Gravelines

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Gravelines
Gravelines
La mairie.
Blason de Gravelines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Grande-Synthe
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Bertrand Ringot
2014-2020
Code postal 59820
Code commune 59273
Démographie
Gentilé Gravelinois
Population
municipale
11 586 hab. (2015 en augmentation de 0,61 % par rapport à 2010)
Densité 511 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 59′ 09″ nord, 2° 07′ 42″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 25 m
Superficie 22,66 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-gravelines.fr/
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gravelines (homonymie).

Gravelines (Néerlandais: Grevelingen) est une commune française située dans le département du Nord, en région administrative Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Gravelinois.

La ville fait partie de la communauté urbaine de Dunkerque qui regroupe 17 communes et 200 704 habitants. Liée à la mer du Nord, Gravelines était, à l’origine, un village de pêcheurs spécialisés à la pêche à la morue en Islande, dont souvent de nombreux marins ne revenaient pas laissant de nombreux orphelins[1]. Aujourd'hui, elle est principalement connue pour abriter la centrale nucléaire la plus puissante de France.

Gravelines est une ville au passé riche. Reconnue comme étant une « cité fortifiée », elle regorge des nombreuses richesses naturelles, culturelles et historiques. Son patrimoine et sa proximité avec l'Angleterre, la Belgique et les Pays-Bas participent au tourisme local. La ville est classée parmi les 105 « plus beaux détours de France ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Embouchure de l'Aa

Gravelines est située dans le nord de la France, à la limite de la Flandre maritime, en bordure de la mer du Nord et à l'embouchure de l'Aa, à 18 km à l'ouest de Dunkerque[2], 20 km à l'est de Calais[3] et environ 75 km au nord-ouest de Lille[4].

La commune de Gravelines, est constituée de quatre lieux :

  • Gravelines centre : c'est le centre-ville ceint par les fortifications
  • Les Huttes : c'est l'ancien petit village de pêcheurs, il existait déjà sous l'Ancien Régime. Il se situe à 1 km du centre-ville sur la route de Dunkerque.
  • Petit-Fort-Philippe : petit hameau qui s'est développé au bord du chenal, au cours du XIXe siècle. Il se situe à 1 km du centre-ville au bord de la mer. C'est aujourd'hui la station balnéaire de Gravelines.
  • Pont de Pierre : c'est un quartier résidentiel neuf à 1,5 km du centre-ville, autrefois parsemé de fermes.

La centrale nucléaire de Gravelines se situe en bord de la Mer du Nord au nord-est du centre ville.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier [modifier | modifier le code]

Gravelines est traversée par l'autoroute A16 (Paris-Beauvais-Amiens-Boulogne-Calais-Dunkerque), qui la dessert par le biais des sorties 51 et 52.

Elle est également à proximité des autoroutes A25 (Dunkerque-Lille) et A26 (Calais-Arras-Reims-Troyes).

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La ligne A du réseau de l'agglomération dunkerquoise DK'Bus Marine relie Dunkerque à Gravelines en passant par Loon-Plage, Grande-Synthe et Petite-Synthe.

Le réseau départemental Oscar propose également une ligne de bus entre Gravelines et Calais, en passant par Oye-Plage et Marck.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Gravelines est située sur la ligne Calais-Dunkerque et est desservie par des TER Nord-Pas-de-Calais.

Réseau aérien [modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui de Calais-Dunkerque, à Marck, qui accueille principalement de l'aviation privée, de loisirs, de tourisme et d'affaire.

L'aéroport international de Lille-Lesquin est situé à 100 km de la ville.

L'aérodrome des Moëres dessert également l'agglomération.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mer du Nord Rose des vents
Grand-Fort-Philippe N Loon-Plage
O    Gravelines    E
S
Saint-Folquin Saint-Georges-sur-l'Aa Craywick

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionnée sous la forme Gravenenga vers 1040, Graveninga en 1097, Grevenigge en 1106, Graveningis en 1127, Gravelenges en 1139, Gravelinghes en 1221.

Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[5], il s'agit de l'anthroponyme germanique Graoine (de gar- + win[réf. souhaitée]) que l'on trouve dans le Codex principis olim Laureshamensis Abbatiae diplomaticus, c'est-à-dire les annales de l'abbaye de Lorsch en Hesse.

Une autre étymologie relie l'élément Graven- au néerlandais graven, le pluriel de graaf - comte.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Port-d'Aa[6].

En néerlandais, le nom de la commune est Grevelingen[7] (Gravelingen).

Ses habitants sont appelés les Gravelinois[8].

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

Gravelines, porte des Pays-Bas
La défaite de l'Invincible Armada au large de Gravelines
Le siège de Gravelines en 1644
Le chenal de Gravelines

Origine[modifier | modifier le code]

Au temps de la conquête romaine le Pays des Morins, dont Gravelines faisait partie, était envahi par les eaux. L'histoire de la ville ne commence réellement qu'en 800 après l'assèchement du Blootland, où une chapelle dédiée à Saint Willibrord, un évêque d'origine anglo-saxonne, est construite. Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Grunberga (Bergues) est indiqué, entouré de Burgus in broco (Bourbourg), Ecclesia in broco (Brouckerque), Saint-Wilbrordi (Gravelines)), Koudekerke (Coudekerque-Village), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)[9].

Le nom de Saint-Willebrod provient du saint du même nom, Willibrord d'Utrecht : une chapelle placée sous le patronage du saint y est construite, à l'endroit où il est réputé avoir débarqué après avoir traversé la Manche vers 690[10].

Prospérité et misère au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers le milieu du XIIe siècle le comte de Flandre, Thierry d'Alsace, décide de donner à son domaine une porte sur la mer[11].

Il y établit un port, alors qu'à ce moment, Gravelines n'est qu'un petit village de pêcheurs, en canalisant les eaux de l'Aa (il prolonge jusqu'à la mer le canal creusé par Baudouin VII depuis Watten en 1115[10]) et y fait construire une maison forte qui lui sert de résidence. Créée entre 1159 et 1163, la ville reçoit d’abord le nom de Nieuwpoort que l’on doit traduire par Ville Neuve puis celui de Graveningis, l’une des anciennes appellations de cette contrée, nom qui va progressivement se transformer en Gravelines. Thierry d'Alsace meurt à Gravelines en 1168, et son fils Philippe d'Alsace poursuit les travaux entrepris.

En 1164, Thomas Becket, en conflit avec son roi Henri II, roi d'Angleterre, aurait débarqué en France à Gravelines[12].

Gravelines fait partie du domaine foncier des Comtes de Flandre : ceux-ci gardent en effet dans leurs propriétés le territoire de même que Dunkerque, Bourbourg.... Par le jeu des partages et successions, la ville passe ensuite dans les propriétés de Robert de Cassel et de ses descendants, puis dans celles de la Maison de Luxembourg avant de finir dans la Maison de Bourbon (voir ci-dessous).

La ville se voit également dotée d'un magistrat (autorité municipale des anciennes communes) par une charte de juin 1262 octroyée par Marguerite de Constantinople, Comtesse de Flandre, confirmée par son fils Gui de Dampierre[13]. Elle reçoit un territoire recoupant en partie la paroisse correspondante, ce qui provoquera des litiges avec le magistrat de Bourbourg. La ville de Gravelines se retrouve en effet propriétaire de terres dépendant de la Châtellenie de Bourbourg et le magistrat de Bourbourg exigeait d'elle d'acquitter les impositions en vigueur dans la châtellenie alors que la ville était exemptée de celles ci sur on territoire. Gravelines finit par avoir gain de cause[14].

Port de pêche aux harengs, port de transit pour le sel, les fruits et le vin, Gravelines acquiert une place de tout premier ordre et une grande prospérité d’autant que les terres environnantes s’assèchent, permettant ainsi le développement de la culture et de l’élevage. Le commerce qu'y entretiennent les marchands de Saint-Omer, permet à la nouvelle ville de devenir un important port sur le littoral.
La ville semble connaître la prospérité grâce au commerce et à la pêche mais elle est très vite confrontée aux tourments de l’Histoire. En effet à de multiples reprises Gravelines se fait ravager pour des raisons politico militaires.

