Esquelbecq

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Esquelbecq
Esquelbecq
Mairie d' Esquelbecq.
Blason de Esquelbecq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Didier Roussel
2020-2026
Code postal 59470
Code commune 59210
Démographie
Gentilé Esquelbecquois, Esquelbecquoises
Population
municipale
2 110 hab. (2018 en augmentation de 0,19 % par rapport à 2013)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 11″ nord, 2° 25′ 55″ est
Altitude Min. 11 m
Max. 29 m
Superficie 12,7 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Esquelbecq
(ville isolée)
Aire d'attraction Dunkerque
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Wormhout
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
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Esquelbecq
Liens
Site web http://www.esquelbecq.com/

Esquelbecq (en néerlandais : Ekelsbeke[1]) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Esquelbecq est située à 24,8 km de Dunkerque, 60 km de Lille et à 16,7 km d'Oost-Cappel sur la frontière belge et à 60 km des côtes anglaises. Elle est traversée par l'Yser.

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

La gare d'Esquelbecq est desservie par les trains TER Nord-Pas-de-Calais de la ligne d'Arras à Dunkerque.

Les aéroports les plus proches sont ceux de Ghyvelde (30 km), Marck (48,8 km) et Lesquin (67,5 km).

Route : autoroute A25 sortie 15 direction Wormhout (3 km) puis Esquelbecq (2 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Esquelbecq
Crochte
Bissezeele
Socx
Zegerscappel Esquelbecq Wormhout
Ledringhem

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 741 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Watten », sur la commune de Watten, mise en service en 1970[8] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 792,6 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 58 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Esquelbecq est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Esquelbecq, une unité urbaine monocommunale[18] de 2 115 habitants en 2017, constituant une ville isolée[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,9 %), zones urbanisées (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom dérivé du néerlandais "Ekelsbeke", c’est sans doute à la traversée de l’Yser et à la présence de nombreux chênes que le nom de notre commune doit son origine : «la rivière aux glands». Le village a connu plusieurs versions de son nom au cours du temps, selon la langue utilisée (latin, flamand, vieux français) : Hiccclesbeke, Hiklesbeka, Ecclesbeka, avant de se fixer au XVIIe siècle sur Ekelsbeke[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Esquelbecq.- Plaque dédiée à saint Folquin scellée dans le mur de la maison, 6 place Bergerot.

Avant 1789[modifier | modifier le code]

Esquelbecq était située sur le territoire des Ménapiens. Une voie romaine venant de Cassel traversait le village pour aboutir à Mardyck[26]. Cette voie romaine correspond plus ou moins au tracé de la route départementale 52 actuelle.

Une toute première installation humaine à Esquelbecq existait au Ve siècle : lors de leur invasion de la Gaule en 451, Attila et les Huns dévastent Bergues, alors appelée Groenbergh et plusieurs villes et villages de la région, Arras, Thérouanne, Tournai, etc., ainsi que Wormhout, Esquelbecq, avant de se diriger vers Amiens et Paris[27].

IXe siècle : Première apparition du nom dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer. La vie de saint Folquin, y est retracée. L’évangélisateur meurt à Esquelbecq le 14 décembre 855, lors d'une tournée pastorale, Esquelbecq étant alors située dans le diocèse de Thérouanne dont Folquin était évêque. Au XIXe siècle, une maison du village située sur la grand-place, portant une statue du saint dans une niche de la façade était considérée par la tradition comme celle où il trépassa[28]. En 1181 et 1210, les reliques, conservées à Saint-Omer, furent amenées temporairement à Esquelbecq, à la demande du village, amenant à chaque fois des miracles (guérisons de maladies anciennes, lueurs dans le ciel la nuit...)[29]

Le village est détruit par les Vikings en 880[30].

En 1199, Philippe, abbé de l'abbaye de Saint-Winoc de Bergues, conclut un accord avec le sire Guillaume de Tymbron (Thiembronne?) pour le partage des dîmes d'Esquelbecq[31].

Esquelbecq relevait de la châtellenie de Bergues et de la Cour féodale ou Peron de Bergues. Cette Cour féodale était propriété du souverain (comtes de Flandre puis rois de France) et étroitement imbriquée avec la châtellenie qui s'étendait sur toutes les communes autour de Bergues[32], d'où de nombreux litiges entre les deux pouvoirs concernant leurs droits et pouvoirs respectifs. La seigneurie et baronnie d'Esquelbecq relevait de la Cour féodale et appartenait au XVIIIe siècle à la famille de Guernonval. Le baron d'Esquelbecq possédait à cette époque la seigneurie de Ledringhem[33].

