Drincham

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Drincham
Église Saint-Wandrille.
Église Saint-Wandrille.
Blason de Drincham
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Grande-Synthe
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Luc Waymel
2014-2020
Code postal 59630
Code commune 59182
Démographie
Gentilé Drinchamois (es)
Population
municipale
249 hab. (2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 54′ 24″ Nord 2° 18′ 36″ Est / 50.9066666667, 2.31
Altitude Min. 1 m – Max. 15 m
Superficie 3,38 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.drincham.fr/

Drincham est une commune française située dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Ses habitants sont appelés Drinchamoises ou Drinchamois.
La ville de Drincham organise son propre carnaval qui se déroule, depuis 1995, le samedi précédant la bande de Bergues.

Géographie[modifier | modifier le code]

Drincham dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

La superficie de Drincham est de 338 hectares(3,38 km2). La commune est située dans la plaine de la Flandre maritime qui borde la Mer du Nord. L'altitude de cette plaine est souvent inférieure au niveau de la mer, d'où des invasions marines fréquentes dans le passé, par exemple transgression marine Dunkerque I, transgression marine Dunkerque II, transgression marine Dunkerque III. De ce fait la région fut longtemps une zone de marais qu'il fallut drainer et assécher avant de pouvoir cultiver les sols; d'où l'importance pour cette zone géographique de la mise en place et de la gestion des wateringues même si la commune de Drincham était plutôt protégée par sa hauteur moyenne de 11 mètres au dessus du niveau de la mer. En revanche après avoir envahi le pays, la mer y a laissé en se retirant des sédiments et sables qui ont contribué à faire du pays de riches terres propices à l'agriculture. Drincham est donc une commune rurale d'intense activité agricole et d'élevage.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Drincham
Pitgam
Looberghe Drincham
Eringhem

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Drincham

Les armes de Drincham se blasonnent ainsi :"Echiqueté d'argent et d'azur, à la bordure de gueules" .

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Drincham[modifier | modifier le code]

Drincham est une petite commune des Flandres françaises. Elle a retenu l'attention des érudits ou chercheurs notamment du fait de la présence à Drincham d'une seigneurie dont le titulaire était en relation étroite avec le noble le plus puissant de la région : le Comte de Flandre. Le nom des seigneurs successifs de Drincham est donc retrouvé dans différents documents relatifs aux Comtes de Flandre[1] jusqu'au moment où le seigneur de Drincham fut un descendant, "bastard" du Comte de Flandre Louis de Male au XIVe siècle[2]. Il s'agissait d'un fief féodal attaché à une personne, disposant de terres et d'un château mais ne disposant pas du pouvoir temporel sur le village[3], qu'on appelait plus volontiers paroisse à l'époque, reflet du rôle majeur de l’Église au Moyen Âge : le village relevait de la Châtellenie de Bourbourg. On peut cependant facilement en déduire que le titulaire de cette dernière devait agir avec doigté dès lors qu'il était question de Drincham : avoir parmi ses "administrés" quelqu'un d'aussi bien placé ne devait pas être simple.

En 1110, le Comte Robert II de Flandre fait donation à l'abbaye de Bourbourg de terres marécageuses situées entre Bourbourg et Watten[3] avec toute la dîme attachée à cette terre une fois exploitée. Lambert ou Lambertus de Drincham est témoin de cette donation. Lambert est encore présent l'année suivante lorsque Robert II confirme cette donation. Le seigneur de Drincham fait donc partie de l'entourage du Comte de Flandre, ce qui montre qu'il occupe un rang non négligeable dans cette Cour.

En 1114, Baudouin VII fils et successeur de Robert II confirme cette donation et même l'étend en y ajoutant des terres dépendant de la paroisse de Noordpeene et d'autres situées à Saint-Pierre-Brouck. Lambert est de nouveau présent et signe.

D'autres actes mentionnent les seigneurs de Drincham[3], ils renseignent sur leurs pouvoirs : possession de terres et des revenus y afférant avec la possibilité d'en disposer, bénéficiaires des revenus de la dîme du village voisin, bénéficiaires de droits de péage sur un système prédécesseur des écluses :

- en avril 1223, Wauthier de Drincham, Chevalier, et sa tante Stéphanie donnent une rente annuelle à l'abbaye de Ravensberg (à Merckeghem) à prélever sur des terres situées à Drincham, attenantes à une terre possédée par Aelis, sœur de Wauthier. Ils dispensent également l'abbaye de droits de péage sur l'overdraght (système médiéval ancêtre des écluses permettant aux bateaux de franchir des rivières, ici la Colme, sur lesquelles existait un barrage fixe bloquant l'eau afin d'éviter les inondations en cas de fortes pluies, en les tirant sur un plan incliné situé à côté de la voie d'eau - les bateaux étaient à fond plat à l'époque)) de Lynck (l'overdraght de Lynck se situait en aval de celui de Watten : ce jeu d'overdraghts successifs avait pour objectif de protéger les terres basses situées entre ces overdragts et la mer afin d'éviter leur inondation en période de pluies abondantes).

