Conflit israélo-libanais de 2006

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Conflit israélo-libanais
Fumée au-dessus de Tyr après un bombardement israélien.
Fumée au-dessus de Tyr après un bombardement israélien.
Informations générales
Date 12 juillet - 14 août 2006
Lieu Liban, Israël
Issue Indécise
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël InfoboxHez.PNG Hezbollah
Flag of the Amal Movement.svg Amal
Flag of the Lebanese Communist Party.svg Parti communiste libanais
Flag of the Syrian Social Nationalist Party.svg PSNS
PFLP-GC Flag.svg FPLP-CG
Drapeau de l’Iran Iran

Drapeau du Liban Liban

Commandants
Flag of Israel.svg Dan Haloutz
Flag of Israel.svg Moshe Kaplinsky
Flag of Israel.svg Udi Adam
Flag of Israel.svg Eliezer Shkedi
Flag of Israel.svg David Ben Ba'ashat
Flag of Israel.svg Ehud Olmert
Flag of Israel.svg Amir Peretz
InfoboxHez.PNG Hassan Nasrallah
InfoboxHez.PNG Imad Moughniyah
Flag of Lebanon.svg Michel Sleiman
Flag of the Amal Movement.svg Nabih Berri
Flag of the Lebanese Communist Party.svg Khaled Hadada
Flag of the Syrian Social Nationalist Party.svg Ali Qanso
Flag of Lebanon.svg Khaled Haddadi
Flag of Palestine.svg Ahmed Jibril
Forces en présence
10 000 soldats (+ FASI)[1] 3 000 hommes initialement
5 000 à 10 000 hommes dans les derniers jours du conflit
10 000 réservistes[2]
Pertes
Drapeau d’Israël
119 morts[6]
400 blessés[6]
2 prisonniers (blessés mortellement)[6]
5 chars Merkava détruits[8]
47 chars Merkava endommagés[8]
1 F-16 détruit par accident
2 hélicoptères détruits par accident
1 hélicoptère détruit en combat
2 drones
1 corvette touchée par un missile sol-mer[9].
InfoboxHez.PNG
250 morts
(selon le Hezbollah)[4],[10]

600 à 800 morts
(selon Israël)[4],[10]

Flag of the Amal Movement.svg
17 morts[3]

Flag of the Lebanese Communist Party.svg
12 morts

Drapeau de l’Iran
9 morts

PFLP-GC Flag.svg
2 morts[3]

Drapeau du Liban
37 à 43 morts[4],[3]

Civils :

Drapeau du Liban
1 086 à 1 191 morts[3],[4],[5]
4 400 blessés[5]

Drapeau d’Israël
44 morts[6]
1 489 blessés[7]

Civils étrangers :
53 morts
Conflit israélo-libanais de 2006
Batailles
Bataille de Maroun al-Ras - Bataille de Bint Jbeil - Bataille de Ayta ash-Shab - Raid de Tyr - Bataille de Marjayoun

Le conflit israélo-libanais de 2006, épisode du conflit israélo-arabe, est un conflit armé qui a opposé Israël au Liban (principalement des forces armées comme le Hezbollah de Hassan Nasrallah, et dans une moindre mesure l'armée libanaise) à compter du . Une trêve correspondant à la résolution 1701 de l'ONU est intervenue le 11 août, au plus fort des combats. Cette guerre est connue en Israël comme la deuxième guerre du Liban, au Liban comme la guerre de juillet et dans le monde arabe comme la sixième guerre israélo-arabe.

Sommaire

Résumé[modifier | modifier le code]

Ce conflit a été déclenché à la suite d'un accrochage entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière[11],[12], qui a abouti à la capture de deux soldats israéliens en vue de les échanger, comme ce fut le cas plusieurs fois, avec des prisonniers libanais en Israël, et à la mort de huit autres. Cette attaque intervient au 18e jour de l'opération Pluie d'été menée par l'armée israélienne contre les activistes du Hamas (faisant suite à l'enlèvement d'un soldat et à des tirs de roquettes artisanales sur Ashkelon), qui a touché essentiellement les infrastructures palestiniennes et la population dans la Bande de Gaza. Une tentative de sauvetage des soldats par un commando de Tsahal échoue et conduit à la mort de cinq autres soldats israéliens. Le , en réponse aux attaques dont il fait l'objet dans l'opinion israélienne par rapport à la gestion du conflit, Olmert déclare devant la commission Winograd qui enquête sur les ratés, que l'éventualité d'une telle guerre avait été préparée 4 mois plus tôt, et non « improvisée » comme cela lui a été reproché, et qu'un plan avait été approuvé dans un cas d'enlèvement de soldat[13].

À la suite de ces événements, Israël décide de lancer l'opération « Juste Rétribution » renommée depuis « Changement de Direction »[14], qui s'étend sur tout le Liban hormis le Chouf, fief traditionnel des druzes. Pour Israël, il s'agit d'éradiquer les implantations du Hezbollah au Liban, capables de tirs de missiles, nombreux et de longue portée depuis le retrait israélien de 2000 et qui fait usage de ses roquettes contre le tiers nord du territoire israélien.

Les conséquences de cette opération du côté libanais sont : plus de 1 000 morts civils dont 30 % d'enfants de moins de 12 ans[15] ; une majorité des infrastructures du pays détruites ; de nombreux quartiers résidentiels rasés ; une marée noire en Méditerranée ; des opérations qualifiées de crimes de guerre par Amnesty International dans les villages du Sud, tel celui de Marwahin. Cet organisme dénonce les dégâts excessifs causés aux civils et à l'infrastructure civile[16]. Israël explique que le Hezbollah a sa part de responsabilité dans ces destructions en se cachant parmi les civils qu'il prend comme bouclier humain.

Du côté israélien, plus de 150 morts (400 selon un rapport de diplomates américains en poste à Beyrouth) ont été recensés et plus de 500 000 personnes ont fui le nord du pays à cause des tirs de roquettes du Hezbollah. Ces munitions n'étant pas guidées, elles ont été dénoncées par Amnesty international comme étant des armes sans discrimination, ce qui constitue un crime de guerre et ce d'autant plus qu'elles étaient conçues pour maximiser les dégâts infligés à la population[17].

L'armée israélienne annonce avoir tué 320 combattants du Hezbollah[réf. nécessaire]. Le Hezbollah annonce lui la perte de 62 combattants[réf. nécessaire]. En , plusieurs mois après la fin du conflit, un représentant important du Hezbollah reconnaitrait la mort de 250 combattants présentés fièrement comme des martyrs tandis qu'Israël déplore la mort de 159 Israéliens dont 39 civils en 34 jours de combats[18].

Contexte de la crise[modifier | modifier le code]

Contexte historique de 1967 à 2000[modifier | modifier le code]

En 1978, Israël envahit le Liban au cours de l'opération Litani et occupe la partie sud du pays en réponse aux raids de l'Organisation de libération de la Palestine, ce qui conduit aux résolutions 425 et 426 de l'ONU, lesquelles appellent au retrait immédiat des forces israéliennes, à la fin des actions militaires au Liban et à la création de la Force intérimaire des Nations unies au Liban pour maintenir la paix dans la région.

Après de nouvelles attaques de l'OLP, Israël envahit à nouveau le Liban lors de l'opération Paix en Galilée en 1982, puis se retire partiellement en conservant une zone tampon dans le Liban-Sud jusqu'en 2000. Le bilan estimé des pertes lors de cette guerre est de 9 797 militaires libanais et 2 513 civils, ainsi que 675 soldats israéliens. Les troupes israéliennes se maintiennent au Liban Sud et sont impliquées indirectement lors du massacre de Sabra et Chatila en 1982 conduit par les milices maronites chrétiennes dans la banlieue de Beyrouth.

De nouvelles opérations militaires israéliennes sont menées pendant une semaine en pour répondre à des tirs de roquettes et à des attaques du Hezbollah, commises à cause de l'occupation du sud du Liban, et du Front populaire de libération de la Palestine en juin et juillet[19], contre les positions de Tsahal. Un cessez-le-feu est obtenu après 7 jours de bombardement d'Israël et de l'armée du Liban Sud. L'accord trouvé n'est respecté que peu de temps et en 1996, Tsahal mène de nouvelles opérations dans le Liban Sud pour mettre fin aux attaques du Hezbollah contre le nord d'Israël après la mort de quelques libanais : l'Opération Raisins de la colère au cours duquel se produit le Bombardement de Cana de 1996. Les affrontements s'arrêtent avec la signature d'un accord écrit informel de cessez-le-feu israélo-libanais obtenu par la diplomatie américaine le . Cet accord interdit toute nouvelle attaque de part et d'autre de la frontière contre et en provenance de zones habitées par des civils.

De 2000 au début de la guerre[modifier | modifier le code]

En 2000, Israël se retire intégralement du territoire libanais sous l'impulsion du gouvernement de Ehud Barak. L'ONU considère qu'Israël a respecté les résolutions demandant son retrait du Liban-Sud, mais le Liban réclame toujours les fermes de Chebaa occupées par Israël en 1967. L'armée du Liban Sud s'effondre à la suite du retrait de l'armée israélienne.

