Fouad Siniora

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Fouad Siniora
فؤاد السنيورة
Image illustrative de l'article Fouad Siniora
Fonctions
46e président du Conseil des ministres libanais
19 juillet 20059 novembre 2009
Prédécesseur Najib Mikati
Successeur Saad Hariri
Ministre de l'Économie et du Commerce
20042004
Président Émile Lahoud
Président du Conseil Rafic Hariri
Prédécesseur Marwan Hamadé
Successeur Adnan Kassar
Ministre des Finances
20022004
Président Émile Lahoud
Président du Conseil Rafic Hariri
Prédécesseur Georges Corm
Successeur Elias Saba
Ministre d'État aux Affaires financières
19921998
Président Elias Hraoui
Président du Conseil Rafic Hariri
Biographie
Date de naissance 14 avril 1943 (71 ans)
Lieu de naissance Sidon (Liban)
Nationalité libanaise
Parti politique Courant du Futur
Conjoint Houda Bsat
Profession Professeur d'économie
Résidence Palais du Gouvernement

Fouad Siniora
Présidents du Conseil des ministres libanais

Fouad Siniora (aussi retranscrit par Fuad Siniora, Fouad Sanioura, Fouad Seniora ; arabe : فؤاد السنيورة), né le 14 avril 1943 à Sidon, est un homme politique libanais. Il a été président du Conseil du 19 juillet 2005 au 9 novembre 2009.

Origine et carrière financière[modifier | modifier le code]

Siniora est né dans une famille sunnite de Sidon en 1943. Diplômé en économie de l'Université américaine de Beyrouth (AUB) où il a été professeur dans les années 1970. Pendant la même période, il a travaillé dans le secteur bancaire chez Citibank. Siniora a également été à la tête du comité d'audit de la banque centrale du Liban.

Siniora était un ami d'enfance de l'ancien premier ministre Rafiq Hariri assassiné en 2005. En 1982, il rejoint l'empire commercial en pleine expansion de Hariri et devient un important dirigeant du groupe.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Grâce à sa proximité de Rafiq Hariri, il a été ministre d’État aux affaires financières entre 1992 et 1998 puis ministre des Finances entre 2000 et 2004. Il a été accusé d'affaires de corruption et de détournement d'argent public.

En 1998, il a été accusé de corruption et de destruction de documents dans ce qui a été considéré comme un des conflit entre le président de la République nouvellement élu, Émile Lahoud, et Hariri.

Après la victoire d'Hariri en 2000 et son retour au pouvoir, Siniora est nommé à nouveau ministre et a été immédiatement blanchi des accusations de corruption lancées contre lui. En 2002, Siniora introduit une réforme fiscale majeure en réduisant les taxes douanières et en les remplaçant par une TVA de 10 %.

Siniora a été le principal artisan de la conférence de Paris II en novembre 2002 tenue sous les auspices de Jacques Chirac et qui a permis au Liban de recevoir 2,6 milliards de dollars de prêts.

C'est lors de son passage au ministère des Finances que la dette publique du Liban a explosé.

Président du Conseil[modifier | modifier le code]

Suite à la « Révolution du cèdre » et à la victoire de l'Alliance du 14 Mars aux élections de mai-juin 2005, Fouad Siniora est chargé par le Parlement de former un nouveau gouvernement le 30 juin 2005. Il démissionne alors de son poste de PDG du groupe Méditerranée (un holding bancaire contrôlé par la famille Hariri). Après de laborieuses négociations avec le président Lahoud, Fouad Siniora arrive à former un gouvernement le 19 juillet 2005. C'est le premier gouvernement formé après le retrait des militaires syriens et le premier qui comprend des membres du Hezbollah. À l'exception du bloc du général Michel Aoun, la plupart des courants politiques sont représentés (liste des ministres).

Selon Seymour Hersh dans un article publié dans The New Yorker, les États-Unis versent des fonds au gouvernement libanais du président du Conseil, Fouad Siniora, tout en sachant qu’une partie de ces sommes allait au groupe palestinien du Fatah Al-Islam afin de creer des conflits entre sunnites et chiites du Liban. Cet article a été publié dans le New Yorker près de deux mois avant les affrontements entre le Fatah Al-Islam et l’armée libanaise au Camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared[1].

Crise de 2007-2008[modifier | modifier le code]

Le 11 novembre 2006, six ministres du gouvernement, représentant le président Émile Lahoud, le Hezbollah et Amal, démissionnent. Le pays est par la suite plongé dans une grande crise constitutionnelle, les partis d'opposition dénonçant la non-constitutionnalité du gouvernement, ne respectant plus la représentativité multi-confessionnelle au Liban alors que l'Alliance du 14 Mars insiste à reconnaitre sa légitimité.

Cette crise s'inscrit parallèlement aux tractations sur la création d'un Tribunal international des Nations unies pour le Liban sur la série d'attentats et d'assassinats survenus depuis le 1er octobre 2004.

Suite à l'échec de l'élection par le Parlement libanais d'un successeur à Émile Lahoud à la présidence de la République, les pouvoirs présidentiels ont été transférés par intérim au Conseil des ministres présidé par Siniora, conformément à la Constitution. Cependant, l'opposition continue de contester la légitimité du gouvernement Siniora et de ce fait, refuse de reconnaître son rôle présidentiel intérimaire.

Accords de Doha et gouvernement Siniora 2[modifier | modifier le code]

Le 25 mai 2008 le gouvernement Siniora a démissionné après l'élection du nouveau président de la République, le général Michel Sleiman.

Le 28 mai 2008, Siniora a été ré-investi en tant que président du Conseil pour la 2e fois à la suite après avoir obtenu 68 votes contre 59 qui ont soit nommé quelqu'un d'autre ou n'ont nommé personne, et il formera un gouvernement de 30 ministres dont 16 appartiennent à la majorité, 11 à l'opposition et 3 ministres pour le président de la République, conformément aux accords de Doha. Il resta en place jusqu'aux élections parlementaires de 2009, après lesquelles il fut remplacé par Saad Hariri (gouvernement Hariri formé le 9 novembre 2009).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]