Front al-Nosra

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Front Al-Nosra
arabe : جبهة النصرة لأهل الشام
Image illustrative de l'article Front al-Nosra

Idéologie Islamisme sunnite, Salafisme, Djihadisme
Objectifs Établissement d'un califat islamique en Syrie
Instauration de la Charia
Statut Actif
Fondation
Date de formation Janvier 2012
Actions
Mode opératoire Lutte armée, guérilla, attentat-suicide, prise d'otages
Zone d'opération Syrie
Organisation
Chefs principaux Abou Mohammad Al-Joulani
Membres 5 000[1] à 6 000 hommes[2] (en 2013)

3 000[3] à 7 000[4]hommes (en 2014)
Fait partie de Flag of Jihad.svg Al-Qaïda
Financement Financé par :
Drapeau du Koweït Koweït
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis
Drapeau de la Turquie Turquie
Groupe relié Al-Qaïda
Guerre civile syrienne

Front Al-Nosra, également dénommé Jabhat al-Nosra ou Nosra (en arabe : جبهة النصرة لأهل الشام, Jabhat an-Nuṣrah li-Ahl ash-Shām, « Front pour la victoire du peuple du Levant »), est un groupe djihadiste de rebelles armés affilié à Al-Qaïda[5], apparu dans le contexte de la guerre civile syrienne[6]. À partir de novembre 2013, il prend également le nom de al-Qaïda Bilad ash-Sham « al-Qaïda au Levant » (AQAL)[7]. Il est dirigé par Abou Mohammad Al-Joulani[8]. Il devient en 2013, un des plus importants groupes rebelles de la guerre civile syrienne[9]. Il est également doté d'une branche libanaise, qui revendique un attentat commis à Beyrouth en janvier 2014[10].

Historique[modifier | modifier le code]

Montée en puissance (2012)[modifier | modifier le code]

Les sources divergent sur la date de formation du groupe lors de la guerre civile syrienne : en avril 2011, après la libération par Bachar el-Assad de la quasi-totalité des djihadistes syriens[11] dans le cadre d'une prétendue amnistie générale[6] ; ou bien en janvier 2012[12],[13], après qu'al-Qaïda en Irak a envoyé un groupe en Syrie à la mi-2011[1]. Pour Wassim Nasr, journaliste à France 24, ce sont « juste quelques chefs [qui] sont sortis des prisons syriennes, rejoints par des vétérans syriens d’Irak, en Syrie ou venus d’Irak, qui se battaient sous la bannière de l’état islamique d’Irak », c’est-à-dire al-Qaïda en Irak. Ce sont ces derniers qui formeraient le noyau dur du Front al-Nosra, auquel d’autres se rallient encore aujourd’hui ; le chef d'al-Nosra, Abou Mohammad Al-Joulani, dont le visage demeure inconnu, aurait notamment fait ses armes en Irak[6].

Au cours de l'année 2012, al-Nosra change de nature en enregistrant « l'arrivée de plusieurs centaines de combattants étrangers, notamment en provenance du terrain irakien, profitant de la porosité de la frontière pour mener le djihad en Syrie »[11]. Selon Thomas Pierret, maître de conférences en islam contemporain à l'université d'Edimbourg, « le groupuscule n'a fait que se renforcer à l'été et à l'automne 2012 grâce à la conjonction de plusieurs facteurs : la création de zones libérées à l'est et au nord ; la brutalisation du conflit avec les attaques aériennes ; et le sentiment de stagnation de l'opposition »[2]. Il est désigné par les États-Unis comme une organisation terroriste à la fin de l'année[14].

Révélation des relations avec al-Qaïda et mise au ban internationale (2013-2014)[modifier | modifier le code]

En mars 2013, le Los Angeles Times révèle que selon le Département d'État, il est impossible de distinguer le Front al-Nosra d'al-Qaïda en Irak[15]. Selon Le Monde, « plusieurs témoignages recueillis dans le nord de la Syrie laissent penser que Jabhat Al-Nosra est un groupe très majoritairement syrien — autour de 80 % — sans lien organique avec al-Qaïda, mais proche sur le plan idéologique »[9]. Mathieu Guidère, professeur d'islamologie à l'Université Toulouse II-Le Mirail, contredit cette observation en déclarant en avril 2013 que les djihadistes étrangers y sont « désormais majoritaires aux deux tiers par rapport aux Syriens ». Il ajoute que ces étrangers « ont modifié la mission initiale du Front al-Nosra, qui était de faire tomber le régime alaouite de Bachar el-Assad, accusé de tuer des musulmans sunnites. L'idéologie djihadiste des premiers combattants syriens est peu à peu devenue martyriste. L'agenda, tout d'abord national syrien, est devenu régional »[11].

