Guerre du Saada

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Guerre du Saadah
Carte du Yémen avec la localisation du Sa'dah
Carte du Yémen avec la localisation du Sa'dah
Informations générales
Date 18 juin 2004 – en cours

10 ans, 2 mois et 9 jours

Lieu Gouvernorat de Sa'dah, Yémen puis Nord-Ouest du Yémen et frontière saoudienne
Issue En cours
Belligérants
Drapeau du Yémen Yémen
Flag of Saudi Arabia.svg Arabie saoudite
Flag of Jihad.svg Miliciens sunnites
Dhulfiqar.png Houthis
Soutenus par :
Drapeau de l'Iran Iran[réf. nécessaire]
Hezbollah
Commandants
Flag of Yemen.svg Ali Abdallah Saleh
Flag of Yemen.svg Ali Mohsen al-Ahmar
Flag of Yemen.svg Ali Muhammad Mujawar
Flag of Yemen.svg Amr Ali Mousa Al-Uuzali
Flag of Yemen.svg Ali Salem al-Ameri
Flag of Yemen.svg Ahmed Bawazeir
Dhulfiqar.png Hussein Badreddin al-Houthi
Dhulfiqar.png Abdul-Malik al-Houthi
Dhulfiqar.png Yahia Badreddin al Houthi
Forces en présence
30 000 2 000 à 10 000[1]
Pertes
1 000 tués[2]
100 capturés[3]
133 Saoudiens tués, 6 disparus
3 700 - 5 500 tués[4]

La guerre du Saada, également connue sous le nom d'insurrection au Sa'dah, est une guerre civile au Yémen se déroulant dans cette zone montagneuse et pauvre au nord-ouest du pays, le gouvernorat de Sa'dah. Aussi appelée rébellion houthiste, du nom de ses dirigeants, Hussein al-Houthi et ses frères, elle a débuté le 18 juin 2004 lorsque des rebelles zaïdistes ont lancé une insurrection contre le gouvernement yéménite.

Contexte[modifier | modifier le code]

La ville de Sa'dah

Les houthistes se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux, et demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962.

Issus du courant religieux chiite zaydite[5], les houthistes sont présents sur les hauts plateaux yéménites et notamment la province de Saada, et présentent de nombreuses différences au niveau du dogme par rapport aux chiites duodécimains iraniens[5]. De plus, ils partagent de nombreuses interprétations religieuses avec la majorité sunniste chaféite[5].

Au cours de la guerre civile des années 1960, la province a largement soutenu les royalistes[5]. Après la défaite de ceux-ci, elle a donc très peu profité des différentes politiques de développement économique[5]. La région a ensuite vu l'irruption de nouveaux courants religieux sunnites très rigoristes comme le salafisme et le wahhabisme[5]. Cela va entraîner un regain du zaydisme à partir des années 1980 dans son berceau traditionnel de la province de Saada[5].

Ainsi, les zaïdites se retrouvent à rebours du reste de la population qui voit ses rites unifiés sous l'impulsion du gouvernement central[5]. Malgré l'implication des Zaydites au niveau du pouvoir central yéménite, le président Ali Abdallah Saleh étant lui-même de cette confession, ils sont progressivement stigmatisés, notamment par les Salafistes[5]. Pour faire face à ce qui est ressenti contre un ensemble de discriminations, les Houthistes demandent donc une autonomie accrue[6]. Ils représentent, en 2007, 30 % environ des 22,2 millions de Yéménites qui sont en majorité sunnites.

Selon Samy Dorlian, enseignant à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, l'origine du soulèvement remonte au 17 janvier 2002 lorsque dans la province de Sa'dah, Hussein al-Houthi, député de 1993 à 1997 du Hizb el-Haq, la principale expression organisationnelle du renouveau zaïdite, donne une conférence dans laquelle il incite ses compatriotes à combattre l'hégémonie américaine sur le monde arabe et musulman. Les autorités yéménites, engagées depuis le 11 septembre 2001 dans le partenariat de lutte anti-terroriste avec les États-Unis, ont récusé cette démarche et en conséquence, procédé à des centaines d'arrestations[7].