- en mai 1234, le même Wauthier donne en gage d'un prêt fait par la même abbaye la moitié de la dîme qu'il perçoit en la commune d'Eringhem (à l'époque Hersinghem) ainsi qu'une partie sur l'autre moitié. L'évêque de la Morinie est le témoin de l'accord. Selon l'acte de 1283 ci-dessous, les seigneurs de Drincham tiennent cette dîme des Comtes de Flandre.

- en mai 1248, Aelis Dame de Drincham, sœur et héritière de Wauthier exempte l'église de Watten des droits de péage sur l'overdracht (ou overdraght) de Lynck (a priori le titre de seigneur ne se transmet donc pas uniquement aux hommes).

- en avril 1252, Aelis confirme l'accord passé à propos de la dîme d'Eringhem, en tant que Dame de Drincham.

- par un acte non daté, Catherine sœur d'Aelis, Dame de Drincham confirme l'exemption faite par Aélis au couvent et à l'église de Watten de droits de péage sur l'overdraght.

- en mars 1291, selon le curé d'Eringhem, Isabeau veuve de Bauduin de Drincham et Jean fils de Bauduin font une nouvelle rente à l'abbaye de Ravensberg.

- cette dîme d'Eringhem est très utilisée par les seigneurs de Drincham. Apparemment ils en ont également promise une partie à l'église de Watten cette fois en 1283. Affaire qui pose problème et que le Comte de Flandres Gui de Dampierre doit finalement trancher pour dire ce qui revient à l'église de Watten[4]. Le seigneur de Drincham est Jean de Drincham qui a succédé à son père Baudouin.

En 1346, le seigneur est Jean de Drincham. Il est à l'origine de la construction à cette date de l'église de Drincham, qui était nettement plus grande que celle d'aujourd'hui[5]. Ce Jean de Drincham épousa en 1347 Marguerite (Margrite) de Créquy fille de Jean de Créquy et de Jeanne de Pecquigny.

Le 22 novembre 1383, le Comte de Flandre Louis de Male donna par acte dressé à Arras à un de ses fils, un "bâtard" dit la tradition, Jean dit Sans Terre la seigneurie (château, maison et fief nous dit M. Verbèke) de Drincham. Il faisait ainsi coup double : il punissait l'héritier de Jean de Drincham, Jan de Scuervelde qui s'était rebellé contre lui, en lui confisquant ses biens et il dotait son fils jusque là démuni d'où son surnom. Cette décision est elle aussi révélatrice du haut niveau que représentait le titre de Seigneur de Drincham, suffisamment huppé pour que le Comte considère que ce faisant il dotait son fils de façon convenable.

Jean - ex - sans Terre désormais de Drincham fut tué à la bataille de Nicopolis en 1396 opposant les Hongrois aux envahisseurs ottomans en pleine phase d'expansion qui les amena à conquérir l'empire byzantin et à dominer le monde arabe. Le roi de Hongrie avait sollicité le secours de chevaliers chrétiens pour faire face aux envahisseurs. Un fort contingent de chevaliers français répondit à cet appel. Certains parlaient de nouvelle croisade. Selon M. Verbèke, après des succès initiaux et des querelles internes de préséance les conduisant à surenchérir et oublier toute prudence,les chevaliers français subirent de lourdes pertes.

La seigneurie de Drincham revint au fils du seigneur tué à Nicopolis également prénommé Jean qui épousa Isabelle de Ghistelle, fille du seigneur d'Esquelbecq[3]. Celle ci est présente en 1429 lors de la bénédiction donnée à une cloche de la paroisse de Bourbourg [3] en compagnie de l'abbé de Saint Bertin (Jean de Griboval), de l'abbesse de Bourbourg (Marie de La Chapelle) et du prévôt de Watten(Jacques Chevalier).

Peu de temps après est effectué en 1418[3] un inventaire des biens du nouveau maître du Comté de Flandre : le duc de Bourgogne cf Liste des Comtes de Flandre. Le texte cite parmi ces possessions celles du seigneur de Drincham. M. Verbèke en donne le détail. On peut en retenir que le seigneur de Drincham jouit de plusieurs biens sur Drincham même (terres, revenus de fermes avec leur basse cour - œufs, fromages, volailles, ...-, rentes, impôts ou taxes sur les marchandises (vin, cervoise...vendu "à brocque"(en broc) ou au détail) vendues dans la "mairie" de Drincham (la mairie était une subdivision de la Châtellenie de Bourbourg comprenant les paroisses de Drincham, Looberghe, Eringhem, Millam voir ci-dessous le paragraphe Histoire moderne) (le seigneur de Drincham détient en outre un fief appelé la seigneurie de "le Ghère", laquelle lui ramène également des rentes, mais aussi de la part des personnes qui cultivent certaines de ces terres, terres "villaines" (non tenues par des nobles), redevance sous forme de monnaie de Flandre et/ou biens en nature (ex gélines, ancien nom de poules) ou encore droit exclusif de pêche dans la Colme à Lynck. Les droits sur l'overdracht de Lynck déjà rencontré relèvent de cette seigneurie de le Ghère, droits détenus depuis longtemps par les seigneurs de Drincham cf ci-dessus en 1223) mais aussi des terres en la paroisse d'Eringhem (au lieu dit Couthof), comme en celles de Cappellebrouck, Saint Pierrebroucq (apparemment siège de la paroisse de St Willebort ou St Wellebroot) et Saint Georges (Saint Georges sur l'Aa) (lieu dit Eernesse s'étendant sur les deux paroisses). Très souvent sont associés à ces rentes des "services de cour" et hommages. Il doit en revanche une rente en raison de terres tenues du Seigneur de Pont Rohart (à noter que cet ancien texte pose également question : au début il nomme Messire Jehan de Drincham chevalier, seigneur de Drincham puis à la fin vient Jacques de Drincham, chevalier par sa femme. S'agit il de la même personne? de deux parents ? le texte ne permet pas de répondre à ces questions...).