Entre 2000 et 2006, l'armée israélienne a effectué des milliers de violations du territoire libanais par des incursions terrestres, maritimes et aériennes, (missions de reconnaissances et survol par des drones). Le nombre de violations varie de 2 000 à 2 800 selon les sources[réf. nécessaire]. Depuis 2000, la branche militaire du Hezbollah a établi des bases d'opérations à travers le Liban et envoie à plusieurs reprises des missiles sur les villes israéliennes en réponse selon lui aux violations répétées de l'intégrité du territoire libanais par l'armée israélienne. En 2004, une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité a été promulguée, la Résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle au démantèlement de toute milice armée en opération dans la région, et qui exige celui du Hezbollah par l'État libanais qui s'est refusé jusqu'ici à la faire appliquer, considérant que le Hezbollah n'était pas une milice mais un mouvement de résistance légitime à une occupation étrangère. À plusieurs reprises, le Hezbollah a lancé des attaques contre les forces israéliennes dans la région des fermes de Chebaa, un territoire disputé, occupé de Syrie, selon ce qu'a décidé le Conseil de sécurité de l'ONU, et non une partie du Liban, mais le gouvernement libanais possède des documents datant de 1948 et prouvant que ce territoire est libanais, documents déjà parvenus aux Nations Unies. Israël a effectué de nombreux raids aériens visant les bases du Hezbollah. Le Hezbollah a tiré à plusieurs reprises des roquettes sur Israël, il n'est pas établi qu'une de ces roquettes lancées entre et le début du conflit 2006 ait tué un civil israélien, mais une roquette peut-être lancée par le Hezbollah le s'est écrasée sur le territoire libanais où elle a tué un enfant[20].

Lors d'une attaque sur les fermes de Chebaa en , le Hezbollah a fait prisonniers trois soldats de Tsahal, qui ont été tués soit pendant l'opération soit par ses conséquences directes. Le Hezbollah a cherché à obtenir la libération de 14 prisonniers libanais en échange, ainsi que des prisonniers palestiniens. L'échange de prisonniers eut lieu le 29 janvier ; ont été échangés : 30 prisonniers libanais et arabes, les corps de 60 militants et civils libanais, 420 prisonniers palestiniens, et des cartes montrant des mines israéliennes au Liban Sud, contre un homme d'affaires et colonel de l'armée de réserve israélien enlevé en 2001, et les corps des trois soldats évoqués précédemment. Trois Libanais sont toujours retenus dans les prisons israéliennes (parmi eux Samir Kuntar, emprisonné en Israël depuis une attaque sur Nahariya en 1979, pendant laquelle il pénétra dans un appartement et assassina un officier de police israélien et trois membres de sa famille. D'autres sources citent que les membres de cette famille ont succombé aux tirs de la police israélienne).

Les 2000 casques bleus de l'ONU de la FINUL se trouvent à la frontière.

En 2005, Israël prévoit une nouvelle offensive au Sud-Liban où le Hezbollah s'équipe militairement et inquiète le gouvernement d'Ariel Sharon[21]. En mai-, le Hezbollah est intégré au « gouvernement d'union nationale » au Liban. À la fin de l'année 2005, après l'assassinat de Rafiq Hariri, les troupes syriennes, sous la pression internationale, se retirent du Liban.

Article détaillé : Hezbollah.

Situation en Israël et dans l'Autorité palestinienne[modifier | modifier le code]

De l'autre côté de la frontière, la coalition menée par Ehud Olmert gagne les élections législatives israéliennes de 2006 sur un programme prévoyant des initiatives unilatérales dans le cas où un dialogue se révélerait impossible avec les Palestiniens (le Hamas gouverne désormais l'Autorité palestinienne).

En , le président palestinien Abbas choisit le 26 juillet pour la mise en place d'un référendum sur la reconnaissance de l'État d'Israël ainsi que sur la fin des attentats[22]. Le Hamas refuse d'abord, puis finit par accepter. Le 8 juin, Tsahal tue Jamal Abou Samhadana, le chef de la sécurité du gouvernement palestinien. Le 9 juin, selon une source palestinienne, un navire israélien bombarde une plage de Gaza et tue des civils. Quelques jours plus tard, l'armée israélienne dément son implication. Le Hamas déclare vouloir répliquer[23].

La veille de la conclusion d'un accord entre Ismaïl Haniyeh et Mahmoud Abbas, la branche militaire du Hamas enlève un soldat israélien et réclame un échange de prisonniers. Le chef du Hamas en exil à Damas, Khaled Mechaal, est accusé par les Israéliens d'avoir monté l'opération pour faire échouer cette tentative d'accord inter-palestinien. Israël emprisonne 1 000 prisonniers palestiniens[24]. Le gouvernement israélien lance une opération de grande envergure sur Gaza et bombarde des infrastructures électriques de transport et d'approvisionnement. Ce scénario se répétera quelques jours après au Liban.

Le Hezbollah se déclare solidaire du Hamas et des Palestiniens.

Article détaillé : Opération Pluie d'été.

Premier mois de conflit[modifier | modifier le code]

Attaque du Hezbollah et soldats israéliens faits prisonniers[modifier | modifier le code]

Selon le rapport de l'ONU : « Peu après avoir pénétré en territoire israélien, des militants du Hezbollah ont attaqué une patrouille israélienne, capturant deux soldats, en tuant trois autres et faisant plusieurs blessés »[25] Cette attaque à travers la ligne bleue a été condamnée par le Secrétaire Général de l'ONU[26].

Une polémique oppose le gouvernement israélien pour lequel les soldats ont été « enlevés » en territoire israélien, aux autorités libanaises selon lesquelles les soldats de Tsahal ont poursuivi les commandos du Hezbollah en territoire libanais jusqu'à Ayta ash-Shab où ils sont tombés dans une embuscade[27],[28].

Offensives d'Israël[modifier | modifier le code]

Objectifs de l'opération militaire[modifier | modifier le code]

Selon le gouvernement israélien, les opérations militaires ont trois objectifs : récupérer les soldats enlevés par le Hezbollah, stopper le tir de roquettes sur les villes israéliennes, contraindre le gouvernement libanais à appliquer la résolution de l'ONU, à savoir désarmer les milices et se déployer le long de sa frontière nord.

Au nom d'un principe « d'isolement du théâtre des opérations », un blocus des ports et aéroports, la déconnexion de la route Damas-Beyrouth, le bombardement des ponts et l’attaque des réservoirs d’essence sont décidés par l'état-major de Tsahal, selon lui pour empêcher le passage des soldats capturés vers le Nord du Liban ou l'Iran, la fuite des hommes armés du Hezbollah vers le Nord, l'envoi, au contraire, de réservistes et de renforts vers le Sud et l'approvisionnement de la logistique du Hezbollah. Mais cela a entraîné l'isolement du Liban de son voisin syrien, ce qui a empêché les touristes arabes et les déplacés libanais de quitter le pays. L'acheminement de la nourriture, des médicaments et des aides humanitaires est rendu plus difficile, ce qui a fait plonger certaines régions du pays dans une crise humanitaire. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah est devenu « l'ennemi numéro un » d'Israël qui l'a placé en priorité sur la liste des « éliminations sélectives ». L'aviation israélienne posséderait plusieurs bombes BLU-109 anti-bunker et cherche à localiser les abris des cadres du Hezbollah.

Selon Jane’s Defence Weekly, journal britannique spécialisé dans les questions de défense, le Hezbollah détenait, avant la crise, de 10 000 à 15 000 roquettes et une cinquantaine de missiles sol-sol inspirés du Frog-5 soviétique, un chiffre en conformité avec les déclarations du chef du Hezbollah, en , qui affirmait que son mouvement était en possession de 12 000 Katioucha. Après une semaine de frappes, l'état-major israélien a déclaré avoir détruit la moitié de cet arsenal, information démentie par cette organisation.

Selon le gouvernement libanais, ces mesures sont au contraire des « punitions collectives immorales » vis-à-vis du peuple libanais[29].

Lettre écrite par Israël pour avertir la population[modifier | modifier le code]

  • Traduction du tract lancé pour avertir des bombardements :

« À la suite des actions terroristes du Hezbollah, qui portent atteinte à la prospérité du Liban, l'armée israélienne agira au Liban pour toute la durée nécessaire afin de protéger le peuple israélien. Pour votre sécurité et afin d'éviter toute atteinte aux personnes civiles qui ne sont pas impliquées avec le Hezbollah, évitez de vous trouver dans des endroits en relation avec le Hezbollah. Il faut que vous sachiez que la continuation des actions terroristes contre Israël est une épée à double tranchant pour vous et pour le Liban. Signé Israël. »

  • Israël a envoyé des appels téléphoniques au Liban prévenant de ne pas soutenir et de ne pas collaborer avec le Hezbollah.
  • Selon le gouvernement israélien, d'autres tracts sont lancés indiquant à la population du sud du Liban de quitter les zones de combats[30].
  • Israël a lancé des tracts de caricature montrant le président syrien, Bashar El Assad, partageant le Liban avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, tous deux jouant de la flûte hypnotisant un serpent dans lequel le chef du Hezbollah était personnifié.
  • Au total, ce sont des dizaines de milliers de tracts qui ont inondé le Liban afin de prévenir sa population des dangers qui l'attendaient, ou d'après le Hezbollah de faire peur à la population, et pour leur imputer la responsabilité des bombardements israéliens.
  • Piratages d'émissions de radio, ou encore de la télévision du Hezbollah, al Manar, avec des messages en arabe incitant les populations chiites à ne pas soutenir les combattants locaux.