Les rebelles affirment être victimes de discrimination religieuse de la part d'intégristes sunnites qui ont gagné en influence en raison des liens entretenus par le président Ali Abdallah Saleh avec l'Arabie saoudite[8] tandis que le gouvernement déclare que ceux-ci veulent établir un État religieux chiite.

Selon le département d'État des États-Unis, le gouvernement du Yémen, dans un effort pour freiner l'extrémisme et à accroître la tolérance, surveille les prêches incendiaires des mosquées et les déclarations menaçantes politiques et utilise la police et les agences de renseignement pour surveiller les activités des organisations islamiques liées à des organisations internationales[9].

Ce pays est confronté régulièrement à des vagues de violence politique depuis l'indépendance de la République démocratique populaire du Yémen et de la République arabe du Yémen dans les années 1960, ces États étant unis depuis le 22 mai 1990 dans l'actuel Yémen mais des mouvements séparatistes sont toujours présent (une guerre civile ayant éclaté en 1994) tandis l'organisation terroriste Al-Qaïda est active dans l'est du pays visant entre autres les touristes étrangers[10]. La révolte yéménite de 2011 pousse le président Ali Abdallah Saleh à signer un accord le 23 novembre 2011 le contraignant à quitter son poste[11].

Point de vue des gouvernements yéménite et saoudiens[modifier | modifier le code]

Le gouvernement central de Sanaa et l'Arabie saoudite tiennent à présenter la rébellion comme un groupe soutenu par l'Iran, un peu au même titre que le Hezbollah libanais[5],[6]. Il les accuse aussi de vouloir restaurer l'imamat zaydite disparu en 1962 via un trafic d'armes par l'Érythrée soutenu par l'Iran[5],[6]. L'Iran chercherait ainsi à affaiblir ces pays producteurs de pétrole pour sécuriser ses propres exportations, face à la menace d'embargo américaine[12]. Cela a pour but de chercher à obtenir le soutien de l'Arabie saoudite[5],[13].

Point de vue de l'Iran[modifier | modifier le code]

L'Iran voit dans ce conflit une « attaque des Arabes sunnites contre les Arabes chiites »[14] et son chef d'état-major parle de terrorisme d'État[15].

Autres intérêts mis en jeu[modifier | modifier le code]

De nombreux intérêts économiques ou politiques se superposent désormais au conflit.

Tout d'abord, le commerce des armes et du carburant est devenu particulièrement lucratif dans une région voisine à la Corne de l'Afrique[5]. Les armes destinées à l'armée sont ainsi régulièrement détournées par les officiers et illégalement exportées[5]. Une partie termine même entre les mains de la rébellion[5].

Politiquement, le conflit attise aussi les luttes de succession entre le fils du président et différents militaires de premier plan[5]. Différents clans cherchent donc à s'emparer des ressources économiques du nord du pays ou à montrer leur force[5].

Enfin, le conflit se superpose aux conflits tribaux du nord du pays depuis que le gouvernement a cherché à recruter des alliés parmi les tribus locales[5]. Ces solidarités tribales contribuent à entretenir le conflit via des cycles de violences et de vengeances[5]. Ainsi, les deux principales confédérations tribales ont plus ou moins choisi un camp et soutiennent soit le gouvernement (plutôt le cas des Hached) soit les rebelles (plutôt le cas des Bakil)[5]. Ces luttes tribales tendent à se développer dans tout le nord du pays[5].

Forces en présences[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

L'amiral William J. Fallon, commandant le U.S. Central Command visitant une installation d'entraînement de l'armée yéménite à Sana'a le 17 juillet 2007.
Garde d'honneur de la police rendant les honneurs militaires à l'amiral Fallon le 18 juillet 2007.

