Steene

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Steene
Steene
Pont-levis du Grand-Millebrugghe.
Blason de Steene
Blason
Steene
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Alain Davroux
2020-2026
Code postal 59380
Code commune 59579
Démographie
Gentilé Steenois
Population
municipale
1 371 hab. (2019 en augmentation de 3,32 % par rapport à 2013)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 57′ 13″ nord, 2° 22′ 05″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 28 m
Superficie 10,28 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Spycker
(banlieue)
Aire d'attraction Dunkerque
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Coudekerque-Branche
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.steene.fr/

Steene est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Cette commune se trouve à proximité de Bergues mais également de Dunkerque. Steene est connue pour avoir eu sur son territoire une gare agricole, ainsi qu'une distillerie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Steene dans son canton et son arrondissement.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Steene partage avec sa voisine Armbouts-Cappel le hameau du Grand-Millebrugghe, coupé en deux par le canal de la Haute Colme.

Communes limitrophes de Steene
Spycker
(par un quadripoint)
Armbouts-Cappel
Steene Bierne
Pitgam Socx
Crochte

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 742 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dunkerque », sur la commune de Dunkerque, mise en service en 1917[7] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 697,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Boulogne-sur-Mer », sur la commune de Boulogne-sur-Mer, dans le département du Pas-de-Calais, mise en service en 1947 et à 59 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,6 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,8 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Steene est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Spycker, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[17] et 3 161 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,5 %), zones urbanisées (4 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Étymologie / Toponymie[modifier | modifier le code]

En flamand steen (ou stein en germain) évoque la pierre, le caillou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune a connu une occupation protohistorique et gallo-romaine.
Une fouille préventive réalisée à l'occasion d'un projet de lotissement, au centre de Steene a abouti à un premier diagnostic () par le Service régional de l'archéologie, avec repérage de vestiges médiévaux, et d'autres plus anciens, datant probablement de La Tène (second âge du fer). Un fossé « décrivant un angle droit et contenant un remplissage très noir fortement chargé en charbons de bois et en éléments d'argile cuite ». Des morceaux de céramique (non tournée, décorée au peigne laissent penser qu'il date de la période gauloise (La Tène) ou du début de la période romaine. Une fosse quadrangulaire de 0,6 x 1,30 mètre de la terre mélangée de charbon de bois et de fragments d'os calcinés (peut-être humains). Le feu n'a pas été fait dans la fosse (car ses parois ne sont pas rubéfiées). D'autres fosses ont révélé des céramiques médiévales (XVe siècle environ), avec notamment des cruches à col déjà connues comme production locale. Ces dépôts suggéraient la proximité d'une habitation ou d'un lieu de travail[24].
Une évaluation supplémentaire a donc été faite en , en deux semaines, sous une météo peu propice, sur +/-1 500 m2, permettant de mettre au jour 3 enclos, six sépultures à incinération, et un réseau fossoyé (en partie détruit par des travaux de drainage[25]. Les enclos sont quadrangulaires. Ils mesurent de 35 à 60 m2 selon les cas. Les sépultures ne sont pas conjointes et pourraient être ménapiennes ; ce sont des tombes rectangulaire, à incinération, pleines de charbon de bois et d'os calcinés (avec peu de traces d'éléments votifs)[25]. Un silo et des trous de poteaux évoquent un bâtiment rectangulaire cerné d’un petit fossé circulaire. Une fusaïole et des morceaux de pesons triangulaires montrent qu’on y a filé et tissé des fibres. Des clous de sauniers confirment l'exploitation de sel marin connu dans la région.
Le réseau fossoyé pourrait être celui de champs datant (selon les tessons de céramique associés) de la Tène finale [25].

Une voie romaine venant de Cassel et menant à Mardyck à travers la Flandre maritime traversait le village[26].

Avant 1789[modifier | modifier le code]

Avant 1789, Steene dépendait de la châtellenie de Bergues.

L'époque de la création de Steene est à ce jour mal connue. En 857, est citée le nom de Stem dans un titre ainsi que Bergues pour la première fois. L'écriture de Steene telle qu'on la connait aujourd'hui, est relativement récente. On peut recenser au moins sept écritures différentes au fil du temps[27] :

  • 857 : Stem dans le diplôme d'Adalard
  • 1067 : Sternis dans le diplôme de Bauduin, comte de Flandre
  • 1121 : Stenis titre de l'Abbaye de Bergues
  • 1183 : Stenis titre de l'Abbaye de Bergues
  • 1330 : Stenen dans un manuscrit de la bataille de Cassel,
  • 1360 : Stennes cartulaire de Thérouanne
  • 1560 : Steen dans une Bulle du Pape

De nos jours Steene tire son nom du germain "stein" (pierre), situé le long de la "steen-straete" voie romaine reliant jadis Cassel à la mer.

