Ismaël Haniyeh

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Ismaël Haniyeh
إسماعيل هنية
Image illustrative de l'article Ismaël Haniyeh
Fonctions
5e Premier ministre de l'Autorité palestinienne
Président Mahmoud Abbas
Gouvernement Haniyeh I
Haniyeh II
Prédécesseur Ahmed Qoreï
Successeur Salam Fayyad
Biographie
Date de naissance 1962
Lieu de naissance le camp de réfugiés de Chati pour les réfugiés palestiniens
Nationalité palestinienne
Parti politique Hamas

Ismaël Haniyeh
Premiers ministres palestiniens

Ismaël Haniyeh (1962-) est un homme politique palestinien du Hamas (« Mouvement de résistance islamique »). Premier ministre de l'Autorité palestinienne du 21 février 2006 au 14 juin 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Chati, camp de réfugiés palestiniens au nord de Gaza, il étudie la littérature arabe à l'université islamique de Gaza. Ismaël Haniyeh adhère rapidement à la politique militante et milite au sein du Hamas dès la création du mouvement pour la libération de la Palestine.

Le gouvernement de Yitzhak Rabin l'expulse vers le Liban en 1992 après 3 ans de prison. Il rentre à Gaza en 1993 et devient l'homme de confiance et le secrétaire du chef spirituel du Hamas, Ahmed Yassine, qui est assassiné à l'aide d'un missile par l'armée israélienne en mars 2004.

Ismaël Haniyeh, partisan d'une ligne pragmatique, devient une personnalité incontournable. Il fait prendre un tournant au mouvement en l'intégrant à la vie politique palestinienne.[réf. nécessaire]

En 2005, une trêve de presque un an dans les attentats-suicides est adoptée et permet le retrait israélien de la Bande de Gaza.

Après la victoire du Hamas aux élections municipales palestiniennes de 2005, Ismaël Haniyeh est la tête de liste aux élections législatives de janvier 2006. Il annonce lui-même la victoire du Hamas qui remporte 74 sièges au parlement palestinien et se dit prêt à travailler avec le Fatah de Mahmoud Abbas.

Le 21 février 2006, il devient premier ministre de l'Autorité palestinienne, après le succès massif de son parti aux élections législatives.

Ce mandat est marqué par une grave crise politique avec le rejet de ce gouvernement par l'Occident, des affrontements armés avec Israël et des tensions interpalestiniennes. En accord avec les négociations de la Mecque, Ismaël Haniyeh démissionne le 15 février 2007 et compose un gouvernement d'union nationale le 15 mars.

Il échappe à plusieurs tentatives d'assassinat.[réf. nécessaire]

Le 14 juin 2007, il est limogé par le président Mahmoud Abbas suite à la prise du pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza au profit du ministre des Finances, Salam Fayyad. Cependant, le Hamas ne considère pas ce limogeage comme légitime.

Le 10 octobre 2007 il annonce que la domination de Gaza par le Hamas n'est que « temporaire. » Il déclare, sur un site internet proche du Hamas : « Notre administration, à Gaza, est temporaire. » Il souhaite que le dialogue avec le Fatah reprenne[1].

Le 8 janvier 2012, à Tunis, à l'occasion de sa première sortie de la bande de Gaza depuis la prise du pouvoir par le Hamas en 2007, Ismaïl Haniyeh qui a entrepris une « tournée régionale » dans plusieurs pays musulmans, a promis « des jours difficiles » à Israël et a appelé «les peuples du printemps arabe à lutter pour la Palestine ». Il a déclaré sous les ovations de près de 5 000 personnes qui s’étaient essuyées les pieds sur une étoile de David, à l'entrée de la coupole de Menzah, où se tenait le meeting, de ne pas « céder un seul bout de la Palestine » de « continuer le combat » et de ne pas « lâcher les armes » en appelant « les peuples de la Révolution à bâtir l'armée d'Al Qods ». Les représentants officiels du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, ont regretté de ne pas avoir été associés à la visite de Haniyeh [2].

Le 11 février 2012 à Téhéran, dans un discours durant le célébrations du 33e anniversaire de la Révolution islamique de 1979, Ismaïl Haniyeh a déclaré que « Le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël ». Plus tard, dans une allocution retransmise par la télévision iranienne il a réaffirmé que « la lutte (des Palestiniens) continuera jusqu'à la libération de la totalité de la terre de Palestine et de Jérusalem, et le retour de tous les réfugiés palestiniens chez eux. »[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Monde.fr : Les Dépêches
  2. http://fr.news.yahoo.com/responsable-hamas-appelle-peuples-printemps-arabe-%C3%A0-lutter-172634116.html
  3. http://www.liberation.fr/depeches/01012389346-le-hamas-ne-reconnaitra-jamais-israel-reaffirme-le-premier-ministre-de-gaza