Loon-Plage

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Loon-Plage
Loon-Plage
Loon-Plage vu de la rue Georges Pompidou.
Blason de Loon-Plage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque
Maire
Mandat
Éric Rommel
2020-2026
Code postal 59279
Code commune 59359
Démographie
Gentilé Loonois(es)
Population
municipale
6 193 hab. (2017 en diminution de 1,59 % par rapport à 2012)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 59′ 41″ nord, 2° 13′ 14″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 25 m
Superficie 35,67 km2
Élections
Départementales Canton de Grande-Synthe
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
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Loon-Plage
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Loon-Plage
Liens
Site web http://www.loonplage.org

Loon-Plage (Loon en néerlandais) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

La commune a été classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Loon-Plage se trouve dans le Westhoek français au bord de la mer du Nord, entre Calais et Dunkerque.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Loon-Plage
Mer du Nord Mer du Nord Dunkerque
Gravelines Loon-Plage
Saint-Georges-sur-l'Aa Craywick Brouckerque, Spycker

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 22, 23 et 25 du réseau DK'BUS.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Entrée de l'agglomération

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française de 1789[modifier | modifier le code]

Au commencement, Loon-Plage n'était qu'une île. L'assèchement du territoire a permis au village de se voir définitivement rattaché à la plaine à la fin du XIe siècle.

Jusqu'à la Révolution française, Loon-Plage dépend de la châtellenie de Bourbourg. La commune est le siège d'une ammanie (l'amman représente le châtelain avec des pouvoirs administratifs et de justice) qui recouvre la paroisse de Loon[2]. L'ammanie comprenait sept fiefs dont l'ammanie elle-même. L'ammanie appartenait jusqu'en 1782 au marquis de Servile[3].

En 1194, Philippe, abbé de l'abbaye Saint-Winoc de Bergues, Étienne, abbé de Balanciis (?), et Mathilde, abbesse de l'abbaye de Bourbourg, déclarent que les habitants de Lon cèderont à l'abbaye de Cercamp, leurs droits sur certains fossés et terrains, moyennant 40 livres de Flandre[4].

À la fin du XIIe siècle, Loon a une réelle existence mais le village est menacé à tout moment d'inondations ou de guerre. Sa position particulière, zone frontalière, aujourd'hui considérée comme un avantage, constituait à l'époque un handicap lourd. Le territoire de Loon a été victime de nombreuses guerres féodales.

L'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer possède le patronat de Loon (le contrôle de l'église de la paroisse) ː en 1230, le pape Grégoire IX accorde à l'abbé et aux religieux de l'abbaye le droit de présenter à l'évêque (de Thérouanne) deux prêtres de plus pour desservir les grandes paroisses, notamment Gravelines et Loon, dont ils ont le patronat[5].

Le village souffre comme toute la châtellenie de Bourbourg dans la deuxième moitié du XVIIe siècle lors de l'affrontement entre la France (sous les rois Louis XIII et Louis XIV) et l'Espagne. Pendant presque cinquante ans, le pays connait une situation de guerre quasi permanente avec les destructions associées. En 1657, les Espagnols en retraite ravagent le village[6].

De 1756 à 1790, c'est l'époque durant laquelle le village de Loon a pris définitivement sa physionomie.

Seigneurs de Loon Plage[modifier | modifier le code]

Plusieurs seigneuries étaient situées en totalité ou en partie sur Loon Plage. Sont retranscrits ci-dessous les éléments relatifs aux deux plus importantes d'entre elles.

Ammanie de Loon-Plage[modifier | modifier le code]
  • En 1458, l'ammanie ou mayerie de Loon appartient à Pierre de Warhem.
  • Elle passe ensuite à Copkin de Warhem, fils de Robert.
  • Vers 1517, le titulaire en est Jooskin de Doys, demeurant à Furnes.
  • Pierre de Voys, seigneur de Rudevoorde, époux de Marguerite van der Meers, en hérite.
  • En 1637, l'ammanie passe à Jean-Baptiste de Doys, fils de Pierre.
  • En 1671, est retrouvé Jean-François de Doys, fils de Jean-Baptiste.
  • En 1688, lui succède Pierre Joseph de Doys, fils du précédent.
  • Lequel la transmet à son fils Georges Antoine de Doys.
  • En 1710, le titulaire est François Dominique de Doys, écuyer, seigneur de Santvoorde, Oost-Cappel.
  • Georges de Massol, fils de Guillaume et d'Antoinette Constance de Doys, marquis de Serville la détient ensuite.
  • En 1782, l'ammanie est transmise par les précédents à François, comte de Ligondès, époux d'Odette Massol de Serville, domicilié au château Beaudot en Cambrésis.
  • Ceux-ci la vendent en 1784-1785 à Jean-Baptiste Wandewalle de Westhove, avocat et collègue de la Noble Cour de Cassel, domicilié à Hazebrouck[7].
Seigneurie de Ribemont[modifier | modifier le code]

