Esquelbecq

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Esquelbecq
Esquelbecq
Mairie d' Esquelbecq.
Blason de Esquelbecq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Wormhout
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Code postal 59470
Code commune 59210
Démographie
Gentilé Esquelbecquois, Esquelbecquoises
Population
municipale
2 118 hab. (2015 en diminution de 1,26 % par rapport à 2010)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 11″ nord, 2° 25′ 55″ est
Altitude Min. 11 m
Max. 29 m
Superficie 12,7 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.esquelbecq.com/

Esquelbecq (en néerlandais : Ekelsbeke[1]) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Esquelbecq dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Esquelbecq est située à 24,8 km de Dunkerque, 60 km de Lille et à 16,7 km d'Oost-Cappel sur la frontière belge et à 60 km des côtes anglaises. Elle est traversée par l'Yser.

Communications[modifier | modifier le code]

La gare d'Esquelbecq est desservie par les trains TER Nord-Pas-de-Calais de la ligne d'Arras à Dunkerque.
Les aéroports les plus proches sont ceux de Ghyvelde (30 km), Marck (48,8 km) et Lesquin (67,5 km).

Route : autoroute A25 sortie 15 direction Wormhout (3 km) puis Esquelbecq (2 km)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Esquelbecq
Crochte
Bissezeele
Socx
Zegerscappel Esquelbecq Wormhout
Ledringhem

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom dérivé du néerlandais "Ekelsbeke", c’est sans doute à la traversée de l’Yser et à la présence de nombreux chênes que le nom de notre commune doit son origine : «la rivière aux glands». Le village a connu plusieurs versions de son nom au cours du temps, selon la langue utilisée (latin, flamand, vieux français) : Hiccclesbeke, Hiklesbeka, Ecclesbeka, avant de se fixer au XVIIe siècle sur Ekelsbeke[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Esquelbecq.- Plaque dédiée à St Folquin scellée dans le mur de la maison, 6 place Bergerot

Avant 1789[modifier | modifier le code]

Esquelbecq était située sur le territoire des Ménapiens. Une voie romaine venant de Cassel traversait le village pour aboutir à Mardyck[3].

IXe siècle : Première apparition du nom dans le cartulaire de Saint Bertin. La vie de Saint Folquin, y est retracée. L’évangélisateur meurt à Esquelbecq le 14 décembre 855, lors d'une tournée pastorale, Esquelbecq étant alors située dans le diocèse de Thérouanne dont Folquin était évêque. Au XIXe siècle, une maison du village située sur la grand place, portant une statue du saint dans une niche de la façade était considérée par la tradition comme celle où il trépassa[4]. En 1181 et 1210, les reliques, conservées à Saint-Omer, furent amenées temporairement à Esquelbecq,à la demande du village, amenant à chaque fois des miracles (guérisons de maladies anciennes, lueurs dans le ciel la nuit...)[5]

Le village est détruit par les Vikings en 880[6].

Esquelbecq relevait de la châtellenie de Bergues et de la Cour féodale ou Peron de Bergues. Cette Cour féodale était propriété du souverain (Comtes de Flandre puis Rois de France) et étroitement imbriquée avec la châtellenie qui s'étendait sur toutes les communes autour de Bergues[7], d'où de nombreux litiges entre les deux pouvoirs concernant leurs droits et pouvoirs respectifs. La seigneurie et Baronnie d'Esquelbecq relevait de la Cour féodale et appartenait au XVIIIe siècle à la famille de Guernonval. Le baron d'Esquelbecq possédait à cette époque la seigneurie de Ledringhem[8].

Implanté au bord de l’Yser, le bourg fut dès le Moyen Âge protégé par un château et un seigneur. De cette lointaine construction et de ses occupants, aucun document ne nous est parvenu à ce jour.

Depuis le Moyen Âge et jusqu’en 1821 cinq familles seigneuriales y régnèrent : L’histoire est connue avec certitude depuis la fin du XIIIe siècle, plus exactement 1299, date à laquelle la fille de Thierry d’Esquelbecq, Béatrix, seule héritière du lieu, épouse Gauthier de Ghistelles.

Gauthier ou Wauthier de Ghistelles, seigneur d'Esquelbecq et de Ledringhem, descendant du Gauthier ci dessus, était également en 1436 gouverneur de La Madeleine, hôpital-léproserie, situé à Bergues mais en dehors de la ville. Avant lui, avant 1428, un autre seigneur d'Esquelbecq avait déjà rempli cette fonction[9].