Le 9 avril 2013, Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l'État islamique d'Irak (EII), révèle le parrainage du Front al-Nosra par son organisation, caché jusqu'ici pour des raisons stratégiques et de sécurité selon lui, et le choix de Abou Mohammad Al-Joulani pour le diriger[16]. Le Front al-Nosra et l'EII sont alors fédérés sous l’appellation « État islamique en Irak et au Levant » (EIIL)[8]. Mais Al-Joulani ne répond pas favorablement à l'appel d'al-Baghdadi, bien qu'il reconnaisse avoir combattu sous ses ordres en Irak, puis avoir bénéficié de son aide en Syrie. Finalement le chef d'Al-Nosra prête serment d'allégeance non par à l'EIIL mais à Ayman al-Zawahiri, émir d'Al-Qaïda[11],[3],[17]. En février 2012, l'EII avait déjà été soupçonné d'avoir organisé des attentats à Alep, alors que le chef d'al-Qaïda Ayman Al-Zaouahiri avait soutenu la rébellion en Syrie[18].

Avec cet évènement, le Front al-Nosra s'est « syrianisé » d'après l'universitaire Thomas Pierret : « il est devenu plus pragmatique avec la population, moins idéologique »[12]. Parallèlement à cette allégeance, il renforce l'Armée de l'Islam (Liwa al-Islam) qui finira par intégrer le Front islamique, avec pour objectif d'éviter les conséquences de l'inscription sur la liste noire américaine[19].

En mai 2013, le chef du Front al-Nosra Abou Mohammad Al-Joulani est blessé au pied lors d'un bombardement de l'armée syrienne au sud de la province de Damas[20]. L'information, lancée par l'OSDH, est cependant démentie par le Front al-Nosra[21].

Le 30 mai 2013, les autorités turques annoncent l'arrestation de 12 terroristes d'al-Nosra en possession de gaz sarin qui prévoyaient de planifier des attentats sur le sol turc[22].

Le lendemain, le Conseil de sécurité de l'ONU ajoute al-Nosra à la liste des organisations qu'il considère comme terroristes, ce qui entraîne un gel de ses avoirs et un embargo sur ses armes. La France et le Royaume-Uni ont poussé à mettre al-Nosra sur cette liste, après avoir bloqué une demande en ce sens du gouvernement syrien[23].

En juin 2013, le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zaouahiri invalide « l'État islamique en Irak et au Levant », proclamé en avril par le chef de l'EIIL, Abou Bakr al-Baghdadi, et affirme que « le Front Al-Nosra au Levant est une branche indépendante d'Al-Qaida »[13]. Il demande à l'EIIL de renoncer à ses prétentions sur la Syrie[24]. Mais à son tour, al-Baghdadi rejette les déclarations d'al-Zawahiri[3].

D'après Ignace Leverrier, blogueur pour Le Monde, al-Joulani serait particulièrement attaché à un agenda syrien et à une méthode différente de l'EIIL. La fondation Quilliam, elle, parle de sources qui affirmeraient que « Jabhat al-Nosra reçoit toujours des ordres stratégiques et idéologiques de l’État islamique d’Irak, et que leur développement est toujours développé par Al Qaida en Irak à ce jour ». Enfin, pour Wassim Nasr, « al-Nosra ne prend pas ses ordres en Irak. Les deux entités, Jabhat al-Nosra et ISIS (Islamic State of Irak and Syria) évoluent parallèlement. Pour simplifier, comment un groupe, qui contrôle des villes et qui est en tête de la révolution syrienne avec des chefs syriens, peut prendre des ordres d’un groupe marginalisé en Irak avec à sa tête un irakien qui ne contrôle pas de territoire ... même si le rôle de ce dernier était décisif dans la montée en puissance d’al-Nosra ». Ce sont ces éléments qui expliqueraient l’allégeance au chef d’al-Qaïda Ayman al-Zaouahiri et non pas à Baghdadi[6].

