Louise Arbour

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L'honorable Louise Arbour

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Louise Arbour au Forum économique mondial à Davos le 26 janvier 2011.

Naissance 10 février 1947 (67 ans)
Montréal, Québec, Canada
Nationalité Canadienne
Profession

L'honorable Louise Arbour, C.C., G.O.Q., B.A., LL.L., LL.D.(hon.), D.L.H.(hon.), D.L.Hum(hon.), D.U.(hon.), (10 février 1947 à Montréal, Québec - ) a été, jusqu'au 30 juin 2008, Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et donc membre du Cabinet du secrétaire général des Nations unies. Elle avait été nommée à cette fonction en février 2004. Auparavant, elle était juge à la Cour suprême du Canada. Elle a aussi occupé les fonctions de procureur en chef du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et du Tribunal pénal international pour le Rwanda à La Haye aux Pays-Bas.

Biographie[modifier | modifier le code]

Provenant d'une famille bourgeoise, ses parents étant propriétaires d'une chaîne d'hôtel, Louise Arbour a reçu son éducation primaire et secondaire à la Congrégation Notre-Dame du Collège Regina Assumpta, une école privée tenue par des religieuses. Elle reçoit son baccalauréat ès arts de l'Université de Montréal en 1967, suivi d'une licence en droit (LL.L.) avec la mention Distinction en 1970. C'est durant cette même année qu'elle entre comme avocate au Barreau du Québec. Les deux années subséquentes, elle est commis aux affaires légales pour le juge Louis-Philippe Pigeon à la Cour suprême du Canada, tout en complétant des études en Common Law canadien à l'Université d'Ottawa. Le barreau ontarien l'accueille en 1977.

De 1974 à 1987, Louise Arbour est officier de recherche pour la Commission sur la réforme du droit au Canada, tout comme elle est professeur adjoint et doyen adjoint de la Osgoode Hall Law School à Toronto ou elle avait été professeure adjointe, puis associée de 1972 à 1973. Elle est nommée juge à la Cour suprême de l'Ontario en 1987 où elle est la première femme et la première francophone à occuper ce poste [1]. En 1990, elle est nommée juge à la cour d'appel de l'Ontario.

En 1995, elle est nommée présidente d'une commission d'enquête ontarienne sur les évènements survenus à la prison des femmes située à Kingston en Ontario.

En 1996, elle est nommée procureur en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda et au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Son travail consistait à superviser deux tribunaux créés par les Nations unies soit : Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Pendant cette période, elle publie sur les procédures criminelles, les droits de l'homme et les libertés civiles, tant en anglais qu'en français. Louise Arbour, dès la petite école, était directrice du journal étudiant où elle s'est fait traiter d'irrévérencieuse. Elle a aussi dit de la France qu'elle «  traînait les pieds » en Bosnie-Herzégovine, elle a accusé le président de la Serbie, Slobodan Milošević, de crimes de guerre en mai 1999[2].

Le 15 septembre 1999, elle est nommée juge à la Cour suprême du Canada par Jean Chrétien, où elle succède au juge Peter Cory. L'année de sa nomination, elle reçoit 17 doctorats honoris causa[3], et en recevra 10 autres dans les années subséquentes[4]. Sa biographie officielle mentionne qu'elle « a pris sa retraite le 30 juin 2004 »[5].

Le 20 février 2004, Louise Arbour est nommée Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, poste qu'elle occupe à partir du 1er juillet 2004. Elle remplace Sérgio Vieira de Mello, tué dans un attentat à Bagdad en Irak. En juillet 2006, dénonçant les attaques d'Israël contre le Liban, elle fait l'objet d'une campagne visant sa démission des fonctions qu'elle occupe[6]; ce qu'elle a fait le 30 juin 2008.

Elle a participé à la conférence internationale et joué un rôle important dans l'adoption de Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT et a fortement influencé pour l'établissement de Principes de Jogjakarta.

Louise Arbour a été sélectionnée en mars 2009 pour remplacer Gareth Evans à la présidence de l'organisation non gouvernementale International Crisis Group. Elle a quitté cette fonction en juin 2014.

Haut-commissaire[modifier | modifier le code]

Nommée Haut-commissaire aux droits de l'homme en février 2004, Louise Arbour a démissionné de ses fonctions le 30 juin 2008. Contestée de toutes parts par les principaux gouvernements occidentaux et quelques pays émergents, elle avait annoncé au printemps dernier son intention de quitter le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Au cours de son mandat, elle avait émis plusieurs critiques à l'endroit de certains gouvernements qui cherchaient à contrôler, par leur politique, le Haut Commissariat aux droits de l'homme. De plus, elle avait vivement déploré l'attitude des États-Unis dans leur lutte antiterroriste ainsi que le conflit entre l'État de Palestine et Israël. Elle avait fait du conflit au Darfour son cheval de bataille. Louise Arbour aura humanisé la fonction de Haut-commissaire des Nations-Unis aux droits de l'homme, par sa franchise et son dévouement.