Durant plusieurs générations, le château restera dans la famille : Jean, Gérard, Jean, Gauthier… Jeanne qui épousera Louis d’Hallewyn. On peut penser que les d’Hallewyn, seigneurs français furent contraints de vendre leurs biens en Flandre alors sous la domination espagnole. Cette vente eut lieu le 4 février 1584 (vente approuvée par Philippe II le 18 février)[10], l’acheteur et nouveau seigneur et Comte d’Esquelbecq n’était autre que Valentin de Pardieu, né à Saint-Orner, gouverneur de Gravelines. Il meurt au siège de Doullens le , n’ayant aucun héritier. Valentin de Pardieu Seigneur de la Motte avait fait campagne avec les armées de Charles Quint.

En 1560, après la destruction de Thérouanne par Charles Quint, Esquelbecq fut placée par bref du Pape Pie IV dans l'évêché d'Ypres.

C’est à Philippe Levasseur de Guernonval son neveu que Valentin de Pardieu donna ses terres. Fait chevalier d’Esquelbecq, puis premier baron du même lieu en 1612, il aura à cœur de relever les ruines du village dont il restaure le château (1606) et l’église (1610). Il meurt en 1633.

Philippe Levasseur de Guernonval a obtenu que quelques os de Saint Folquin soient donnés à l'église du village, placée sous le patronage du saint, afin de marquer la reconstruction de l'église pillée et dévastée lors de la furie iconoclaste du XVIe siècle. L'arrivée des reliques eut lieu le 14 août 1618 lors d'une cérémonie présidée par Guillaume de Loemel, abbé de Saint-Bertin en présence de nombreux ecclésiastiques. En souvenir de l'évènement, tous les 50 ans, le 14 août, était organisée une procession autour du village avec la châsse du saint, ainsi en 1668, 1718, 1768. A cette occasion, pour le passage du saint, on jetait des ponts provisoires en bois et feuillages verts sur l'Yser[11].

Durant 225 ans, Esquelbecq « appartiendra » à la famille de Guernonval . Louis de Guernonval né à Esquelbecq en 1729 fut le dernier à être enseveli dans la crypte de l’église Saint Folquin en l’an X.

Révolution de 1789[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune fut érigée en chef-lieu de canton comprenant 7 municipalités. Mais elle ne le demeura que deux ans, et c’est Wormhout, commune plus importante qui lui succéda.

En 1793 Esquelbecq connut également la fureur des patriotes. Tout ce qui rappelait l’ordre ancien fut pillé, cassé ou enlevé. Disparurent ainsi le gibet de la place, les armoiries incrustées dans les murs du château, l'église fut vidée de ses objets précieux.

bataille d’Esquelbecq : Si elle ne fut qu’un épisode de la guerre qui opposa la jeune république au reste de l’Europe, elle fut d’importance pour le village car elle engendra la fin de la magnificence du château. Cette bataille intervint dans le cadre de la bataille d'Hondschoote qui permit de lever le siège de Dunkerque fait par les Anglais[12].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle : Ruinés par la bataille de 1793 et 15 jours d’occupation ennemie, les Guernonval l’abandonnèrent tout à fait, ils le vendirent en 1821 à M. Louis Colombier, négociant lillois. Il fut à l’origine de l’essor de la commune pour laquelle il obtint le passage de la voie ferrée et la construction d’une gare. L’arrivée des premiers trains en 1848 fut à l’origine de l’implantation d’industries et de commerces du négoce.

Alphonse Bergerot, marié à la petite-fille de Louis Colombier, fut maire pendant 56 années (de 1851 à 1908) et marqua de son empreinte le village. En 1857, il écrit avec M. Diegerick, l’archiviste d’Ypres, l’histoire du château et des seigneurs d’Esquelbecq. Il fonde la maison de retraite en 1867, l’école Saint Joseph en 1888, dote l'église d'une nouvelle chaire…

En 1854, à la suite d'une commission d'enquête nommée par l'archevêque de Cambrai René-François Régnier, la véracité des reliques de Saint Folquin est confirmée et les os sont replacés dans l'église du village le 14 décembre 1854, lors d'une cérémonie officielle en présence d'une foule considérable. Ces reliques cachées pendant la Révolution française retrouvèrent ainsi leur place occupée depuis 1618[13].

À la veille du XXe siècle, Esquelbecq compte pas moins de trois marchés par semaine les dimanche, mercredi et samedi[14].