En novembre 2013, Ayman al-Zaouahiri annonce finalement que le Front Al-Nosra est bien la seule branche d'Al-Qaïda en Syrie[5]. Cette reconnaissance aboutira au déclenchement du conflit entre groupes islamistes en Syrie: l'EIIL va refuser de voir ses troupes engagés en Syrie rejoindre les rangs d'Al-Nosra et du Front Islamique[25].

En juin 2014, le Front al-Nosra est ajouté à la liste des groupes terroristes affiliés à al-Qaïda par la Turquie[26].

Le 29 juin 2014, al-Nosra rejette la proclamation de la restauration du califat par l'État islamique[27]. En réaction, le 11 juillet, Abou Mohammad Al-Jolani annonce son intention de créer un « un émirat au Levant », précisant qu'il aurait des frontières avec « le régime, les ultras (l'EI), les corrompus (les rebelles) et le PKK (les kurdes) »[28].

Attentats[modifier | modifier le code]

Le Front al-Nosra revendique depuis novembre 2011, plus de 1000 attaques, dont plus de 200 attentats-suicides dans les principales villes de Syrie[29],[30]. Parmi eux :

  • 23 décembre 2011 à Damas[31]
  • 10 mai 2012, Damas, 55 morts[32]
  • 3 octobre 2012 à Alep[33].
  • 7 octobre 2012, un policier mort à Damas, dans un attentat à la voiture piégée[34].
  • 12 décembre 2012 à Damas contre le ministère de l'Intérieur, faisant neuf morts[35],[36].
  • 28 janvier 2013, dans la ville de Salamyeh, dans le gouvernorat de Hama, faisant des dizaines de victimes[37].
  • jeudi 21 février 2013, près de 60 tués dans un attentat-suicide à la voiture piégée près du siège du parti Baas à Damas[38],[39].

Il se distingue de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) par le fait d'opérer partout en Syrie, sans avoir de territoire circonscrit à part ceux qu'il contrôle[12]. Il joue notamment un rôle déterminant dans la prise de la base aérienne de Taftanaz qui résulta en la victoire des rebelles le 11 janvier 2013. Il est également impliqué dans la bataille d'Alep aux côtés de l'ASL.

Bien qu'allié à l'ASL dans le but de faire tomber Al-Assad, les membres de l'ASL ont condamné à de nombreuses reprises les attentats-suicides perpétrés par Al-Nosra et certains indiquent que l'éventualité d'un après-Assad serait marqué par une guerre entre l'ASL et les islamistes djihadistes[40].

Le 14 février 2013, le Front Al-Nosra s'empare de la ville de Chadadé dans l'est de la Syrie[41].

Le 9 mars 2013, le Front Al-Nosra annonce la création d'un conseil local dans l'est de la Syrie chargé de gérer les affaires de la population et de combler le vide sécuritaire[42].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le Front al-Nosra prône une société reposant sur les lois de la charia. Le seul régime qu’elle prône en Syrie est le califat, et qualifie la démocratie de « religion des impies »[43].

Financement et ressources[modifier | modifier le code]

Le Front al-Nosra bénéficie de financements beaucoup plus importants que ceux de ses rivaux au sein de l'opposition armée, ce qui explique sa montée en puissance[44]. Il serait financé par de riches mécènes du Golfe[45] et des ONG basées notamment au Koweït et aux Émirats arabes unis[46].

Cependant, d'après l'universitaire Thomas Pierret en septembre 2013, « il semble que [les] fonds [privés venus du Golfe] sont en fait eux aussi plutôt absorbés par des groupes salafistes "respectables". On dit aussi qu’Al Nosra exploite des puits de pétrole. Ce qui est vrai mais c’est récent. Donc d’où venaient leurs moyens importants avant ? On ne sait pas exactement »[47].

De son côté, Selahattin Demirtas, coprésident du Parti pour la paix et la démocratie (une formation kurde), accuse la Turquie de renforcer le Front al-Nosra « en envoyant des armes » en Syrie : « Sans ce soutien et celui de l'Arabie saoudite, les terroristes ne pourraient pas se maintenir »[48]. Alors que la Syrie porte plainte contre la Turquie en l'accusant de fournir des armes à des groupes perpétrant des « attaques terroristes contre le peuple syrien » et d'entraîner des djihadistes sur son territoire, et que la presse turque suggère à son tour qu'Ankara a fourni directement des armes aux factions djihadistes dont le Front al-Nosra sur la base de rapports des Nations unies et d'enquêtes, le gouvernement turc dément en janvier 2014. Il est également accusé de fermer les yeux sur les transferts d'armes et de combattants à la frontière[49].