Au final, il en ressort que le seigneur de Drincham dispose en ce début du XVe siècle de revenus non négligeables avec des ramifications vers les villages voisins.

Au 17ème siècle, la seigneurie de Drincham est détenue par les De Cupère : en 1620, la Dame de Drincham, veuve de Mathieu De Cupère mort en 1605 , ancien gouverneur de Gravelines entre autres actions notables , fit rebâtir le château, avec beaucoup de luxe , pour posséder une demeure à la hauteur de l'église de la paroisse, nous dit Mr Verbèke[3]. Le résultat fut le plus beau, le plus luxueux et le plus étendu château de la châtellenie avec cours et parcs qui attira les visiteurs.

La dite dame devait avoir des revenus suffisants pour se livrer à une telle opération. Il est vrai qu'à cette époque le titulaire de la seigneurie n'était pas uniquement seigneur de Drincham mais également de nombreuses possessions et seigneuries.

Le premier De Cupère seigneur de Drincham fut Pierre de Cupère , père de Mathieu, né en 1533, mort en 1613 à Gand.[6] La famille De Cupère comptait parmi ses aïeux un Jean De Cupère trésorier de Charles Duc de Bourgogne au 15ème siècle[6]. La généalogie des De Cupère a été retracée avec celle d'autres familles dans un ouvrage datant de 1776[7].

Pierre de Cupère était non seulement seigneur de Drincham mais aussi de Bazelle, Walle, Wanorie et Boulaire. La dame de Drincham dont il est question ci-dessus est Marie de Marquais, fille de Jean de Marquais, seigneur de Villers en Artois et de Anne le Vasseur , demoiselle de Werquigneul. Elle s'était remariée en 1613 avec Jean de Haynin, Seigneur du Maisnil, La Mairie et Wastine, Mayeur de Saint Omer. Elle mourut en 1649 à Saint Omer.[6]

La seigneurie de Drincham resta dans la famille De Cupère jusqu'en 1789 où elle devint possession du Marquis de Harchies.

Préhistoire et antiquité (avant l'an 476 de notre ère)[modifier | modifier le code]

Comme pour les communes voisines de Drincham, on sait peu de choses sur cette période. Les hommes préhistoriques étaient probablement présents dans cette région dans la mesure où les conditions naturelles le permettaient, du fait de cette situation particulière de marais, marécages, de montées périodiques des eaux cf Transgression marine Dunkerque I. On sait que les hommes peuplaient nos régions depuis très longtemps et ce des deux côtés de la Manche cf Préhistoire de la Grande Bretagne ou le célèbre site près d'Amiens qui donna même son nom à une période de la préhistoire cf Acheuléen.

Des hommes furent donc présents ou au moins de passage mais les traces de leur présence sont rares. Les préhistoriens expliquent cette rareté par l'érosion des sols et par la très forte activité agricole pendant des siècles qui a éliminé les traces possibles cf référence[8] pour une découverte importante au 3e millénaire avant notre ère.

Dans les derniers siècles précédant notre ère, des tribus gauloises habitaient la région. Sont notamment établis dans la région de Saint Omer les Morins (d'où le nom de Morinie donné à cette région) et dans la région de Drincham les Ménapiens[9]. Des fouilles faites à Pitgam au lieu dit Schulleveldt, tout près de Drincham, en 1997 à l'occasion de la pose d'un gazoduc ont confirmé cette présence ménapienne. Le site date du IIe siècle époque où il bordait le littoral : la mer arrivait jusque là à cette époque!

Comme toute la Gaule, la région fut conquise par les Romains au Ier siècle avant notre ère, non sans résistance farouche d'ailleurs cf La guerre des Gaules de Jules César.

Les Romains ont laissé des traces de leur passage à Drincham : l'actuelle D110 qui vient de Lynck et va vers Crochte est, nous dit Mr Verbeke (cf lien externe ci-dessous) une ancienne voie romaine qui reliait Looberghe à Loo (actuellement Lo-Reninge) en Belgique, appelée le Looweg,

Drincham n'existait pas encore à cette époque : une partie du village actuel était sous les eaux, l'autre couverte de bois, et il aurait été créé vers 400[3]. même si l'auteur ajoute que les indications laissées par la tradition sont fort vagues.