Implanté au bord de l’Yser, le bourg fut dès le Moyen Âge protégé par un château et un seigneur. De cette lointaine construction et de ses occupants, aucun document ne nous est parvenu à ce jour.

Depuis le Moyen Âge et jusqu’en 1821 cinq familles seigneuriales y régnèrent : L’histoire est connue avec certitude depuis la fin du XIIIe siècle, plus exactement 1299, date à laquelle la fille de Thierry d’Esquelbecq, Béatrix, seule héritière du lieu, épouse Gauthier de Ghistelles.

Gauthier ou Wauthier de Ghistelles, seigneur d'Esquelbecq et de Ledringhem, descendant du Gauthier ci-dessus, était également en 1436 gouverneur de La Madeleine, hôpital-léproserie, situé à Bergues mais en dehors de la ville. Avant lui, avant 1428, un autre seigneur d'Esquelbecq avait déjà rempli cette fonction[34].

Durant plusieurs générations, le château restera dans la famille : Jean, Gérard, Jean, Gauthier… Jeanne qui épousera Louis d’Hallewyn. On peut penser que les d’Hallewyn, seigneurs français furent contraints de vendre leurs biens en Flandre alors sous la domination espagnole. Cette vente eut lieu le 4 février 1584 (vente approuvée par Philippe II le 18 février)[35], l’acheteur et nouveau seigneur et « comte » d’Esquelbecq n’était autre que Valentin de Pardieu, né à Saint-Orner, gouverneur de Gravelines, seigneur de la Motte. Il meurt au siège de Doullens le , n’ayant aucun héritier. Valentin de Pardieu avait fait campagne avec les armées de Charles Quint.

En 1560, après la destruction de Thérouanne par Charles Quint, Esquelbecq fut placée par bref du Pape Pie IV dans l'évêché d'Ypres, doyenné de Bergues[36].

"Deo optimo maximo" à la mémoire de Valentin de Pardieu, seigneur de la Motte en l'église Saint Folquin d'Esquelbecq

C’est à Philippe Levasseur ou Le Vasseur, seigneur de Guernonval, son neveu que Valentin de Pardieu donna ses terres par testament du 13 août 1592[37]. Fait chevalier d’Esquelbecq, puis premier baron du même lieu en 1612, il aura à cœur de relever les ruines du village dont il restaure le château (1606) et l’église (1610). Il meurt en 1633. La terre et seigneurie d'Esquelbecq, tenue du comte de Fauquembergues, (Fauquembergues est détenue depuis des siècles par des membres de la maison de Saint-Omer) est ainsi élevée au rang de baronnie, par lettres données à Bruxelles le 12 janvier 1612, au profit de Philippe Le Vasseur, dit de Guernonval, chevalier, seigneur d'Esquelbecq, membre du conseil de guerre, gouverneur et capitaine de la ville de Gravelines[37].

Philippe Levasseur de Guernonval a obtenu que quelques os de Saint Folquin soient donnés à l'église du village, placée sous le patronage du saint, afin de marquer la reconstruction de l'église pillée et dévastée lors de la furie iconoclaste du XVIe siècle. L'arrivée des reliques eut lieu le 14 août 1618 lors d'une cérémonie présidée par Guillaume de Loemel, abbé de Saint-Bertin en présence de nombreux ecclésiastiques. En souvenir de l'évènement, tous les 50 ans, le 14 août, était organisée une procession autour du village avec la châsse du saint, ainsi en 1668, 1718, 1768. A cette occasion, pour le passage du saint, on jetait des ponts provisoires en bois et feuillages verts sur l'Yser[38].

Durant 225 ans, Esquelbecq « appartiendra » à la famille de Guernonval . Louis de Guernonval né à Esquelbecq en 1729 fut le dernier à être enseveli dans la crypte de l’église Saint Folquin en l’an X.

Révolution de 1789[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune fut érigée en chef-lieu de canton comprenant sept municipalités. Mais elle ne le demeura que deux ans, et c’est Wormhout, commune plus importante qui lui succéda.

En 1793 Esquelbecq connut également la fureur des patriotes. Tout ce qui rappelait l’ordre ancien fut pillé, cassé ou enlevé. Disparurent ainsi le gibet de la place, les armoiries incrustées dans les murs du château, l'église fut vidée de ses objets précieux.

bataille d’Esquelbecq : Si elle ne fut qu’un épisode de la guerre qui opposa la jeune république au reste de l’Europe, elle fut d’importance pour le village car elle engendra la fin de la magnificence du château. Cette bataille intervint dans le cadre de la bataille d'Hondschoote qui permit de lever le siège de Dunkerque fait par les Anglais[39].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la Révolution française, sous le premier Empire, se tiennent chaque année à Esquelbecq trois foires de seconde classe, héritées de l'époque antérieure à la Révolution, pour marchandises et bestiaux; en 1803, elles ont eu lieu les 15 prairial (4 juin), 15 messidor (4 juillet), 15 fructidor (2 septembre)[40].

