Saint-Christophe (Savoie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Christophe.
Saint-Christophe
Saint-Christophe-la-Grotte
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Les Echelles
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Jean-Pierre Zurdo
2014-2020
Code postal 73360
Code commune 73229
Démographie
Population
municipale
517 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 05″ N 5° 46′ 35″ E / 45.4513888889, 5.77638888889 ()45° 27′ 05″ Nord 5° 46′ 35″ Est / 45.4513888889, 5.77638888889 ()  
Altitude Min. 385 m – Max. 1 253 m
Superficie 11,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte administrative de Savoie
City locator 14.svg
Saint-Christophe
Saint-Christophe-la-Grotte

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte topographique de Savoie
City locator 14.svg
Saint-Christophe
Saint-Christophe-la-Grotte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Christophe
Saint-Christophe-la-Grotte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Christophe
Saint-Christophe-la-Grotte
Liens
Site web http://www.saint-christophe-la-grotte.com/

Saint-Christophe, ou Saint-Christophe-la-Grotte, est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Christophe-la-Grotte est formée de grandes forêts mais aussi de pâturages. On distingue de nombreux hameaux dans la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Saint-Chrsitophe sont Saint-Christophe-sur-Guiers, Les Échelles, Entre-deux-Guiers, Saint-Laurent-du-Pont, Corbel, et Saint-Pierre-d'Entremont (Savoie).

Toponyme[modifier | modifier le code]

La paroisse est dédiée à saint Christophe de Lycie, martyr[1].

En raison de la présence des grottes des Échelles sur la commune, et pour la distinguer des autres communes portant ce nom, la paroisse de Saint-Christophe était nommée Saint-Christophe-des-Échelles ou encore Saint-Christophe près des Echelles. Au cours de la période d'occupation révolutionnaire, la commune prend le nom de la Grotte, puis au XIXe siècle celui de Saint-Christophe-la-Grotte[2],[1]. Ce dernier est toujours utilisé, notamment par la commune pour sa communication.

La Grotte est par ailleurs le nom du chef-lieu du village[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site est fréquenté au mésolithique par des chasseurs-cueilleurs comme l'atteste les différentes traces retrouvées au niveau des abris de la Fru[5].

Durant l'Antiquité, une voie romaine passa par le col du Chat, principal itinéraire pour franchir le chaînon Épine-Chat, avant d'être déplacée au niveau du col Saint-Michel, entre Aiguebelette et Cognin, pourtant plus élevé que le col du Chat de presque 300 mètres[6]. Cette route évolue pour être remplacée par la « route royale » ou « voie sarde »[7]. L'ascension vers le passage étroit naturel dans la montagne de l'Épine - défilé de la Grotte - est difficile et se faisait à l'aide d'échelles - gradins taillés dans la roche - qui donneront son nom à la commune voisine[7], que l'on appelle le passage du « Scabilio » ou « Grand Escallier »[8]. En 1667, le duc de Savoie Charles-Emmanuel II décide que la route du col, notamment ce difficile passage, doit être améliorée. Des travaux de nivellement ainsi qu'une rampe carrossable sont réalisés jusqu'en 1672[7],[8],[9]. Une stèle est envisagée afin de commémorer la gloire du grand duc par le maître auditeur à la Chambre des comptes de Savoie, René-Philibert Balland[8],[10]. La route prendra plus tard le nom de « grand chemin royal ».

Lors de la période d'occupation par les troupes révolutionnaires, les ingénieurs français souhaitent trouver une solution de contournement de la voie sarde toujours considérée comme malcommode. L'Empereur Napoléon ordonne le percement d'un tunnel. Les travaux débutent en 1806 et se termine en 1820, alors que le duché de Savoie est revenu à la famille princière de Savoie. Le tunnel Napoléon ou des Échelles est d'une longueur de 307 m et était considéré pour l'époque comme le plus long du monde[9]. La D1006 l'empruntera.

En 1885, la Société des Grottes des Échelles aménage pour les visiteurs des grottes[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Zurdo ... ...
mars 2008 en cours Jean-Pierre Zurdo ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 517 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
575 646 738 656 851 741 596 577 555
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
563 547 530 512 463 419 378 365 363
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
386 350 354 352 352 335 355 288 344
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
354 385 442 485 497 517 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1984, 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Article « Saint-Christophe (...), Saint-Christophe-la-Grotte » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en février 2014).
  2. Histoires des communes savoyardes 1984, p. 180.
  3. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 224, Article « Grotte (La) ».
  4. Jean Luquet, M.DCCCXL (1840), publié dans Mémoires et documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, La Fontaine de Siloé, coll. « L'Histoire en Savoie » (réimpr. 2005) (1re éd. 1856) (ISSN 0046-7510), p. 179
  5. a et b Article de André Thevenin, « Les premières manifestations du Mésolithiques en France » (pp.113-123), publié dans Christophe Cupillard et Annick Richard, Les derniers chasseurs-cueilleurs d'Europe occidentale (13 000-5 500 av. J.-C.) : actes du Colloque international de Besançon, Doubs, France, 23-25 octobre 1998, vol. 27, Presses universitaires de Franche-Comté,‎ 2000, 415 p. (ISBN 978-2-91332-278-3).
  6. Pierre Dagenais, art. cit., p. 769-770 ou François de Lannoy de Bissy, op. cit., p. 14.
  7. a, b et c Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, La Savoie, Éditions De Borée,‎ 2000, 128 p. (ISBN 978-2-84494-030-8), p. 40-41
  8. a, b et c [PDF] « Le grand chemin royal de la Grotte, un dessin inédit », La rubrique des Patrimoines de Savoie, no 22,‎ 2008, p. 6_7 (lire en ligne)
  9. a et b Dans les traces d'Hercule: les voies transalpines du Mont-Cenis et du Petit-Saint-Bernard, Presses des Ponts,‎ 2003, 271 p. (ISBN 978-2-85978-376-1), p. 47.
  10. Histoires des communes savoyardes 1984, p. 146.
  11. Pierre-Olaf Schut, L'exploration souterraine : une histoire culturelle de la spéléologie, L'Harmattan,‎ 2007 (ISBN 2296033911), p. 95.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. Jean Dufresne, L'avant-pays savoyard, La Fontaine de Siloé,‎ 2006, 64 p. (ISBN 978-2-84206-318-4), p. 4
  15. « Monument à Charles-Emmanuel II de Savoie », base Mérimée, ministère français de la Culture