Moyen Âge (476-1453)[modifier | modifier le code]

On trouve une première trace de Drincham dans un document écrit au IXe siècle[3] : le village figure sous sa première appellation Dagmaringahem puis Dagmaringham, nom signifiant probablement "demeure de la famille Dagmar ou du chef Dagmar".

Le nom Dagmar à consonance germanique reflète l'origine des nouveaux occupants de la région au IXe siècle : il s'agissait des Francs, qui donnèrent leur nom à la France, arrivés de régions germaniques au Ve siècle cf Clovis qui devient roi à Tournai en 481 et qui va étendre son royaume dans la France actuelle.

Drincham faisait partie au IXe siècle des biens de l'abbaye de Saint Bertin de Saint Omer, (qui s'appelait à l'époque Sithiu). Cette abbaye avait été fondée au VIIe siècle par l'évêque de Thérouanne.

Depuis le VIIe siècle en effet des religieux parcouraient la région pour évangéliser les populations[3], fondaient des chapelles. Drincham eut probablement un oratoire dès cette époque. Saint Winoc dit de Bergues aurait fait partie de ces prédicateurs zélés. Ces campagnes furent ainsi converties au catholicisme et sont restées fidèles depuis à cette foi. La ferveur religieuse de la Flandre maritime tout autant que la volonté d'encadrement de la population se traduisent par, à cette époque (VIIe ‑ XIe siècle), la multiplication des abbayes dans la Flandre maritime : abbaye de Saint Bertin de Saint Omer déjà citée, abbaye de Bourbourg, abbaye de Watten, abbaye de Wormhout, reconstruite à Bergues pour n'en citer que quelques-unes.

Les moines se chargèrent également des travaux d'irrigation et d'assèchement des marais[3]. Cela permit de commencer à exploiter les riches terres libérées des eaux, même si le travail doit être constamment repris ou continué du fait de l'altitude très basse de cette plaine dans son ensemble cf l'organisation des watringues.

Drincham relevait à l'époque du diocèse de Thérouanne pour le "spirituel", pour reprendre l'expression de Mr Verbèke. Pour le temporel il relevait de la châtellenie de Bourbourg[3]. L'ensemble se trouvait sous l'autorité d'un grand officier nommé par le roi de Francie Occidentale, chargé de protéger toute la région comprise entre Bruges et Saint Omer contre les envahisseurs potentiels. En 866, le titulaire de cette fonction Baudouin Ier dit Bras de fer fut nommé Comte de Flandre. Le Comté de Flandre fut appelé à une grande destinée : il compta parmi les seigneurs les plus puissants de l'époque (voir Comté de Flandre pour sa riche, longue et tumultueuse histoire).

Parmi les envahisseurs potentiels, au 9ème, il fallait notamment compter les Normands ou Vikings qui ravagèrent tout le nord ouest de la France lors de plusieurs vagues d'invasion. Lors d'un de ces raids, ils firent entre autres d'énormes dégâts à Thérouanne, à Wormhoudt. Toute la région fut concernée et Drincham n'y échappa sans doute pas[3].

Un malheur n'arrivant jamais seul, à l'approche de l'an mille, passage du millénaire que selon la tradition la population redoutait comme possible fin du monde, ce que ne prouvent pas les récents travaux des historiens, la région fut frappée plusieurs années de suite par des pluies torrentielles, des tempêtes. Tous ces évènements aboutirent à des périodes difficiles où par endroits la population connut la faim.

Au XIe siècle, l'agriculture fut relancée, notamment suite à une décision du Comte de Flandres d 'accorder la possession de terres incultes à quiconque s'engageait à les mettre en culture et à y rester pour continuer de les mettre en valeur[3]. Cet effort conjugué à la politique d'irrigation et d'assainissement grâce aux watringues fit connaitre à la région une nouvelle période de prospérité.

On peut voir un reflet de cette prospérité dans l'église de Drincham. En 1369, le seigneur Jean de Drincham, chevalier, fit construire une nouvelle et grande église. Y fut prévu un emplacement particulier destiné à accueillir les tombeaux des maîtres du lieu. Elle fut notamment dotée, nous dit M. Verbèke de magnifiques vitraux parmi les plus anciens de la Flandre,qui donnaient entre autres à côté d'épisodes de la vie des saints, la généalogie des seigneurs de Drincham avec leurs blasons successifs.

En 1384, le comte de Flandre Louis de Male meurt. Sa fille et héritière Marguerite III de Flandre avait épousé le Duc de Bourgogne, Philippe II de Bourgogne. La Flandre et donc Drincham devinrent possessions bourguignonnes.