XIXe siècle : Ruinés par la bataille de 1793 et 15 jours d’occupation ennemie, les de Guernonval l’abandonnèrent tout à fait, ils le vendirent en 1821 à M. Louis Colombier, négociant lillois. Il fut à l’origine de l’essor de la commune pour laquelle il obtint le passage de la voie ferrée et la construction d’une gare. L’arrivée des premiers trains en 1848 fut à l’origine de l’implantation d’industries et de commerces du négoce.

Alphonse Bergerot, marié à la petite-fille de Louis Colombier, fut maire pendant 56 années (de 1851 à 1908) et marqua de son empreinte le village. En 1857, il écrit avec M. Diegerick, l’archiviste d’Ypres, l’histoire du château et des seigneurs d’Esquelbecq. Il fonde la maison de retraite en 1867, l’école Saint Joseph en 1888, dote l'église d'une nouvelle chaire…

En 1854, à la suite d'une commission d'enquête nommée par l'archevêque de Cambrai René-François Régnier, la véracité des reliques de Saint Folquin est confirmée et les os sont replacés dans l'église du village le 14 décembre 1854, lors d'une cérémonie officielle en présence d'une foule considérable. Ces reliques cachées pendant la Révolution française retrouvèrent ainsi leur place occupée depuis 1618[41].

À la veille du XXe siècle, Esquelbecq compte pas moins de trois marchés par semaine les dimanche, mercredi et samedi[42].

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Elle a été une douloureuse époque pendant laquelle près de 80 esquelbecquois perdirent la vie.

Esquelbecq a accueilli des troupes de passage. En décembre 1914, un régiment stationnant à Esquelbecq a envoyé un détachement au commandement d'étapes (élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front) de Steenvoorde. Parmi ce détachement, dix hommes sont absents illégalement depuis 48 heures le 6 décembre. Ils sont signalés à la prévôté (gendarmerie) de Wormhout[43]. L'un d'eux rentre le lendemain et écope de 15 jours de prison[44].

En décembre 1914, Esquelbecq est le siège d'un dépôt regroupant les chevaux malades des cantonnements des environs (pour pouvoir être identifiés les chevaux portent un numéro de matricule sur le sabot)[44].

En début 1915, se trouve à Esquelbecq un commissaire militaire chargé de superviser ce qui se passe sur les différentes voies ferrées (à l'époque, il existe nombre de petites voies ferrées, lignes désaffectées de nos jours, reliant les villages entre eux). Ainsi, le 3 février 1915, lorsqu'un wagon prend feu sur les rails à Rexpoëde, le commissaire militaire d'Esquelbecq est prévenu[45].

Esquelbecq fait partie en 1917 du commandement d'étapes basé à Quaëdypre. La commune dépend également du commandement d'étapes installé à Bergues en 1917-1918[46].

Lors de la grande offensive allemande sur les monts de Flandre en avril 1918, des milliers de soldats revenant du front tout proche, furent soignés ici. Plus de 600 d’entre eux succombèrent à leurs blessures, aux gaz de combat ou à la maladie et furent enterrés dans un cimetière provisoire, en bordure de la route de la gare, puis définitivement en dans un terrain plus en retrait offert par l’État français[réf. nécessaire].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L’occupation allemande débuta le par une bataille pour la conquête du nœud routier de Wormhout visant à empêcher les alliés de faire retraite vers Dunkerque. Le soir de cette bataille, 86 prisonniers britanniques furent exécutes par les S. S. de la garde d'Adolf Hitler sur le territoire d'Esquelbecq au lieu-dit la Plaine au Bois[47]. Un mémorial, en témoignage de ce crime de guerre, est érigé route de Wormhout, et plus récemment la grange du massacre a été reconstruite à l’identique. Le général S. S. du régiment Leibstandarte Adolf Hitler (L.A.H.) était Sepp Dietrich. Il ne fut pas condamné pour ces crimes pas plus que Wilhelm Mohnke qui dirigeait le deuxième bataillon dont un détachement de 12 S. S. furent chargés du massacre ( massacre de Wormhout ).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Esquelbecq dans son ancien canton d'avant 2014 et son arrondissement.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1803 dans l'arrondissement de Dunkerque du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la quatorzième circonscription du Nord.