Le budget de la défense est en augmentation depuis le début du XXIe siècle pour faire face aux multiples problèmes sécuritaires et représente en 2006 environ 6 % du produit national brut soit entre 846 millions et 1,1 milliard de dollars américains (soit 40 % du budget de l'État) contre 540 millions en 2001. En septembre 2007, le gouvernement a annoncé le rétablissement du service militaire obligatoire qui avait été aboli en 2001.

Les effectifs des forces armées yéménites gouvernementales en 2007 sont estimés à 60 000 hommes pour l'armée de terre, 5 000 pour la force aérienne et 1 700 pour la marine de guerre. Leur matériel, d'origine principalement russe, est relativement ancien et peu entretenu.

La principale force de sécurité intérieure est l'organisation de sécurité politique comprenant 150 000 personnes dépendant du ministère de l'intérieur et relevant directement de la présidence.

50 000 membres de cette organisation sont organisés en forces paramilitaires qui concerne également 20 000 membres des tribus.

Entre 2002 et 2008, le Yémen a reçu 69 millions de dollars d'aide militaires des États-Unis qui ont également formé 496 militaires yéménites dans le cadre du programme International Military Education and Training (IMET). Il a été allégué en janvier 2010 qu'une aide de 70 millions de dollars soit versée en 18 mois[16].

Insurrection[modifier | modifier le code]

L'UNICEF et d'autres organisations dénoncent l'utilisation d'enfants-soldats par l'insurrection.

Une ONG locale rapporte le 22 février 2010 qu'au moins « 187 enfants ont été tués, 402 exploités comme soldats par les Houthis, et 282 autres recrutés par des milices locales pro-gouvernementales. »[17]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Début de la rébellion en 2004[modifier | modifier le code]

La guerre commence en 2004 après que les forces gouvernementales ont tué ou capturé les principaux chefs houthistes[6]. Les premiers combats ont lieu de juin à août 2004 et causent de 80 à 600 tués[18]. En septembre, le chef rebelle, Hussein al-Houthi, est tué[18]. Il est remplacé par son frère Abdul Malik al-Houthi[18]. Près de 600 hommes sont cependant capturés ou arrêtés suite à ces combats[18].

2005[modifier | modifier le code]

Un calme précaire règne alors jusqu'en mars-avril 2005 où les combats reprennent et font près de 200 tués[18]. Cependant, en mai intervient la première tentative pour mettre fin au conflit. Le président yéménite propose de pardonner les rebelles en échange de la fin du conflit[18].

En mai 2005, les rebelles ont rejeté une offre d'une grâce présidentielle par le président Ali Abdallah Saleh après leurs conditions ont été refusées par le gouvernement et les affrontements mineurs ont continué[18]. Au 21 mai, le gouvernement a publié des estimations de l'impact de la rébellion, en annonçant qu'elle était responsable de 552 décès, 2 708 blessés, et plus de 270 millions de dollars de dommages et intérêts économiques.

Malgré quelques petits accrochages, les progrès semblent réels et les 600 prisonniers faits en 2004 sont libérés au cours du mois de mars 2006[18],[19].

2006[modifier | modifier le code]

En mars 2006, le gouvernement yéménite a libéré plus de 600 combattants chiites capturés. Il n'y a pas de données en ce qui concerne les pertes en 2006, mais il a été écrit qu'elles sont sensiblement inférieures à celles de l'année précédente.

La situation se dégrade de nouveau à partir de l'élection présidentielle de septembre 2006.

2007[modifier | modifier le code]

De nouveaux combats ont lieu en janvier-mars 2007 avant de déboucher sur un troisième cessez-le-feu en juin. Celui-ci est rompu en janvier 2008[18] alors que le pays est parcouru par de nombreuses manifestations

Le 10 février 2007, le Parlement donne son accord au gouvernement pour qu'il réprime l'insurrection. Au 15 octobre 2007, les autorités yéménites annoncent la mort de 290 rebelles et de 132 militaires, au moins 2 européens sont morts dans des combats[20].