Histoire moderne (1453-1789)[modifier | modifier le code]

La Flandre, y inclus la Flandre maritime et donc Drincham, était revendiquée depuis le début par les Rois de France qui se voulaient les suzerains des Comtes de Flandres, même si ceux-ci furent souvent suffisamment puissants pour être quasi indépendants. Toutefois en 1529 par le traité de Cambrai, le roi de France François Ier renonce à sa suzeraineté sur la Flandre. Celle ci relève donc du maître de l'Espagne également héritier des États bourguignons et d'autres possessions, Charles Quint. Drincham devint ainsi "espagnole", après avoir été "bourguignonne" depuis la fin du XIVe siècle, en 1384. Elle le resta jusqu'en 1659. A cette date, par le traité des Pyrénées, l'Espagne cède à la France Gravelines et la châtellenie de Bourbourg. Drincham fut donc parmi les premiers villages flamands à redevenir français du fait de son [3]appartenance à la dite châtellenie (les autres villages et villes suivirent au cours de cette même deuxième moitié du XVIIe siècle). Cependant, entre le renoncement de 1529 et 1659, la vie en la région ne fut pas un long fleuve tranquille : de nombreux affrontements eurent lieu entre le Roi de France et ses voisins en cette Flandre maritime ou française et les campagnes et villages en firent les frais. Pour tout ce paragraphe voir Flandre Française et ci-dessous.

M. Verbèke[3] nous apprend que dans un document du XVe siècle sans autre précision, la châtellenie de Bourbourg est divisée en cinq "mayries". Celle de Drincham s'étend en Eringhem, Looberghe et Millam. l'ensemble représenterait environ 522 habitants. Ce chiffre ne peut être accepté qu'avec réserves : cela semble beaucoup pour le seul village de Drincham, et peu pour les 4 communes réunies si on se réfère à leur population connue depuis le XVIIIe voir la section "Population et société" ci-dessous et dans les communes citées. On peut également relever que depuis le 18ème siècle , début des chiffres de population considérés comme fiables, Drincham est la moins peuplée des 4 communes. En était il autrement à l'époque de sa splendeur ? Nous ne disposons pas de sources fiables sur le sujet. Tout juste pouvons nous rappeler que pour la population du village au XVe, il faut tenir compte des ravages causés par les différentes épidémies dont la peste, en particulier l'épouvantable épidémie de peste du 14ème siècle qui sévit dans toute l'Europe entre 1347 et 1352 : elle faucha entre un tiers et la moitié de la population européenne ce qui est énorme. Ses conséquences furent d'autant plus dramatiques qu'elle survint dans un contexte de diminution démographique : l'article Peste noire dresse le tableau de son origine et de ses nombreuses conséquences négatives : une des plus frappantes étant que la France ne retrouva son niveau démographique de la fin du XIIIe siècle que dans la seconde moitié du XVIIe siècle soit 4 siècles plus tard seulement.

Au XVIe siècle, en 1546 la peste se propagea de nouveau en Flandre mais Drincham n'aurait pas trop souffert de ce fléau[3].

En 1553 Charles Quint rase la ville de Thérouanne, conséquence de l'affrontement en Europe entre le Roi de France et l'Empereur, directement liée aux guerres d'Italie. Le diocèse de Thérouanne disparait et Drincham relève désormais du diocèse de Saint Omer.[3]

En 1558, Drincham est prise dans la tourmente consécutive aux affrontements entre les Rois de France successifs et les souverains espagnols pour la maîtrise de la région. La France s'était rendue maîtresse de la ville de Calais. Dans le prolongement de cette conquête une armée française commandée par le Maréchal de Thermes met le siège devant Gravelines. Elle échoue à prendre cette ville et part piller Dunkerque. Selon Mr Verbèke, [3]elle dévasta également ses environs dont Drincham puis, ralentie par son butin, elle est rattrapée et vaincue par une armée espagnole commandée par le Comte d'Egmont qui met ainsi fin aux pillages.

Concernant les troubles religieux ( apparition du protestantisme, puis guerres de religion) du 16ème siècle, la conversion au protestantisme ne semble pas avoir eu un grand succès dans la châtellenie de Bourbourg . En revanche Hondschoote fut un centre protestant notable : il faut rappeler qu'à cette époque, Hondschoote était une ville , plus importante que de nos jours, dont la prospérité était fondée sur le textile : importante industrie du drap notamment mais aussi du lin . A Honschoote se développa une communauté de protestants qui se heurta à la répression menée par les souverains espagnols contre "l'hérésie". Dans ces années troublées, en 1567, l'arrestation par le bailli de Flandre d'un bourgeois d'Hondschoote soupçonné d'hérésie provoqua une émeute dans la ville. Ce bourgeois se nommait Charles de Drincham[10]. Quel était le lien entre cette personne et le village de Drincham? Le texte ne le précise pas . On peut toutefois relever qu'au 15ème ou début du 16ème siècle un seigneur de Nieurlet Charles de Hallwin épousa en secondes noces Marguerite de Flandres-Drincham ( de Flandres Drincham titre porté par les seigneurs de Drincham depuis Jean Sans Terre , signifiant qui descend du Comte de Flandres voir ci dessus les Seigneurs de Drincham) qui était dame de Nieurlet et de Bambecque, et fille de Simon de Drincham , seigneur de Bambecque.[11] La proximité géographique entre Bambecque et Hondschoote est une indication sur le lien entre Drincham et Hondschoote, on peut présumer un lien entre ce Charles de Drincham d'Hondschoote et et Simon de Drincham seigneur de Bambecque.