En 1215, le chevalier Walter, fils de Hugues de Stenes, devait une rente annuelle de 8 sous au chapitre d'Arras, lequel va le céder à l'abbaye Saint-Winoc de Bergues[28].


Les seigneurs et un château sont mentionnés en 1317.

Du point de vue religieux, la commune était située dans le diocèse de Thérouanne puis dans le diocèse d'Ypres, doyenné de Bergues[29].

En 1676, Jacques Zylof, écuyer, seigneur de Steenburgh, époux d'Antoinette Bacquelrot, possède un fief,ou une partie de fief, dit Locre ou Lockere situé à Looberghe dans la châtellenie de Bourbourg. La possession passe ensuite en 1704 à son héritier féodal Floris Zylof, époux de Marie Jeanne de Créquy. Puis elle devient propriété de son fils Floris Guillaume et en 1778 du fils de celui-ci Floris François Félix Zylof, écuyer domicilié à Bergues[30].

Après 1789[modifier | modifier le code]

En août Steene se retrouva dans les combats opposant les ennemis coalisés contre la République Française. L'ennemi vise à se rendre maître de Dunkerque, et dans cet objectif assiège également Bergues et occupe les villages proches dont Steene. L'affaire se termina par la Bataille d'Hondschoote, victoire française qui provoqua le retrait des troupes ennemies.

Steene était située sur la ligne de chemin de fer d'intérêt local reliant Bergues à Bollezeele via Pitgam, Drincham et qui exista des années 1914 aux années 1950.

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le château a été le quartier général et l'habitation de Charles de Broqueville, premier ministre et ministre de la guerre belge durant la Première Guerre mondiale. L'état-major belge stationne sur la commune.

Steene faisait partie de janvier à juillet 1917, du commandement d'étapes de Spycker, appelé commandement d'étapes de Spycker-Steene, c'est-à-dire un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front[31]. Stationnent à ce titre à Steene quatre gendarmes, une compagnie de mariniers, ...[32]. En juillet 1917, le commandement d'étapes est transféré à Steene[33]. En début décembre 1917, il est de nouveau transféré à Armbouts-Cappel avant de revenir à Spycker[34].

En 1916, la commune dépendait du commandement d'étapes de Grand-Millebrugghe et en 1917-1918, elle relevait également du commandement d'étapes de Bergues[31].

En février 1916, a stationné un temps sur la commune le 6e régiment de spahis[35].

Le 20 mai 1916, un ouvrier mobilisé à la distillerie de Grand-Millebrugghe a été tué dans son lit par l'explosion d'un obus de 75 qui n'a éclaté qu'en touchant le toit de la maison qu'il habitait. La gendarmerie a récupéré le culot et l'ogive. D'autres obus, au moins deux, non éclatés, sont signalés sur le territoire de Steene, ils sont activement recherchés[36].

Le , un sous-officier, cantonné à Steene et logé dans un estaminet a été évacué sur l'hôpital de Dunkerque pour état fébrile et courbatures, a été déclaré atteint de méningite (cérébro-spinale). L'estaminet où il logeait a été consigné à la troupe, et les mesures de désinfection ont été prises[37].

Le , le journal de marche du commandement d'étapes porte la remarque suivante : « Les cabarets et restaurants situés sur le périmètre du commandement d'étapes ont eu connaissance du tarif maximum auquel les boissons hygiéniques [sic] (?? (vin blanc?) ou rouge et bière) doivent être vendues »[38]. À cette époque, stationne sur la commune un chenil de l'armée[38].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Steene (Nord).svg

