Harakat ul-Mujahidin

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Harakat ul-Mujahidin
Harakat-ul-Ansar
Image illustrative de l'article Harakat ul-Mujahidin

Idéologie Islamisme
Statut Actif
Fondation
Date de formation 1991
Fondé par Fazlur Rehman Khalil et Maulana Masood Azhar
Pays d'origine Pakistan
Actions
Zone d'opération Asie
Période d'activité 1994-aujourd'hui
Organisation
Financement ISI
Groupe relié proche d'Al-Qaida, Harkat-ul-Jihad-al-Islami, Jaish-e-Mohammed
Répression
Considéré comme terroriste par Canada, Etats-Unis d'Amérique, Australie, Royaume-Uni, Inde

Harakat ul-Mujahidin (ourdou : حرکت المجاہدین الاسلامی, Mouvement des compagnons du Prophète, jusqu'en 1998 Harakat-ul-Ansar) est un groupe armé islamiste pakistanais apparu au début des années 1990.

L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada[1], des États-Unis d'Amérique[2] (depuis 1998, cause du changement de nom en Harakat ul-Mujahidin[3]), de l'Australie[4], du Royaume-Uni[5] et de l'Inde[6]. Elle est considérée par l'ONU comme proche d'Al-Qaida et à ce titre sanctionnée par le Conseil de sécurité des Nations unies[7].

Historique[modifier | modifier le code]

Né en 1991 au Penjab d'une scission d'Harkat-ul-Jihad-al-Islami mené par Fazlur Rehman Khalil et Maulana Masood Azhar[3], le groupe agit pour la première fois le 6 juin 1994 en enlevant 5 touristes britanniques au Cachemire indien[8]. Composé d'Afghans, de Pakistanais et d'Arabes, le groupe participe à des actions armées au niveau international (Birmanie, Bosnie, Philippines, Tadjikistan et Tchétchénie) bien qu'agissant principalement au Cachemire.

Suite à l'arrestation en 1994 de Masood Azhar par l'Inde, l'organisation détourne vers l'Afghanistan un avion d'Indian Airlines avec 189 otages le 24 décembre 1999. Les cinq pirates de l'air réclament la libération de Masood Azhar puis celle de 36 autres prisonniers et 200 millions de dollars[9],[3]. Masood Azhar est libéré. En 2000, il crée le Jaish-e-Mohammed[3].

L'Inter-Services Intelligence, les services secrets pakistanais, est soupçonné de soutenir l'organisation[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.publicsafety.gc.ca/prg/ns/le/cle-fr.asp#AIAI
  2. http://www.state.gov/s/ct/rls/other/des/123085.htm
  3. a, b, c et d Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire mondial de l'islamisme, Plon,‎ 2002, 518 p. (ISBN 2-259-19760-4), p. 228 et 316
  4. http://www.nationalsecurity.gov.au/agd/WWW/NationalSecurity.nsf/Page/What_Governments_are_doingListing_of_Terrorism_Organisations
  5. http://security.homeoffice.gov.uk/legislation/current-legislation/terrorism-act-2000/proscribed-groups
  6. http://www.mha.gov.in/uniquepage.asp?Id_Pk=292
  7. http://www.un.org/french/sc/committees/1267/consolist.shtml
  8. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=199406060006
  9. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=199912240002
  10. Jean-Marc Balencie et Arnaud de La Grange, Mondes rebelles : Dictionnaire des mondes rebelles, Paris, Editions Michalon,‎ 1996-1999-2001, 1677 p. (ISBN 2841861422), p. 260-261

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]