Le terrible 17ème siècle.[3][modifier | modifier le code]

À partir de 1630, et tout au long du 17ème siècle , la châtellenie de Bourbourg, et donc Drincham , alla de malheurs en difficultés de tous ordres : épidémie, épizootie, conditions climatiques exceptionnelles, troubles liés à l'affrontement incessant entre la France du Cardinal de Richelieu et Louis XIII puis Louis XIV, et l'Espagne de Philippe IV puis Charles II pour mettre la main sur ou pour garder cette riche région, passages de troupes, pillages, mise à contribution des habitants pour entretenir les garnisons ou défendre la contrée, corvées ....espagnols et français semblaient rivaliser en pillages et destructions . Nous ne disposons pas de données sur l'état d'esprit des habitants mais on peut présumer de leur épuisement. Drincham , comme sans doute toute la châtellenie, a vu fondre sa population : celle ci se réduisit à 200- 300 personnes , chiffre qui resta désormais le sien , ce qui suppose qu'au temps de sa splendeur le village était nettement plus peuplé[3].

Quelques lignes dans les livres d'Histoire , telles que par exemple : Au 17ème siècle, la France et l'Espagne se sont ardemment disputées la possession de la Flandre française, rendent difficilement compte de la réalité et des conséquences pour la région concernée.

On ne peut comprendre ce qu'ont dû vivre les villages proches des affrontements qu'en retraçant les détails de ces différents épisodes. Voici donc l'exposé de cette litanie triste et macabre :

en 1636, la même année , la châtellenie, dont Drincham, eut à souffrir de la peste et dut participer aux combats pour la maîtrise du Pays de Langle et Bredenarde ( correspond à des communes du canton d'Audruicq voisines de la châtellenie de Bourbourg[12]) . Des habitants de ces villages disputés entre France et Espagne vinrent se réfugier dans la châtellenie de Bourbourg et y causèrent de nombreux dégâts. La situation resta difficile jusqu'en 1644 : les habitants de la châtellenie eurent à organiser une garde à pied et à cheval le long de l'Aa de Watten à Gravelines pour éviter les incursions et rapines d'étrangers. Cela coûta fort cher et pesa sur tous mais ne put totalement empêcher que des intrus ne viennent ravager le pays.

La châtellenie était donc bien affaiblie en cette année 1644 juste avant la nouvelle offensive française de 1645.

En 1645, Gaston de France duc d'Orléans , frère de Louis XIII, qui s'était rendu maître de Gravelines en 1644, veut prendre Watten, Cassel, avec comme objectif final Dunkerque. A cette fin, il assure ses arrières en prenant différents forts dont celui de Drincham malgré la forte résistance des assiégés. Les Espagnols cherchent à les empêcher de franchir la Colme pour aller vers Dunkerque et les bloquent quelques jours à Looberghe. Les Français se retirent et cherchent un autre passage, ils y parviennent par Pont l'Abbesse, traversent Cappellebroucq pourtant inondée[13], les Espagnols tentent mollement de les repousser, échouent et finalement toute l'armée française réussit à passer . Les Espagnols voulurent les arrêter à Bourbourg et en renforcèrent les défenses. Le commandement en fut confié à un proche du gouverneur des Pays Bas contre l'opinion des habitants pour qui la personne la plus habilitée était le commandant du fort de Lynck. De plus les militaires se comportèrent en maîtres sans égards pour les habitants . Résultat : Bourbourg résista peu , le fort de Lynck suivit quelques jours après et la route de Fort Mardyck était ouverte pour les Français.

Fin 1645, la région était dévastée suite au passage de ces différentes troupes, se servant sur l'habitant surtout lorsque , comme c'était le cas, il s'agissait de troupes victorieuses dans un pays conquis.

1646 et 1647 ne valent guère mieux , des troupes espagnoles ou françaises , selon les succès des uns ou des autres ( en cette période, les villes ne cessent de passer de main en main en fonction du résultat des combats cf le cas extrême de Dunkerque qui en une seule journée en 1658 fut tour à tour espagnole, puis française puis anglaise voir Histoire de Dunkerque) ne cessent de sillonner la région apportant avec elles leur lot d'avanies pour la population.

1648 semble être une année plus calme , les champs purent être cultivés sans que les cultures ne soient ravagées ou leur fruit confisqué par la soldatesque de passage .

En 1649, les Français maîtres de Bourbourg décidèrent de travaux sur les fortifications mais financèrent l'opération en augmentant les impôts dans la châtellenie et en imposant des corvées limitant le temps disponible pour les travaux usuels dans les champs.

En 1650, les Espagnols qui avaient repris Bergues envoient une partie de la garnison occuper Bourbourg et se comportent à leur tour en soldats victorieux en pays conquis : ils emportent les biens de la population qui en plus doit bien souvent les loger.