Navanethem Pillay a succédé à Louise Arbour à la tête du Haut Commissariat aux droits de l'homme.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • LL.D. hon., Université York, 1995
  • D.U., Université d’Ottawa, 1997
  • LL.D. hon., Société du Barreau du Haut-Canada, 1999
  • LL.D. hon., Université du Nouveau-Brunswick, 1999
  • LL.D. hon., Université Laurentienne, 1999
  • LL.D. hon., Université du Québec à Montréal, 1999
  • LL.D. hon., Université Libre de Bruxelles, 2000
  • LL.D. hon., Université de Victoria, 2000
  • LL.D. hon., Collège militaire royal de Kingston, 2000
  • LL.D. hon., Chicago-Kent College of Law, 2000
  • LL.D. hon., Université de Montréal, 2000
  • LL.D. hon., Université McMaster, 2000
  • LL.D. hon., Université Western Ontario, 2000
  • LL.D. hon., Université de Toronto, 2000
  • LL.D. hon., Université de Glasgow, 2000
  • LL.D. hon., Université Queen's, 2000
  • LL.D. hon., Université Carleton, 2000
  • D.L.Hum., Université Mount Saint Vincent, 2001
  • LL.D. hon., Université King's College, 2001
  • LL.D. hon., Université de Moncton, 2001
  • LL.D. hon., Memorial University of Newfoundland, 2001
  • LL.D. hon., Université de Windsor, 2001
  • LL.D. hon., Université Concordia, 2001
  • LL.D. hon., Université de la Colombie-Britannique, 2001
  • LL.D. hon., Université Lakehead, 2002
  • LL.D. hon., Université de Picardie Jules Verne, Amiens, France, 2003.
  • LL.D. hon., Université St. Francis Xavier, 2003
  • Membre à vie de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario, 1992
  • Médaille de l’Université de Montréal, 1995
  • Médaille de la Women’s Law Association (Toronto), 1996
  • Médaille du G. Arthur Martin Award, Criminal Lawyers’ Association (Toronto), 1998
  • Médaille d’honneur de l’Association internationale des procureurs, 1999
  • Médaille du mérite, Institut de recherches cliniques de Montréal, 1999
  • Prix de la Fondation Louise Weiss, Paris, 1999
  • Pennsylvania Bar Foundation's Second Annual Service to Humanity Award, Harrisburg (Pennsylvanie), 2000
  • Franklin & Eleanor Roosevelt Four Freedoms Medal (Freedom from Fear), Roosevelt Study Centre, Middleburg (Pays-Bas), 2000
  • Women of Distinction Award, Toronto Hadassah-Wizo, 2000
  • Prix de la paix, Mouvement canadien pour une fédération mondiale, 2000
  • Prix des droits de la personne de l'Association de droit Lord Reading, 2000
  • Wolfgang Freidman Memorial Award, Columbia Law School, 2001
  • EID-UL-ADHA Award, The Association of Progressive Muslims of Ontario, 2001
  • Médaille du Barreau du Québec, 2001
  • National Achievement Award 2001, Jewish Women International of Canada, 2001
  • 2002 Stefan A. Riesenfeld Symposium Award, Berkeley Journal of International Law
  • Centre McGill de recherche et d'enseignement sur les femmes, Personnalité de l'année, 2002
  • Prix de la Fondation Justice dans le Monde de l’Union internationale des Magistrats, 2002
  • Médaille de la Faculté de droit, Université de Montréal, 2003
  • Intronisée au Hall of Fame, Women's Forum for the Economy and Society, 2003
  • Membre titulaire honoraire, American College of Trial Lawyers, 2003
  • Professeure honoraire, Université de Warwick, Coventry (R.-U.), 1999-2004
  • Vice-présidente, Association canadienne des libertés civiles, 1985-1987
  • Membre honoraire, Société américaine de droit international, 2000
  • Membre du conseil d'administration de l'International Crisis Group, 2000
  • Membre honoraire, Golden Key National Honour Society, 2000
  • Membre honoraire de Grays Inn, Londres (Angleterre), 2001
  • Membre de l'International Council, Institute for Global Legal Studies of Washington University School of Law, St. Louis, Missouri, 2001
  • Membre du conseil consultatif, International Journal of Constitutional Law, Oxford University Press (New York Law School), 2001
  • Membre, Comité de rédaction, Journal of International Criminal Justices 2003
  • Grand prix du Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL), 2008
  • Prix des droits de l'homme des Nations unies, 2008
  • Grande Officière de l'Ordre national du Québec, 2009
  • Prix Nord-Sud, 2010
  • Lauréate[7] du Prix Spécial du Jury pour la prévention des conflits[8], décerné par la Fondation Chirac, 2011.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Rudyard Griffiths, Louise Arbour, David Malouf et Beverley McLachlin, Nouveau Dialogue sur la démocratie au Canada, Boréal, 2006. (ISBN 2764604629)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louise Arbour (1947-) Femme de loi.
  2. [1]
  3. Observations de la très honorable Beverley McLachlin, C.P. Cérémonie à l’occasion du départ à la retraite de l'honorable Louise Arbour Le lundi 7 juin 2004
  4. Cour suprême du Canada L'honorable Louise Arbour
  5. [2]
  6. «Arbour must go» - Qui sont les criminels de guerre au Proche-Orient ?, Le Devoir, 2006-07-24
  7. Louise Arbour, lauréate du Prix spécial du Jury pour la prévention des conflits, Fondation Chirac 2011
  8. Remise du Prix spécial du Jury pour la prévention des conflits 2011 par Kofi Annan et discours de Louise Arbour

Liens externes[modifier | modifier le code]