Il s'agissait d'une bergerie de 250 mesures (environ 110 hectares) érigée en seigneurie, donné par le comte de Flandre Robert le Frison à Anselme, châtelain de Ribemont (département de l'Aisne), dit également Anselme de Bouchain, qui la céda à l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés de Ribemont. Elle passa ensuite au chapitre Notre-Dame de Thérouanne, puis après la destruction de Thérouanne par Charles Quint en 1559, et la partition du diocèse de Thérouanne entre ceux de Boulogne-sur-mer, de Saint-Omer et d'Ypres, au chapitre d'Ypres. Vendue ensuite à des civils , les derniers possesseurs seront des membres de la famille Deschodt, échevins puis bourgmestre puis maire de Bourbourg. Le dernier possesseur de la seigneurie, avant la suppression des titres de noblesse par la Révolution française, Jean-Baptiste Philippe Deschodt (1757-1832) signait Deschodt de Rybemont[8].

Depuis la Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1800, la ville accède donc à son indépendance.

En 1889, le nom de la commune change pour éviter toute confusion avec Laon, une ville du département de l'Aisne. Le conseil propose alors le nom de Loon-Plage. Loon-Plage devient alors une station balnéaire, un casino et un hôtel seront construits et des animations seront faites.

À la même époque, la commune a une gare située sur la ligne Bourbourg-Dunkerque[9].

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la première guerre mondiale, Loon-Plage est à l'arrière du front qui part de Nieuport, suit le cours de l'Yser vers les monts des Flandres. En 1916 et 1917, le village placé sous l'autorité du commandement d'étapes (service de l'armée organisant le stationnement et le passage de troupes en arrière du front) de Gravelines, de même que Bourbourg-ville et Bourbourg-Campagne, Saint-Pierre-Brouck, Cappelle-Brouck, Grande Synthe, ...est le lieu de passage et de cantonnement de troupes, soldats français et belges, de répartition entre les communes concernées de travailleurs agricoles (136 à 143 selon les moments), de décision de fermetures temporaires d'établissements, notamment les cabarets ayant servi à boire aux soldats en dehors des heures réglementaires, et plus spécifiquement à Loon-Plage stationne un poste de marins, ....[10]. Loon-Plage accueille en août 1917, dans un camp situé aux Dunes et près de la gare des soldats britanniques[11].

Installation d'un camp de réfugiés près du terminal des ferries[modifier | modifier le code]

La guerre du Kosovo (1998-1999) met des réfugiés économiques sur la route de l’Angleterre. N’arrivant pas à embarquer à Calais, les réfugiés s’entassent dans le terminal des ferries, puis dans les rues de Calais. Pour loger 80 réfugiés, le préfet réquisitionne le hangar Bore sous le « dispositif d’accueil des réfugiés du Kosovo ». La municipalité de Loon-Plage, par l’intermédiaire du CCAS (Centre communal d’action sociale), fournit des repas chauds le soir aux migrants[12],[13]. Le , le hangar est fermé. La même année, l’État ouvre le camp de Sangatte. En 2002, ce camp est fermé à son tour, obligeant les migrants principalement des afghans[14], à se disperser sur le littoral. Certains réfugiés vont au terminal des ferries de Loon-Plage pour tenter le passage en grimpant dans un camion la nuit. Le jour, ils dorment dans des tentes ou cabanons sur un terrain derrière Dailyfresh non loin du terminal de Loon-Plage appartenant au port autonome de Dunkerque. Emmaüs, le Secours Catholique, les Eclaireurs de France, des médecins et infirmières leur apportent de la nourriture, vêtements et soins[15]. En 2006, une cinquantaine de personnes dont une femme originaire de la Corne de l'Afrique vivent dans le camp. Ils sont appelés « migrants », « clandestins », « réfugiés » ou encore « Kosovars »[16].