Epuisés, grand nombre d'habitants quittent la châtellenie, ceux qui restent sont quasiment ruinés.

Cela dure jusqu'en 1652 , jusqu'au moment où les Espagnols assiègent de nouveau Gravelines et où la garnison de Bourbourg va leur prêter main forte, occasionnant un peu de répit pour les villages alentour. Quelques mois plus tard , les Français se sont rendus et ont quitté Gravelines. Toute la population se mit à espérer que cela signifiait enfin la fin des combats et le retour à une vie normale.

Cela dura quatre ans seulement.

En 1656 , les troupes espagnoles quittent Bourbourg , passent par Drincham où elles se logent et causent les dégâts habituels( il faut se rappeler la rudesse et la violence des moeurs à l'époque) . L'année suivante c'est le mouvement inverse mais les dégâts se reproduisent.

1658 commença par un hiver exceptionnellement rigoureux. Ce fut également l'année où le grand Turenne à la tête d'une coalition franco anglaise mit le siège devant puis prit Dunkerque( cf quelques paragraphes au dessus). Cette fois ,après les Français avant leur arrivée devant Dunkerque et les dommages collatéraux inhérents à cette invasion, après les Espagnols très présents eux aussi, ce fut les Anglais qui firent une incursion dans la contrée , heureusement préservée grâce au magistrat de Bourbourg qui sut sauvegarder par son attitude les villages dépendant de son autorité. Las, les Français descendirent vers Drincham et Looberghe avec l'intention de passer la Colme . Les Espagnols résistèrent , les Français firent mine de rebrousser chemin , firent un détour et et finirent par passer la Colme à Watten . les villages aux alentours eurent alors à subir le passage d'une armée en fuite puis de leurs vainqueurs, on peut imaginer le résultat! Les rumeurs couraient la région de soldats anglais (protestants donc depuis Henri VIII au 16ème siècle) qui allaient arriver incessamment , ce qui provoqua de nouvelles fuites par crainte de l'hérésie.

En 1659, comme il a été dit ci dessus , la châtellenie de Bourbourg redevint française et cette fois définitivement.

La France installa deux compagnies de cavalerie dans la châtellenie de Bourbourg et à Drincham . Mais cette fois les troupes furent disciplinées et ne commirent pas d'exactions[3] (peut-être avaient elles reçu également la consigne de se gagner l'adhésion de la population en évitant tout acte susceptible de lui déplaire ).

La contrée était ruinée, dévastée, dépeuplée. L'étonnant n'était pas qu'il y eut moins d'habitants après ces décennies de troubles en tout genre, l'étonnant était qu'il en restât.

Mais la terre restait ce qu'elle était : riche et généreuse lorsqu'on pouvait la cultiver . Aussitôt que le calme se rétablit , ce qui fut le cas entre 1660 et 1665, la population revint et le travail reprit.

Deux faits marquèrent l'année 1662 : d'abord un orage d'une violence inhabituelle, accompagné d'une véritable tempête qui mit à bas nombre de constructions et détruisit plusieurs moulins( cf un des moulins rescapés de cette époque sur la commune de Pitgam, en haut de la côte sur la route menant à Crochte), et ensuite le rachat par Louis XIV de la ville de Dunkerque aux Anglais. C'en était fini de la présence de ces derniers dans la Région en tant que puissance susceptible d'avoir des ambitions dans la conquête de territoires. Pour les habitants de Drincham très pieux , cela signifiait le départ de "l'hérésie" anglicane.

Le terrible 17ème siècle connut encore deux soubresauts qui affectèrent dans des proportion s variables le village de Drincham.

Les communes environnant la châtellenie de Bourbourg n'étaient pas encore françaises . De ce fait , en 1676, missionné par Louis XIV, le maréchal d'Humières s'empare d'Aire sur la Lys et vient faire le siège du fort de Lynck. Celui ci résista à peine mais la troupe française déployée dans les environs vint s'emparer des grains et des foins dans l'ammanie ( circonscription administrative et /ou judiciaire dont les attributions variaient beaucoup d'un secteur à l'autre ) de Drincham. Le village se retrouvait de nouveau ruiné , il dut fournir ses récoltes alors que la récolte avait été exceptionnelle. mais aussi son bétail pour nourrir la troupe , des chariots et autres matériels dont les paysans avaient le plus grand besoin et enfin de la main d'oeuvre .

Il fallut tout le tempérament de ces personnes dures au mal, habituées au dur labeur de la terre, pour une nouvelle fois, après déjà de multiples situations de même nature, reconstruire et recommencer . Le courage de ceux qui n'avaient pas fui , exaspérés ou épuisés ou les deux, fut exceptionnel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom "Drincham" viendrait du nom laissé par le 1er possesseur et signifiant "demeure de Dagemar". La commune s'est appelée successivement[15]:

  • 830 : DAGMARINGAHEM, cartulaire de Saint-Martin
  • 857 : DAGMARINGAHAM, id
  • 977 : DAKINGAHEM, id
  • 1111 : DRINCHAM, cartulaire de Notre-Dame de Bourbourg[16]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Les élections présidentielles de 2012 ont donné les résultats suivants [17]:

1er tour

La commune compte 212 inscrits sur les listes électorales. 26 électeurs se sont abstenus soit 12,26% des inscrits).