Attaques israéliennes au Liban[modifier | modifier le code]

  • Le  : l'armée israélienne attaque de nombreuses cibles dans tout le pays, dans une opération affichée pour récupérer les soldats israéliens faits prisonniers par les militants du Hezbollah à proximité du village israélien de Zar'it selon Israël. La police libanaise affirme que les soldats s'étaient introduits sur le territoire libanais. L'aviation israélienne bombarde routes, ponts et l'aéroport de Beyrouth. Le bilan de la journée est de 40 morts civils[31]. La réponse d'Israël est jugée « disproportionnée » par l'ONU mais soutenue par les États-Unis qui estiment comme la Grande-Bretagne qu'Israël a le « droit à l'autodéfense ».
  • Le 13 juillet : l'incursion se prolonge et touche la capitale libanaise, Beyrouth. Les avions israéliens bombardent l'aéroport international Rafic-Hariri, entraînant sa fermeture et la déviation des vols. Tsahal produit aussi des dommages à la station de la télévision du Hezbollah, Al-Manar, et des destructions à la base aérienne de Rayak dans la vallée de Bekaa à l'est du Liban[32]. Les postes frontières entre la Syrie et Israël sont également bombardés ainsi que de nombreux ponts.
  • Le 14 juillet : plus de 50 civils ont été tués. Israël a lâché des missiles sur la banlieue de Beyrouth, à Dahieh Janoubyé (banlieue sud), une forteresse du Hezbollah. La première grande riposte du Hezbollah intervient, avec la frappe d'un missile antinavire sur une corvette de la classe Sa'ar V de la marine israélienne située en eaux libanaises tuant quatre marins[33]. Des feux d'artifices s'élevèrent dans Beyrouth. Le groupe musulman chiite a également essayé d'abattre les avions avec des missiles. L'aviation israélienne bombarde la centrale électrique de Jiyé provoquant la « plus grande catastrophe écologique en Méditerranée », selon Yacoub Sarraf[34].
  • Le 17 juillet : la banlieue Sud de Beyrouth a reçu la majorité des frappes. Les infrastructures du port de Jounieh et de Jbeil, tous deux en zone chrétienne, ont été sévèrement touchées.
  • Le 18 juillet : 11 (au moins) soldats de l'armée libanaise ont perdu la vie dans des raids sur leurs casernes. L'attaque à deux reprises de la base du régiment autonomes de travaux de l'armée près de Baabda fut la plus meurtrière : Alors que les secouristes et les pompiers furent dépêchés sur place après un premier raid, l'aviation israélienne effectua un second raid causant un nombre important de victimes parmi les secouristes et les soldats de l'armée. L'armée israélienne intensifie ses tirs sur les camions depuis qu'elle a annoncé la veille avoir frappé un poids lourd qui selon ses sources transportait un missile du Hezbollah au sud de Beyrouth. Des dégâts collatéraux touchent des convois d'ambulances.
Carte du Sanayeh Relief Center (Beyrouth, Liban) indiquant les attaques israéliennes au Liban du 12 au 27 juillet.
  • Le 19 juillet : l'aviation israélienne bombarde un orphelinat dans un village du sud de Liban et plusieurs camions dans le quartier chrétien de Achrafieh (Beyrouth), bastion de l'opposition à Hezbollah. Le Hezbollah tue 2 soldats israéliens en territoire libanais. Quelques heures plus tard, les forces israéliennes contrent une tentative d'infiltration en territoire israélien à Metoula.
  • Le 20 juillet : l'armée israélienne lance 23 tonnes de bombes dans le sud de Beyrouth, sur un bunker du Hezbollah selon Tsahal, sur une mosquée en construction d'après le Hezbollah[35].
  • Le 21 juillet : 74 civils libanais auraient été tués à Tyr à la suite des bombardements israéliens : manifestations dans les pays arabes et certains pays européens.
  • Le 22 juillet : l'armée israélienne dit avoir bombardé plus de 150 sites au Liban, en particulier les antennes de la radio-télévision nationale.
  • Le 23 juillet : Tsahal a pris le contrôle de Maroun al-Ras, localité d'importance stratégique à la frontière avec Israël, après de violents combats avec les miliciens du Hezbollah. Au total, Tsahal dit avoir attaqué près de 270 objectifs au Liban au cours des dernières vingt-quatre heures. Parmi les cibles visées, 35 voitures transportant des armes, 21 rampes de lancement, plus d'une cinquantaine de maisons abritant des activités militaires ainsi que des installations permettant au Hezbollah de communiquer avec ses hommes et des ponts et des axes routiers.
  • Le 23 juillet : deux ambulances de la Croix-Rouge sont touchées par des missiles israéliens, faisant neuf blessés dont six membres de la Croix-Rouge[36].
  • Le 24 juillet : un AH-64 Apache s'est écrasé au nord d'Israël faisant 2 morts. Radio Israël avait d'abord rapporté que l'appareil avait percuté un câble électrique alors qu'il se dirigeait vers le Liban, alors que Hezbollah revendique la destruction de celui-ci. Par la suite, un porte-parole militaire israélien n'a pas exclu que l'appareil ait été abattu par des activistes du Hezbollah libanais. C'est le 3e hélicoptère de ce type accidenté après la collision en vol de 2 autres hélicoptères, auxquels il faut rajouter un chasseur F-16 endommagé au décollage à la suite d'une crevaison.
  • Le 25 juillet : Tsahal dit avoir pris difficilement le contrôle de la commune de Bint-Jbeil, considérée comme étant le QG du Hezbollah dans ce secteur du Sud-Liban mais cette information s'avèrera finalement fausse. Une embuscade a provoqué la mort de 9 soldats israéliens. D'autre part, un poste de la ONUST a été touché lors d'un bombardement à Khiam, causant la mort de quatre casques bleus observateurs (un Autrichien, un Canadien, un Chinois et un Finlandais).
  • Le 27 juillet, quatre officiers de l'ONU en poste à la frontière sont tués lors d'un bombardement de l'armée israélienne. Selon l'ONU, les casques bleus avaient demandé à dix reprises, sur une période de six heures, à l'armée israélienne de ne pas attaquer leur avant-poste[37]. L'ONU demande une enquête[38] sur cet événement, Israël refuse[39].
  • Le 29 juillet : l'armée israélienne se retire de Bint-Jbeil, sans avoir pris la ville. Ce retrait est présenté comme une lourde défaite par le Hezbollah. Tsahal déclare avoir tué une trentaine d'activistes de l'organisation chiite. Les bombardements israéliens se poursuivent, provoquant une marée noire sur les côtes libanaises.
  • Le 30 juillet : un bombardement israélien sur un immeuble de 3 étages qui, d'après l'armée israélienne, était une base de lancement de missiles katioucha provoque la mort de 28 personnes. On compte 16 d'enfants parmi les victimes (selon les secouristes libanais).
Article détaillé : Bombardement de Cana de 2006.
  • Le 1er août : L'armée israélienne affirme avoir tué le 30 juillet Jihad Atya, un responsable du Hezbollah chargé de la logistique et responsable de l'enlèvement et de l'exécution de 3 soldats israéliens en 2000. [réf. nécessaire]
  • Dans la nuit du 1er au 2 août, un commando israélien est héliporté à Baalbek, dans la plaine de la Bekaa, et pénètre dans un hôpital que les services israéliens ont identifié comme un lieu tenu par le Hezbollah[40]. 5 otages (des civils) auraient été ramenés par le commando, dont trois qui se nommeraient Nasrallah dont un qui serait Hassan Nasrallah (en fait, il a le même nom du leader du Hezbollah). Le Hezbollah qualifie cette opération de « fiasco »[41].
  • Le 4 août : L'armée israélienne reprend les bombardements sur Beyrouth dans la nuit et détruit 4 ponts au nord de la capitale, tuant des civils. [réf. nécessaire] Un raid de l'aviation israélienne sur des ouvriers agricoles syriens qui chargeaient des légumes dans un camion frigorifique dans la localité de Qaa près de la frontière libano-syrienne, a fait 33 victimes[42].
  • Le 6 août : Plus de 4 000 obus s'abattent sur le Liban lors de 250 raids aériens de l'aviation israélienne[43].
    Une quarantaine de roquettes tirées par le Hezbollah occasionnent trois morts en Israël[réf. nécessaire].
    Les États-Unis et la France tombent d'accord sur un projet de résolution à présenter à l'ONU sur un éventuel cessez-le-feu.[réf. nécessaire]
    Environ 10 000 soldats israéliens sont déployés pour instaurer une zone de sécurité de 6 à 8 km au nord de la frontière israélienne et neutraliser les secteurs à partir desquels le Hezbollah continue de tirer des roquettes. Deux d'entre elles se sont abattues sur Hadera, à environ 40 km de Tel-Aviv, la localité la plus éloignée jamais atteinte par des tirs à partir du Liban[44].
  • Le 9 août : Israël décrète un couvre-feu sur les localités libanaises situées au sud du fleuve Litani et menace de bombarder tout véhicule jugé « suspect » circulant dans ce secteur.
  • Le 10 août : le Cabinet de Sécurité israélien annonce qu'il triplera les effectifs de soldats déployés pour les opérations terrestres, les faisant ainsi passer à 30 000 hommes[45].
  • Le 10 août : La bataille de Marjayoun fait polémique au Liban à la suite de l'accueil fait par les forces libanaises aux militaires Israéliens.
  • Le 11 août : Le Hezbollah déclare avoir détruit un navire de guerre israélien au large de Tyr[46].
  • Le 11 août : Le quartier chiite de Beyrouth durement frappé lors de plusieurs raids aériens[47].
  • Le 11 août : Un convoi de 3 000 déplacés civils et militaires libanais fuyant Marjayoun subit une attaque aérienne israélienne à 30 km au nord-est d'Hasbaya[48]. Au moins 6 morts et 16 blessés
  • Selon l'armée israélienne, le commandant des « Forces spéciales » du Hezbollah, responsable de l'enlèvement des 2 soldats israéliens a été tué dans un bombardement qui a détruit 11 bâtiments de plusieurs étages, vides de population civile, dans le faubourg sud de Beyrouth quelques heures avant le cessez-le-feu.[réf. nécessaire]

Ordre de bataille de l'armée israélienne[modifier | modifier le code]

Toutes les forces armées engagées au Sud Liban le furent sous contrôle du Commandement Nord.