En novembre 2013, le Front al-Nosra s'empare du champ pétrolier Al-Omar, le plus grand du pays[50].

Critique du ralliement à Al-Qaïda[modifier | modifier le code]

Abou Bassir al-Tartousi, chef idéologique des salafistes du Front islamique syrien (FIS), dont la principale composante est Ahrar al Cham, a estimé qu'annoncer son rattachement à Al-Qaïda était une provocation qui lésait la rébellion : « Nous défendons les principes de l'islam, à savoir l'État islamique, le combat au nom de Dieu et de son prophète Mahomet, la charia (loi islamique) mais il faut éviter toutes référence à certains noms qui suscitent une vive réaction du monde contre le peuple de Syrie »[51].

Le Front islamique de libération de la Syrie (FILS), la plus importante coalition islamiste, qui comporte en autre dans ses rangs des Frères musulmans, des indépendants et des salafistes regroupés une vingtaine de bataillons sous l'ombrelle de l'Armée syrienne libre, a quant à lui fait savoir que : « En Syrie, nous avons lancé le jihad (guerre sainte) contre le régime (...), pas pour prêter allégeance à X ou Y ni pour qu'on impose à nos frères et notre peuple des choses malgré eux ». Le communiqué du FILS s'en prend même, sans le nommer, au chef d'Al-Qaïda, en déclarant que « faire allégeance à quelqu'un qui ne comprend pas notre réalité ne sert ni notre peuple ni notre nation »[51].

Le prédicateur religieux Youssef al-Qaradâwî, proche des Frères musulmans, a de son côté appelé le Front al-Nosra à se dissocier d'al-Qaïda en Irak et à se ranger auprès de l'Armée syrienne libre[52].

Drapeaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en)« Freedom fighters? Cannibals? The truth about Syria’s rebels », The Independent, 17 juin 2013.
  2. a et b « La fulgurante ascension du Front Al-Nosra en Syrie », Le Monde, 10 avril 2013.
  3. a, b et c Romain Caillet, Huffington Post, De la désaffiliation de l'État islamique à al-Qaïda
  4. Catherine Gouëset, L'Express : Djihadistes, islamistes, rebelles... La guerre dans la guerre en Syrie
  5. a et b « Zawahiri affirme que le Front Al-Nosra est la branche d'Al-Qaïda en Syrie », Le Point, 8 novembre 2013.
  6. a, b, c et d (fr) « Jabhat al-Nosra : entre guerre civile et terrorism business », Roxanne D'Arco, Le Journal International, 9 septembre 2013
  7. Cédric Labrousse, AC : Le Jabhat al-Nusra mute en al-Qaïda pour le Bilad ash-Sham
  8. a et b Syrie: Al-Qaïda en Irak parraine le Front jihadiste Al-Nosra, Libération, 9 avril 2013
  9. a et b En Syrie, l'irrésistible ascension du front Al-Nosra, Le Monde, 16 mars 2013
  10. Le "Front Al-Nosra au Liban" revendique l'attentat, Europe 1, 21 janvier 2014
  11. a, b, c et d « Al-Qaida en Syrie : le cadeau fait à Bachar », Le Point, 10 avril 2013.
  12. a, b et c « En Syrie, l’opposition en guerre avec ses groupes djihadistes », La Croix, 16 juillet 2013.
  13. a et b « Problèmes d'organisation d'Al-Qaida en Syrie et en Irak », Le Monde, 10 juin 2013.
  14. (fr) « Syrie : le Front al-Nosra devient “terroriste” », Lalibre.be, 12 décembre 2012.
  15. « La CIA pourrait utiliser des drones contre des islamistes radicaux en Syrie », Le Monde, 16 mars 2013.
  16. « Al-Qaïda en Irak revendique la paternité d'un groupe de djihadistes anti-Assad », France 24, 9 avril 2013.
  17. « Syrie : Al-Nosra adhère à Al-Qaida mais veut garder son identité », Le Monde, 10 avril 2013.
  18. « Le chef d'Al-Qaida soutient la rébellion en Syrie dans une vidéo », Le Monde, 12 février 2012.
  19. Le nouveau visage de la rébellion syrienne, Le Figaro, 13 janvier 2014
  20. « Syrie : le chef du groupe jihadiste Al-Nosra blessé près de Damas », Libération, 8 mai 2013.
  21. Syrie: la mort du chef d’al-Nosra annoncée mais pas confirmée, Libération, 25 octobre 2013
  22. « Des islamistes syriens arrêtés en Turquie avec du gaz sarin-presse », Les Echos, 30 mai 2013.
  23. « SYRIE. Al-Nosra classée organisation terroriste par l'ONU », Le Nouvel Observateur, 31 mai 2013.
  24. 7sur7 : Le Front Al-Nosra est la branche d'Al-Qaïda en Syrie
  25. http://alliancegeostrategique.org/2014/01/07/bas-les-masques-ce-qui-se-joue-derriere-le-combat-contre-leiil-en-syrie/
  26. Le Front al-Nosra classé groupe terroriste par la Turquie, Zaman France, 3 juin 2014
  27. « Les rebelles syriens rejettent la proclamation d'un califat », romandie.com, 30 juin 2014.
  28. AFP : Syrie: les ambitions jihadistes disloquent les rangs des opposants à Assad
  29. « Dernière heure. 42 morts dans un attentat à Damas, dont une figure religieuse »
  30. « Le Front al-Nosra est responsable des centaines d’attentats terroristes en Syrie »
  31. (en) « Jihadists Are Creeping Into Syria’s Rebel Factions », The Daily Beast, 4 janvier 2013.
  32. « Le Front al-Nosra, un grouspuscule extrémiste peu connu, a diffusé samedi une vidéo revendiquant le double attentat qui a fait jeudi 55 morts à Damas »
  33. (en) « Militant group Al-Nusra claim suicide bombings in Aleppo », Reuters, 4 octobre 2012.
  34. « Syrie : un policier tué dans un attentat à la voiture piégée à Damas »
  35. « Syrie : le front al-Nosra revendique l’attentat contre le ministère de l'Intérieur »
  36. « SYRIE. Les djihadistes d'Al-Nosra revendiquent l'attentat de Damas »
  37. « Le Front al-Nosra revendique l'attentat terroriste, à Salamieh »
  38. « Attentat de Damas : c'est el-Qaëda, accuse le régime »
  39. « Syrie : 83 morts dans les attentats de jeudi », Midi libre, 22 février 2013.
  40. (en) « Inside Jabhat al Nusra - the most extreme wing of Syria's struggle », The Telegraph, 2 décembre 2012.
  41. « Les rebelles syriens continuent de marquer des points sur le terrain »
  42. « Syrie : des groupes islamistes rebelles créent un conseil local dans l'est »
  43. « Jabhat Al-Nosra/Syrie : la démocratie est pure apostasie, celui qui l’adopte sera décapité »
  44. « Syrie : à Alep, les djihadistes montent en puissance face à des rebelles décriés », Le Point, 5 décembre 2012.
  45. « Al-Nosra prépare l'État islamique », Le Journal du Dimanche, 28 avril 2013.
  46. « Syrie : les divisions de l’opposition, fruits des rivalités entre Doha et Ryad », Libération, 27 mars 2013.
  47. En Syrie, « il est possible de jouer sur les équilibres au sein de la rébellion », Regards, 12 septembre 2013
  48. Un «mur de la honte» entre Turquie et Syrie, Le Figaro, 12 novembre 2013
  49. Hélène Sallon, L'étrange soutien de la Turquie aux réseaux djihadistes de Syrie, Le Monde, 24 janvier 2014
  50. Syrie: les rebelles s'emparent du plus grand champ pétrolier du pays, RIA Novosti, 23 novembre 2013
  51. a et b [1], texte additionnel
  52. « Syrie : le prédicateur Al-Qaradawi appelle le Front Al-Nosra à se dissocier d'Al-Qaïda », Jeune Afrique, 22 avril 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • François Burgat et Romain Caillet, « Le groupe Jabhat an-Nusra : la fabrique syrienne du “jihadisme” », Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient (Hypotheses.org), 8 juin 2012. [En ligne] http://ifpo.hypotheses.org/3540