Dès le XIIIe siècle, les activités de la cité déclinent. L'ensablement de l'estuaire de l'Aa rend le port difficile d'accès. La ville peine également à se remettre des raids français effectués à plusieurs reprises par les soldats de Philippe Auguste et de Philippe le bel.
En 2006, lors de la construction de logements sur l’îlot Carnot situé à proximité de la porte orientale de l’enceinte du bas Moyen Âge à l’embouchure de l’Aa, des fouilles ont permis la découverte d'habitats médiévaux le long de la rue de Dunkerque[15].

En 1360, le traité de Brétigny, en accordant à l'Angleterre Calais et le Comté de Guînes, met Gravelines à la frontière du territoire anglais, le territoire va souffrir des fréquentes incursions des britanniques en Flandre et des actions en représailles des Comtes de Flandre puis Ducs de Bourgogne. La ville se relève lentement, un nouveau chenal est creusé au nord-est de la ville.

Au XVe siècle, elle est le théâtre de la réconciliation des maisons d'Orléans et de Bourgogne, où Philippe réconcilié emmène le duc d'Orléans à Saint-Omer, où il lui fait épouser Marie de Clèves, dont il paye la dot.

La porte d'entrée des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Gravelines est une ville frontière située sur le fleuve de l'Aa qui sert de limite entre la Flandre et le Calaisis. Enjeu stratégique, elle est d'abord fortifiée par les ducs de Bourgogne. Au XVIe siècle, l'empereur Charles Quint fait réédifier le château et lance un vaste programme de bastionnement. A Gravelines, Charles Quint et Henri VIII, roi d'Angleterre, scellent en 1520 leur alliance après l'échec de la rencontre François Ier, roi de France, Henri VIII au Camp du drap d'or. Philippe II , fils de Charles Quint, continue les travaux et fait construire sur la dune le fort qui portait son nom (en ruines au XVIIIe siècle).

À cause de son enjeu et de sa situation géographique, la forteresse de Gravelines fut à de nombreuses reprises attaquée :

  • mai 1213, Philippe Auguste choisit le site de Gravelines pour embarquer son immense armée en vue d'envahir l'Angleterre. Attendant l'arrivée du comte de Flandre, le roi y demeure un mois. Le 22 mai, le prélat du pape débarque à Gravelines et lui annonce qu'Innocent III a condamné l'invasion de l'Angleterre. Le débarquement est annulé, le roi décide de retourner son armée contre la Flandre qui ne s'est pas ralliée à son entreprise.
  • En 1302, sous Philippe le Bel, Oudard de Maubuisson prend la ville et la saccage à nouveau pour venger la défaite des français à Courtrai (bataille des éperons d'or)[16].
  • Du 24 avril au 17 septembre 1383, Henry le Despencer, évêque de Norwich entreprend une expédition en Flandre qui commence et se termine à Gravelines libérée par l'intervention du roi de France Charles VI ( (croisade d'Henri le Despenser).
  • En 1405, les Anglais en guerre contre le Duc de Bourgogne Philippe II de Bourgogne (Philippe le Hardi) attaquent Gravelines. Le Comte de Saint-Pol qui s'y était enfermé se rend après une résistance extrême, qui affaiblit de nouveau la ville, rapidement reprise par Philippe le Hardi qui s'empresse de renforcer ses fortifications[17].
  • Le 13 juillet 1558, le comte d'Egmont gagna, au profit des Espagnols, une grande bataille sur les Français. Après la prise de Calais par le duc de Guise, une offensive française avait été lancée sur la Flandre par le maréchal de Thermes (bataille de Gravelines). Le 22 décembre 1565, accord est fait à Gravelines par les commissaires du roi de France et d'Espagne, sur la nouvelle frontière entre les deux pays ; Près de l' écluse d'Oye, le fort construit par les Espagnols doit être démoli (ils s'y engagent) et « les bâtiments et couvertures de nouvel faits sur ladite, et sur le milieu du pont d'ycelle sera remise la barrière. »[18]
  • Le 29 juillet 1588, l'Invincible Armada est attaquée par des brûlots anglais au large de la ville, ce qui oblige les espagnols à se dérouter vers la mer du nord (Bataille de Gravelines).