La composante d’active de armée israélienne engagée au Liban comprenait :

  • 4 états-majors divisionnaires.
  • Au moins 12 brigades.
  • Des unités d’artillerie – au moins 6 bataillons.
  • Des unités du génie – au moins 3 bataillons (601e, 603e et 605e Bataillons de sapeurs de combats)
  • Des unités des forces spéciales – soit les éléments d’au moins 6 unités spéciales ainsi qu’un bataillon d’infanterie considéré comme étant un équivalent aux forces spéciales et une unité de forces spéciales de la police israélienne.

Liste des états-majors divisionnaires :

  • 91e Division territoriale (Commandement Nord – Général Gal Hirsh)
  • 162e Division blindée (Commandement Centre - Gen. Guy Tzur)
  • 98e Division parachutiste de réserve (Commandement Centre – Gen. Eyal Eisenberg)
  • 366e Division blindée de réserve (Commandement Sud – Gen. Erez Zuckerman)

La composante d’active engagée au Liban comprenait 7 brigades :

  • 1e Brigade d’infanterie « Golani » - : Colonel Tamir Yada
  • 35e Brigade parachutiste – Col. Hagai Mordechai
  • 933e Brigade Nahal - Col. Micky Edelstein
  • 7e Brigade blindée – Col. Amnon Eshel Assulin
  • 188e Brigade blindée Barak
  • 401e brigade blindée – Col. Moti Kidor

Brigades de réserve :

  • 2e Brigade Carmeli
  • 226e Brigade parachutiste
  • 300e brigade - Col. Chen Livni
  • 434e Brigade blindée
  • 551e Brigade parachutiste de réserve
  • 609e Brigade Alexandroni - Col. Shlomi Cohen
  • 769e Brigade – (OC : Col. Raviv Nir
  • 847e Brigade blindée[49],[50].
  • Lors des opérations terrestres, le Jerusalem Post annonce que sur les quelque 400 chars de combat de Tsahal déployés au Sud, 40 ont été endommagés, le blindage de 20 effectivement pénétré et 30 membres d’équipage tués[51].
  • Lors du conflit, Tsahal a tiré 19 400 bombes, 2 200 missiles et 123 000 obus d'artillerie [52]
  • L'armée de l'air isrélienne aurait effecué 17 550 sorties en 34 jours à comparer avec les 11 500 sorties de la guerre de Kipour en . Cela représente une moyenne de 520 sorties par jour. Les hélicoptères firent 2 500 sorties[53].

Offensives du Hezbollah[modifier | modifier le code]

Le Hezbollah a tiré à peu près 4 000 roquettes en Israël en 4 semaines de conflit soit autant d'obus abattus sur le Liban le 6 août. Ces tirs sur des villes israéliennes n'ont débuté qu'après l'attaque des installations civiles libanaises dont les pistes de l'aéroport le 13 juillet[54].

Bombardements du Nord d'Israël[modifier | modifier le code]

Carte indiquant certaines des villes israéliennes qui ont subi des tirs de missiles du Hezbollah depuis le début du conflit.
  • Le 14 juillet, au large de Beyrouth, alors qu'il participait à un blocus naval et qu'il se trouvait dans les eaux territoriales libanaises, le navire israélien Hanit de la Classe Sa'ar V a été endommagé par un missile C 802, de fabrication chinoise livré par l'Iran selon l'armée israélienne, tiré par le Hezbollah : au moins 4 marins ont été tués. Le navire israélien réussit à rejoindre le port d'Haïfa sans assistance. Selon l'armée israélienne, le missile était guidé par radar[56]. Un cargo avec équipage égyptien est coulé en même temps par un deuxième missile tiré différemment, faisant 12 morts[réf. nécessaire].
    Toutes les communes le long de la frontière ont été visées et des roquettes sont tombées sur plusieurs grandes villes à l'intérieur du pays. Les arabes en Israël n'ayant pas d'abris ni d'alerte aux missiles certains se rapprochent de leurs voisins juifs. La destruction du navire israélien a été la première « surprise » de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, qui annonce lui-même à la télévision Al-Manar la destruction du navire : « Les surprises que je vous avais promises vont commencer dès maintenant. En ce moment, en mer, au large de Beyrouth, le navire de guerre israélien qui a attaqué nos infrastructures, frappé les maisons de notre peuple, nos civils, vous le voyez brûler. Il coulera et avec lui des dizaines de soldats sionistes israéliens. » En ce qui concerne le nord d'Israël, il dit : « Nos enfants ne seront pas les seuls à être tués. Notre peuple ne sera pas le seul à être déplacé. Ces jours-là sont terminés. C'était ainsi avant 1982 et avant 2000. Ces temps sont révolus. Je vous promets que cette époque est terminée. »
    Un membre de l'équipage du cargo égyptien aurait raconté sur la chaîne quatariote Al Jazeera qu'un navire israélien avait tiré sur le cargo, pour masquer le fait que le navire israélien ait coulé.
  • Le 19 juillet, à la suite de la chute d'une roquette sur une maison à Nazareth, trois personnes dont deux enfants arabes israéliens ont été tuées et huit personnes blessées.
    Se concentrent à Haïfa, notamment, les raffineries pétrolières et l'industrie chimique du pays.
  • Mi-juillet, plusieurs sources militaires précisent qu'Israël prépare une offensive terrestre.
  • Mercredi 21 juillet, le président de la république libanaise Émile Lahoud déclare qu'en cas d'invasion terrestre, l'armée libanaise combattra les forces d'Israël[57]. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, affirme quant à lui que ce serait « un désastre pour l'armée israélienne ». Également le 21 juillet, le site internet du quotidien israélien Yedioth Aharonoth indique que trois ou quatre divisions pourraient être massées à la frontière avec le Liban.
  • Le 22 juillet, Armée israélienne affirme tenir depuis plusieurs jours deux positions en territoire libanais, l'une à Maroun al-Ras, dans le secteur central de la frontière qui à 900 m d'altitude domine les alentours, et l'autre à Marwahin, dans la partie occidentale. On ignore s'il s'agit d'opérations ponctuelles ou de points d'ancrage destinés à rayonner dans le secteur. Plusieurs divisions de réservistes sont massées à la frontière.
  • Le 23 juillet, on compte 1 600 roquettes tirées sur le territoire israélien.
  • Samedi 29 juillet, le cheikh Hassan Nasrallah menace : « le bombardement d'Afoula n'était qu'un début. De nombreuses villes seront attaquées si l'agression barbare se poursuit contre nous ».
    Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz constate que « peu d'armées au monde possèdent autant de missiles que le Hezbollah ».
  • Le 1er août, L'armée israélienne constate qu'après avoir été visé par plus de 2 000 tirs du Hezbollah en une vingtaine de jours (100 tirs par jour en moyenne), l'intensité des attaques de la milice libanaise contre le territoire israélien faiblit depuis quelques jours[58].
  • Le 2 août, la journée est marquée par le tir d'environ 200 roquettes, soit le plus grand nombre de roquettes lancées par le Hezbollah sur le territoire israélien en une journée, après une interview de Ehud Olmert dans laquelle il dit que toute l'infrastructure du Hezbollah a été entièrement détruite[59]. Certains médias parlent de « pluie de roquettes »[60],[61]. Les villes de Tibériade et Haïfa, ainsi que le doigt de Galilée, sont particulièrement visés et des tirs atteignent Beït Shéan et le nord de la Cisjordanie.
  • Le 3 août, le Hezbollah envoie plus de 200 roquettes sur le nord d'Israël ainsi que sur le plateau syrien du Golan, sous occupation israélienne, faisant huit morts et plusieurs blessés[62]. Cette journée est la plus meurtrière pour Israël. Hassan Nasrallah menace de frapper Tel-Aviv si Israël frappe Beyrouth[63].
  • Le 4 août, des roquettes du type Khaïbar 1 tirées par le Hezbollah atteignent pour la première fois la ville de Hadera située à 75 km de la frontière libano-israélienne et à environ 40 km de Tel Aviv.
  • Le 6 août, un immeuble touché à Haïfa s'effondre. Il y a trois morts. La cadence de roquettes tirées sur les localités du Nord d'Israël (voir carte) ne faiblit pas.
  • Le 7 août, un drone Mirsad 1 du Hezbollah est abattu par un F-16[64].

