Bataille de Gravelines (1558)

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Bataille de Gravelines

Informations générales
Date 1er-13 juillet 1558
Lieu Gravelines
Issue Victoire espagnole décisive
Belligérants
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnoleDrapeau du Royaume de France Royaume de France
Commandants
Flag of Cross of Burgundy.svg Comte d'Egmont
Flag of Cross of Burgundy.svg Julian Romero
Flag of France (XIV-XVI).svgMaréchal de ThermesReddition
Forces en présence
15 000 hommes
3 000 cavaliers
12 000 hommes
2 000 cavaliers
Pertes
200 morts ou blessés12 500 morts, blessés ou prisonniers

Onzième guerre d'Italie

Batailles

Coordonnées 50° 59′ 09″ nord, 2° 07′ 42″ est
Géolocalisation sur la carte : Nord
(Voir situation sur carte : Nord)
Bataille de Gravelines
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Gravelines

La bataille de Gravelines () est une victoire de l'armée espagnole commandée par le comte d'Egmont sur l'armée française du maréchal de Thermes.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le 8 janvier 1558, François de Guise a repris pour les Français la ville de Calais (siège de Calais (1558)) avec sa région, anglaises depuis 1347. Cette conquête intervient à l'occasion de l'affrontement entre la France d'Henri II, successeur de son père François Ier, et le Saint-Empire romain germanique et l'Espagne de Charles Quint et de son fils et successeur Philippe II depuis l'abdication de Charles Quint en 1555. En revanche, en août 1557, la France a perdu la bataille de Saint-Quentin où beaucoup de nobles français ont péri. Les deux adversaires alternent ainsi victoires et défaites et le combat qui épuise leurs finances paraît sans fin.

Au printemps 1558, le maréchal de Thermes compte exploiter l'avantage acquis à Calais ; à la tête d'une armée de dix à douze mille hommes, il quitte cette ville fin juin et pénètre en Flandre maritime[1].

La bataille[modifier | modifier le code]

Le maréchal de Thermes arrive devant Dunkerque le 6 juillet et s'en rend maître. Ensuite Bergues et Nieuport subissent le même sort. À chaque fois il laisse ses troupes piller les villes et campagnes et dévaster le pays. Le butin de l'armée française ralentit sa marche[1]. Elle commence le siège de Gravelines mais une armée espagnole sous les ordres de Lamoral, comte d'Egmont, arrive dans la région. Son effectif comprend entre 12 et 15 000 hommes et 3 000 cavaliers. Les Flamands outrés par les exactions des Français l'encouragent à les poursuivre et l'assurent de leur soutien[1]. Les Espagnols arrivent ainsi dans le dos des Français à proximité des dunes de Gravelines. Le maréchal de Thermes décide alors la retraite vers Calais qu'il compte gagner en longeant le littoral[1]. Le siège de Gravelines est levé et la ville reste donc espagnole.

Le 13 juillet 1558, les Espagnols attaquent le flanc gauche des Français appuyés à la mer. Une flotte anglaise, alliée de l'Espagne, s'approche au bruit de la canonnade et son artillerie malmène les Français sur leur flanc droit. Prise entre deux feux, l'armée française se débande, perd son unité et devient une proie facile pour les Espagnols et Flamands[1]. Une grande partie de l'armée française est détruite, ceux qui parviennent à s'échapper sont poursuivis par les Flamands et le maréchal de Thermes est fait prisonnier[1].

Conséquences de la bataille[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Le 13 juillet 1558 - La bataille de Gravelines », sur aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr.