Les Échelles

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Les Échelles
Entrée aux Échelles à la traversée du Guiers.
Entrée aux Échelles à la traversée du Guiers.
Blason de Les Échelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Échelles
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Cédric Vial (UMP)
2014-2020
Code postal 73360
Code commune 73105
Démographie
Population
municipale
1 208 hab. (2011)
Densité 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 15″ N 5° 45′ 17″ E / 45.4375, 5.75472222222 ()45° 26′ 15″ Nord 5° 45′ 17″ Est / 45.4375, 5.75472222222 ()  
Altitude Min. 364 m – Max. 459 m
Superficie 3,75 km2
Localisation

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Les Échelles est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Échelles est un bourg étroit de l'Avant-Pays savoyard, situé sur la rive droite du Guiers Vif, en face d'Entre-deux-Guiers, le long de la route D1006 menant de Chambéry à Lyon en passant par Le Pont-de-Beauvoisin, entre Saint-Christophe la Grotte, Saint-Pierre-de-Genebroz et Saint-Franc. Le village est au pied de la colline du Menuet. La commune s'étend le long du Guiers Vif, de Saint-Christophe-sur-Guiers à Miribel-les-Échelles, couverte de pâturages et de champs. Les Échelles fait partie du Parc naturel régional de la Chartreuse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village des Échelles est construit sur l'ancien site romain de Labisco, dans lequel passait la voie romaine de Lugdunum (Lyon) à Mediolanum (Milan) ; cette route sera jusqu'à la construction de l'autoroute A43 le poumon économique du bourg.

Le toponyme vient du passage des échelles, une gorge étroite et escarpée qui, selon la légende n'aurait pu être franchie au Moyen Âge que par des escaliers ou des échelles. Le chemin des muletiers qui emprunte cette voie, évolution de l'ancienne voie romaine, passe par un lieu étroit naturel dans la montagne de l'Épine - le défilé de la Grotte - mais dont la descente vers la vallée est difficile. Celle-ci se faisait par des échelles - gradins taillés dans la roche - qui donneront leur nom à la commune[1], le passage est nommé « Scabilio » ou « Grand Escallier »[2]. Le nom de ce passage escarpé vient du latin scala : échelle, escalier.

Le site est désigné en 979 par Villa Scalas, en 1042 par Pagus qui antiquitur vocatur Lavastrone, modo vocator ad Scalas, puis en 1263 sous le vocable Castrum de Scalis, et enfin en 1347 par Les Eschelles[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason des Échelles

écu de sinople à l'échelle de quatre barreaux d'argent posée en bande, au chef de gueules à la croix d'argent.

Ce blason constitue des armoiries dites parlantes puisqu'il se fonde sur un rébus. La croix peut être interprétée soit comme une croix de Savoie, soit comme un chef de Malte remis par l'Ordre hospitalier à la commune.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Dès le haut Moyen Âge, le village se constitue en bourg fortifié, dont les remparts ont aujourd'hui disparu. La princesse Béatrice de Savoie, épouse du comte de Provence y vécut et y mourut en 1266. Elle fonda le château sur les hauteurs du Menuet, ainsi qu'une commanderie de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La ville accueillit également une léproserie et des casanes lombardes (banques).

Le château et la ville furent brûlés par Lesdiguières au XVIe siècle et reconstruits par les commandeurs. Au XVIIe siècle, Les Échelles était un relais de poste très fréquenté. Le tunnel des Échelles, sur la commune de Saint-Christophe, fut percé par Napoléon Ier en 1808, mettant fin à l'utilisation du passage des Échelles. Lors du combat des Échelles le 31 janvier 1814, pendant la retraite de Desaix, les troupes françaises de Jean Gabriel Marchand commandées par le général Barral[5], 1 500 hommes combattent contre les troupes autrichiennes du général Zeichmeister.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 juin 1995 Jean-Pierre Vial UMP ...
juin 1995 mars 2008 Jacques Verney ... ...
mars 2008 en cours Cédric Vial UMP ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 208 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
920 861 1 133 1 246 1 100 1 026 829 813 798
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
736 736 760 765 748 812 828 870 937
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
938 1 046 1 032 1 118 1 031 1 093 1 238 1 244 1 197
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
1 145 1 246 1 248 1 234 1 230 1 208 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur la colline du Menuet, on retrouve l'emplacement du château de Béatrice de Savoie (XIIe siècle). L'actuelle mairie occupe les locaux de l'ancienne commanderie de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, bâtiment datant du XIIe siècle, dont demeurent de très belles voûtes ainsi que des fenêtres à meneaux. L'église, située entre les arcades médiévales contemporaines de la commanderie et le Guiers Vif, fut bâtie au XIXe siècle.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • une bibliothèque

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, La Savoie, Éditions De Borée,‎ 2000, 128 p. (ISBN 978-2-84494-030-8), p. 40-41
  2. [PDF] « Le grand chemin royal de la Grotte, un dessin inédit », La rubrique des Patrimoines de Savoie, no 22,‎ 2008, p. 6_7 (lire en ligne).
  3. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 169, Article « Échelles (Les) ».
  4. « Article « Échelles » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en février 2014).
  5. Victoires conquêtes désastres revers et guerres civiles des Français de 1789 à 1815, Panckouke et Lecointe, Paris, 1836, tome 12 page 504
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


  • Joseph Mollin, « Une région de contact entre Préalpes et avant-pays, et de frontière entre Savoie et France : La plaine de Saint-Laurent-du-Pont - Les Echelles sous l'Ancien Régime », Revue de géographie alpine, vol. 48, no 3,‎ 1960, p. 481-510 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]