Tentatives de médiation du Qatar (2007-2008)[modifier | modifier le code]

Diverses tentatives de médiation ont été menées pour apaiser le conflit. La plus notable est celle du Qatar entre 2007 et 2008[5]. Un cessez-le-feu fut signé en juin 2007 mais rompu, peut-être à cause de l'Arabie saoudite qui souhaite conserver son influence sur son petit voisin[5].

Des combats sporadiques perdurent cependant pendant la période, notamment les 5 et 6 avril 2008[21].

2009[modifier | modifier le code]

Le 11/12 août 2009, les combats reprennent entre l'armée qui déclenche l'opération Terre brulée et la rébellion. Quant aux déplacés, l'ONU estime début décembre 2009 à 175 000[22] le nombre de réfugiés depuis 2004; en septembre 2009, il était estimé à 150 000 dont 55 000 depuis août 2009[23].

L'armée de l'air a perdu trois avions lors des opérations[24].

Abdul-Malik al-Houthi, dirigeant de la rébellion, est annoncé par les autorités yéménites tué dans un raid aérien en décembre 2009 puis gravement blessé mais cela est démenti par le mouvement Saadiste[25].

Intervention du 5 novembre 2009 par l'Arabie saoudite et suites[modifier | modifier le code]

Le 4 novembre 2009, les rebelles yéménites ont pris le contrôle d'une section montagneuse dans la région frontalière de Jabal al-Dukhane[26] et abattent un officier de sécurité saoudien dans une attaque. En réponse à ces actes, l'Arabie saoudite lance des frappes aériennes à partir du 5 novembre 2009 sur les rebelles dans le nord du Yémen et déplace ses troupes près de la frontière[27]. Le gouvernement saoudien a déclaré que l'armée de l'air saoudienne avait seulement bombardé les positions des rebelles yéménites, qui avaient saisi une zone frontalière à l'intérieur du royaume saoudien, maintenant reprise ; les pertes saoudiennes s'élèvent au 9 novembre, selon le ministère de la défense de ce royaume à trois militaires saoudiens tué, 15 autres ont été blessés, 4 disparus et 4 civils saoudiens tués, tandis que la presse locale annonce 155 rebelles prisonniers[28].

Le mardi 10 novembre, la marine saoudienne établit, avec la coopération du gouvernement du Yémen, un blocus des côtes du Nord-Yémen[29] la rébellion déclare avoir pris « le plein contrôle du directorat de Qatabar » proche de la frontière Saoudienne[30].

Le 16 novembre 2009, le Conseil des ministres saoudien annonce que ses forces contrôlaient totalement la frontière avec le Yemen et ont repoussé les insurgés[31] . Ceux-ci ont demandé l'intervention de la Ligue arabe[32].

Le 22 novembre, une tentative de prise de contrôle par les insurgés du port de Medi, limitrophe de la frontière avec l'Arabie saoudite, se situant dans le gouvernorat de Hajjah, a été repoussée[33].

Des vidéos diffusées alors sur Internet et tournées par les insurgés, montrent qu'ils ont capturé plusieurs militaires saoudiens ainsi que du matériel et des véhicules, lors de l'attaque d'un poste militaire[34] .

Des médias parlent de l'intervention d'unités de l'armée jordanienne[35] et de l'armée marocaine auprès des Saoudiens, mais il n'y pas confirmation officielle de ces allégations[36].

Au 22 décembre 2009, le bilan officiel des pertes saoudiennes fait état de 73 militaires tués, 26 disparus (dont 12 présumé tués), 470 blessés dont 60 hospitalisés à cette date.

Un village saoudien, Al-Jabiria, reste à cette date sous le contrôle de rebelles yéménites[37].

Autres interventions étrangères[modifier | modifier le code]

Le 23 novembre 2009, le chef de la marine iranienne annonce le déploiement le long des côtes yéménites de mini-submersibles en plus des quatre navires de guerre déjà présents, tandis que l'US Navy surveille de près ces évolutions et aide la marine saoudienne à bloquer le trafic d'armes [38].