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

La guerre de 1914-1918 : Douloureuse époque pendant laquelle près de 80 esquelbecquois perdirent la vie. Lors de la grande offensive allemande sur les monts de Flandre en avril 1918, des milliers de soldats revenant du front tout proche, furent soignés ici. Plus de 600 d’entre eux succombèrent à leurs blessures, aux gaz de combat ou à la maladie et furent enterrés dans un cimetière provisoire, en bordure de la route de la gare, puis définitivement en avril 1918 dans un terrain plus en retrait offert par l’État français.

Seconde Guerre mondiale : L’occupation allemande débuta le 28 mai 1940 par une bataille pour la conquête du nœud routier de Wormhout visant à empêcher les alliés de faire retraite vers Dunkerque. Le soir de cette bataille, plusieurs dizaines de prisonniers britanniques (86 exactement[15]) furent massacrés (Massacre de Wormhout) par les S.S. de la garde d'Adolf HITLER sur le territoire d'Esquelbecq au lieu-dit la Plaine au Bois. Un mémorial, en témoignage de ce crime de guerre, est érigé route de Wormhout, et plus récemment la grange du massacre a été reconstruite à l’identique. Le général S.S. du régiment appelé Leibstandarte Adolf HITLER (L.A.H.) était Sepp Dietrich.Il ne fut pas condamné pour ces crimes pas plus que Wilhelm MOHNKE qui dirigeait le deuxième bataillon dont un détachement de 12 S.S. furent chargés du massacre.

Légende "La Dame d'Esquelbecq"[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, précisément le 21 Janvier 1655, la baronne d'Esquelbecq Marie-Jacqueline Triest est assassinée par sa servante, qui dans la nuit enterre le cadavre dans le parc du château. Mais le chien de la châtelaine déterre le corps et la servante est confondue puis pendue. Depuis, la Dame au petit chien apparaîtrait dans le parc du château chaque nuit de 21 Janvier. Après le meurtre de sa femme, Hubert de Guernonval fit faire un tableau représentant la Sainte-Vierge et l'Enfant Jésus, entourés de plusieurs personnes en prière, dont le baron et la baronne accompagnée de son chien. Ce tableau a disparu lors de l'incendie de 1976[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Esquelbecq 2 (59) Nord-France.svg

Les armes d'Esquelbecq se blasonnent ainsi : « D'or au chevron d'azur accompagné de trois étoiles de gueules » [17],[18],"

Le blason officiel d'Esquelbecq est celui de Valentin de Pardieu (1520-1595) accompagné de sa devise "Vaincre ou mourir".
On lui attribue souvent, par erreur, le blason des Ghistelles d'Esquelbecq : « De gueules au chevron d'hermines, accompagné de trois molettes à six rais d'argent. » [19]

Blason de la ville de Esquelbecq (59) Nord-France.svg

[17]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1803 dans l'arrondissement de Dunkerque du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la quatorzième circonscription du Nord.

Après avoir été fugacement le chef-lieu d'un canton d'Eskelbec de 1793 à 1801, la commune est rattachée en 1801 au canton de Wormhout[20]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 11 à 45 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de l'Yser, créée fin 1996.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme des collectivités territoriales françaises (2008-2012)[21], celle-ci fusionne avec ses voisines pour former, le , la Communauté de communes des Hauts de Flandre, dont Esquelbecq est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Pierre François Benoît Demersseman   Avocat
1792 1792 Pierre Abraham Demol   Cultivateur
1792 1793 Jean François Lammens    
1794 1808 Noêl Étienne Demersseman   Tailleur
1808 1813 Louis Charle   Notaire
1813 1819 Pierre Verborgh    
1819 1921 Philippe Vanhoutte   Notaire
1821 1830 François Joseph de Clebsattel   Responsable des subsistances de la garnison de
Bergues sous Napoléon Ier[23].
1830 1847 Charles Louis André Colombier-Batteur   Négociant
1847 1848 Jean Baptiste Dezwarte    
1848 1852 Jean Baptiste Adolphe Robyn   Notaire
1852 1908 Alphonse Bergerot[24] Union des droites Député de la 2e circonscription de Dunkerque (1880 → 1893)
Conseiller général du canton de Wormhout (1869 → 1895)
1908 1919 Charles Bergerot[25] URD  
1919 1925 Jean Herbin    
1925 1940 Charles Bergerot[25] URD Député de la 2e circonscription de Dunkerque (1928 → 1932)
Conseiller général du canton de Wormhout (1925 → 1931)
1940 1945 George Ammeux   Négociant
1945 1945 Victor Cottreel    
1945 1947 George Ammeux   Négociant
1947 1957 Paul Beun   Minotier
1957 1971 André Ammeux CNIP Négociant
1971 1998 Gabriel Deblock[26] RPR Herbager
Député de la 14e circonscription du Nord (1993 → 1997)
Conseiller général du canton de Wormhout (1985 → 1998)
Démissionne en 1998 pour raisons de santé
1998 août 2015[27] Jean-Michel Devynck DVD Agriculteur
Vice-président de la CC des Hauts de Flandre (2014 → 2015)
Décédé en fonction
novembre 2015[28],[29] en cours
(au mars 2018)
Didier Roussel DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].