Au début du XVIe siècle, la ville de Gravelines devient possession des Bourbons : ceux-ci sont les seigneurs fonciers de la ville. Lorsque les Bourbon deviennent rois de France avec Henri IV, Gravelines fait partie du domaine personnel du Roi.

Gravelines - 1641 (par Antoine Sandérus dans Flandria Illustrata)

Valentin de Pardieu, gouverneur de Gravelines en 1574[19] opte pour le parti espagnol durant la guerre d'independance des Pays-bas et doit défendre à plusieurs reprises la cité contre les confédérés, les français et les anglais.

Au XVIIe siècle, la place connaît une série de conflits qui la détruisent. Gaston, frère de Louis XIII assiège et prend la place en 1644. L'archiduc Léopold assiége la citadelle et la prend en 1652. En 1654, les trois-quarts des habitations sont détruites par l'explosion de la poudrière du château. Enfin, attaquée de nouveau en 1658, elle est reprise par Turenne après la victoire de la bataille des Dunes, le maréchal de La Ferté et le futur maréchal de Vauban[20].

Gravelines, ville française[modifier | modifier le code]

Les fossés, le pont-levis, les murs d'enceinte ouest.

Après le traité des Pyrénées (1659), Gravelines reste définitivement à la France mais ses murs perdent de leur valeur du fait du recul de la frontière. La ville demeure une ville de garnison jusqu'au début du XXe siècle. Vauban la fortifie et donne à la citadelle son aspect quasi définitif, Gravelines fait partie des sites majeurs fortifiés par le Maréchal.

Louis XIV passe plusieurs fois par Gravelines, il y couche en 1662, et y passe en 1670-1671, et encore en 1680[21].

La ville connait une période de paix mais reste à la merci des évènements accidentels ou naturels : peste en 1666, incendie qui la détruit quasi totalement en 1694, inondation en 1699 de même que Calais après une tempête hors norme[22].

Au XVIIIe siècle, d'importants travaux sont effectués pour curer l'Aa, construire des écluses, afin de prévenir les inondations et d'améliorer la situation du port[22].

Gravelines voit encore passer le roi Louis XV se rendant à Furnes en 1744. En 1810, Napoléon Ier vient en personne inspecter la situation de la côte et des ports sur la Manche et la Mer du Nord[23].

Avant la Révolution française, Gravelines, dépendant du diocèse de Saint-Omer, compte plusieurs institutions religieuses : un hôpital géré par des religieuses, un couvent des récollets, un couvent de Soeurs Noires, et un couvent de clarisses anglaises fondé en 1620[23].

Au début du XIXe siècle, Le phare est au bout d'une longue perche, et mal-aisément aperçu de loin, il induirait plutôt les marins en erreur, et ne serait propre qu'à causer des naufrages, mais (en 1825) « malgré le mauvais état de son port, Gravelines fait un commerce assez considérable avec l'Angleterre. Ce commerce consiste en beurre, en noix, en pommes et surtout en œufs. Des barques et des charrettes arrivent tous les jours chargées de ces objets ; elles viennent de l'intérieur de la France et jusque des environs de Paris ; on en forme la cargaison de bâtiments de trente à quarante tonneaux, qui partent régulièrement toutes les semaines pour Douvres et pour Londres. Les œufs valent quelquefois 70 à 80 fr. le mille. La quantité qu'on en exporte fait croire aux habitants (aux Flamands) que les Anglais ne peuvent se passer d'omelettes, et l'on ne manque jamais à Gravelines de leur en servir, quand ils débarquent directement dans ce port, ou qu'ils y passent, soit en allant de Calais à Dunkerque, soit en retournant de Dunkerque à Calais (Le seul département du Nord peut fournir par an 53 à 54 millions d'œufs, dont la majeure partie se consomme dans le pays ; le reste passe en Angleterre) »[24].

En 1888, Gravelines dispose d'une gare située sur la ligne de chemin de fer Bourbourg-Calais via le Pont d'Oye-Marck[25].