Les armes de Steene se blasonnent ainsi : D'or au chevron de gueules, accompagné de trois mouchetures d'hermines de sable.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1626 à 1792, tous les actes d'état civil étaient rédigés par les curés ou les vicaires parfois en français mais souvent en flamand. L'institution du conseil municipal dirigé par un maire date de la Révolution française. Le village de Steene a connu 23 maires depuis 1792[39].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Pierre Wemaere    
1792 1795 Jean Dercle    
1795 1797 Bertin Debavelaere    
1797 1798 Pierre Meneboo    
1798 1800 Pierre Dupont    
1800 1804 Laurent Coppens Droite Député de l'Assemblée législative de 1791 à 1792,
Conseiller général du Nord de 1807 à 1830,
Député du Nord de 1815 à 1818[40].
1804 1813 Pierre Meneboo    
1813 1845 Benoît Dumont    
1845 1852 Joseph Leuliette    
1852 1857 Jacques Vanhaecke    
1857 1859 Benoît Dambricourt    
1859 1871 Jean Dumont    
1871 1878 Félix Dantu    
1878 1895 Gery Dantu    
1895 1897 Alphonse Demey    
1897 1919 Eugène Barbion    
1919 1920 Jules Vanpoperinghe    
1920 1937 Léon Cockenpot    
1937 Jean Duriez    
Jérôme Flamen    
François Duriez    
Jean-Marie Rommelaere DVG  
En cours Alain Davroux    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[42].

En 2019, la commune comptait 1 371 habitants[Note 8], en augmentation de 3,32 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700788661714739845837834893
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8629469641 0761 0701 0381 0651 0791 068
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0721 0821 0309981 006915942905853
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8728151 3331 3021 2641 1841 2231 2351 327
2018 2019 - - - - - - -
1 3741 371-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,0 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 663 hommes pour 711 femmes, soit un taux de 51,75 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,7 
5,1 
75-89 ans
5,6 
17,2 
60-74 ans
15,5 
24,4 
45-59 ans
24,3 
17,9 
30-44 ans
17,3 
16,3 
15-29 ans
15,9 
19,0 
0-14 ans
20,7 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le château de Steenbourg aurait été construit par Vigorus de Raepe en 1574 sur les fondations d'une bâtisse du XIVe siècle. Il aurait été une maison de plaisance de la comtesse Isabelle et de l'archiduc Albert au XVIIe siècle. Un autre château y fut construit vers la fin XVIe siècle et fut vendu à Jacques Zylof vers 1679 qui le nomma alors château de Zylof et resta dans la famille jusqu'au XIXe siècle. Il a une forme de quadrilatère entouré de douves avec pont et flanqué de 4 tourelles d'angle, pignons à pas-de-moineau des ailes.
  • Le château Duriez construit en 1791, il comprend un parc, un étang, une glacière, des dépendances et une ferme monumentale reconstruite en 1854. Au début du XIXe siècle, M. Cadet-Desgraviers réaménage le site pour développer une activité industrielle : une sucrerie, puis une distillerie. En 1913, la famille Duriez acquiert la distillerie de Steene, et rénove le site qui était en mauvais état. La distillerie fonctionna jusqu'en 1991, date de sa reprise par les Sucreries de Lilliers qui transférèrent l'activité.
  • Église Saint Martin du XVIIIe siècle en briques à deux nefs, transformée aux 16e/17e en Hallekerque ou église-halle.
  • Calvaire érigé en 1707. Un vœu est à l’origine du calvaire à loques de Steene. En effet, Floris Hyacinthe Zylof, propriétaire du château de Steenbourg fait un vœu : avoir un descendant. Son épouse, Marie-Jeanne de Créquy, approche de la quarantaine sans avoir mis au monde de descendant. Son vœu est exaucé. Elle a 39 ans lorsque naît en leur fils unique : Floris Guillaume Zylof. Son père fait alors ériger ce calvaire sur ses terres, non loin du château.
  • Brasserie Leulliette milieu du XIXe siècle.

Voir le site du Ministère de la culture pour plus d'information sur ces différents trésors architecturaux.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Le château de Zylof apparaît dans la série de France 2 Les Petits Meurtres d'Agatha Christie lors de l'épisode 14 intitulé Témoin Muet (diffusion le vendredi à 20h45).

En 2018 (Saison 2) et en 2020 (Saison 3), le Château Duriez situé au hameau du Grand-Millebrugghe, apparaît dans la série de Canal+ Baron noir. Le lieu servit de doublure à la Lanterne, résidence versaillaise des chefs de l’État[47].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Baron Laurent Coppens - † Dunkerque), homme politique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  7. « Station Météo-France Dunkerque - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Steene et Dunkerque », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Dunkerque - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Steene et Boulogne-sur-Mer », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Boulogne-sur-Mer - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Boulogne-sur-Mer - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Boulogne-sur-Mer - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Spycker », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dunkerque », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
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