Yediot Aharonot

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Yediot Aharonot
ידיעות אחרונות
Image illustrative de l'article Yediot Aharonot

Pays Drapeau d’Israël Israël
Langue Hébreu
Périodicité Quotidienne
Format Tabloïd
Diffusion 400 000 la semaine
600 000 pour l'édition du Chabbat ex.
Date de fondation 1939
Ville d’édition Tel Aviv

Rédacteur en chef Ron Yaron
Site web www.ynet.co.il

Yediot Aharonot (en hébreu : ידיעות אחרונות, Les dernières nouvelles), est un journal israélien publié à Tel Aviv depuis l'époque du Mandat britannique. Il est depuis les années 1970 de par son tirage de loin le premier des trois grands quotidiens israéliens devant Maariv et Haaretz. Il appartient aux familles Moses et Fishman.

Siège historique du journal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé en 1939 par Nahum Komarov, il est racheté rapidement par Yehuda Moses, dont le fils Noah devient le premier directeur de l'édition.

En 1948, un groupe de journalistes emmenés par Azriel Carlebach se sépare du quotidien, pour fonder un journal concurrent, Maariv. Depuis ce temps, les deux journaux se livrent une féroce bataille journalistique, chacune des équipes n'hésitant devant rien pour attaquer l'autre camp, notamment une affaire d'écoutes en 2000, dans laquelle trempait l'homme d'affaires Ofer Nimrodi, ancien éditeur et actuel propriétaire de Maariv.

Le quotidien est aujourd'hui détenu par le Groupe Yediot Aharonot, un conglomérat ayant des intérêts dans le secteur de la presse et de la télévision. Arnon Mozes, fils de Noah, est le directeur de la rédaction, tandis que Rafi Ginat est le responsable éditorial.

La correspondante à Paris depuis 2008 est Lior Silberstein. Parmi les anciens correspondants en France figure Elie Wiesel, prix Nobel de la paix (1986).

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le journal est dirigé par le fils de Noah Mozes, Arnon Mozes. Pendant de nombreuses années il a été édité par le fils de Herzl Rosenblum, Moshe Vardi, qui a été remplacé en 2005 par Rafi Ginat. Il est publié en format tabloïd et il est réputé pour ces analyses sophistiquées [1]. Il est décrit comme le meilleur journal du pays[2]. La BBC précise que le journal est ouvert à un large éventail d'opinions politiques[3]. Le journal est détenu par le groupe Yediot Aharonot, qui est également propriétaire de d'action dans plusieurs sociétés israéliennes telles que Channel 2, une chaîne de télévision commerciale Hot, la société de télévision par câble Yediot Tikshoret, un groupe de journaux hebdomadaires locaux Vesti, un journal en langue russe, des magazines tels que le guide TV hebdomadaire Pnai Plus et le magazine féminin hebdomadaire La'Isha, et d'autres entreprises non médiatiques.

Shilo De-Beer a été promu rédacteur en chef en avril 2007.

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Le journal est à tendance centriste (proche de Kadima d’après l'Israeli Democracy Institute[4]), la ligne éditoriale du Yediot Aharonot est de centre-droit sur les questions économiques et de centre-gauche sur les questions sociétales, mais le journal est réputé pour l'ouverture de ces colonnes à un large éventail d'opinions politiques[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Wolfsfeld, G. (1997) Media and Political Conflict (ISBN 0-521-58967-3)
  2. « The Israeli Press », Jewish Virtual Library.
  3. a et b (en) « The press in Israel », BBC Monitoring,‎ 8 May 2006 (consulté le 22 septembre 2012)
  4. (he) "נתניהו שילם, מה אתם רוצים ממנו?", מורן ראדה, the7eye.org