Mercedes-Benz 300 SL

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Mercedes-Benz 300 SL (W198)
Image illustrative de l'article Mercedes-Benz 300 SL
Mercedes-Benz 300 SL Gullwing coupé 1955, collection automobile de Ralph Lauren.

Marque Drapeau : Allemagne Mercedes-Benz
Années de production 1954 à 1965
Production 1 400 coupés
1 858 cabriolets
Total: 3 258 exemplaires
Classe Sportive de prestige, Grand Tourisme
Usine(s) d’assemblage Drapeau de l'Allemagne Stuttgart
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 6 cylindres, l6 SOHC (M 198 l/198.980)
Position du moteur Avant longitudinal
Cylindrée 2 996 cm3
Puissance maximale 212 ch DIN (158.1 kW)
Couple maximal 275 Nm
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses 4 vitesses manuelles
Poids et performances
Poids à vide 1 293 kg
Vitesse maximale 217 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 8.80 s
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé, cabriolet
Coefficient de traînée 0.380
Suspensions AV: Indépendante à ressorts hélicoïdal
AR: Indépendante à ressorts hélicoïdal
Direction A écrou à circulation de billes
Freins Tambours
Dimensions
Longueur 4 520 mm
Largeur 1 778 mm
Hauteur 1 302 mm
Empattement 2 400 mm
Voies  AV/AR 1 384 mm  / 1 435 mm
Chronologie des modèles
Précédent W194 (Voiture de course) W113
Mercedes-Benz SLS AMG
Suivant

La Mercedes-Benz 300 SL (W198) « papillon » est un modèle d'automobiles à deux places coupé et cabriolet du constructeur automobile allemand Mercedes-Benz conçu et dessiné par le designer Friedrich Geiger, commercialisé de 1954 à 1963 et entré depuis dans la légende des automobiles de rêve. Elle est considérée comme la plus emblématique des Mercedes produite après la seconde Guerre mondiale pour son originalité, ses qualités techniques et esthétiques.

Historique[modifier | modifier le code]

À la suite de la victoire de la Mercedes-Benz W194 « 300 SL » à la Carrera Panamericana 1952, le très dynamique concessionnaire multi marque américain Max Hoffman (en) vient trouver les dirigeants de Mercedes-Benz à Stuttgart pour les convaincre de réaliser une version de route de la W194. Sûr de son fait et de sa clientèle il commande les 1000 premiers exemplaires et livre même un important acompte.

La nouvelle W198 qui fait sa première apparition au Salon de New-York sous la forme d'un coupé avec les mêmes étonnantes « portes papillon » que son ainée. Le modèle 300 SL, basé sur une voiture de compétition à succès, est célèbre pour être la première Mercedes équipée de l'injection d'essence. « 300 » indique que le moteur possède une cylindrée de trois litres. Le terminologie SL signifie Sport Leicht (pour sport léger).

Un première série, reconnaissable à ses feux de position au sommet des ailes avant, équipée d'un moteur six cylindres de trois litres six à carburateurs fut produite[1]

Dès 1954, Mercedes-Benz produisit également des carrosseries légères en plastique armé de fibres de verre[2].

80 % de la production fut vendue aux États-Unis, ainsi que l'avait prédit son importateur Max Hoffman, ce qui contribua fortement dans ce pays à donner à Mercedes-Benz une image de voitures sportives et même sexy. Elle était construite en acier à l'exception du capot, des portes et du coffre qui étaient en aluminium. Il était possible de commander une carrosserie tout en aluminium qui permettait d'alléger le véhicule de 80 kg pour un prix plus élevé (seulement 29 exemplaires furent ainsi produits en 1955 (26 ex.) et 1956 (3 ex.). La valeur de ces voitures en aluminium est aujourd'hui par leur production limitée et leur rareté estimée à 20 millions d'euros, ce qui fait de celle-ci une des automobiles de collection les plus chères de l'histoire de l'automobile.

Portes papillons[modifier | modifier le code]

Le coupé est doté de portes papillons, solution technique adoptée à cause du châssis tubulaire et du seuil élevé de la porte. Ces portes papillons ont comme inconvénient majeur de déverser l'eau de pluie sur la tête des occupants lors de leur ouverture. Il fut vendu de 1954 à 1957. L'entrée et la sortie de la voiture requiert un peu de gymnastique en obligeant à glisser ou s’asseoir d’abord sur le seuil. Cela est facilité par le basculement du volant.

Moteur à injection d’essence[modifier | modifier le code]

Le moteur incliné à 50º à gauche pour permettre un capot bas est le litres six-cylindres en ligne de la berline, avec un système d'injection Bosch mécanique qui doublait largement la puissance, de 115 chevaux en version carburateur, le moteur passe à 240 chevaux à 6 100 tr/min. Ce nouveau système, basé sur certains brevets Citroën concernant la turbulence en fin de compression, permettait une vitesse théorique de 235 km/h, la transformant en l'automobile la plus rapide du monde à l’époque et en quelque sorte la première supercar.

L'aérodynamique joue un rôle important et les ingénieurs allèrent même jusqu'à installer des ailerons au-dessus des échancrures des ouvertures des roues. Étant donné le style général on a suggéré que ces ailerons furent ajoutés pour la rendre plus aguichante aux acheteurs américains étant donné le kitsch du style de l’époque. À l'inverse des voitures des années 1950 la direction est raisonnablement précise et, la suspension indépendante assez confortable. Par contre la suspension arrière à demi arbres pivotants à cause des changements importants de chasse sur mauvais revêtement ou à haute vitesse est relativement capricieuse.

Compétition[modifier | modifier le code]

La 300 SL gagna les 24 Heures du Mans 1952, la Carrera Panamericana et diverses autres épreuves.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. In Aller Welt , p. 25 ,no 117, mai/juin 1972
  2. In Aller Welt, n°, p. 21