Au XIXe siècle, Gravelines voit la ressource halieutique locale se raréfier. « On fait ici la pêche à la morue, au hareng, au maquereau ; mais tous ces poissons, qui se tenaient volontiers jadis sur nos côtes, se rejettent depuis plusieurs années sur la côte d'Angleterre. Nos pêcheurs en souffrent beaucoup. » commente F.J. Grille[26].
Les hameaux extra-muros se développent néanmoins grâce à la pêche en Islande. L'un d'entre eux, Grand-Fort-Philippe est devenue commune autonome en 1884. Un chantier naval y était renommé pour la construction de petits navires ; il « fait venir son bois de la Norvège, en attendant que nos directeurs-généraux des forêts aménagent celles que nous possédons encore, et en fassent planter de nouvelles » précise F.J. Grille en 1825.

L'application du décret du 29 décembre 1905, prévoyant que soit établi un inventaire des biens des églises (Querelle des inventaires dans le cadre de la loi de séparation des Églises et de l'État) donne lieu à des bagarres à Gravelines entre fidèles et fonctionnaires chargés de dresser l'inventaire le 29 janvier 1906[27].

Aujourd'hui, Gravelines n'est plus la ville réputée miséreuse qu'elle fut durant une grande partie de son histoire. L'installation de la plus grande centrale nucléaire d'Europe (six réacteurs) sur son territoire a complètement métamorphosé sa physionomie, notamment grâce à la taxe professionnelle versée par EDF.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gravelines dans son canton et son arrondissement

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Jean Baptiste Gabriel Rivière    
1813 1832 Jean Nicolas Bernard Decartentry[28]    
avant 1837 après 1840 Bernard Nicolas Decarpentry    
vers 1845 1847 Jacques François Waguet    
1847   Stanislas Leroy   Pharmacien
1876 1892 Auguste Demarle Républicain Armateur

Conseiller général du canton de Gravelines de 1883 à 1907 Membre du conseil d'arrondissement

1892 1903 Adolphe Torris Conservateur Conseiller général du Canton de Gravelines de 1907 à 1913[29].
1903 1904 Charles Leurette   Cultivateur
1904 1919 Urbain Valentin Radical Imprimeur
1919 1929 Daniel Haemers Bloc National Industriel
1929 1932 Hector Vendiesse Radical Médecin
1932 1935 Charles Cirot    
1935 1941 Hector Vendiesse Radical Médecin
1942 1944 Charles Auguste Merlen    
1945 1947 Victor Cirot SFIO[30]  
1947 1965 Albert Denvers PS Sénateur du Nord de 1946 à 1956[31],
Député du Nord de 1956 à 1986 et de 1988-1993[32],
Conseiller général du Canton de Gravelines de 1937 à 1985,
Président du Conseil général du Nord de 1973 à 1985,
Président fondateur de la Communauté urbaine de Dunkerque de 1968 à 1995.
1965 mars 1977 Marguerite Denvers-Sockeel PS  
juin 1995 Albert Denvers PS
mars 2001 Léon Panier DVG Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque de 1995 à 2001[33].
en cours Bertrand Ringot PS Vice Président du Conseil général du Nord de 2014 à 2015[34],
Conseiller général du Canton de Gravelines de 2011 à 2015,
Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque depuis 2001,
Conseiller départemental du Canton de Grande-Synthe depuis 2015[35].
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est labellisée France station nautique[36] et a été classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[37].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune entretient des relations de jumelage avec[38] :

Il est à noter que la commune est, au 12 janvier 2013, la seule de France à entretenir des relations de coopération avec une ville islandaise.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[39],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 11 586 habitants[Note 2], en augmentation de 0,61 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8002 7272 7813 5704 1934 5425 3575 5825 678
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 8196 4286 5103277 8338 4165 9435 9525 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 2026 2845 8985 2555 4485 4595 5735 1896 282
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
7 7208 1679 03911 57612 33612 43011 82811 47011 586
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gravelines en 2007 en pourcentage[41].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
1,1 
3,1 
75 à 89 ans
7,8 
9,1 
60 à 74 ans
10,6 
20,6 
45 à 59 ans
20,7 
21,8 
30 à 44 ans
20,1 
21,4 
15 à 29 ans
19,5 
23,8 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[42].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Les bals de carnaval
  • Les journées eurorégionales des villes fortifiées (3e week-end d'avril)
  • La procession nautique du 15 août
  • Le Son & Lumière (dernière quinzaine du mois d'août)
  • Les journées européennes du Patrimoine (3e week-end de septembre)
  • La fête des Islandais (dernier week-end de septembre)
  • Le Marché de Noël