Après l'attentat manqué sur un avion à destination de Detroit en décembre 2009, les soupçons américains s'orientent vers le Yemen et relancent l'intérêt pour le pays. En effet, les autorités américaines soupçonnent des cellules d'Al Qaïda de s'y cacher[39]. Cela pourrait influer sur le conflit en cours dans le nord du pays.

2010[modifier | modifier le code]

  • Janvier 2010 : violents accrochages entre rebelles et tribus pro-gouvernementales[40],[41].
  • 23 janvier 2010 : le bilan des pertes de l'armée saoudienne est à cette date d'au moins 133 morts et six disparus[42].
  • 25 janvier 2010 : la rébellion annonce qu'elle s'est retiré du territoire saoudien[43] mais des combats sporadiques continuent.
  • 31 janvier 2010 : le gouvernement yéménite refuse l'offre de cessez le feu de la rébellion qui ne spécifie pas l'arrêt des attaques contre l'Arabie saoudite[44].
  • 11 février 2010 : cessez-le-feu à 21H00 GMT après l'acceptation par la rébellion des six points demandés par le gouvernement : Les rebelles sont ainsi tenus d'« observer un cessez-le-feu, d'ouvrir les routes, de déminer et évacuer les hauteurs », « de se retirer des bâtiments publics », « de restituer les biens publics et les armes saisies », « de libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens », « de respecter la loi et la Constitution » et « de ne plus agresser » l'Arabie saoudite[45]. Plusieurs incidents ont encore eu lien vendredi 12, 5 prisonniers de guerre saoudiens doivent être libéré samedi 13.
  • Fin avril, le cessez-le-feu tient malgré quelques incidents isolé[46] et on signale une cyberattaque contre le site internet Houtiste de la part d'un groupe saoudien[47].
  • En juillet, des combats recommencent formant ce que l'on appelle la 6e guerre. Plus de 300 militaires gouvernementaux ont été fait prisonniers qui seront libérés entre fin juillet et début août[48].
  • Le 26 septembre 2010, la marine de Djibouti aurait, selon qui semble être un acte de propagande des médias gouvernementaux yémenites, arraisonné un cargo transportant de grandes quantités d’armes dont 400 fusils de précisions destiné à la rébellion livré par Israël[49].

2011[modifier | modifier le code]

  • En mars 2011, dans le sillage des contestations dans le monde arabe et des protestations yéménites de 2011, des combats ont fait une vingtaine de morts lorsque des rebelles chiites ont pris le contrôle d'une installation militaire lors de combats contre des combattants pro-gouvernementaux[50]. Les zaïdites prennent le contrôle de plusieurs districts de la province d'Al-Jawf. Le 22 mars, les rebelles houthistes reprennent le contrôle de Saada, alors qu'un cessez-le-feu avait été proclamé en 2010. Les rebelles bénéficient de la non-intervention de l'armée, commandée dans la région nord-ouest par Ali Mohsen, et qui a lui aussi rejoint la révolution. Ils purgent immédiatement la ville de leurs ennemis, faisant des dizaines de morts, dynamitent les biens immobiliers du cheikh Majali, allié du président Saleh[51].
  • Le 24 mars, La police de Dubaï annonce avoir déjoué une tentative d'envoyer 16 000 pistolets de Turquie vers le nord du Yémen, contrôlé par la rébellion chiite, via les Émirats arabes unis[52].

2013[modifier | modifier le code]

  • Le 23 janvier 2013, les autorités yéménites saisissent un navire iranien avec, dissimulée à bord, une grande quantité d'armes dont des missiles anti-aériens, venant de ce pays[53].

Bilan[modifier | modifier le code]

En février 2010, le journal français Le Monde estime que la guerre du Saada a fait environ 10 000 morts, dont 130 soldats saoudiens[54].