Après avoir été fugacement le chef-lieu d'un canton d'Eskelbec de 1793 à 1801, la commune est rattachée en 1801 au canton de Wormhout[48]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 11 à 45 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de l'Yser, créée fin 1996.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme des collectivités territoriales françaises (2008-2012)[49], celle-ci fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes des Hauts de Flandre, dont Esquelbecq est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 George Ammeux   Négociant
1947 1957 Paul Beun   Minotier
1957 1971 André Ammeux CNIP Négociant
1971 1998 Gabriel Deblock[53] RPR Herbager
Député de la 14e circonscription du Nord (1993 → 1997)
Conseiller général du canton de Wormhout (1985 → 1998)
Démissionne en 1998 pour raisons de santé
1998 août 2015[54] Jean-Michel Devynck DVD Agriculteur
Vice-président de la CC des Hauts de Flandre (2014 → 2015)
Décédé en fonction
novembre 2015[55],[56] En cours Didier Roussel
Réélu pour le mandat 2020-2026[57]
DVD Retraité de l'aviation civile
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[59].

En 2018, la commune comptait 2 110 habitants[Note 7], en augmentation de 0,19 % par rapport à 2013 (Nord : +0,41 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4801 5941 6941 7711 8041 8931 9271 9602 015
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9581 9491 9121 8661 9131 8561 8101 8321 762
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7361 7831 7051 5921 5441 4661 4261 5761 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5171 5591 5921 9071 9792 1242 2162 1212 124
2018 - - - - - - - -
2 110--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges
Pyramide des âges à Esquelbecq en 2007 en pourcentage[61].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
5,3 
75 à 89 ans
8,8 
10,2 
60 à 74 ans
10,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,8 
24,7 
30 à 44 ans
22,4 
16,4 
15 à 29 ans
16,3 
22,0 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[62].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un chemin de randonnée pédestre de 10 km, le circuit « Des chênes au château » emmène à travers la commune et la campagne environnante[63]. Il en existe une version plus courte de 5,9 km[64].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Esquelbecq, classé au titre des monuments historiques depuis 1987, monument privé, est construit au XIIIe siècle et restauré en 1606 à l'époque de Philippe de Guernonval, baron du lieu. La conciergerie date de 1590, le colombier construit en 1606 et le jardin à la française est d'époque XVIIe siècle [66],[67]. Situé place Bergerot, est considéré en 2018 comme un des derniers joyaux de l'architecture flamande en France, fermé pendant plus de trente ans, délaissé après l'effondrement du donjon en 1984, repris en main par le fils des propriétaires, rouvert au public depuis 2017, a organisé en 2018 une journée des plantes et des jardins à la flamande (exposition/vente, kermesse à la flamande, démonstration de vannerie,...) après un gros effort de rénovation du jardin et du parc de sept hectares, organisée par l'association du château.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

On peut également signaler :

Esquelbecq, maison 3 rue de Bergues.
  • Ancien hôtel du bailliage et de l'échevinage (M.H.) remanié en 1615 - place Bergerot
  • Maison du bailli XVIIIe, 3 rue de Bergues, faussement attribuée au chevalier de Guernonval qui habitait en réalité à quelques mètres derrière l'église. La maison du bailli Verborgh est inscrite aux monuments historiques depuis 1988 [68]
  • Site mémoire de la Plaine au bois - 1940 - rue des Dunkirk-Veterans
  • La brasserie Poidevin, anciennement brasserie Désiré Belle.
  • Gare d'Esquelbecq
  • La grange à pans de bois d'Esquelbecq datant du XVIIIe siècle, une grange rectangulaire en briques, bois et torchis, recouverte d'une vaste toiture en chaume.
  • L'école privée Saint-Joseph datant de 1888 et l'école publique André-Ammeux.
  • Le Donckerval, manoir à tour carrée, route de Wormhout, que fit construire au début du XXe siècle le colonel Pol VOISIN, ancien commandant du 15° régiment d'artillerie.
  • cimetière militaire britannique réalisé en 1918 à la suite de la bataille du mont Kemmel - il contient près de 700 sépultures des Première et Seconde Guerres mondiales.
  • Musée du massacre de la Plaine au Bois - 1940 à la Maison du Westhoek.

Labels touristiques[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, Esquelbecq possède le label Village du livre. C'est l'un des huit villages du livre de France et le seul village à posséder ce label au nord de Paris.

