Le Moutaret

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45° 25′ 58″ N 6° 05′ 21″ E / 45.4327777778, 6.08916666667

Le Moutaret
Le Moutaret
Le Moutaret
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Allevard
Code commune 38268
Code postal 38580
Maire
Mandat en cours
Alain Guilluy
2008-2014
Intercommunalité Pays du Grésivaudan
Démographie
Population 211 hab. (2008)
Densité 42 hab./km2
Gentilé Moutarin / Moutarine
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 58″ Nord
       6° 05′ 21″ Est
/ 45.4327777778, 6.08916666667
Altitudes mini. 320 m — maxi. 1089 m
Superficie 5 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Le Moutaret est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Moutarins et les Moutarines.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune est située au nord-est du département de l’Isère, aux confins de celui de la Savoie.

Situé en moyenne montagne dans les “Alpes vertes” du Dauphiné septentrional, le territoire de la commune se trouve dans un environnement de reliefs, composé de massifs élevés (Sept-Laux, Belledonne), de collines bordières, de gorges et de plaines (Grésivaudan, Val Gelon, bassin d’Allevard).

La commune se découvre sur la route qui conduit d’Allevard à Pontcharra, itinéraire s’élevant en pente douce le long de la montagne de Bramefarine et offrant une grande variété de points de vue sur les sommets avoisinants du Pays d’Allevard, ainsi que sur le Val Gelon Savoyard.

Le village et ses hameaux sont établis sur des reliefs adoucis, au nord-est des pentes orientales de la montagne de Bramefarine (1214 m), haute colline bordière du gradin de Belledonne, qui sépare la vallée du Grésivaudan à celle d’Allevard.

[modifier] Lieux-dits et écarts

  • Allevard au sud,
  • La Chapelle du Bard à l'est
  • Détrier au nord-est (sur la Savoie),
  • La Chapelle Blanche au nord-ouest (sur la Savoie),
  • Saint Maximin à l'ouest,

[modifier] La commune se compose des hameaux

  • Le Village
  • Les Masures
  • Le Freydon
  • L'Ourcière
  • Le Leyas

[modifier] Toponymie

Le nom a la même origine que "Moustier" ou " Moutier". C'est un diminutif signifiant "le petit monastère" dont l'origine est à rechercher dans l'établissement ici d'une maison religieuse dépendant de l'abbaye de la Novalaise près de Suse en Italie. Au XIV° siècle, les visites pastorales des évêques de Grenoble de la maison de Chissé donnent le nom de "Mostereto".

[modifier] Histoire

Marius Porte[1]

Le village est la commune natale de Marius Porte (1861) soyeux lyonnais, fils du maire du Moutaret Jean-Baptiste Porte. Marius Porte commandera en 1894 au jeune futur constructeur Marius Berliet (28 ans) sa première voiture en versant 10 000 francs d'arrhes. Lorsque la voiture sera livrée, trois ans plus tard, M. Porte, très satisfait, laissera au jeune constructeur véhicule et argent. Cet acte de mécénat marquera le début de la grande aventure industrielle des automobiles Berliet.

Affaire Rattaire[2]

Le 11 novembre 2010, le maire Alain Guilluy fait inscrire sur le monument aux morts 1914-1918 les noms des trois fils d’Adolphe Rattaire, instituteur et secrétaire de la mairie, tombés au champ d’honneur durant la Première Guerre mondiale.

Cet acte réparait une omission volontaire du maire de l’époque Claude Rosset-Fassioz, agriculteur et vigneron, qui avait agi ainsi dans le but d’assouvir un vengeance personnelle.

En effet, ce dernier, socialiste et pacifiste, avait joué de ses relations au moment de la déclaration de guerre, pour éviter que son beau-fils âgé de 20 ans ne soit mobilisé, ce qui n’était pas du goût de l’instituteur, patriote et catholique, qui vit ses trois enfants (Honoré, 22 ans ; Alfred, 26 ans et Louis, 20 ans) tomber l'un après l'autre sur les champs de batailles.

