Leintrey

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Leintrey
Leintrey
La mairie.
Blason de Leintrey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes de Vezouze en Piémont
Maire
Mandat
Lionel Jacques
2020-2026
Code postal 54450
Code commune 54308
Démographie
Population
municipale
142 hab. (2017 en diminution de 3,4 % par rapport à 2012)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 28″ nord, 6° 44′ 19″ est
Altitude Min. 247 m
Max. 313 m
Superficie 15,44 km2
Élections
Départementales Canton de Baccarat
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Leintrey
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Leintrey

Leintrey est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'extrémité d'un beau vallon qui s'étend du nord au sud bordé par les villages de Reillon, Blémerey, Vého et Domjevin et qui vient aboutir à angle droit à la grande vallée de la Vezouze.

La commune est traversée par quelques ruisseaux dont le Ruisseau d'Albe, le Ruisseau des Abouilles et le Ruisseau de Cambra.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes mentions : Lenterio (1175), Lentrey (1304), Lintrey (1782)[1].

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme est composé du nom d'homme Germanique *Lind-Hari et du suffixe latin -iacum[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La population était de cinq cent vingt-quatre habitants avant la Première Guerre mondiale et de six cent trente-neuf en 1836. Leintrey était chef-lieu de canton en 1790.

Situé sur la route des invasions, beaucoup de malheurs se sont abattus sur le village et ses habitants.

Le village fut réduit en cendres par les troupes de Gallas en 1636. Il n'y eut plus que cinq maisons. En 1688, d'autres, reconstruites, furent à nouveau incendiées.

Au XIXe siècle, le village connut les malheurs de la guerre de 1870-1871.

De 1914 à 1918, le village fut occupé par les Allemands. Les maisons, son église étant détruite, canonnées à longueur de journée, la vie fut intenable et les habitants furent évacués pour ne revenir qu'après l'Armistice (il ne restait que deux maisons). À mille cinq cents mètres du village se trouvait la ligne des tranchées des unités françaises, positions indélogeables qu'elles gardèrent toute la guerre, malgré l'acharnement de l'adversaire. Ces derniers utilisèrent la technique des galeries souterraines pour déposer sous les tranchées des tonnes d'explosifs et les faire sauter pour forcer le passage. Quatre-vingt-trois soldats du 162e Régiment d'infanterie périrent dans l'explosion de mines le .

Le village fut reconstruit en 1925. La maison commune, son école et son presbytère sont l'œuvre de l'architecte Joseph Hornecker, auteur du grand théâtre de Nancy.

La Seconde Guerre mondiale entraîna une nouvelle occupation du secteur après la défaite de . Les premiers alliés firent une incursion en et le village ne fut toutefois libéré qu'en novembre de la même année. L'église fut à nouveau partiellement détruite en 1944 ainsi que bon nombre de maisons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté de communes de Vezouze en Piémont.

Administration locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Bernard Batho[3]   Retraité agricole
mai 2020 En cours Lionel Jacques[3],[4]   Contremaître, agent de maîtrise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2017, la commune comptait 142 habitants[Note 1], en diminution de 3,4 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
518577565631635645624624650
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
597602589600524502482445395
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
383349255248234229139186210
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
240209175161136150152154140
2017 - - - - - - - -
142--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Église reconstruite après 1918.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les Entonnoirs de Leintrey sont, en 1915, sur la ligne de front. Sape des Allemands : une centaine de soldats français y trouvèrent la mort. De tels vestiges sont également visibles à Massiges, à Berry-au-Bac (Cote 108), Vauquois, ...
  • C'est précisément au-dessus des Entonnoirs de Leintrey que deux officiers de l'escadrille MF 33 furent abattus en combat aérien en 1917 : les lieutenants Nissim de Camondo et Lucien Desessarts, morts pour la France le .


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Leintrey Blason
Blasonnement : de gueules à l'épi d'or et à la branche d'osier du même au chef triangulaire coupé ondé d'azur et d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Imprimerie impériale, Paris, 1862.
  2. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 395
  3. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 11 août 2020)
  4. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 11 août 2020)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.