Le , une centaine de migrants vivent dans le camp[17]. Le , la police arrête une cinquantaine de migrants en majorité afghans, mais beaucoup ont réussi à fuir [18]. Le , une cinquantaine de migrants sont arrêtés à nouveau[19]. Le , les pluies inondent le camp qui patauge dans la boue. Sans autorisation du port autonome de Dunkerque, le diacre Jean-Marie Devulder et François Braure, un négociant en pompes funèbres, creusent une tranché d’évacuation des eaux avec une pelleteuse. Inquiet pour ses canalisations de gaz et des câbles électriques enterrés, le port porte plainte : mardi , Jean-Marie Devulder et François Braure, sont convoqués à la PAF de Saint-Pol-sur-Mer[20]. En 2010, le camp de Loon-Plage a été démantelé deux fois, le et le . Entre 70 et 80 personnes y vivent : 70 % d’Afghans et d’Irakiens, 20 % d’Iraniens, 6 % de Vietnamiens, des Pakistanais, des Soudanais, et des Albanais. Il n’y a presque pas de femmes. La population est jeune, entre 15 et 25 ans : 30 % se déclarent mineurs. Certains sont là depuis 8 mois. D’autres ont réussi à passer en Angleterre puis ont été expulsés en Grèce et sont revenus à Loon-Plage[21]. Chaque semaine, le camp est reconstruit puis démantelé [22], obligeant les migrants à déménager au camp de Téteghem ou au camp de Grande-Synthe. De-là, sitôt la nuit tombée, des dizaines de migrants montent à bord de la ligne de bus A qui relie Dunkerque à Gravelines. Les premiers montent à Grande-Synthe pour descendre à 18 h 17 à l'arrêt Maison-Blanche à Loon-Plage. Les autres poursuivent jusqu'à Gravelines puis rejoignent Calais. À partir de 20 h, l'énorme parking où stationnent les routiers et patrouillent les 77 policiers de la PAF, s'anime. Les migrants font des allers-retours une bonne partie de la nuit le long de la route entre le rond-point des hôtels et le terminal ferry de Loon-Plage pour tenter d’embarquer pour l’Angleterre. Malgré cinq mois d’essais, beaucoup n’arrivent pas à passer et descendent à l’arrêt de bus à Ghyvelde pour tenter en Belgique[23].

Mardi , entre 6 heures et 11 heures du matin, la PAF a attrapé 17 migrants tentant de grimper dans des camions au terminal ferry de Loon-Plage[24]. En , deux migrants décèdent dans l'incendie d'un camion au terminal ferry de Loon-Plage[25]. Le un homme de nationalité polonaise tente de faire passer une Irakienne et son bébé cachés sous une couverture à l’arrière de sa Chrysler Voyager. Il est repéré au terminal ferry et arrêté puis condamné à six mois de prison ferme avec trois ans d’interdiction de territoire français[26]. Dans la nuit du lundi au mardi , un homme de nationalité britannique a tenté de faire passer quatre Irakiens dans une camionnette. Il est repéré au car-ferry de Loon-Plage et arrêté puis condamné à six mois de prison avec trois ans d’interdiction de venir en France[27]. Le , en raison de l’afflux de migrants dans les bus DK’Bus, ces derniers ne peuvent plus stopper et prendre d’autre usagers aux arrêts situés dans la commune. Le vice-président chargé des Transports, Damien Carême, a doublé la ligne A[28] : « Celui de 7 h, au départ de Gravelines et certains à partir de 18 h 45 au niveau de Grande-Synthe, dans le sens Dunkerque-Gravelines ». Début , l’espace entre le rond-point des hôtels et le parking des camions est débroussaillé pour éviter l’installation d’un nouveau camp. Du coup, les matinées de la police aux frontières de Loon-Plage sont un peu plus calmes. Le nombre de découvertes quotidiennes de migrants a chuté « aux environs de 20, quant à la fin du mois de , il y en avait dans quasiment tous les camions » dont « quelques familles érythréennes », des Kurdes et Irakiens entre 16 et 21 ans. La première clôture de deux kilomètres autour du nouveau terminal ferry de Loon-Plage (ouvert dans la nuit du 15 au ) a fait chuter le nombre de candidats clandestins. Une deuxième clôture doublera la première, en créant une sorte de sas toujours dans le but d’éviter le passage des migrants[29].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Loon-Plage (Nord) ornext.svg

Les armes de Loon-Plage se blasonnent ainsi :

D'or semé de billettes de sable, et un lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville est membre de la communauté urbaine de Dunkerque (Dunkerque grand littoral).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Salle du conseil municipal

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Éric Rommel, maire, et Vincent Jeannekin, adjointe, au conseil municipal, 25 juin 2018

Maire de 1800 à 1827 : Alexis Louis Longueval, cultivateur.