Sports[modifier | modifier le code]

La ville dispose de nombreuses infrastructures sportives. Le ministère des sports a décompté 103 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[43]. On compte deux piscines, un boulodrome, une salle de billard, une salle de boxe, une salle de tennis et squash, une piste de karting, un terrain de rugby, une base de char à voile, sept salles multisports, une base d’aviron, quatre terrains de foot et un stade de foot.

Équipements sportifs :

  • Le PAarc des Rives de l'Aa : espace multifonctionnel consistant en une base de loisirs et de sports de plein air. De dimension olympique (longueur 2 337 m, largeur 138 m, profondeur 3 m), le stade nautique répond aux normes des fédérations internationales et accueille depuis le printemps 2011 des équipes locales, régionales et nationales d'aviron, de canoë-kayak, de triathlon ou de natation longue distance en stage d'entraînement, ainsi que des compétitions d'envergure régionale, nationale et internationale.
  • Centre équestre : intègre également une ferme animalière (entrée gratuite) avec de nombreuses activités ludiques et pédagogiques ainsi que des activités nature en saison (parcours aventure dans les arbres, mini-golf, tir à l'arc et course d'orientation)
  • Sportica : salle de basket-ball et espace international des sports et des loisirs
  • La base nautique et de plein air Jean-Binard[44] : propose des activités sportives et de plein air telles que la voile, l'engin tracté, le char à voile, le kayak, la pirogue, le longe-côte, la pêche, le kitesurf et le stand up paddle.

Équipes et associations sportives :

Médias[modifier | modifier le code]

La radio Delta FM est née de la libéralisation des radios FM en 1981 et de la volonté de la ville de se doter d’une radio locale. Le projet, confié à l'époque au directeur du centre socioculturel de Petit Fort Philippe[46], se développe dès l’année 1984 avec le concours de salariés et de bénévoles de divers ateliers et activités du centre socioculturel et d'autres associations gravelinoises, tant pour les animateurs de la radio que pour les techniciens. La fréquence d’émission de 100,7 MHz fut attribuée et son premier emplacement fut chemin du Guindal, le long de la ligne de chemin de fer et environné par les champs, aujourd'hui située au cœur du complexe sportif Sportica.

Le choix du type d’antenne et sa construction sont confiés à des membres du club radioamateur F6KTV du centre socioculturel. Deux missions leur sont confiées :

  1. Exploiter au mieux la puissance autorisée car à l’époque les puissances permises à l’antenne sont faibles,
  2. Maîtriser la couverture d’un territoire minutieusement défini avec la condition de ne pas interférer avec les autres radios locales du littoral, notamment les radios de Dunkerque et de Calais, donc des lobes de rayonnement réduits dans ces deux directions.

D'où le choix fait par les radioamateurs de concevoir une antenne émettrice bidirectionnelle de type « rideau » orientée vers Arras avec couverture latérale réduite[47].

Dénommée Fréquence Delta à sa création, elle fut rebaptisée Delta FM dès 1986. Depuis, elle n'a cessé d'évoluer, de se professionnaliser, d'acquérir des moyens humains, techniques et d'infrastructures et surtout d'être à l'écoute du public afin de concevoir et de proposer les émissions qui en font aujourd'hui l'une des radios locales les plus écoutées de France.

Delta FM est toujours considérée par les Gravelinois comme leur radio locale. Elle a cependant su se restructurer pour se placer à la portée de ses auditeurs qui sont près de quatre-vingt-cinq mille à ce jour (2014). Elle est reçue sur un vaste territoire qui couvre le Dunkerquois, le Calaisis, le Boulonnais et l’Audomarois. Delta FM est devenue une radio de son temps avec une vingtaine de salariés, des antennes locales à Dunkerque, Boulogne et Saint-Omer. Delta FM émet toujours sur la bande FM[48], elle dispose d'un site web[49] et diffuse en continu sur le web.

