Tehrik-e-Taliban Pakistan

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Tehrik-e-Taliban Pakistan
تحريک طالبان پاکستان
Idéologie Islamisme
Objectifs Instauration de zones dans lesquelles le groupe soit souverain.
Renversement du pouvoir au Pakistan.
Création d'une armée d'insurrection.
Statut Actif
Fondation
Date de formation Décembre 2007
Fondé par Baitullah Mehsud
Pays d'origine Drapeau du Pakistan Pakistan, Waziristan
Actions
Mode opératoire Attentats-suicides, véhicules piégés, attaques armées
Victimes (morts, blessés) environ 3 000 morts
Zone d'opération Drapeau du Pakistan Pakistan,
régions tribales
Période d'activité Décembre 2007 - aujourd'hui
Organisation
Chefs principaux Baitullah Mehsud
(décembre 2007 - aout 2009)
Hakimullah Mehsud
(août 2009 - novembre 2013)
Maulana Fazlullah
(novembre 2013 - )
Membres 35 000 combattants
Groupe relié Taliban
Répression
Considéré comme terroriste par États-Unis
Conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan
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Le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP, ourdou : تحريک طالبان پاکستان, Teḥrīk-ī-Ṭālibān Pākistān, en français : Mouvement des Talibans du Pakistan) est la principale mouvance des talibans pakistanais. Il s'est constitué fin 2007 en agrégeant une quarantaine de factions basées dans le nord-ouest du Pakistan. Fortement implanté dans les régions tribales du Pakistan, le mouvement aurait été affaibli par les récentes opérations de l'armée pakistanaise dans le Waziristan du Sud et l'agence d'Orakzai en 2009-2010.

Le mouvement a revendiqué la plupart des attentats qui ont frappé le Pakistan depuis fin 2007 et causé la mort de plus de 4 000 personnes. Il est en situation de conflit direct avec les autorités pakistanaises et a pour objectif de renverser le pouvoir.

Histoire[modifier | modifier le code]

En avril 2008, le gouvernement pakistanais avait fait état de la préparation d’un accord de paix avec le TTP. Alors que l'on s’acheminait vers un accord, Baitullah Mehsud a rompu les négociations et se trouve en état de guerre contre le gouvernement pakistanais. De juin à décembre 2009, l'armée pakistanaise a lancé l'Opération Rah-e-Nijat contre le mouvement dans Waziristan du Sud. Depuis mars 2010, elle s'est également engagée dans une offensive dans les agences d'Orakzai et de Kurram, régions sous contrôle taliban depuis deux ans.

L'organisation était dirigée par Baitullah Mehsud jusqu'au 5 août 2009, jour du décès de ce dernier, qui était soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de Benazir Bhutto. À partir du 22 août 2009, le groupe est dirigé par Hakimullah Mehsud, jusqu'à son décès suite à l'attaque d'un drone américain le 1er novembre 2013. En mai 2010, Hakimullah était apparu dans une vidéo diffusée sur internet dans laquelle il revendique la tentative d'attentat de New York du 1er mai 2010.

Le 1er septembre 2010, le Département d'État des États-Unis liste l'organisation comme Foreign Terrorist Organizations[1].

Actions terroristes attribuées ou revendiquées[modifier | modifier le code]

Outre plusieurs attentats-suicides, le groupe aurait attaqué à la grenade le siège du quartier général des forces armées du Pakistan, à Rawalpindi, le 10 octobre 2009, tuant six soldats, dont un général[2].

L'organisation revendique l'attentat manqué du 1er mai 2010 à New York. Cependant, des doutes subsistent sur la capacité du groupe à organiser un tel attentat étant donné qu'il n'avait jamais frappé hors du Pakistan et de l'Afghanistan. Un responsable des services de sécurité pakistanais affirme : « C'est une farce médiatique. Nous connaissons, et le monde connaît leurs capacités d'action ». D'un autre côté, l'engin explosif, qui ne s'est pas déclenché, a été qualifié d'« amateur »[3].

Le 28 mai 2010, des attaques contre 2 mosquées du culte ahmadiste à Lahore font environ 80 tués et 80 blessés, le Tehrik-e-Taliban Pakistan a revendiqué ses attaques[4]. Le groupe a également revendiqué de nombreuses attaques contre la minorité chiite du Pakistan, ne considérant pas ces derniers comme musulmans. La plus violente actions revendiquées par le groupe a tué 104 personnes, dont de nombreux civils, et visait une jirga.

Le groupe est également fortement soupçonné d'être responsable de l'attaque d'une réunion de 2 000 villageois opposés aux talibans, et qui a fait 110 morts. Cette réunion s'est déroulée le 10 octobre 2008, et les villageois entendaient discuter la création d'une milice alors que les talibans commençaient à occuper la zone et à imposer leurs lois. Cette attaque a provoqué la réaction des villageois, ces derniers ayant détruit quelque temps plus tard plusieurs maisons appartenant aux talibans, et des échanges de tirs entre talibans et villageois révoltés se sont poursuivis durant toute la nuit suivant l'attaque.

Le 13 mai 2011, le groupe revendique la mort d'au moins 98 personnes, dont de nombreux cadets d'un groupe paramilitaire de la police, dans un double attentat à Shabqadar dans le nord-ouest du Pakistan[5]. Le 23 mai, des hommes du TTP mènent l'assaut de la base aéronavale de Mehran de 2011.

Ahmed Marouat, qui se présente comme le porte-parole de la faction Djandola du TTP, déclare que le terroriste Mohammed Merah s'est entraîné avec les Tehrik-e-Taliban Pakistan dans le Nord-Waziristan[6].

Le 29 mai 2013, Wali ur-Rehman, principal lieutenant de Hakimullah Mehsud et responsable de la stratégie militaire du groupe est tué dans l'attaque d'un drone américain[7], fragilisant les tentatives de négociation du gouvernement pakistanais avec les rebelles.

Le 1er novembre 2013, Hakimullah Mehsud, chef de l'organisation, est à son tour tué par un tir de drone américain.

Entre mars et avril 2014, le TTP a déclaré un cessez-le-feu de cinq semaines destiné à l'origine à aider au processus de paix avec le gouvernement. Celui-ci a été rompu et, alors que les opérations militaires militaires pakistanaises dont des bombardements aériens ont été reprises faisant des dizaines de morts, la rébellion est en proie à des combats entre factions rivales faisant près d'une centaines de morts[8].

Le TTP revendique l'attaque qui a visé dans la nuit du 8 au 9 juin l'aéroport international Jinnah et qui visait à venger la mort d'Hakimullah Mehsud[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]