital maritime Vancauwenberghe illustre le nouveau départ pris par la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de  Zuydcoote

Les armes se blasonnent ainsi : D'argent à l'aigle à deux têtes éployée de sable, becquée et onglée de gueules, accostée de deux lions affrontés de sable, armés et lampassés de gueules.[47]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Premier maire de février 1793 à juin 1800 (démission) : Jean Baptiste Demey[37].

Maire de 1800 à 1803-1804 (démission) : Pierre Jean Dehaudt, ex-adjoint[48].

Maire de 1804 à 1817 : Josse Barthélémy Demey[43].

Maire de 1817 à 1837 : Jean-Baptiste Fonteyne, cultivateur propriétaire, Demey étant trop âgé pour continuer[49].

Maire de 1837 à 1845 : Pierre François Bardoulant, maréchal ferrant[46].

Maire à partir de 1845 : Benjamin Waeteraere, propriétaire cultivateur (après un intérim pendant quelques mois de janvier à novembre de Josse Jacquement, marin)[46].

Maire en 1883 : L. Blanckaert[50].

Maire en 1887 : Louis Adam[51].

Maire de 1889 à 1894 : I. Bardoulant[52].

Maire de 1895 à 1900 : J. François[53].

Maire de 1901 à 1904 : E. Briet[54].

Maire de 1904 à 1914 : L. Deswarte[55].

Maire de 1922 à 1925 : A. Derley[56].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1935 Emile Deswarte    
1935 1953 Eugène Pollefoort    
1953 1971 Constance Verwaerde DVG  
1971 1989 Pierre Lamstaes DVD Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque de 1971 à 1989[57].
1989 2005 Daniel Vanhove PS Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque[58] de 1989 à 2005,
Président du Syndicat Intercommunal des Dunes de Flandres de 2001 à 2005[59].
2005 2008 Philippe Defurnes PS  
2008 2017 Paul Christophe DVD-LR Directeur général de la ville de Teteghem,
Député de la Quatorzième circonscription du Nord depuis le 18 juin 2017[60],
Président du Syndicat Intercommunal des Dunes de Flandres depuis le 5 mai 2014[61],
Conseiller départemental du Canton de Dunkerque-2 depuis le 29 mars 2015[62].
Vice-Président du Conseil départemental du Nord depuis le 2 avril 2015[63].
2017 en cours Florence Vanhille DVD 3e adjointe au maire de Zuydcoote de 2014 à 2017[64].
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[65] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 19 1,96
Marine Le Pen (FN) 207 21,38
Nicolas Sarkozy (UMP) 235 24,28 440 47,46
Jean-Luc Mélenchon (FG) 100 10,33
Philippe Poutou (NPA) 17 1,76
Nathalie Arthaud (LO) 7 0,72
Jacques Cheminade (SP) 1 0,10
François Bayrou (MoDem) 71 7,33
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 22 2,27
François Hollande (PS) 289 29,86 487 52,54
Inscrits 1125 100,00 1126 100,00
Abstentions 139 12,36 132 11,72
Votants 986 87,64 994 88,28
Blancs et nuls 18 1,83 67 6,74
Exprimés 968 98,17 927 93,26

Le résultat de l'élection présidentielle de 2017 dans cette commune est le suivant[66] :

Candidat Premier tour Deuxième tour
% Voix % Voix
Nicolas Dupont-Aignan (DLF) 7,52 75
Marine Le Pen (FN) 27,18 271 44,39 388
Emmanuel Macron (EM) 21,06 210 55,61 486
Benoît Hamon (PS) 7,72 77
Nathalie Arthaud (LO) 1,60 16
Philippe Poutou (NPA) 1,40 14
Jacques Cheminade (SP) 0,60 6
Jean Lassalle (R) 1,40 14
Jean-Luc Mélenchon (LFI) 16,15 161
François Asselineau (UPR) 0,70 7
François Fillon (LR) 14,64 146
Inscrits 1 175 100,00 1 175 100,00
Abstentions 148 12,60 167 14,21
Votants 1 027 87,40 1 008 85,79
Blancs 23 2,24 100 9,92
Nuls 7 0,68 34 3,37
Exprimés 997 97,08 874 86,71

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[68].

En 2015, la commune comptait 1 787 habitants[Note 1], en augmentation de 7,07 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
173173178283339318294317305
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
318303286318346333363361402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4316371 0391 4051 6351 7211 7673901 140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0021 0291 1151 3211 6171 5781 6831 6881 694
2013 2015 - - - - - - -
1 7661 787-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[69] puis Insee à partir de 2006[70].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Zuydcoote en 2007 en pourcentage[71].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,1 
3,8 
75 à 89 ans
6,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,8 
23,8 
45 à 59 ans
23,8 
22,8 
30 à 44 ans
23,4 
16,2 
15 à 29 ans
13,9 
22,4 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[72].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Sports[modifier | modifier le code]

Le ministère des sports a décompté 11 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[73].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le roman Week-end à Zuydcoote, écrit par Robert Merle, décrit les pérégrinations d'un soldat dans la poche de Dunkerque et a obtenu le Prix Goncourt en 1949. Ce livre fit l'objet d'une adaptation cinématographique en 1964 par Henri Verneuil, avec Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle.