La rancœur entre les deux hommes se transforma bientôt en haine lorsque le village accueillit un prisonnier de guerre allemand qui, contre toute attente fraternisa avec Adolphe Rattaire (le prisonnier était également instituteur dans le civil). Cette relation irrita Claude Rosset-Fassioz qui infligea aussitôt des brimades au captif, lequel se vengea en saccageant les vignes du maire. Rosset-Fassioz accusa alors l’instituteur d’avoir guidé le prisonnier dans son geste. La paix revenue, Claude Rosset-Fassioz réélu à la tête de la commune, révoqua son secrétaire de mairie qui n'était autre que l'instituteur, pour une faute imaginaire et refusa alors obstinément d’inscrire les noms des fils de ce dernier sur le monument aux morts. Bien qu'inscrits sur le registre de recensement de la commune, le maire surpassera la loi en exigeant que la naissance au village devienne un nouveau critère pour pouvoir figurer au fronton du cénotaphe. Adolphe Rattaire, ulcéré quittera le village, puis écrira un peu partout afin d’obtenir gain de cause, mais en vain…

Actualité récente

En 2001, le célèbre marronnier qui a traversé les générations fut coupé à l'initiative d'un adjoint du maire de l'époque (le tronc et le sommet étaient aux 3/4 pourris, donc dangereux).

L'école ferma définitivement par manque d'effectif, et les élèves furent scolarisés à l'école de Saint-Maximin, et d'Allevard-les-Bains.

[modifier] Histoire industrielle

Situé au bord du Bréda sur la rive gauche, le hameau de l'Ourcière garde les vestiges d'un riche passé industriel essentiellement consacré à la taillanderie. Plusieurs ateliers de forges s'y succéderont dès le XVIIIe siècle avec les forges de la famille Grasset, originaire d'Arvillard et exploitant également une taillanderie au Pont-de-Bens, sur La Chapelle du Bard.
Au XIXe siècle, le maître de forges Émile Leborgne y fera fonctionner un moulin et une forge (1842). Dans le même temps, les forges d'Allevard concentreront à l'Ourcière leur production d'outils spéciaux, en particulier "d'outils coloniaux", jusqu'à l'immédiate après-guerre.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Alain Guilluy sans étiquette ...
mars 2001 mars 2008 Didier Provost sans étiquette ...
mars 1989 mars 2001 Robert Tissot sans étiquette ...
mars 1971 mars 1989 Jean Perroux sans étiquette ...
mars 1959 mars 1971 André Porte sans étiquette ...
mars 1953 mars 1959 Joannes Perret sans étiquette ...
1929 mars 1953 Jules Perret sans étiquette ...
1925 1929 Auguste Vizioz sans étiquette ...
août 1924 décembre 1924 Auguste Vizioz sans étiquette ...
1922 août 1924 Jean Vizioz sans étiquette ...
juin 1921 décembre 1921 Jean Vizioz sans étiquette adjoint
mai 1912 août 1920 Claude Rosset-Fassioz Divers Gauche ...
mai 1908 mai 1912 Auguste François Vizioz sans étiquette ...
mai 1900 mai 1908 Auguste Couturier sans étiquette ...
1884 1900 Jean-François Porte sans étiquette ...
janvier 1881 1884 Claude Rosset-Fassioz sans étiquette ...
janvier 1875 janvier 1881 Pierre Vizioz sans étiquette ...
1848 janvier 1875 Jean-Baptiste Porte sans étiquette ...
1846 1848 François Porte sans étiquette ...
1833 1846 Joseph Vizioz sans étiquette ...
1830 1833 Henri Porte sans étiquette ...
1821 1830 François Rosset-Fassioz sans étiquette ...
1813 1821 François Porte sans étiquette ...
AN XIV (1806) 1813 Georges Vizioz sans étiquette ...
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1821 1831 1841 1851 1861 1872 1881 1891 1901 1921 1931 1954 1962 1975 1982 1990 2006 2007 2008
436 379 456 535 534 600 530 448 419 407 343 258 245 203 179 127 128 142 198 206 222

[modifier] Jumelages

[modifier] Notes et références

  1. www.planeterenault.com
  2. L’affaire Rattaire dans « La Voix du Nord »

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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