Au total, Israël a dénombré plus de 6 000 missiles et roquettes lancés par le Hezbollah, 3 970 ont touché le sol israélien, dont 901 dans des secteurs urbains. Plus de 3 000 missiles (> 50 %) ont atterri dans des secteurs isolés en campagne, et plus de 2 000 (> 30 %) n’ont pas passé la frontière. À noter que malgré les menaces, Tel-Aviv n'a pas été touché[65].

Une trentaine d'écoles et 144 classes ont été touchées dans le nord du pays par les tirs de Katioucha. Les établissements de Kiryat Shmona ont subi le plus de dégâts, avec 45 classes endommagées.

Suites du conflit[modifier | modifier le code]

Initiatives diplomatiques[modifier | modifier le code]

Le , les États-Unis et la France s'accordent pour soutenir un projet de résolution au Conseil des Nations-unies, permettant un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme du conflit. Ce projet soutient la mise en œuvre de la résolution 1559 et des accords de Taëf et appelle à l'arrêt de toute attaque de la part du Hezbollah et de toutes les opérations militaires offensives d'Israël. Il insiste sur la souveraineté d'Israël et du Liban et le respect de leurs frontières y compris dans les fermes de Chebaa. La zone comprise entre le fleuve Litani et la ligne bleue doit devenir une zone démilitarisée où seules pourront se déployer l'armée libanaise et une force internationale empêchant toute reprise des hostilités. Un embargo sur les armes à destination du Liban (exception de celles autorisées par le gouvernement) est également demandé par ce projet de résolution.

Le Liban rejette cette résolution car elle ne prévoit pas le retrait de l'armée israélienne de son territoire. Le gouvernement libanais s'est déclaré prêt à déployer 15 000 soldats au Liban sud immédiatement après le retrait des forces israéliennes. Pour tenter d'obtenir une modification du projet franco-américain, une délégation de la Ligue arabe est partie lundi pour New York afin d'en débattre mardi avec le conseil de sécurité des Nations unies. Elle est conduite par le secrétaire général de la Ligue, qui est accompagné des chefs de la diplomatie du Qatar et des Émirats arabes unis[66].

Le 11 août, le Conseil de sécurité de l'ONU à l'unanimité de ses quinze membres une résolution numéro 1701 de 2006, parrainée par le Danemark, les États-Unis, la France, la Grèce, la Slovaquie, et le Royaume-Uni[67] demandant

  • cessation totale des hostilités
  • demande au gouvernement libanais et à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) de déployer leurs forces ensemble dans tout le Sud, et demande au gouvernement israélien, alors que ce déploiement commence, de retirer en parallèle toutes ses forces du Liban sud
  • autorise un accroissement des effectifs de la Finul à 15 000 hommes.
  • souligne qu'il importe que le Gouvernement libanais étende son autorité à l'ensemble du territoire libanais, afin d'y exercer intégralement sa souveraineté, de sorte qu'aucune arme ne s'y trouve sans le consentement du Gouvernement libanais et qu'aucune autorité ne s'y exerce autre que celle du Gouvernement libanais
  • Application intégrale des dispositions pertinentes des Accords de Taëf et des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006) qui exigent le désarmement de tous les groupes armés au Liban
  • Exclusion de toute force étrangère au Liban sans le consentement du Gouvernement libanais.
  • Exclusion de toute vente ou fourniture d'armes et de matériels connexes au Liban, sauf celles autorisées par le Gouvernement libanais.

Réactions diverses[modifier | modifier le code]

  • Le , un sondage effectué en Israël par l'Institut Ben Gourion montre que les Israéliens croient plus Nasrallah que Peretz, considéré comme moins authentique[69].

Ruptures du cessez-le-feu de la résolution 1701[modifier | modifier le code]

  • Le 19 août : Israël mène sa première attaque depuis le 14 août. À l'aube une opération héliportée a été menée contre le Hezbollah près de Baalbeck, dans l'est du Liban, appuyée par des bombardements. L'opération commando a été déclenchée afin d’« empêcher des livraisons d'armes au Hezbollah de l'Iran et de la Syrie ». L'armée israélienne a affirmé que les objectifs de l'opération ont été entièrement atteints malgré la perte d'un tué et 2 blessés israéliens, on annonce la mort de 3 combattants du Hezbollah et la capture de deux autres, tandis qu'un porte-parole militaire libanais annonce que cette opération a été repoussée par la milice chiite. Pour Israël il ne s'agit pas d'une violation de la trêve car ils considèrent que la résolution 1701 leur donne le droit de se défendre contre le réarmement du Hezbollah[70],[71].
  • Le 21 août : Israël tue deux Libanais du Hezbollah au Sud Liban où ils sont encore logés[72].
  • Le 9 septembre : Israël enlève six civils libanais dont quatre à Aita al-Shaab qui furent libérés le jour d'après[74],[75].

Fin du conflit[modifier | modifier le code]

Les violences se sont arrêtées au Liban le lundi avec l'application d'une partie des mesures de la résolution 1701 (2006) de l'ONU. Tsahal peut déplorer la perte de 119 soldats et de 43 civils[76]. 231 soldats ont été blessés. Le Hezbollah aurait perdu entre 250[77] et 600 miliciens[78],[79],[80]. En outre, près de 1 500 civils libanais ont été tués.

Fin des hostilités des deux côtés[modifier | modifier le code]

Les hostilités se sont arrêtées tant du côté libanais qu'israélien, le cessez-le-feu reste globalement respecté une semaine après son entrée en vigueur malgré quelques accrochages.

Retour de l'armée libanaise dans le Sud Liban[modifier | modifier le code]

Le 16 août, l'armée libanaise a commencé à franchir le fleuve Litani, le Hezbollah déclare désirer son retour et que les armes « trouvées » leur seront remises.

La population du Sud Liban rentre massivement sur place[modifier | modifier le code]

Des embouteillages se créent sur toutes les routes du Liban menant au Sud, dus aux centaines de milliers de personnes en exode.

Le Hezbollah aidé de l'armée libanaise et de la population ont dégagé les survivants des gravats et ont commencé la reconstruction dès la fin du cessez-le-feu.

Bombe à sous-munitions israéliennes retrouvées au Liban[modifier | modifier le code]

Au moins 8 personnes ont été tuées et 25 autres blessées au bout d'une semaine après la fin du conflit, lors d'explosions de bombe à sous-munitions n'ayant pas détonnées durant les largages. Ces bombes sont réparties sur 170 sites du Sud Liban d'après l'ONU. Une trentaine de nouveaux sites sont découverts chaque jour. Un millier a déjà été désamorcé en une semaine, mais il faudra au moins 12 mois pour toutes les désamorcer. Les membres du Hezbollah, s'activent également à les enfermer dans des boîtes afin d'éviter les accidents[81].

Retrait de l'armée israélienne[modifier | modifier le code]

L'armée israélienne a d'abord annoncé ne rester au Liban qu’une semaine à dix jours, le temps que l'armée libanaise s'installe dans le sud. Puis un de ses hauts gradés a prétendu qu'elle pourrait demeurer sur ses positions pendant un mois. Dans les faits, Tsahal se retire progressivement de ses positions au sud du fleuve Litani pendant le mois d', après la trêve.

Violation du cessez-le-feu[modifier | modifier le code]

Le 19 août, Le Liban accuse Israël d'avoir violé le cessez-le-feu imposé par la communauté internationale, après une attaque israélienne aéroportée contre un bastion du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa, au centre du sud Liban[82]. D'après le Hezbollah, au moins sept soldats israéliens ont été tués. Deux jeeps sont arrivées à un barrage du Hezbollah. Après avoir eu une discussion, les membres du Hezbollah se rendent compte de l'accent des soldats de Tsahal et ils ouvrent le feu. Les combattants du Hezbollah sont rejoints plus tard par des habitants de la ville de Bourday qui n'ont aucune formation militaire mais qui savent tirer. Des hélicoptères viennent ensuite pour chercher les militaires israéliens.

Le premier ministre libanais a qualifié l'opération de « violation du cessez-le-feu », et menace d'arrêter le déploiement de l'armée libanaise dans le sud du pays si les Nations unies ne réagissent pas.

À l’instar du premier ministre libanais Fouad Siniora, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a qualifié l’opération commando menée par Israël de violation de la cessation des hostilités définie par la résolution 1701 du Conseil de sécurité[83].

L'armée israélienne affirme que cette opération visait à mettre un terme à des livraisons d'armes au Hezbollah par l'Iran et la Syrie, et annonce qu'elle n'hésitera pas à envoyer des troupes au Liban pour faire cesser ces livraisons. Selon Israël son opération est dans l'esprit de la résolution qui vise à empêcher le réarmement du Hezbollah[84].

Livraisons d'équipements[modifier | modifier le code]

D'après un article paru le 20 juillet sur le site d'information militaire israélien Debka, l'armée turque a intercepté 5 avions de transport iraniens et un syrien qui pourraient transporter des missiles et des roquettes à destination du Hezbollah le 17 août, ces 6 appareils ont été forcés à atterrir sur une base turque[85]. Le quotidien turc Hürriyet qui avait signalé l'interception de deux autres appareils iraniens le 27 juillet et 8 août dit qu'aucun matériel militaire n'a été trouvé sur ces deux vols. Cette information est confirmée par Namik Tan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères[86].

D'après le gouvernement israélien, les forces israéliennes ont découvert le 10 août des équipements d'origine britannique durant leurs opérations dont une paire de lunettes de vision nocturne. Ce type de lunettes a été vendu, entre autres, à l'Iran qui l'utilise pour traquer les trafiquants de drogues en provenance d'Afghanistan[87].

Échanges de prisonniers du Hezbollah contre les corps des deux soldats israeliens enlevés[modifier | modifier le code]

Après plusieurs années de négociation entre le Hezbollah et Israël un échange est effectué le 16 juillet 2008 : les deux cadavres de soldats israéliens dont l'enlèvement avait déclenché le conflit contre 200 cadavres de combattants palestiniens et du Hezbollah et quatre combattants du Hezbollah faits prisonniers et le membre du FLP Samir Kuntar[88].

Bilan du conflit[modifier | modifier le code]

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Les pertes militaires sont difficiles à évaluer, chaque camp tentant de les minimiser. Le Hezbollah affirme néanmoins « signaler tous ses martyrs. »

L'infrastructure du Liban est partiellement détruite, ce qui pose d'importants problèmes de ravitaillement à la population, ceci surtout mais pas exclusivement dans les zones où les combats ont été les plus violents, dans le sud du pays, où le Hezbollah est présent et envoie des missiles sur les villes israéliennes[89].

Près d'un million de personnes, soit un quart de la population du Liban, ont été déplacées par le conflit. La distribution de biens de premiers secours et de médicaments fonctionne au ralenti et les projets d'hébergement des déplacés restent difficiles à mettre en place. L'exode a été massif au sud. Selon le CICR, près des trois quarts de la population du district de Tyr sont partis. Il ne reste environ que 100 000 civils qui n'ont pas les moyens de quitter leurs terres[90].

La situation de nombreux blessés dans les hôpitaux libanais est désespérée car ceux-ci manquent de tout pour assurer les soins aux patients. D'après le ministre de la santé du Liban, Mohammed Khalifeh, ainsi que l'OMS, les hôpitaux risquent de devoir fermer par manque d'essence pour alimenter les groupes électrogènes qui assurent leur alimentation en électricité[91],[92].

Un officier de l'armée israélienne déclare que le Liban a été bombardé avec 1 800 bombes à sous-munitions contenant plus d'un million de sous-munitions[93]. Des bombes au phosphore[94] (armes conventionnelles prohibées dans certains usages par le protocole III, non signé par Israël, additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l'ONU (1983)) ont également été utilisées durant les dix derniers jours des hostilités. Pour cet officier « ce qu'on a fait est insensé et monstrueux, on a couvert des villes entières avec des bombes à sous-munitions »[93]. Cet usage des armes à sous-munition est également dénoncé par un vice-secrétaire général de l'ONU[95].

En tout, L'armée israélienne a tiré cet été au Liban des milliers de bombes à sous-munitions, contrairement à un ordre donné par le chef d'état-major, le général Dan Haloutz, affirment les médias israéliens[96].

Le bilan pourrait donc augmenter après l'« arrêt des hostilités » à cause de l'existence d'environ 285 sites de bombes à fragmentation dans tout le Sud-Liban et le Centre de coordination de l'action contre les mines de l'ONU continue ses recherches. Le Centre rappelle que l'usage des bombes à fragmentation en cas de guerre n'est pas illégal, mais que les conventions de Genève proscrivent leur utilisation sur des zones civiles. D'après l'ONU et des organisations de défense des droits de l'homme, 13 personnes, dont trois enfants, ont été tués depuis le 14 août, tandis que 46 autres ont été blessées[97].

Entité Pertes civiles Blessés civils Pertes militaires Blessés militaires Remarque
Drapeau du Liban Liban[98] 1100 morts 4 000 blessés 35 morts 80 blessés 1 000 000 de déplacés
Drapeau d’Israël Israël[98] 120 morts Plus de 1 600 blessés civils 118 morts 254 blessés 500 000 déplacés
Hezbollah 62 selon le Hezbollah. Entre 220 et 370 selon Tsahal[99], ou 184[100]
Flag of the Amal Movement.svg Amal 8 morts confirmés par Amal
Syrie Syrie 17 morts
Drapeau de l’Argentine Argentine 1 mort
Drapeau de l'Australie Australie 1 mort
Drapeau de l'Autriche Autriche 1 mort
Drapeau du Brésil Brésil 6 morts
Drapeau du Canada Canada 8 morts 6 blessés 1 mort
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 4 morts
Drapeau de l'Inde Inde 1 mort
Drapeau de l'Indonésie Indonésie 1 mort
Drapeau de l’Irak Irak 1 mort
Jordanie Jordanie 1 mort
Koweït Koweït 2 morts
Nigeria Nigeria 1 mort
Drapeau de la Palestine Palestine 1 mort
Philippines Philippines 2 morts 6 blessés
Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka 1 mort
Ukraine Ukraine 1 mort
Drapeau des États-Unis États-Unis 1 mort
Flag of the United Nations.svg Nations unies 2 morts 4 morts 8 blessés
Total 1 400 morts plus de 4 900 blessés Au moins 230 morts plus de 200 blessés

[réf. nécessaire]

Bilan économique[modifier | modifier le code]

Liban 

Les pertes économiques sont évaluées par le gouvernement libanais à 6 milliards de dollars au et une dévaluation de la monnaie libanaise est probable. Les ponts, aéroports, ports, routes, transports en commun, usines électriques, stations services, postes d'essence, dépôts de nourriture, etc. sont détruits méthodiquement, bloquant le pays tout entier alors qu'il vient de passer par une phase de reconstruction de plus de 10 ans. Le Liban a aussi perdu sa saison touristique, alors qu'il attendait 2 millions de touristes pour cet été, ceux qui étaient déjà sur place ont été rapatriés pendant les premiers jours du conflit.

Le 10 août, le bilan matériel comprend la destruction d'approximativement 7 000 logements, 900 usines, commerces, fermes et marchés, et exactement 630 kilomètres de routes et 29 infrastructures vitales (aéroport de Beyrouth, ports, réservoirs d'eau, stations d'épuration, centrales électriques) ; ainsi qu'un nombre indéterminé de relais de télévision, radio et téléphonie, de sites religieux, de bases militaires et autres équipements[101].

Hassan Nasrallah a proposé l'aide du Hezbollah pour reconstruire les maisons détruites lors d'une interview :

« Ne vous inquiétez pas. Dès [mardi] nous mettrons à votre disposition des indemnités pour reconstruire les habitations détruites ou vous permettre de louer un logement. Nous vous aiderons, nous nous entraiderons, nous n'attendrons pas le gouvernement, qui aura besoin de temps »

— Hassan Nasrallah[102]

Israël 

Selon le journal israélien Yediot Aharonot, le conflit va coûter 4,4 milliards d'euros[103].

Cette somme représente 10 % du budget de l'État, et environ la moitié du budget de la défense israélienne. Dans ce chiffre sont comptabilisés, entre autres, le coût des opérations militaires menées par Tsahal (environ 1,8 milliard d'euros), ainsi que celui des dégâts causés par les 3 970 roquettes du Hezbollah tombées sur Israël (1 milliard d'euros) tandis que la Banque d'Israël évalue les pertes subies par l'activité industrielle et touristique à 1,2 milliard d'euros, soit plus de 1 % sur les prévisions du produit intérieur brut pour l'année 2006 dont 178,7 millions d'euros dans le secteur touristique pour les mois à venir.

Le ministre des finances israélien, Avraham Hirchson, a déclaré, mercredi 16 août, qu'allait être constitué un fonds gouvernemental d'aide aux petites entreprises d'Haïfa et du Nord de 134 millions d'euros, destinés à financer des prêts à taux préférentiels.

La production du char Merkava a été arrêtée, ses performances jugées inadaptées et non satisfaisantes pendant cette guerre.

Bilan écologique[modifier | modifier le code]

Une conséquence écologique s'ajoute aux conséquences humanitaires au Liban. Une marée noire dans la mer mer Méditerranée)[104], à la suite des bombardements le 14 juillet par l'aviation israélienne des réservoirs de pétrole de la centrale électrique de Jiyé, au sud de Beyrouth. De 10 000 à 15 000 tonnes de brut se sont déversées dans la mer, qui serait souillée sur une longueur de 140 km. Le ministre libanais de l'Environnement dit que c'est la première fois qu'une marée noire se produit dans une mer fermée. Les autorités estiment qu'il faudra des mois pour nettoyer les côtes, une fois que la situation le permettra. Le ministre de l'Environnement a signifié qu'en raison du blocus maritime israélien, il est actuellement impossible d'envoyer des équipes en mer pour contenir et récupérer le pétrole. La marée noire a même atteint les côtes syriennes, et certaines sources affirment que cette même marée pourrait atteindre les côtes turques et grecques en raison de la direction du vent. Un nuage toxique de plus de 30 km de long se dégage de l'incendie du dépôt. Cela pourrait également ajouter des dégâts terrestres à la catastrophe écologique[105],[106].

Points de vue et perspectives[modifier | modifier le code]

Points de vue régionaux[modifier | modifier le code]

Point de vue du gouvernement israélien[modifier | modifier le code]

Comme le Hezbollah agit à visage découvert au Liban et qu'il siège au gouvernement actuel, Israël tient le gouvernement libanais dans son ensemble comme responsable, aussi prend-il pour cibles des sites stratégiques à travers tout ce pays.