Un mesure d'amnistie devant visant de 2 000 prisonniers partisans des rebelles chiites ainsi que 800 détenus sudistes est annoncé le vendredi 21 mai 2010[55].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Pity those caught in the middle, 19 novembre 2009, The Economist
  2. http://www.yemenpost.net/Detail123456789.aspx?ID=3&SubID=1151&MainCat=3
  3. http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/country_profiles/8234743.stm
  4. (en) « Armed Conflicts Report Yemen (2004 - first combat deaths) », sur Projet Ploughshares
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Pierre Bernin, « Les Guerres cachées du Yémen », Le Monde diplomatique, septembre 2009.
  6. a, b, c et d Yemen rebels 'down fighter jet', BBC News, 9 novembre 2009, BBC NEWS | Middle East | Yemen rebels 'down fighter jet'
  7. Nicolas Falez, « Crise interne ou conflit régional ? », sur rfi,‎ 11 novembre 2009
  8. (fr) Reuters, « Un avion de l'armée yéménite s'écrase au combat dans le Nord », sur http://www.aerocontact.com/,‎ 5 octobre 2009 (consulté le 10 novembre 2009)
  9. (en) Library of Congress – Federal Research Division, « COUNTRY PROFILE: YEMEN », sur http://lcweb2.loc.gov/frd/, Bibliothèque du Congrès,‎ août 2008 (consulté le 10 novembre 2009)
  10. « Incertitudes sur le sort d'un otage japonais au Yémen »,‎ 23 novembre 2009
  11. « Yémen: le président Saleh signe l'accord de transfert du pouvoir », sur L'Express,‎ 23 novembre 2011 (consulté le 23 novembre 2011)
  12. Antoine Basbous, « Guerre par procuration au Yémen, un État failli », Le Monde, 24/11/2009
  13. « Le ton monte avec Téhéran à propos du Yémen », Courrier international,‎ 5 novembre 2009 (lire en ligne)
  14. Jean-Louis Dufour, « Yémen : «Drôle de guerre» ou guerre ordinaire ? », Courrier international,‎ 17 novembre 2009 (lire en ligne)
  15. « Yémen : l'Iran répond à l'Arabie saoudite », Le Nouvel Obs,‎ 18 novembre 2009 (lire en ligne)
  16. (en) Thalif Deen, « US push feeds Yemen's gun culture », Asia Times,‎ 5 janvier 2010 (lire en ligne)
  17. (fr) YÉMEN : Les enfants sont les premières victimes du conflit du Nord-Yémen, 24 février 2010, IRIN
  18. a, b, c, d, e, f, g, h et i BBC News, Timeline: Yemen, BBC News - Yemen - Timeline
  19. BBC News, Yemen frees 600 Shia insurgents, BBC NEWS | Middle East | Yemen frees 600 Shia insurgents
  20. AFP, « Un musulman français tué en combattant au Yémen », Le Figaro,‎ 15 octobre 2007 (lire en ligne)
  21. Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, La Gestion de la crise houthiste au Yémen, CERMAM | Point de vue | La Gestion de la Crise Houthiste au Yémen
  22. « YÉMEN: Le plus vaste camp de PDIP voit sa population doubler », IRIN,‎ 10 décembre 2009 (lire en ligne)
  23. Georges Malbrunot, « La guerre civile fait rage au Nord du Yémen », Le Figaro,‎ 07/09/2009 (lire en ligne)
  24. (fr) Reuters, « Un avion de l'armée yéménite s'écrase au combat dans le Nord », sur http://www.aerocontact.com/,‎ 5 octobre 2009 (consulté le 10 novembre 2009)
  25. (fr) Yémen: le chef rebelle chiite zaïdite apparaît sur vidéo, dément sa mort, AFP, 22 janvier 2010
  26. http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/8341875.stm
  27. http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/11/2009116125810626250.html