Maire de 1827 à 1840 : Dominique Devos.

Maire de 1840 à 1843 : Romain Geerssen (Décède le 23 octobre 1843).

Maire de 1843 à 1846 : Jérémie Landron, précédemment adjoint au maire.

Maire de 1846 à mars 1848 : Dominique Devos, précédemment adjoint au maire.

Maire de mars 1848 à 1849 : Alexis Longueval, cultivateur (décède le 17 janvier 1849).

Maire de 1849 à 1852 : Jérémie Landron, cultivateur, meunier.

Maire de 1852 à 1861 : Pierre Longueval.

Maire de 1861 à 1874 : Jean Vandenbavière.

Maire de 1874 à 1881 : Joseph Cocquillier.

Maire de 1881 à 1895 : Hippolyte Fetel-Devos.

Maire de décembre 1895 à mai 1896 : Alfred Devos.

Maire de mai 1896 à 1908 : Jean Baptiste Bury[30].

Maire de 1908 à 1914 : Alfred Devos[31].

Maire de 1922 à 1925 : N. Courcot[32].

Maire de 1925 à 1939 ː P. Matrenghem, conseiller d'arrondissement [33].

Maire de 1951 à 1954 ː A. Renaut[34].

Maire de 1954 à 1959 ː M. Louf[35].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1840 1843 Romain Geerssen    
1844 1846 Jérémie Landron    
1848 1848 Alexis Longueval   Cultivateur propriétaire
1959 1976 René Courcot    
1976 mars 1985 Régis Fauchoit RL
(DVG)
Député de la 12e circonscription du Nord [36] (1993 → 1997)
Conseiller général du canton de Gravelines (1985 → 1998)
mars 2001 Jean-Claude Delalonde PS Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque[37] (1985 → 2001)
Conseiller général du canton de Gravelines[38] (1998 → 2011)
En cours Éric Rommel PRG Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque[39] (depuis 2001)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais[40] (2010 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

En 2017, la commune comptait 6 193 habitants[Note 1], en diminution de 1,59 % par rapport à 2012 (Nord : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0001 1851 2281 3561 6341 6621 7331 8451 836
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0352 0602 1772 2902 3162 3212 3102 4702 704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6352 7622 8062 7012 6582 5872 6562 7143 041
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 3974 3705 6035 4826 4356 5106 2436 2146 293
2017 - - - - - - - -
6 193--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Loon-Plage en 2007 en pourcentage[45].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,3 
3,2 
75 à 89 ans
4,8 
9,1 
60 à 74 ans
10,7 
21,3 
45 à 59 ans
19,6 
22,1 
30 à 44 ans
23,2 
20,8 
15 à 29 ans
19,2 
23,3 
0 à 14 ans
22,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[46].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts devant la mairie.

L'office de tourisme renseigne les visiteurs sur les particularités de la ville.

  • Un monument dédié à des soldats de la Première Guerre mondiale de la région est érigé en face de la mairie.
  • Terminal méthanier de Loon-Plage, mis en service le après cinq années de construction.
  • Parc Galamé (base de loisirs nature).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Annabelle Varane, élue miss Nord Pas de Calais 2019.
  • Lucas Pouille, né le à Grande-Synthe, tennisman professionnel, s'entraînait durant son enfance au centre de tennis de Loon-Plage.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le ministère des sports a décompté 48 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[47].