Selon le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères en Israël, Mark Regev, le Hezbollah tente actuellement de transférer les soldats israéliens faits prisonniers en Iran. Regev a gardé confidentielle la source de cette information[107]. Mais un porte-parole des affaires étrangères iraniennes a réfuté cette accusation la qualifiant de « simple absurdité »[108].

Le 14 juillet, le premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que les interventions d'Israël prendraient fin à trois conditions :

Le 15 juillet, en réponse à la possibilité d'un ultimatum israélien, un officier des forces armées israéliennes a affirmé : « nous ne sommes pas des malfaiteurs qui tiraillent n'importe où. Il ne serait pas bon d'inciter la Syrie à entrer dans le conflit. »[110].

Le 18 juillet, Moshe Kaplinsky, chef d'état-major adjoint de Tsahal, interrogé par la radio israélienne, a estimé que les opérations engagées au Liban contre le Hezbollah devraient se poursuivre pendant quelques semaines encore, ajoutant qu'Israël avait besoin d'un peu de temps pour atteindre des « objectifs très clairs ». Il n'a pas voulu exclure l'hypothèse d'une offensive terrestre : « À ce stade nous n'estimons pas devoir déployer d'importantes forces terrestres au Liban, mais si nous y sommes contraints, nous le ferons. Nous ne l'excluons pas ».

Le 21 juillet, l'État déclare vouloir se redéployer au Liban Sud jusqu'au fleuve Litani[111].

Le 30 juillet, Ehud Olmert déclare après le « bombardement de Cana de 2006 » que l'armée israélienne se donne encore une dizaine de jours pour continuer ses opérations au Liban[112].

Le lundi soir 7 août, Ehud Olmert décide un couvre feu sur le Liban au sud du Litani[113].

Le 29 août, après avoir annoncé que l'opération visait à éradiquer le Hezbollah[114], Olmert dit que l'opération n'avait pas pour but de détruire le Hezbollah mais d'aider l'armée libanaise à se déployer dans le sud du Liban et d'appliquer la résolution 1559[115].

Points de vue libanais[modifier | modifier le code]

Point de vue des autorités libanaises[modifier | modifier le code]

Le gouvernement libanais a annoncé être prêt à envoyer, dès un retrait israélien effectif, 15 000 soldats au Liban sud, une zone actuellement dominée par le Hezbollah. « Le gouvernement affirme qu'il est prêt à déployer 15 000 soldats au Liban sud dès le retrait des forces israéliennes et qu'il fera appel à la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) pour faciliter ce déploiement », a déclaré le ministre libanais de l'Information Ghazi Aridi.

« Là où l'armée sera déployée, elle sera la seule force sur le terrain », a précisé Ghazi Aridi.

Le Hezbollah a réagi officiellement par son secrétaire général Hassan Nasrallah lors d'une vidéo dans laquelle il affirme son soutien à ce déploiement de l'armée libanaise.

Sur le plan diplomatique, Fouad Siniora a obtenu des pays arabes, en réunion extraordinaire à Beyrouth, un soutien indéfectible pour tenter d'imposer à New York des modifications au projet franco-américain de résolution visant à faire cesser les combats.

Une délégation de la Ligue arabe est ainsi partie à New York pour tenter d'amender le texte franco-américain, notamment sur la question d'un retrait des troupes israéliennes du Liban. Peu avant, Fouad Siniora avait éclaté en sanglots en implorant l'aide des pays arabes pour obtenir « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », ainsi qu'un retrait de l'armée israélienne et le déploiement des soldats libanais[116].

Point de vue du général Aoun[modifier | modifier le code]

Pour Michel Aoun, ancien président du gouvernement libanais, qui dit tenter la déconfessionnalisation[réf. nécessaire] et l'unification du pays, les prisonniers fait par le Hezbollah sont des prisonniers de guerre répondant à une agression israélienne[réf. nécessaire]. Israël a aussi des prisonniers libanais. Israël occupe les fermes de Chebaa. Pour lui, la solution au conflit passe par une juxtaposition des droits. « Nous avons des droits sur Israël que nous revendiquons et si Israël a des droits sur nous, nous les lui accorderons en contrepartie. »[réf. nécessaire]

Il dit qu'une force multinationale pour désarmer le Hezbollah transformerait le conflit entre le Hezbollah et Israël en une nouvelle guerre entre les forces multinationales et le Hezbollah. Il ne veut pas d'un désarmement par la force, mais une solution pacifiste.

Il appuie le jugement de tous les responsables de la guerre pour que la vérité et les motifs historiques de la guerre soient élucidés[réf. nécessaire].

Il dit que les armes du Hezbollah sont une conséquence du conflit. « Une fois que les raisons du conflit seront réglées, la raison d’être des armes du Hezbollah disparaîtra automatiquement. […] S’ils ne veulent pas nous rendre nos détenus et notre terre et qu’ils veulent uniquement désarmer le Hezbollah, cela signifie qu’ils ambitionnent d’aller jusqu’au nord du Liban et non seulement d’occuper le sud. […] Ces choses n’auront de fin que si nous arrivons à un règlement basé sur la justice et le droit mutuel. »[117]

Il juge inacceptable[réf. nécessaire] l'attitude de l'AFP qui a modifié ses paroles, déformation reprise par le Figaro[118].

Point de vue du Hezbollah[modifier | modifier le code]

Ce même 14 juillet, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah a proclamé, à la suite de l'annonce par Israël du début d'une guerre ouverte contre le Liban, que son mouvement était aussi prêt à une guerre ouverte contre Israël[119].

Le Hezbollah a fait des réserves de missiles depuis de nombreuses années et est plus armé que l'armée libanaise. Il peut résister longtemps à l'attaque israélienne. Au bout d'une semaine de conflit, il y avait plus de morts dans l'armée israélienne (14) que dans le Hezbollah (9). Lors des batailles son seul armement « lourd » est le mortier.

Dans ce conflit le Hezbollah déclare défendre les Palestiniens des attaques israéliennes.

Le , à la suite de la déclaration de soutien du no 2 d'Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, le Hezbollah a souligné qu'il n'a jamais entretenu et n'entretiendra jamais de liens avec Al-Qaïda étant donné que sur tous les plans, surtout religieux et idéologique, il se distingue de cette organisation. Le Hezbollah accuse par ailleurs Al-Qaïda de faire « le jeu de l'administration américaine » et ses actions de « porter préjudice à l'Islam »[120].

Hassan Nasrallah a déclaré le à la télévision libanaise sur Newtvsat qu'il n'aurait pas laissé se produire l'évènement considéré déclencheur (accrochage entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière aboutissant à la capture de deux soldats israéliens, ni repris ni echangés, et à la mort de huit autres enrôlés de Tsahal) s'il avait su que cela mènerait à une guerre comme celle qui vient de dévaster le Liban[121].

Points de vue de l'Iran et de la Syrie[modifier | modifier le code]

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, a promis à Israël une « rétorsion immédiate » de sa part en cas d'attaque contre la Syrie[122].

Toujours ce 14 juillet, le parti au pouvoir en Syrie, le Baath, a déclaré que la Syrie soutenait pleinement moralement le Hezbollah devant ces « agressions barbares israéliennes »[123].

Points de vue palestiniens[modifier | modifier le code]

Le premier ministre Ismaël Haniyeh (du Hamas), a déclaré que pour lui, les attaques du gouvernement israélien ont pour but de paralyser le travail du gouvernement palestinien.[réf. nécessaire]

Points de vue internationaux[modifier | modifier le code]

Point de vue des États-Unis[modifier | modifier le code]

Le Congrès américain vote oui pour un projet de loi soutenant l'attaque israélienne sur le Liban.

Le , la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, qui s'est rendue sur place, a appelé, pour la première fois depuis le début du conflit libanais, à un cessez-le-feu « urgent » et que l'OTAN était plus efficace que l'ONU pour imposer la neutralisation de la frontière.

Le , Washington et Paris s'entendent au terme de plusieurs jours de négociations, le conseil de sécurité des Nations unies examine un projet de résolution franco-américain appelant à « une cessation complète des hostilités ». Le projet de résolution vise un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme. La force de l'ONU se déploierait avec l'armée gouvernementale libanaise dans le sud du pays, permettant ainsi un retrait sécuritaire des troupes israéliennes.

Point de vue de l'Union Européenne[modifier | modifier le code]

Point de vue de la Russie[modifier | modifier le code]

La Russie est alliée de la Syrie, et dispose (toujours en septembre 2012) d'un port dans les eaux syriennes assurant sa présence en Méditerranée.

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Deux CH-53 de l'USMC faisant la liaison entre Beyrouth et Chypre.

La grande majorité des réactions internationales face à la crise israélo-libanaise condamne à la fois Israël et le Hezbollah, de nombreuses nations redoutant par ailleurs une extension du conflit avec l'implication de la Syrie et de l'Iran.