En 2015, la commune comptait 2 118 habitants[Note 1], en diminution de 1,26 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4801 5941 6941 7711 8041 8931 9271 9602 015
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9581 9491 9121 8661 9131 8561 8101 8321 762
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7361 7831 7051 5921 5441 4661 4261 5761 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 5171 5591 5921 9071 9792 1242 2162 1212 118
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Esquelbecq en 2007 en pourcentage[33].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
5,3 
75 à 89 ans
8,8 
10,2 
60 à 74 ans
10,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,8 
24,7 
30 à 44 ans
22,4 
16,4 
15 à 29 ans
16,3 
22,0 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[34].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Folquin[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Folquin (Xe-XVIIe), incendiée en 1976 et reconstruite en 1978, place Bergerot, inscrite aux monuments historiques depuis 1945 [35] Dédiée à saint Folquin de Thérouanne, elle en conservait plusieurs reliques. Ainsi était conservée jusqu'en 1793, une de ses étoles qu'on transportait au domicile des personnes en cours d'accouchement et placée à leurs côtés. Emportée à l'étranger pendant la Révolution, on ne sait ce qu'il en advint[36]. En 1618, la châsse de Folquin à Saint-Omer fut ouverte à la demande de Philippe Levasseur de Guernonval, baron d'Esquelbecq, dans le but d'en prélever quelques os pour doter l'église d'Esquelbecq, placée sous l'invocation du saint, reconstruite après les pillages et dévastations liées à la furie iconoclaste. Les ossements en question furent remis aux fils de Philippe de Guernonval, un religieux de Saint-Bertin, Guillaume de Whitte présent à la cérémonie écrivit une vie de Saint Folquin qu'il dédia au seigneur d'Esquelbecq[37]. Les reliques arrivèrent à Esquelbecq le 14 août 1618. Lors de la Révolution, le curé constitutionnel Antoine Devulder cacha les reliques de saint Folquin pour éviter leur destruction. Seule sa servante fut mise dans le secret. Les reliques se trouvaient toujours dans l'église jusqu'en 2013, date à laquelle elles disparurent.

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  • Fragments du mobilier liturgique carbonisé et sauvé des flammes de l'incendie en 1976, et statues exposés dans l"église:

Le château et ses dépendances[modifier | modifier le code]

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Autres monuments[modifier | modifier le code]

Esquelbecq, maison 3 rue de Bergues
  • Ancien hôtel du bailliage et de l'échevinage (M.H.) remanié en 1615 - Place Bergerot
  • Maison du bailli XVIIIe, 3 rue de Bergues, faussement attribuée au chevalier de Guernonval qui habitait en réalité à quelques mètres derrière l'église. La maison du bailli Verborgh est inscrite aux monuments historiques depuis 1988 [40]
  • Site mémoire de la Plaine au bois - 1940 - rue des Dunkirk Veterans
  • La brasserie Poidevin, anciennement brasserie Désiré Belle.
    Article détaillé : Brasseries du Nord Pas-de-Calais.
  • Gare d'Esquelbecq
  • La grange à pans de bois d'Esquelbecq datant du XVIIIe siècle, une grange rectangulaire en briques, bois et torchis, recouverte d'une vaste toiture en chaume.
  • L'école privée Saint-Joseph datant de 1888 et l'école publique André-Ammeux.
  • Le Donckerval, manoir à tour carrée, route de Wormhout, que fit construire au début du XXe siècle le colonel Pol VOISIN, ancien commandant du 15° régiment d'artillerie.

