Marguerite III de Flandre

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Marguerite III de Flandre
Image illustrative de l'article Marguerite III de Flandre
Titre
Comtesse de Flandre
Comtesse d'Artois
Comtesse de Bourgogne

(21 ans, 1 mois et 14 jours)
Prédécesseur Louis II de Flandre
Successeur Jean Ier de Bourgogne
Duchesse de Bourgogne

-
Prédécesseur Jeanne III de Bourgogne
Successeur Marguerite de Bavière
Comtesse de Nevers

(21 ans, 1 mois et 14 jours)
Prédécesseur Louis III
Successeur Philippe Ier
Comtesse de Rethel

(21 ans, 1 mois et 14 jours)
Prédécesseur Louis III
Successeur Antoine
Biographie
Dynastie Maison de Dampierre
Date de naissance
Date de décès (à 54 ans)
Lieu de décès Arras (Artois)
Sépulture Collégiale Saint-Pierre de Lille
Père Louis II de Flandre
Mère Marguerite de Brabant
Conjoint Philippe Ier de Bourgogne (1357)
Philippe II de Bourgogne (1369)
Enfants Jean Ier de Bourgogne
Charles
Antoine
Philippe
Marguerite
Catherine
Bonne
Marie

Marguerite III de Flandre

Marguerite de Male dite Marguerite de Dampierre, née le et mort le , est une comtesse de Flandre, d'Artois et de Bourgogne.

Elle est deux fois duchesse de Bourgogne, et suo jure, héritière présumée de Flandre, Nevers, Rethel, Brabant, Limbourg, Artois et Bourgogne. Elle est l'ancêtre de la 2e lignée de ducs de Bourgogne, par son deuxième mariage.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le , Marguerite est la fille et héritière de Louis de Male (1330–1384), comte de Flandre (Louis II), comte de Nevers et comte de Rethel (Louis III) (1346–1383), comte de Bourgogne et d'Artois (Louis Ier, 1382–1383) et de Marguerite de Brabant (1323–1380)[1], fille cadette du duc Jean III de Brabant.

Elle est la nièce et héritière de Jeanne de Brabant, duchesse de Brabant et de Limbourg.

Elle est la petite-fille de Marguerite, comtesse de Bourgogne et d'Artois, fille cadette du roi de France Philippe V le Long et de Jeanne, comtesse de Bourgogne et d'Artois.

En 1357, à l'âge de sept ans, elle épouse en premières noces Philippe de Rouvres (1346–1361), son cousin au deuxième degré. Veuve en 1361, à l'âge de onze ans, Marguerite devient duchesse douairière de Bourgogne (1361– 1369).

Après le décès de son premier mari, son père veut la marier avec Edmond de Langley, comte de Cambridge, futur duc d'York. Devant cette possibilité de voir les fiefs de Marguerite de Flandre passer sous le contrôle d'un fils du roi d'Angleterre, Charles V propose de la marier à son frère Philippe le Hardi, duc de Bourgogne depuis 1364. Louis de Male a résisté longtemps avant d'accepter sous la condition de lui restituer les châtellenies de Lille, Douai et Orchies saisies par Philippe le Bel et le paiement de 200 000 francs or. Cent mille francs devaient être payés avant le mariage et la somme restante, deux ans plus tard[2].

En juin 1369, à 19 ans, elle épouse en secondes noces le duc Philippe II de Bourgogne, dit le Hardi, quatrième fils du roi de France Jean le Bon et de Bonne de Luxembourg.

À la mort de son père, Louis de Male, en janvier 1384, Marguerite et son époux Philippe II héritent des comtés de Bourgogne (Franche-Comté), Artois, Flandre, Rethel et Nevers.

Morte le à Arras, elle est inhumée en la collégiale Saint-Pierre de Lille, laquelle est détruite au cours de la Révolution.

Après sa mort et celle de sa tante Jeanne de Brabant en 1406, c'est son fils cadet Antoine qui hérite des duchés de Brabant et de Limbourg ; tandis que son ainé Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne en 1404 à la mort de son père, héritera des comtés de Flandre, d'Artois, de Bourgogne et de Charolais.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Ses résidences[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du château de Germolles.

En Bourgogne, le château de Germolles offert par Philippe le Hardi à Marguerite de Flandre en 1381 a été totalement réaménagé par la princesse. Largement conservé, il compte aujourd'hui parmi les meilleurs exemples des résidences princières en France à la fin du Moyen Âge.

Descendance[modifier | modifier le code]

Elle eut de son mariage avec Philippe II le Hardi :

  1. Jean sans Peur (1371-1419), duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois et de Charolais, comte palatin de Bourgogne. Assassiné le , à Dijon, sur le pont de Montereau ;
  2. Charles (1372-1373) ;
  3. Antoine (1384-1415), comte de Rethel, puis duc de Brabant ;
  4. Philippe (1389-1415), devenu en 1404, par renonciation de ses frères Jean et Antoine, comte de Nevers et de Rethel ;
  5. Marguerite (1374-1441), mariée le à Guillaume IV de Bavière, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande ;
  6. Catherine (1378-1425), mariée le à Léopold IV, duc d'Autriche.
  7. Bonne (1379-1399) ;
  8. Marie (1386-1422), mariée en mai 1401 à Amédée VIII, comte puis duc de Savoie.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thalia Brero, Les baptêmes princiers : le cérémonial dans les cours de Savoie et de Bourgogne (XVe-XVIe s.) - Volume 36 de Cahiers lausannois d'histoire médiévale, Université de Lausanne, Section d'Histoire, Faculté des Lettres, , 468 p. (ISBN 978-2-94011-049-0), p. 46.
  2. Jean Rauzier, Finances et gestion d'une principauté au XIVe siècle. Le duché de Bourgogne de Philippe le Hardi (1364-1384}}, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, Paris, 1996, p. 668 (ISBN 978-2-11088973-7)