  • Les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Canada déclarent qu'Israël a le droit de se défendre mais soulignent également que l'État hébreu doit faire preuve de la plus grande retenue possible.
  • L'Algérie, la Syrie, l'Iran et le Yémen ont en revanche réaffirmé leur soutien au Liban et au Hezbollah.
  • La Ligue arabe « condamne l'agression israélienne contre le Liban qui est contraire au droit international ».
  • La France demande l'ouverture de couloirs humanitaires[124].
  • Le 14 juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies a « reconnu, à la majorité de ses membres, la responsabilité du Hezbollah dans la crise au Liban tout en condamnant le soutien dont ce groupe bénéficie de la part de certains régimes et le caractère disproportionné de la riposte israélienne »[125].
  • Le 16 juillet, le G8 réuni en sommet à Saint-Pétersbourg considère dans une déclaration[126],[127] que la crise « résulte des efforts déployés par des forces extrémistes pour déstabiliser la région et ruiner les aspirations des peuples palestinien, israélien et libanais à la démocratie et à la paix », citant nommément le Hamas et le Hezbollah, et considérant par ailleurs comme « essentiel qu'Israël, tout en exerçant son droit de se défendre, prenne en compte les conséquences stratégiques et humanitaires de ses opérations » demandant à l'état hébreu de « s'abstenir de tout acte qui déstabiliserait le gouvernement libanais. »
  • Le 19 juillet, Louise Arbour, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, appelle au respect du principe de proportionnalité dans toutes les opérations militaires, et rappelle que la responsabilité de ceux qui commandent peut être engagée, au regard du droit pénal international[128],[129],[130].
  • Le 23 juillet, Philippe Douste-Blazy dit que l'échange des prisonniers est nécessaire pour trouver une solution à la crise et qualifie le Liban de « pays martyr ». Le même jour, Philippe Douste-Blazy rencontre les Français du nord d'Israël au consulat de Haïfa. Il doit se réfugier dans la salle des archives pour se protéger des bombardements.
Manifestation contre l'attaque israélienne à Montréal, le 6 août 2006.
  • Le 23 juillet, Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires humanitaires, a accusé Israël de « violer le droit humanitaire » dans ses bombardements sur Beyrouth[131]. Selon lui, « il s'agit d'un usage de la force excessif dans une zone avec autant de citoyens » et il appelle à un arrêt des bombardement massifs du Liban et aux tirs de roquettes sur Israël.
  • Le 29 juillet Israël refuse une trêve humanitaire de 72 heures proposée par l'ONU[132].
  • Le 30 juillet, à la suite du bombardement de Cana et sous la pression internationale, Israël accepte de suspendre ses attaques aériennes pendant 48 heures. La trêve sera rompue au bout de 4h[133],[134].
  • Le 6 août puis le 12 août, de nombreuses manifestations ont eu lieu autour du monde : France, Canada, Japon, Venezuela… pour soutenir la population libanaise et demander l'arrêt des attaques israéliennes.[réf. nécessaire]
  • Le 31 août, Le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des affaires humanitaires, Jan Egeland juge « immorale » l'utilisation par Israël de bombes à sous-munitions au Liban, il dit : « Ce qui est choquant et je dirais, pour moi complètement immoral, est que 90 % des frappes de bombes à fragmentation se sont produites dans les dernières 72 heures du conflit, quand nous savions qu'il y aurait une résolution » appelant à la cessation des hostilités. Selon lui aussi jusqu'à 70 % des sous-munitions n'ont pas explosé, mettant en danger les populations regagnant leurs villages depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 14 août[97].

Pour un recueilli des réactions dans la presse francophone, visitez Réactions Francophones sur le site CDL.

Organismes internationaux[modifier | modifier le code]

L'organisation humanitaire Handicap International craint qu'Israël utilise des bombes à sous-munitions. Ces bombes ont à long terme les mêmes effets dévastateurs sur la population civile que les mines anti-personnel[135].

Amnesty International indique qu'Israël, selon des reportages dans les médias anglais, a reçu des bombes à guidées laser GBU-28 à l'uranium appauvri des États-Unis. Le même communiqué mentionne l'usage par Israël (constaté par Human Rights Watch) de bombes à fragmentation M483A1 de même que des bombes au phosphore blanc[136], bombes qu'Israël avait déjà utilisé pendant le siège de Beyrouth en 1982 et par l'armée américaine à Falluja. L'ONG rappelle que l'utilisation offensive du phosphore blanc est susceptible d'être qualifiée de « crime de guerre » en vertu du protocole III de la Convention sur certaines armes classiques, protocole qu'Israël n'a pas signé[137].

De son côté, Human Rights Watch dénonce des tirs de roquettes du Hezbollah délibérément faits pour tuer un maximum de civils. Certaines des roquettes lancées depuis le Liban sur la ville d'Haïfa contenaient des charges avec des centaines de billes métalliques. Ces billes n'auraient qu' « une utilité limitée contre des cibles militaires » tandis qu'elles infligent de « graves dommages » pour les victimes alentour ainsi que les bâtiments publics[138].

  • Le 30 juillet, Human Rights Watch considère qu'Israël a commis des crimes de guerre et le juge responsable des victimes du bombardement de Cana, n'ayant pu fournir de preuve de l'existence d'installation militaire du Hezbollah[139].
  • Le 3 août, un rapport de Human Rights Watch de 50 pages accuse Israël de commettre des crimes de guerre au Liban. Le rapport réfute « l'utilisation de civils comme des boucliers humains par le Hezbollah » avancée par Israël ainsi que la présence de membres du Hezbollah ou la conduite d’activités militaires dans une zone civile[140],[141].
  • Le 23 août, un rapport de Amnesty International accuse Israël d'avoir délibérément détruit l'infrastructure civile au Liban, de ne pas respecter les lois humanitaires en temps de guerre et d'avoir commis des crimes de guerre au Liban. Amnesty conteste également les justifications du gouvernement israélien selon lesquelles le Hezbollah s'est servi des civils comme bouclier humain[142]. Selon le rapport « une telle destruction était délibérée et faisait partie d’une stratégie militaire, plutôt que des « dommages collatéraux » » et que cela « suggère une politique de punition du gouvernement libanais et de la population civile afin de les faire se retourner contre le Hezbollah » . L’organisation a fait savoir qu’elle étudierait les attaques du Hezbollah sur Israël de façon séparée.

Points de vue d'historiens[modifier | modifier le code]

Contrastant avec l'opinion répandue selon laquelle l'issue de la guerre constituerait une défaite israélienne, l'historien militaire israélien Martin van Creveld considère ce conflit comme une victoire stratégique pour Israël, et une défaite du Hezbollah. En ce sens, il a aussi beaucoup critiqué le rapport de la Commission Winograd qui, selon lui, ne mentionnait pas les nombreux succès apporté par la campagne militaire israélienne, van Creveld estimant que le Hezbollah avait perdu des centaines de ses membres, et s’était trouvé « jeté dehors du Liban-sud », remplacé par une « force des Nations Unies assez robuste ». Ces résultats ont, selon lui, permis à Israël d'obtenir à sa frontière libanaise « un niveau de calme inédit depuis les années 60[143]». Dans un article publié en 2011, l'historien réaffirme que malgré des opérations au sol dénoncés comme « lentes et maladroites », la deuxième guerre du Liban est « une grande victoire pour Israël », notant qu'à l'issue de la guerre, « depuis la mi-août 2006, on n’a pas entendu un coup de feu tiré au Liban-sud »[144].

Perspectives[modifier | modifier le code]

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire des photos d'Adnan Hajj.
  • Le 12 août, au cours d'une interview radiodiffusée sur RTL, un photographe de Paris Match admet n'avoir jamais vu sur place au Liban de combattants du Hezbollah en armes.

Aides humanitaires pour le Liban[modifier | modifier le code]

L'aide arrive au Liban, mais à la suite de la destruction des infrastructures par Tsahal, sa distribution est difficile.

Les ressortissants de pays étrangers au conflit[modifier | modifier le code]

La situation se complique par la présence de milliers de ressortissants étrangers qui parcourent le pays. Bien qu'au moins 15 000 touristes et citoyens libanais aient fui par la route vers la Syrie le 13 juillet, l'entrée et la sortie du pays ont été rendues plus difficiles par le bombardement des autoroutes et postes frontière, lors des raids israéliens sur cet axe de communication.

Notes[modifier | modifier le code]

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  12. présentation du conflit le 12 juillet par 7 sur 7
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  113. L'armée israélienne annonce avoir décrété le couvre-feu dans le sud du Liban
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  115. L'Orient-Le Jour
  116. L'armée libanaise déployée dans le sud ? - Radio suisse romande
  117. Intervention du Général Michel Aoun sur la LBC
  118. Version déformée du Figaro : Michel Aoun : « Les soldats français ne seraient pas les bienvenus »
  119. C’est la guerre entre Israël et le Liban, AFP, 14/07/2006
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  133. Liban: Israël rompt sa trêve
  134. Israël n’a pas respecté la trêve
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  136. Photos de bombardement au phosphore blanc (images pouvant choquer)
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  147. Des bombardements israéliens détruisent des antennes de télévision et tuent un technicien de la LBC, Reporters sans Frontières, 22 juillet 2006
  148. Une jeune photographe libanaise tuée dans un bombardement israélien, Reporters sans Frontières, 23 juillet 2006
  149. Article de l'Express
  150. Aide Humanitaire de la Commission Europeenne
  151. « Article du Département d'État » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Documents et histoire[modifier | modifier le code]

Point de vue d'une grande partie de la communauté juive, israélienne ou internationale[modifier | modifier le code]

Point de vue critique de personnes ou d'organisations juives (hors d'Israël)[modifier | modifier le code]

Point de vue d'Israéliens critiques envers la guerre[modifier | modifier le code]

Point de vue libanais[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]