Depuis 2009, Esquelbecq fait également partie du réseau Village Patrimoine, coordonné par les Pays de Flandre.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Esqulbecq: vidéo de la parade des Gigottos automates, de l' écomusée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Légende "La Dame d'Esquelbecq"[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, précisément le 21 Janvier 1655, la baronne d'Esquelbecq, Marie-Jacqueline Triest, est assassinée par sa servante, qui dans la nuit enterre le cadavre dans le parc du château. Mais le chien de la châtelaine déterre le corps et la servante est confondue puis pendue. Depuis, la Dame au petit chien apparaîtrait dans le parc du château chaque nuit de 21 Janvier. Après le meurtre de sa femme, Hubert de Guernonval fit faire un tableau représentant la Sainte-Vierge et l'Enfant Jésus, entourés de plusieurs personnes en prière, dont le baron et la baronne accompagnée de son chien. Ce tableau a disparu lors de l'incendie de 1976[76].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Esquelbecq 2 (59) Nord-France.svg

Les armes d'Esquelbecq se blasonnent ainsi : « D'or au chevron d'azur accompagné de trois étoiles de gueules » [77],[78],"

Le blason officiel d'Esquelbecq est celui de Valentin de Pardieu (1520-1595) accompagné de sa devise vaincre ou mourir.

On lui attribue souvent, par erreur, le blason des Ghistelles d'Esquelbecq : « De gueules au chevron d'hermines, accompagné de trois molettes à six rais d'argent[79],[77].».

Blason de la ville de Esquelbecq (59) Nord-France.svg

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) appelée "réservoir biologique de l'Yser" se situe à Esquelbecq.[Note 8] Le milieu est du type "Forêt de Frênes et d'Aulnes des fleuves médio-européens", favorable à la présence de l'anguille (Anguilla anguilla) et du brochet (Esox lucius). Un niveau moyen de prospections concerne 2 espèces de poissons (la loche de rivière, Cobitis taenia et l’able de Heckel Leucaspius delineatus) et un niveau faible de prospections concerne une espèce d'insectes (azuré des nerpruns, Celastrina argiolus).

Sentier de grande randonnée[modifier | modifier le code]

Le sentier de grande randonnée 130 (GR de l'Yser) passe à Esquelbecq.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  8. réservoir biologique de l'Yser (ZNIEFF 310030077) sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
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  25. Mr Bergerot, cité dans la bibliographie pages 90-91
  26. Mr. Bergerot, « Vie de Saint-Folquin », Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, lettres et arts,‎ , p. 90 à 132 (lire en ligne).
  27. Charles Delaroière, « Chronique de Bergues-Saint-Winoc », dans Mémoire de la société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Années 1860-1861, p. 364, lire en ligne.
  28. M. Bergerot, cité dans la bibliographie page 103
  29. M. Bergerot opption citée page 112
  30. Louis de Baecker, Recherches historiques sur la ville de Bergues (lire en ligne), p. 9.
  31. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 1ère partie, Année 1199.
  32. Avant 1789, le territoire de la Flandre maritime, entre la côte et Bailleul, était partagé entre quatre châtellenies : celles de Bergues, Bourbourg, Cassel et Bailleul, Dunkerque constituant au fil du temps un territoire séparé et autonome.
  33. Louis de Baecker, Recherches historiques sur la ville de Bergues (lire en ligne), p. 128 à 131.
  34. Louis de Baecker option citée pages 149 à 152
  35. Annales, page 161, du Comité flamand de France
  36. Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1862-1864, neuvième volume, p. 65, lire en ligne.
  37. a et b Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 207, lire en ligne
  38. M. Bergerot option citée pages 116 à 124
  39. Commandant lévy, La défense nationale dans le Nord en 1793 (lire en ligne), p. 79 et suivantes.
  40. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. viij, lire en ligne.
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  42. Annuaire Ravet Anceau 1893
  43. Journal de marche du commandement d'étapes de Steenvoorde Décembre 1914- Janvier 1915, p. 6, lire en ligne.
  44. a et b Journal de marche du commandement d'étapes de Steenvoorde Décembre 1914- Janvier 1915, p. 7, lire en ligne.
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  79. Source: Le généalogiste fou

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Bergerot, Isidore Lucien Antoine Diegerick, Histoire du chateau et des seigneurs d'Esquelbecq en Flandre, Bruges : Vandecasteele-Werbrouck, 1857. Texte en ligne disponible sur NordNum
  • Guy Rommelaere, Histoire et patrimoine d'un village flamand : Esquelbecq,
  • Guy Rommelaere, Mai 1940 : le massacre oublié,
  • Bergerot, Vie de Saint-Folquin, dans Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, , 90 à 131 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]