Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général

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Le Front populaire de Libération de la Palestine-Commandement général (arabe : الجبهة الشعبية لتحرير فلسطين - القيادة العامة, FPLP-CG) est une faction dissidente du FPLP, créée le 24 avril 1968 et dirigée par Ahmed Jibril. Son quartier-général se situe à Al-Rihanen en Syrie, et il exploite un poste de commandement opérationnel à Deïr Znun, au Liban.

L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des États-Unis d'Amérique et de l'Union européenne.

Le mouvement de Jibril s’est distingué par de lourdes pertes causées à Tsahal durant la guerre civile du Liban (1975-1990), et en particulier lors du siège de Beyrouth (1982), ainsi qu’une hostilité explicite vis-à-vis du Fatah depuis le début des années 1980. L'organisation comptait à ce moment-là de 3 000 à 4 000 combattants.

Ses méthodes sont spéciales[réf. nécessaire] ; ainsi, le 25 décembre 1987, deux deltaplanes du FPLP-CG organisèrent un raid : ils partirent d'une colline juste dans le nord de la zone de sécurité israélienne, au sud du Liban, et l'un d'entre eux, après avoir survolé la zone, se posa devant le campement du quartier général d'une brigade d'infanterie de Tsahal, abattit six soldats et en blessa sept autres avant d'être tué. Ce raid enthousiasma les Palestiniens[1].

Un bateau d'armes, affrété par le FPLP-CG au Liban à destination de Gaza, fut saisi par la marine israélienne en mai 2001[2].

Lors du déclenchement du soulèvement en Syrie en mars 2011, les cadres du FPLP-CG se chargent d'étouffer la solidarité exprimée des réfugiés palestiniens en Syrie vis-à-vis des victimes de la répression du régime de Bachar el-Assad. Du fait de l'orientation pro-syrienne du mouvement depuis sa création, il se tiendra aux côtés du régime baasiste en appuyant l'idée de la "théorie du complot" dont serait victime la Syrie et son peuple.

En avril 2013, le FPLP-CG repousse une attaque de rebelles syriens sur l'une de ses bases près de la frontière libanaise[3].

Le mouvement, totalement engagé auprès des forces du président Assad, compte aujourd'hui de 1000 à 1500 combattants.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victimes, histoire revisitée du conflit arabo sioniste, de Benny Morris p609
  2. La paix impossible? de Fabien Ghez et Liliane Messika
  3. Al Akhbar, "Battle for Damascus: Regime Fights on Four Fronts", April 17, 2013