  • Motocross, quad, 4x4 : Ronde des sables de Loon-plage
  • La course pédestre « Loon-Plage, j'y cours !!! »
  • Tennis Club de Loon Plage
  • Football (DHR)
  • Basketball (Nationale 3)
  • Arts martiaux Loonois
  • Cyclisme
  • Yoga
  • Danse
  • Amicale Bouliste
  • Tir à l'Arc
  • Tennis de Table
  • Twirling Bâton
  • Salle de sport équipée

Culture[modifier | modifier le code]

  • Musée des jeux traditionnels
  • Médiathèque Municipale Marcel Pagnol
  • École de musique groupe local « Paul Emile Victor » des éclaireuses et éclaireurs de France situé à la ferme Galamé.
  • Festival Het Lindeboom qui a lieu tous les ans au mois de juillet et regroupe des musiciens de culture celtique ou traditionnelle (Matmatah, Manau, Alan Stivell ou encore Tri Yann y ont participé)
  • Salle Coluche (salle de concert et de spectacle).
  • Salle Marcel Rommel (salle multisports).
  • Carnaval

Économie[modifier | modifier le code]

Un marché se tient chaque dimanche matin sur la commune.

Se situe à Loon-Plage le terminal méthanier du port de Dunkerque, mis en service le 1er janvier 2017 et depuis en croissance permanente, en particulier en 2019. Cette installation est source de revenus pour la commune. Les investissements se poursuivent pour augmenter les capacités du site[48].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site des Villes et Villages Fleuris
  2. Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 32.
  3. Georges Dupas option citée page 66
  4. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904, Tome III, Année 1194.
  5. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 2ème partie, Année 1230.
  6. Edmond de Coussemaker, «Document inédit pour servir à l'histoire des guerres de Flandre et à celle de la ville et châtellenie de Bourbourg », dans Mémoires de la Société dunkerquoise d'encouragement aux sciences, aux lettres et aux arts, Année 1856, pages 166 à 221, page 186, lire en ligne.
  7. Georges Dupas option citée pages 87 à 90
  8. Georges Dupas, option citée, pages 263 à 265
  9. Journal de Bourbourg Année 1888
  10. « Journaux des marches et opérations des corps de troupe - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 21 juin 2020)
  11. Commandement d'étapes de Gravelines. Journal des marches et opérations. Période de janvier à septembre 1917, p. 79. :https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/.
  12. « La loi des «jungles» - PDF Téléchargement Gratuit », sur docplayer.fr (consulté le 12 août 2020).
  13. Rapport de mission d’observation mai-juillet 2008 http://www.gisti.org/IMG/pdf/hc_cfda_rapport2008-exiles-manche-nord.pdf
  14. « Loon-plage, une "jungle" bis à 30 kilomètres de Calais », sur france24.com, (consulté le 12 août 2020).
  15. http://www.carrefourdessolidarites.org/Qu-est-ce-que-le-collectif
  16. « La grande misère de l’aprés Sangatte. par S.Laacher ( sociologue ) et F.Jeanson ( Médecin du monde) - Le blog des réfugiés et migrants du littoral dunkerquois ( Loon Plage, Dunkerque, GrandeSynthe....) », sur Le blog des réfugiés et migrants du littoral dunkerquois ( Loon Plage, Dunkerque, GrandeSynthe....) (consulté le 12 août 2020).
  17. zaibet, « Destruction du campement de Loon Plage ce 17 Juin », sur blog.com, Le blog des réfugiés et migrants du littoral dunkerquois ( Loon Plage, Dunkerque, GrandeSynthe....), (consulté le 12 août 2020).
  18. zaibet, « Ouverture de la chasse à Dunkerque. », sur blog.com, Le blog des réfugiés et migrants du littoral dunkerquois ( Loon Plage, Dunkerque, GrandeSynthe....), (consulté le 12 août 2020).
  19. zaibet, « Opération de police ce 17/11/2009 », sur blog.com, Le blog des réfugiés et migrants du littoral dunkerquois ( Loon Plage, Dunkerque, GrandeSynthe....), (consulté le 12 août 2020).
  20. http://www.lejournaldesflandres.fr/actualite/Faits_Divers/2010/03/31/ce-jour-ou-la-pluie-a-change-ma-vie-.shtml
  21. http://laboussole.medecinsdumonde.org/wp-content/uploads/2014/10/D%C3%A9f-CR-S%C3%A9minaire-Migrants1.pdf Migrants en transit, quel accès aux soins, quel accès aux droits ? Séminaire organisé à Dunkerque les 26 et 27 juin 2010
  22. La Voix du Nord, « Loon-Plage : les migrants voulaient installer leur camp à Loon-Plage », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2020).
  23. La Voix du Nord, « <cci:p xmlns:cci="urn:schemas-ccieurope.com" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:ccix= », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2020).
  24. Stéphanie Maurice, « Avec les migrants de Calais, au port de la crise de nerfs », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2020).
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