Le Moutaret
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| Le Moutaret | |
|---|---|
Le Moutaret |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Isère |
| Arrondissement | Grenoble |
| Canton | Allevard |
| Code commune | 38268 |
| Code postal | 38580 |
| Maire Mandat en cours |
Alain Guilluy 2008-2014 |
| Intercommunalité | Pays du Grésivaudan |
| Démographie | |
| Population | 211 hab. (2008) |
| Densité | 42 hab./km2 |
| Gentilé | Moutarin / Moutarine |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 320 m — maxi. 1089 m |
| Superficie | 5 km2 |
Le Moutaret est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Moutarins et les Moutarines.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune est située au nord-est du département de l’Isère, aux confins de celui de la Savoie.
Situé en moyenne montagne dans les “Alpes vertes” du Dauphiné septentrional, le territoire de la commune se trouve dans un environnement de reliefs, composé de massifs élevés (Sept-Laux, Belledonne), de collines bordières, de gorges et de plaines (Grésivaudan, Val Gelon, bassin d’Allevard).
La commune se découvre sur la route qui conduit d’Allevard à Pontcharra, itinéraire s’élevant en pente douce le long de la montagne de Bramefarine et offrant une grande variété de points de vue sur les sommets avoisinants du Pays d’Allevard, ainsi que sur le Val Gelon Savoyard.
Le village et ses hameaux sont établis sur des reliefs adoucis, au nord-est des pentes orientales de la montagne de Bramefarine (1214 m), haute colline bordière du gradin de Belledonne, qui sépare la vallée du Grésivaudan à celle d’Allevard.
[modifier] Lieux-dits et écarts
- Allevard au sud,
- La Chapelle du Bard à l'est
- Détrier au nord-est (sur la Savoie),
- La Chapelle Blanche au nord-ouest (sur la Savoie),
- Saint Maximin à l'ouest,
[modifier] La commune se compose des hameaux
- Le Village
- Les Masures
- Le Freydon
- L'Ourcière
- Le Leyas
[modifier] Toponymie
Le nom a la même origine que "Moustier" ou " Moutier". C'est un diminutif signifiant "le petit monastère" dont l'origine est à rechercher dans l'établissement ici d'une maison religieuse dépendant de l'abbaye de la Novalaise près de Suse en Italie. Au XIV° siècle, les visites pastorales des évêques de Grenoble de la maison de Chissé donnent le nom de "Mostereto".
[modifier] Histoire
- Marius Porte[1]
Le village est la commune natale de Marius Porte (1861) soyeux lyonnais, fils du maire du Moutaret Jean-Baptiste Porte. Marius Porte commandera en 1894 au jeune futur constructeur Marius Berliet (28 ans) sa première voiture en versant 10 000 francs d'arrhes. Lorsque la voiture sera livrée, trois ans plus tard, M. Porte, très satisfait, laissera au jeune constructeur véhicule et argent. Cet acte de mécénat marquera le début de la grande aventure industrielle des automobiles Berliet.
- Affaire Rattaire[2]
Le 11 novembre 2010, le maire Alain Guilluy fait inscrire sur le monument aux morts 1914-1918 les noms des trois fils d’Adolphe Rattaire, instituteur et secrétaire de la mairie, tombés au champ d’honneur durant la Première Guerre mondiale.
Cet acte réparait une omission volontaire du maire de l’époque Claude Rosset-Fassioz, agriculteur et vigneron, qui avait agi ainsi dans le but d’assouvir un vengeance personnelle.
En effet, ce dernier, socialiste et pacifiste, avait joué de ses relations au moment de la déclaration de guerre, pour éviter que son beau-fils âgé de 20 ans ne soit mobilisé, ce qui n’était pas du goût de l’instituteur, patriote et catholique, qui vit ses trois enfants (Honoré, 22 ans ; Alfred, 26 ans et Louis, 20 ans) tomber l'un après l'autre sur les champs de batailles.
