Saint-Pierre-de-Genebroz

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Saint-Pierre-de-Genebroz
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Les Echelles
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Alexandre Doglioni
2014-2020
Code postal 73360
Code commune 73275
Démographie
Population
municipale
358 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 12″ N 5° 45′ 17″ E / 45.4533333333, 5.75472222222 ()45° 27′ 12″ Nord 5° 45′ 17″ Est / 45.4533333333, 5.75472222222 ()  
Altitude Min. 380 m – Max. 1 313 m
Superficie 6,14 km2
Localisation

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Saint-Pierre-de-Genebroz est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune est relativement peu boisée avec 30 % de forêts sur la commune. Le nivellement est cependant assez important, ce qui explique que les villages soient tant dispersés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dénominations anciennes 
Ecclesia Sancti Petri de Genovroso vers 1100 ; Ecclesia Sancti Petri de Genebroso, 1414 ; Saint Pierre de Genebros, 1723. Provient du latin juniperus, genièvre, d’où genovrosus ce « qui signifie lieu où le genièvres poussent en abondance »[1].
Les différents hameaux, lieux-dits 
Bande du Milieu, Bas de Bande, Bas de St Pierre, Baude, Bégon, Bellet, Bellet d’en haut, Bernardière, Biscaudière, Bron, Bugnière, Caillod, Capetière, Combe, Combe Noire, Combettes, Communal du Bellet, Compâtrus, Côte de la Mollière, Côte Lépine, Croix Rouge, Crozes, Crozes à Pichon, Cruizette, Curchat, Curt, Ecolu, Epernères, Essart, Ferme Chosseland, Ferme Cottard, Fontaine Entier, Fornet, Frêtes, Gonches, Gorges, Grand Champ, Grand Louet, Grand Louis, Grange, Lanfreyère, Longeraie, Mariétans, Menuet, Mollard de la Ruaz, Mollard du Foug, Mollard du Louet, Mollard du Pin, Mollard-Vanon, Mollière, Mollière-dessous, Morge, Né, Pernière, Pierralaz, Pierre du Lemps, Pionchon, Plat, Plattières, Pré d’Aval, Rajat, Rebotterière, Rieu du Bez, Saint Pierre, Savardin, Serraz, Servolet, Sortère, Sous la Baude, Sous La Lanfreyère, Sous la Mollière, Sous le Mollard du Foug, Sous le Mollard de la Ruaz, Sous Côte Lépine, Sous l’écolu, Sous Pierralaz, Sous Savardin, Sur Bande, Sur le Caillod, Sur les Crozes, Sur Pionchon, Terre Rouge, Verney, Vers la Mairie.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, la chapelle fut rasée. L'église actuelle date du milieu du XIXe siècle. On cultiva dans cette commune de nombreuses céréales, notamment de l'avoine.

Histoire de la construction de l’Église de Saint Pierre de Genebroz

À la suite du Conseil Syndical du 30 avril 1835, le syndic, Claude Biron, propose la reconstruction de l’église : mais une partie de la population refuse les travaux jugés trop onéreux et la destruction de leur ancien clocher. Une lettre d’opposition est envoyée au responsable du mandement des Echelles :

« Mettre abas le cœur de l’église pour le reconstruire à neuf et cependant le cœur de l’église a été reconstruit depuis 4 ans, la reconstruction du toit de la cure en 1824, le clocher actuel n’a que 7 m d’élévation de murs sur trois faces de 4 m, il est le plus solide et le plus beau du pays et on n’en ferait plus aujourd’hui un aussi solide… »

On apprend aussi que la toiture est couverte d’encelles de sapins. Les contestataires s’en prennent au président du syndic l’accusant de grever l’impôt avec des projets au delà des possibilités financières de la commune. Mais le 21 mai 1835, l’archevêque approuve le projet tout en faisant observer qu’il faut donner une forme circulaire à la tribune. Le syndic choisit alors l’entrepreneur Joseph Planche et l’architecte Tournier : le coût du projet est estimé à 7 000 livres. Les travaux sont commencés le 28 août 1835 par André Planche, menuisier aux Echelles et par l’entrepreneur François Venture. Les pierres proviennent de la carrière de Saint-Blaise à Saint-Christophe et les ardoises sont fournies par Joseph Loguet de Chambéry. Durant les travaux on déplore des accidents de chantiers comme l’effondrement de la voûte de la nef à 3 reprises. Le syndic exige la présence de l’architecte pour suivre les travaux. L’église est consacrée par l’archevêque de Chambéry, Alexin Jilliet le 12 mai 1841.

L’ancienne église

Il nous reste très peu d’information sur l’ancienne église de Saint-Pierre-de-Genebroz. La mappe Sarde faite le 17 juin 1729, par les Sieurs Melchior Cocaz, syndic, Claude Remou et Jean Roux qui vont servir d’indicateurs pour la mensuration de la paroisse de Saint Pierre de Genebroz, nous permet de connaître la forme et la surface approximative de cette église. En 1793, l’ornementation de celle-ci est très sommaire puisque le citoyen François Chavasse Larmée transporte à Chambéry : deux calices avec leur patènes, un haustensoire, un ciboire, un porte Dieu pour les malades le tout en argent et doré.

Dernière description de 1829 avant la reconstruction 

« Considérant que le toit actuel de l’église couvert de bardols est dans un état de délabrement absolue qu’il est indispensable de le refaire à neuf… élévation du nouveau edie qui sera en ardoises de la carrière de Cevins sera élevé à la hauteur du edie actuel du chœur avec lequel il aura une seule commun qui viendra aboutir à celui du clocher qui en au-devant de l’église. »

— Source : ADS—CG73, 11FS590

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1727 .... Antoine Roux-Bezansson ... Syndic
1729 .... Melchior Cocaz ... Syndic
1730 1732 Antoine Besancon ... Syndic
1735 .... Antoine Grubillon ... Syndic
1737 .... Estienne Coquaz ... Syndic
1821 .... Michel Vassal ... Syndic
1827 .... Benoît Loridon ... Syndic
1835 1837 Claude Biron ... Syndic
1837 1840 Jean Thévenon ... Syndic
1845 1863 Jean Mollier ... syndic
1863 1871 Louis Loridon ... Maire
1871 1884 Joseph Coutaz ... Maire
1884 1896 Jean Vassal ... Maire
1896 1908 Jean Billon-Tyrard ... Maire
1908 1919 Joseph Marret ... Maire
1919 1925 Joseph Coutaz-Trinquet ... Maire
1925 1929 Jean Barrier ... Maire
1929 1935 Benoît Brottel-Patience ... Maire
1935 1947 Claude Prario ... Maire
1947 1953 Jacques Pichon-Martin ... Maire
1953 1971 Louis Loridon DVD Maire, Conseiller Général du Canton des Echelles
1971 1977 Jacques De Soras ... Maire
1977 mars 2008 Gérard Vassal ... Maire
mars 2008 en cours Alexandre Doglioni DVD Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 358 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
432357553597493473410403399
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
358324273291288281287263246
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
218226223222197202208207198
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
212219260264277333358--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Gros, « Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie », La Fontaine de Siloé, 1994, p. 430.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]