186 électeurs ont voté (87,74% des inscrits) dont 7 votes blancs ou nuls (3,76% des votes).

Électeurs exprimés : 179 soit 84,43% des inscrits

Ont obtenu, par ordre décroissant des voix obtenues :

Nicolas Sarkozy (Union pour un Mouvement Populaire=UMP) : 58 voix soit 32,40% des voix

Marine Le Pen (Front National = FN) : 50 voix soit 27,93% des voix

François Hollande(Parti Socialiste= PS) : 38 voix soit 21,23% des voix

Jean Luc Mélenchon (Front de gauche) : 16 voix soit 8,94% des voix

François Bayrou(Mouvement Démocrate = Modem) : 13 voix soit 7,26% des voix

Philippe Piutou(Nouveau Parti Anticapitaliste= NPA) : 3 voix soit 1,68% des voix

Nathalie Artaud (Lutte Ouvrière) : 1 voix soit 0,56% des voix

N'ont obtenu aucune voix : Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès), Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République)

Eva Joly(Europe Écologie- Les Verts)

2e tour

212 électeurs inscrits. 30 abstentions soit 14,15% des inscrits.

182 électeurs ont voté (85,85% des inscrits) dont 15 considérés comme blancs ou nuls (8,24% des votes).

Électeurs exprimés : 167 soit 78,77% des inscrits.

Ont obtenu, par ordre décroissant des voix obtenues :

Nicolas Sarkozy(Union pour un Mouvement Populaire=UMP) : 95 voix soit 56,89% des voix

François Hollande (Parti Socialiste= PS) : 72 voix soit 43,11% des voix

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Luc Waymel   Principal d'établissement scolaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 249 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
196 294 300 258 253 250 275 260 288
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
294 304 269 254 248 244 250 240 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247 228 200 189 209 185 187 213 192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
184 185 156 196 221 210 273 274 252
2013 - - - - - - - -
249 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Drincham en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
1,4 
75 à 89 ans
3,8 
7,0 
60 à 74 ans
9,2 
21,1 
45 à 59 ans
19,8 
22,5 
30 à 44 ans
24,4 
22,5 
15 à 29 ans
19,8 
25,4 
0 à 14 ans
22,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Wandrille de 1369 à 1688, a été reconstruite en 1901.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notice historique sur la commune de Drincham par M. Verbèke. disponible sur http://www.westhoekpedia.org/bibliotheque-numerique/

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. le travail de M. Verbèke cité ci-dessous dans les liens externes
  2. ci-après
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Mr Verbèke, option citée, Notice historique sur la commune de Drincham par M. Verbèke (livre numérique sur le site Westhoekpedia)
  4. M. Verbèke ne peut être suivi fidèlement en l'occurrence : il évoque une reine Mathilde, Comtesse de Flandres en 1283 mais à cette date le Comte de Flandres est Gui de Dampierre et sa première épouse Mathilde de Béthune est décédée; son épouse en 1283 est Isabelle de Luxembourg
  5. cf ci-dessous
  6. a, b et c « Pierre de CUPÈRE - Généalogie WAILLY - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le 12 juillet 2016)
  7. « Fragments généalogiques », sur livre numérisé par Google,‎ (consulté le 12 juillet 2016)
  8. Valérie Beugnier et Philippe Crombé, « L'outillage commun du premier site d'habitat néolithique découvert en Flandre (Belgique). Étude fonctionnelle de l'industrie lithique taillée du site de Waardamme (3e millénaire av. J.-C.) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 104,‎ , p. 525–542 (DOI 10.3406/bspf.2007.13590, lire en ligne)
  9. « ancienne_flandre », sur utan.lille.free.fr (consulté le 19 juin 2016)
  10. « Les Flamands de France .Etude sur leur langue, leur littérature et leurs monuments . », sur livre numérisé par google,‎ (consulté le 18 juillet 2016)
  11. « Histoire de la Maison Royale de France et des grands Officiers de la Couronne », sur Livre numérisé par Google,‎ (consulté le 18 juillet 2016)
  12. « Annuaire statistique du département du Pas de Calais pour l'an 1814 », sur Livre numérisé par Google,‎ (consulté le 14 juillet 2016)
  13. l'inconvénient des basses terres facilement inondables peut devenir un avantage en provoquant l'inondation, en abattant les digues du réseau de watringues et watergangs, pour repousser un envahisseur; il fut utilisé plusieurs fois au cours de l'histoire de la région y inclus en 1914
  14. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  15. http://fr.geneawiki.com/index.php/59182_-_Drincham
  16. Mr Verbèke, option citée
  17. (fr) Conseil-General.com, « DRINCHAM 59630 ⇒ Résultat des élections Présidentielles », sur Conseil-General.com (consulté le 4 juin 2016)
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  20. « Évolution et structure de la population à Drincham en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)