La rancœur entre les deux hommes se transforma bientôt en haine lorsque le village accueillit un prisonnier de guerre allemand qui, contre toute attente fraternisa avec Adolphe Rattaire (le prisonnier était également instituteur dans le civil). Cette relation irrita Claude Rosset-Fassioz qui infligea aussitôt des brimades au captif, lequel se vengea en saccageant les vignes du maire. Rosset-Fassioz accusa alors l’instituteur d’avoir guidé le prisonnier dans son geste. La paix revenue, Claude Rosset-Fassioz réélu à la tête de la commune, révoqua son secrétaire de mairie qui n'était autre que l'instituteur, pour une faute imaginaire et refusa alors obstinément d’inscrire les noms des fils de ce dernier sur le monument aux morts. Bien qu'inscrits sur le registre de recensement de la commune, le maire surpassera la loi en exigeant que la naissance au village devienne un nouveau critère pour pouvoir figurer au fronton du cénotaphe. Adolphe Rattaire, ulcéré quittera le village, puis écrira un peu partout afin d’obtenir gain de cause, mais en vain…
- Actualité récente
En 2001, le célèbre marronnier qui a traversé les générations fut coupé à l'initiative d'un adjoint du maire de l'époque (le tronc et le sommet étaient aux 3/4 pourris, donc dangereux).
L'école ferma définitivement par manque d'effectif, et les élèves furent scolarisés à l'école de Saint-Maximin, et d'Allevard-les-Bains.
[modifier] Histoire industrielle
Situé au bord du Bréda sur la rive gauche, le hameau de l'Ourcière garde les vestiges d'un riche passé industriel essentiellement consacré à la taillanderie. Plusieurs ateliers de forges s'y succéderont dès le XVIIIe siècle avec les forges de la famille Grasset, originaire d'Arvillard et exploitant également une taillanderie au Pont-de-Bens, sur La Chapelle du Bard.
Au XIXe siècle, le maître de forges Émile Leborgne y fera fonctionner un moulin et une forge (1842). Dans le même temps, les forges d'Allevard concentreront à l'Ourcière leur production d'outils spéciaux, en particulier "d'outils coloniaux", jusqu'à l'immédiate après-guerre.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | En cours | Alain Guilluy | sans étiquette | ... |
| mars 2001 | mars 2008 | Didier Provost | sans étiquette | ... |
| mars 1989 | mars 2001 | Robert Tissot | sans étiquette | ... |
| mars 1971 | mars 1989 | Jean Perroux | sans étiquette | ... |
| mars 1959 | mars 1971 | André Porte | sans étiquette | ... |
| mars 1953 | mars 1959 | Joannes Perret | sans étiquette | ... |
| 1929 | mars 1953 | Jules Perret | sans étiquette | ... |
| 1925 | 1929 | Auguste Vizioz | sans étiquette | ... |
| août 1924 | décembre 1924 | Auguste Vizioz | sans étiquette | ... |
| 1922 | août 1924 | Jean Vizioz | sans étiquette | ... |
| juin 1921 | décembre 1921 | Jean Vizioz | sans étiquette | adjoint |
| mai 1912 | août 1920 | Claude Rosset-Fassioz | Divers Gauche | ... |
| mai 1908 | mai 1912 | Auguste François Vizioz | sans étiquette | ... |
| mai 1900 | mai 1908 | Auguste Couturier | sans étiquette | ... |
| 1884 | 1900 | Jean-François Porte | sans étiquette | ... |
| janvier 1881 | 1884 | Claude Rosset-Fassioz | sans étiquette | ... |
| janvier 1875 | janvier 1881 | Pierre Vizioz | sans étiquette | ... |
| 1848 | janvier 1875 | Jean-Baptiste Porte | sans étiquette | ... |
| 1846 | 1848 | François Porte | sans étiquette | ... |
| 1833 | 1846 | Joseph Vizioz | sans étiquette | ... |
| 1830 | 1833 | Henri Porte | sans étiquette | ... |
| 1821 | 1830 | François Rosset-Fassioz | sans étiquette | ... |
| 1813 | 1821 | François Porte | sans étiquette | ... |
| AN XIV (1806) | 1813 | Georges Vizioz | sans étiquette | ... |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1793 | 1800 | 1821 | 1831 | 1841 | 1851 | 1861 | 1872 | 1881 | 1891 | 1901 | 1921 | 1931 | 1954 | 1962 | 1975 | 1982 | 1990 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 436 | 379 | 456 | 535 | 534 | 600 | 530 | 448 | 419 | 407 | 343 | 258 | 245 | 203 | 179 | 127 | 128 | 142 | 198 | 206 | 222 |
[modifier] Jumelages
[modifier] Notes et références
- www.planeterenault.com
- L’affaire Rattaire dans « La Voix du Nord »