Depuis 2009, Esquelbecq fait partie du réseau Village Patrimoine, coordonné par les Pays de Flandre.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Esqulbecq: vidéo de la parade des Gigottos automates, de l' écomusée
  • Fête locale : Fête de la patate au mois d'août : patate-feest (en flamand occidental)
  • Brocante : 2e dimanche de septembre.
  • La nuit du livre avec auteurs, bouquinistes, libraires, éditeurs, poètes, professionnels du livre, relieurs et beaucoup d'autres : le 1er samedi de juillet.
  • Le musée des automates [47]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Rommelaere, Histoire et patrimoine d'un village flamand : Esquelbecq, 1995.
  • Guy Rommelaere, Mai 1940 : le massacre oublié, 2ème édition, 2002.
  • Mr Bergerot, <<Vie de Saint-Folquin>>, dans Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1855, p 90 à 131, lire en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. Mr Bergerot, cité dans la bibliographie pages 90-91
  3. Mr. Bergerot, « Vie de Saint-Folquin », Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, lettres et arts,‎ , p. 90 à 132 (lire en ligne)
  4. M. Bergerot, cité dans la bibliographie page 103
  5. M. Bergerot opption citée page 112
  6. Louis de Baecker, Recherches historiques sur la ville de Bergues (lire en ligne), p. 9
  7. Avant 1789, le territoire de la Flandre maritime, entre la côte et Bailleul, était partagé entre quatre châtellenies : celles de Bergues, Bourbourg, Cassel et Bailleul, Dunkerque constituant au fil du temps un territoire séparé et autonome.
  8. Louis de Baecker, Recherches historiques sur la ville de Bergues (lire en ligne), p. 128 à 131
  9. Louis de Baecker option citée pages 149 à 152
  10. Annales, page 161, du Comité flamand de France
  11. M. Bergerot option citée pages 116 à 124
  12. Commandant lévy, La défense nationale dans le Nord en 1793 (lire en ligne), p. 79 et suivantes
  13. M. Bergerot option citée pages 125 à 129
  14. Annuaire Ravet Anceau 1893
  15. « Quotidien », La Voix du Nord,‎
  16. Les Mystères du Nord-Pas-de-Calais de Bernard Coussée p. 177
  17. a et b Bulletin historique trimestriel, de la Société des antiquaires de la Morinie , 1861, page 853
  18. source: Site officiel et "Histoire et patrimoine d'un village flamand : Esquelbecq- 1995"
  19. Source: Le généalogiste fou
  20. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Article 35 de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales.
  22. « Les maires de Esquelbecq », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 7 mai 2018).
  23. http://gw.geneanet.org/rommelaere?lang=sv&p=francois+joseph&n=de+clebsattel
  24. « Alphonse, Louis, Ferdinand Bergerot (1820 - 1912) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  25. a et b « Charles, Alphonse, Auguste Bergerot (1861 - 1941) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  26. « Gabriel Deblock », Notices et portraits des députés de la Ve République > Xe législature, sur http://www.assemblee-nationale.fr (consulté le 7 mai 2018).
  27. « Esquelbecq : décès du maire Jean-Michel DevynckEsquelbecq : décès du maire Jean-Michel Devynck », France 3 Nord-Pas-de-Calais,‎ (lire en ligne).
  28. « Esquelbecq: Didier Roussel élu maire « dans la continuité » : Élus dimanche 8 novembre, les dix-neuf nouveaux conseillers municipaux ont procédé à l’élection du maire ce vendredi. Récoltant 18 voix sur 19 suffrages exprimés, Didier Roussel l’a emporté sans surprise face à Marc Debeugn », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  29. « Didier Roussel est élu maire d’Esquelbecq, Marc Debeugny siégera dans l’opposition », Le Journal des Flandres,‎ (lire en ligne) « La liste Continuons ensemble, avec sa tête Didier Roussel, qui emmenait près de la totalité de l’équipe sortante, a obtenu 83,86 % des suffrages. La liste Parole aux Esquelbecquois, conduite par Marc Debeugny, a remporté 16,15 % des voix. Il sera donc le seul opposant à siéger au conseil. Le taux de participation fut de 78,02 % ».
  30. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  33. « Évolution et structure de la population à Esquelbecq en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  34. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  35. « Église Saint-Folquin », notice no PA00107518, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. M Bergerot option citée pages 106-107
  37. M. Bergerot option citée page 116
  38. Ghislain de Montalembert, « La nouvelle vie du château d'Esquelbecq », Le Figaro Magazine, semaine du 20 octobre 2017, pages 76-83.
  39. « Château », notice no PA00107517, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Maison », notice no PA00107519, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. Bibliographie de l'histoire de Belgique, page 202,auteurs: Henri Pirenne et Henri Nowé (1902 ) 270 pages.
  42. Notice - Assemblée nationale
  43. Notice - Assemblée nationale
  44. MOREEL Léon, le maréchal MORTIER, duc de Trévise (1768-1835), esquelbecq, éditions Inter-Nationales, , 183 p., page 30
  45. base Léonore
  46. ROMMELAERE, « recensement en Flandre française », sur geneanet
  47. Journal La Voix du Nord Esquelbecq: les Gigottos automates, les enfants de Bruno Dehondt sortis de son imagination