Brigades Izz al-Din al-Qassam

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Brigades Izz al-Din al-Qassam
(ar) عزّ الدين القسّام
Image illustrative de l'article Brigades Izz al-Din al-Qassam

Idéologie Nationalisme palestinien, Islamisme, Antisionisme
Objectifs mise en œuvre de la Charte du Hamas, détruire l’État d’Israël, instauration de la Charia
Statut actif
Fondation
Date de formation 1992
Fondé par Yahia Ayache
Pays d'origine Drapeau de la Palestine Bande de Gaza
Actions
Mode opératoire attentats, lancement de roquettes sur Israël, prise d'otages,Lutte armée, guérilla
Zone d'opération Drapeau de la Palestine Bande de Gaza
Période d'activité 1992 - présent
Organisation
Chefs principaux Mohammed Deif
Membres 22 000 combattants en 2014[1]
Branche politique Hamas
Financement Iran[2];Syrie; Turquie[3]; Qatar[4]
Répression
Considéré comme terroriste par Union européenne, États-Unis, Israël, Australie, Japon,

Grande-Bretagne

Conflit israélo-palestinien

Les Brigades Izz al-Din al-Qassam (arabe : عزّ الدين القسّام) sont la branche armée du Hamas.

Elles sont considérées comme une organisation terroriste par l'Union européenne[5],[6],les États-Unis[7], l'Australie[8] et Israël.

Structure militaire[modifier | modifier le code]

Dans l'éventualité d'une vaste offensive de l'armée israélienne dans la bande de Gaza, Youval Diskin, chef du Shin Beth affirme « qu'ils ont créé des ateliers de productions d'armes en utilisant les 70 tonnes d'explosifs passés en contrebande depuis l'Égypte»[9]. Toujours d'après le Shin Beth : « Ils creusent des tranchées, construisent des fortifications et des tunnels. Ils ont disséminé des mines[9] ».

Le Hamas dispose d'une chaîne de commandement, de régiments et brigades bien entraînés. Il met au point des programmes d'entraînement avec des activistes de retour de longues périodes de formation en Iran et dans d'autres pays.

Salah Shehadeh, l'un des plus hauts responsables des brigades Izz Al-Din Al-Qassam depuis l'assassinat de Yahia Ayache en 1996, avait déclaré : « Les brigades sont une petite armée. Elles ont toutes les divisions et structures d’une armée (...) Nous avons des scientifiques spécialisés dans le développement d’armes.[réf. nécessaire] » C’est d’ailleurs Salah Shahade qui aurait mis au point les roquettes Qassam[réf. nécessaire], bien que d'autres sources affirment que ce serait plutôt Adnan al-Ghoul, tué dans sa voiture, avec Imad Abbas (en), en octobre 2004 par un tir d'hélicoptère. Shehadeh a été tué le 22 juillet 2002, dans le cadre de la politique des assassinats ciblés d'Israël, dans le quartier Al-Daraj à Gaza, par une bombe d'une tonne larguée sur un immeuble d'habitation, qui a aussi tué 14 civils (la plupart des enfants) et blessé 150 personnes (la moitié grièvement)[10]. Cela a conduit à plusieurs plaintes déposées contre des militaires israéliens pour crimes de guerre, la Cour suprême israélienne ayant été saisie tandis qu'une plainte a été déposée, en 2009, en Espagne, en vertu de la loi de juridiction universelle[10].

Certains réservistes israéliens de retour d'incursions dans la bande de Gaza les décrivent comme une vrai « armée ». Un réserviste affirme que « selon tous les paramètres, c’était une armée qui était en face de nous et pas des gangs[11] » Ils avaient été impressionnés par les équipements de vision nocturne de leurs ennemis, par l’espace tactique qu’ils maintenaient entre eux et même par les bandes élastiques resserrant le bas du pantalon sur leurs chaussures.

Un article d'Haaretz, de Gideon Levy, publie les témoignages de soldats de retour de la Bande de Gaza : « D’après leurs descriptions, il y aurait à Gaza une armée de défense de la Palestine. À la place d’une multitude de gangs armés, se constitue là-bas une armée organisée, prête à défendre sa terre[11] ».

Dates diverses[modifier | modifier le code]

Le 13 juin 2003, les brigades Izz Al-Din Al-Qassam ont appelé les ressortissants étrangers à quitter Israël car le pays ne pourrait assurer leur sécurité. Ces étrangers pourraient donc, s'ils restaient, en subir les conséquences. Selon les brigades, l'attaque-suicide de Jérusalem n'est que la première d'un série, et ses combattants sont appelés à préparer des opérations partout en Israël. Pour les leaders du Hamas, tels Osama Hamadan au Liban, Ariel Sharon « est devenu la cible no 1 de l'organisation ».

Le 14 novembre 2012, Ahmed Jabari, chef de la branche combattante du Hamas est tué dans son véhicule par une frappe aérienne ciblée de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza.

Membres notables[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(en) Site officiel (ar) Site officiel

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. « Which Mideast power brokers support Hamas? », sur CNN,‎ 6 août 2014 (consulté le le 19 août 2014)
  3. « Turkey replaces Iran as primary funding source for Hamas », sur Worldtribune.com,‎ 22 décembre 2013 (consulté le le 19 août 2014)
  4. « Qatari tech helps Hamas in tunnels, rockets: Expert », sur The tome of Israel,‎ 31 juillet 2014 (consulté le le 19 août 2014)
  5. (en)http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/en/oj/2005/l_340/l_34020051223en00640066.pdf
  6. (en)http://security.homeoffice.gov.uk/legislation/current-legislation/terrorism-act-2000/proscribed-terrorist-groups?version=1]
  7. (en)http://www.state.gov/documents/organization/45313.pdf
  8. (en)http://www.nationalsecurity.gov.au/agd/www/nationalsecurity.nsf/AllDocs/95FB057CA3DECF30CA256FAB001F7FBD?OpenDocument
  9. a et b AFP: Israël pourrait payer le prix fort pour une offensive dans la bande de Gaza
  10. a et b Sharon Weill, De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh, Le Monde diplomatique, septembre 2009
  11. a et b Good news from Gaza - Haaretz - Israel News
  12. Jeroen Gunning; p179; Hamas in Politics: Democracy, Religion, Violence; Columbia University Press, 2008, ISBN 0-231-70044-X