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Sous la pression des rois de France, et surtout Louis XIV surnommé, en Flandre, « pit'je vierteen » (littéralement le petit quatorzième), les habitants de la région ont été plus qu'incités à abandonner la langue flamande. Cependant jusque 1845, à Gravelines comme à Loon Plage, Bourbourg, Saint Pierrebrouck, Saint Georges sur l'Aa, Clairmarais, St-Folquin, le Haut-Pont, St-Omer-Cappelle, Oye, Ruminghem et Vieille-Église, le peuple parlait encore le flamand de manière courante[50].

D'autre part, le statut de place forte militaire française et l'activité commerciale très importante du port maritime et fluvial ont fait que la langue française s'est beaucoup plus développée à Gravelines qu'aux alentours. Aussi, dès le XVème / XVIème siècle, l'administration française a exigé que les textes administratifs soient rédigés en langue française. Quelques documents rédigés en langue flamande persistent encore de nos jours en ce qui concerne les relations avec la ville de Bourbourg à propos de l'entretien de la voie navigable.

De plus, au XIXème siècle, une importante émigration en provenance d'Artois a fait que les habitants ont abandonné la langue flamande d'origine au profit d'un parler picard spécifique du littoral mais néanmoins parfaitement inter-compréhensible avec les autres formes parlées dans le reste du domaine linguistique picard.

Aujourd'hui il n'y a plus aucune famille gravelinoise en mesure de transmettre la langue flamande parlée à l'origine à leurs enfants.

Comme tous les habitants des Hauts de France d'influence picarde, les gravelinois appellent « patois » leur forme de parler picard.

Économie[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire EDF

Au total, ce sont plus de 300 entreprises qui sont implantées sur la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La poudrière abritant l'actuel musée de l'estampe dans l'enceinte de l'arsenal
La porte aux boulles
  • L'enceinte fortifiée fut conçue sous Charles Quint et les rois d'Espagne, qui la dotèrent de bastions d'angle couverts par un système de demi-lunes, de fossés en eau profonde et de contregarde. Elle fut légèrement remaniée par Vauban à la fin du XVIIe siècle.
  • Le château, appelé aujourd'hui l'arsenal, date du XVIe siècle, et a été restauré par Vauban après l'explosion de la poudrière en 1654.
  • L'église Saint Willibrord fut en grande partie détruite par un ouragan sous le Premier Empire (effondrement de la flèche et du clocher). Édifiée en 1598, l'église Saint-Willibrord était de type hallekerque. Aujourd'hui, seule la façade est d'origine, avec un remarquable portail renaissance. À l'intérieur, dans la chapelle du bas-côté droit, on trouvera un retable datant du début XVIIe siècle. Des lambris, un buffet d'orgues orné d'instruments de musique entrelacés et une belle chaire de bois sculpté du XVIIe siècle constituent un ensemble de belle qualité. L’église contient également les tombeaux de Claude Berbier du Metz (gouverneur) et de la famille Du Hamel. Celui de Valentin de Pardieu[52], l'un des plus prestigieux gouverneurs de Gravelines, a été détruit.
La citerne militaire
Église Saint Willibrord de Gravelines, France
La caserne Varenne
La gare

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Jean Bart[modifier | modifier le code]

Représentation du Jean Bart et le Forsin

Initié en 1992, avec des travaux débuté en 2002, l'association Tourville a commencé la reconstruction d'une navire de guerre à voile du XVIIe siècle : Le Jean Bart. Il s'agit d'un vaisseau de ligne de 1er rang de 84 canons mesurant 57 m de long[54]. Sa construction devrait durer 25 ans. Le chantier se visite et pourrait constituer à terme une attraction touristique importante pour la ville comme l'Hermione à Rochefort (Charente Maritime) achevée en 2014.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gravelines (Nord)