Le nom de Zuydcoote apparaît également dans une aventure de Corto Maltese, bande dessinée d'Hugo Pratt, Burlesque entre Zuydcoote et Bray-Dunes, qui raconte une histoire d'espionnage et de théâtre d'ombre.

Le film Week-end à Zuydcoote a en partie été tourné sur les plages de Zuydcoote et à l’hôpital maritime.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond de Bertrand, Notice historique sur Zuydcoote, extrait des Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts ..., Dunkerque, 1855, lire en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  2. a et b [1]Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, 1996, page 1030, (ISBN 2600001336).
  3. Raymond de bertrand cité dans la bibliographie page 4
  4. Raymond de Bertrand option citée pages 5 à 8
  5. Eugène Mannier,Études etymologiques, historiques et comparatives sur les noms des villes, bourgs et villages de département du Nord, - Auguste Aubry, 1861 - [2]
  6. Raymond de Bertrand option citée pages 8-9
  7. Raymond de Bertrand option citée page 11
  8. Raymond de Bertrand option citée page 15
  9. Raymond de Bertrand option citée pages 17-18
  10. Raymond de Bertrand option citée pages 19 à 22
  11. Raymond de Bertrand option citée pages 23 à 28
  12. Raymond de Bertrand option citée pages 30-31
  13. a et b Raymond de Bertrand option citée page 32
  14. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 34
  15. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 35
  16. Raymond de Bertrand ouvrage cité pages 36-37
  17. Raymond de Bertrand ouvrage cité pages 40-41
  18. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 41
  19. Raymond de Bertrand ouvrage cité pages 42-43
  20. Raymond de Bertrand ouvrage cité pages 59-60
  21. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 45
  22. Raymond de Bertrand, ouvrage cité, donne pages 46 et suivantes des précisions sur le fonctionnement de la confrérie et sur les coutumes ou charte de Zuydcoote
  23. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 55
  24. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 56
  25. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 58
  26. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 59
  27. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 60
  28. a et b Raymond de Bertrand ouvrage cité page 63
  29. Louis de Baecker, Recherches historiques sur la ville de Bergues (lire en ligne), p. 83
  30. Raymond de Bertrand ouvrage cité pages 64 à 66
  31. Raymond de Bertrand ouvrage cité page 67
  32. Raymond de bertrand ouvrage cité pages 69 à 76
  33. Raymond de Bertrand ouvrage cité pages 77 à 79
  34. Raymond de Bertrand ouvrage cité pages 84 à 88
  35. Raymond de Bertrand, ouvrage cité pages 95-96
  36. Raymond de Bertrand option citée page 99
  37. a et b Raymond de Bertrand option citée pages 100 à 102 et 105
  38. Raymond de Bertrand, option citée , pages 103-104
  39. Raymond de Bertrand option citée pages 104-105
  40. Raymond de Bertrand option citée pages 107-108
  41. François Joseph Grille (d'Angers), Description du département du Nord. Histoire, topographie, population, administration, industrie, commerce, agriculture, mœurs, Paris, Sazerac & Duval Éditeurs, 1825-1830 (livre commencé en 1824).
  42. Raymond de Bertrand option citée pages 106-107
  43. a et b Raymond de Bertrand option citée pages 107 à 109
  44. Raymond de Bertrand option citée pages 110 à 112
  45. Raymond de Bertrand option citée pages 115-116
  46. a, b et c Raymond de Bertrand option citée pages 117-118
  47. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f59668
  48. Raymond de Bertrand option citée page 106
  49. Raymond de Bertrand, option citée page 115
  50. Annuaire Ravet Anceau du département du Nord Année 1883
  51. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1887
  52. Annuaire Ravet Anceau du département du Nord Années 1889 à 1894
  53. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1895 à 1900
  54. Annuaire Ravet Anceau département du Nord Années 1901 à 1904
  55. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1905 à 1914
  56. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1922 à 1925
  57. Service relation publique de la Communauté Urbaine de Dunkerque
  58. Plan et guide de la Communauté urbaine de Dunkerque édition 2002
  59. http://www.lesdunesdeflandre.fr/fr/pageDyn/detail.aspx?ID=175
  60. http://elections.interieur.gouv.fr/legislatives-2017/059/05914.html
  61. http://www.lavoixdunord.fr/region/syndicat-intercommunal-des-dunes-de-flandre-paul-ia17b47588n2118516
  62. https://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/nord_59/dunkerque_59140/dunkerque-2_5917
  63. « Les vice-présidents », sur Conseil départemental du Nord
  64. http://www.lavoixdunord.fr/199112/article/2017-07-31/paul-christophe-passe-les-cles-du-village-florence-vanhille
  65. Ministère de l'Intérieur - Nord (Nord - Pas de Calais), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Zuydcoote » (consulté le 5 janvier 2016)
  66. Ministère de l'Intérieur - Nord (Hauts-de-France), « Résultats de l'élection présidentielle de 2017 à Zuydcoote » (consulté le 12 septembre 2017)
  67. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  68. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  69. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  70. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  71. « Évolution et structure de la population à Zuydcoote en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  72. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  73. « Recensement des équipements sportifs, espace et sites de pratiques - détail par communes - », sur Site ministériel du recensement des équipements sportifs (consulté le 6 février 2014)