Les armes de Gravelines se blasonnent ainsi : D'or au lion de sable lampassé de gueules, à la bordure endentée du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franck Lechenet, Plein Ciel sur Vauban, Éditions Cadré Plein ciel, p. 120-123, (ISBN 978-2-952857017).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Gravelines et Dunkerque », sur www.lion1906.com (consulté le 13 avril 2015)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Gravelines et Calais », sur www.lion1906.com (consulté le 13 avril 2015)
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Gravelines et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 13 avril 2015)
  5. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse, 1968.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  8. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  9. Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, 2005, (ISBN 2-9525621-0-5)
  10. a et b Henri Piers, Histoire de la ville de Bergues-Saint-Winoc:notices historiques sur Hondschoote, Wormhoudt, Gravelines, Mardick, Bourbourg, Watten, etc.,, Imprimerie de Vanelslandt, (lire en ligne), p. 96
  11. Adriaan Verhulst, « Un exemple de la politique économique de Philippe d'Alsace : la fondation de Gravelines (1163) », Cahiers de civilisation médiévale, no 37,‎ janvier-mars 1967, p. 15-28 (lire en ligne)
  12. Henri Piers option citée page 97
  13. Henri Piers option citée page 113
  14. Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque Branche, Galaad Graal, , p. 20
  15. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 104
  16. Henry Piers option citée page 98
  17. Henri Piers option citée page 100
  18. Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier
  19. Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France, page50, de Claude Bernard Petitot et Alexandre Petitot
  20. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant (préf. Jean Nouvel), Vauban - L’intelligence du territoire, Paris, Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, , 175 p. (ISBN 2-35039-028-4), p. 166
  21. Henri Piers option citée page 108
  22. a et b Henri Piers option citée page 109
  23. a et b Henri Piers option citée pages 111-112
  24. Description du département du Nord Par François Joseph Grille (d'Angers) paris, Ed Sazerac & Duval, 1825-1830 (livre commencé en 1824)
  25. Journal de Bourbourg Année 1888
  26. Description du département du Nord Par François Joseph Grille (d'Angers), Paris, Éd. Sazerac & Duval, 1825-1830 (dans les pages consacrées à Gravelines)
  27. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 49
  28. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=5604
  29. archives municipales de Gravelines
  30. Bataille autour des Beffrois Patrick Oddone 1979 I.S.B.N. 2-903077-05-3
  31. http://www.senat.fr/senateur-4eme-republique/denvers_albert0312r4.html
  32. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=2388
  33. C.U.D Direction de la Communication service relation publique
  34. http://www.lepharedunkerquois.fr/actualite/a_la_une/LePhareDunkerquois/2014/09/10/gravelines-bertrand-ringot-nomm-eacute-v.shtml
  35. http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/059/05920.html
  36. « France stations nautiques ».
  37. Site officiel des Villes et Villages Fleuris
  38. Jumelages de Gravelines sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du ministère des Affaires étrangères, consulté le 12 janvier 2013.
  39. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  41. « Évolution et structure de la population à Gravelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  42. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  43. « Recensement des équipements sportifs, espace et sites de pratiques - détail par communes - », sur Site ministériel du recensement des équipements sportifs (consulté le 6 février 2014)
  44. « base nautique gravelines », sur Base nautique Jean Binard (consulté le 13 juillet 2016)
  45. Site officiel du Ch'Tri Man de Gravelines
  46. Le centre social est maintenant devenu la maison de quartier de Petit Fort Philippe, l'une des quatre maisons de quartier de l'association Atouts Ville
  47. Tout au plus entendait-on Delta FM à Loon-Plage et à Oye-Plage grâce aux lobes de rayonnement latéraux volontairement réduits par construction de l'antenne alors que, par les lobes de rayonnement principaux, la radio était parfaitement reçue jusque Arras.
  48. sur 100,7 MHz à Dunkerque et Boulogne, 98,9 MHz à Saint Omer
  49. « Delta FM ».
  50. Histoire de Flandre, Eric Vanneufville, octobre 2016, édition Yoran
  51. « Gravelines, le plus grand centre de données d’Europe », sur OVH.com, (consulté le 31 juillet 2015)
  52. Annales du Comité flamand de France, Page 223, Conservatoire national des arts et métiers (France), 1855
  53. Antoine-Joseph Warmé, Histoire de la ville de Doullens et des localités voisines, 1863, 559 pages, p. 244.
  54. « Tourville informations »