  28. (fr) Paul Handley, « Les rebelles zaïdites accusent l'Arabie de raids au Yémen, Ryad nie »,‎ 9 novembre 2009 (consulté le 10 novembre 2009)
  29. Associated Press, « Blocus naval saoudien sur la côte Nord du Yémen », Le Nouvel Obs,‎ 10 novembre 2009 (lire en ligne)
  30. (fr) « Yémen : des rebelles chiites progressent », sur http://www.lejdd.fr,‎ 10 novembre 2009 (consulté le 10 novembre 2009)
  31. (fr) « L'Arabie saoudite a repris le contrôle de sa frontière avec le Yémen », sur http://www.courrierinternational.com/, Courrier international,‎ 17 novembre 2009 (consulté le 18 novembre 2009)
  32. « Les rebelles du Yémen demandent à la Ligue arabe d'intervenir dans le conflit avec l'Arabie saoudite »,‎ 18 novembre 2009
  33. (fr) Xinhua, « Yémen : les forces navales repoussent les attaques rebelles contre le port de Medi », sur http://french.peopledaily.com.cn,‎ 23 novembre 2009 (consulté le 6 décembre 2009)
  34. (ar) المجاهدين يعرضون المزيد من الغنائم لجيش ال سعود, YouTube
  35. (fr) Un état d’exception qui ne dit pas son nom ? Le roi de Jordanie dissout le Parlement et soutient l’Arabie saoudite contre l’Iran, Khaled Asmar, 25 novembre 2009, Mediarabe
  36. (es) Marruecos y Jordania envían tropas de élite para ayudar a los saudíes en Yemen, Pedro Canales, 3 décembre 2009, El Impartial
  37. (fr) Arabie: 73 soldats saoudiens tués dans les combats à la frontière yéménite, AFP, 22 décembre 2009
  38. (en) « US, Iranian naval Red Sea buildup off Yemen. Debut for Iran's midget subs », DEBKAfile,‎ 23 novembre 2009 (lire en ligne)
  39. US shuts embassy in Yemen capital citing terror threat, BBC News, 3 janvier 2010, BBC News - US shuts embassy as al-Qaeda 'plans attack in Yemen'
  40. (fr) « Yémen : 8 morts dans des affrontements », Le Figaro, 8 janvier 2010
  41. (en) Yemen Says Tribesmen Kill 10 Shi'ite Rebels , New York Times, 14 janvier 2010
  42. (fr) Les corps de 20 soldats saoudiens retrouvés à la frontière avec le Yémen, The Canadien Press, 23 janvier 2010
  43. (fr) Yémen: les rebelles annoncent leur retrait du territoire saoudien, AFP, 25 janvier 2010
  44. (fr) Le Yémen refuse le cessez-le-feu, les combats continuent, Le Point, 31 janvier 2010
  45. (fr) Yémen: les rebelles commencent à appliquer les conditions du cessez-le-feu, AFP, 13 février 2010
  46. AFP, « Tirs rebelles contre un avion au Yémen », Le Figaro,‎ 16 avril 2010 (lire en ligne)
  47. (fr) Benjamin Wiacek, « Des hackers saoudiens à l’attaque des Houthis », sur http://echos-moyenorient.blog.lemonde.fr/, Échos du Moyen-Orient,‎ 18 avril 2010 (consulté le 21 avril 2010)
  48. (fr) Benjamin Wiacek, « Libération de 200 soldats yéménites par les rebelles Houthis », sur http://echos-moyenorient.blog.lemonde.fr/, Échos du Moyen-Orient,‎ 18 avril 2010 (consulté le 2 avril 2011)
  49. (fr) Benjamin Wiacek, « Israël fournirait des armes aux rebelles Houthis », sur http://echos-moyenorient.blog.lemonde.fr/, Échos du Moyen-Orient,‎ 18 avril 2010 (consulté le 2 avril 2011)
  50. Benjamin Wiacek, « Yémen: démission du gouverneur d'Aden, 20 morts dans des combats », sur http://directmatin.fr, Direct-Matin,‎ 18 avril 2011 (consulté le 23 mars 2011)
  51. François-Xavier Trégan, « Au nord du Yémen, les rebelles chiites zaïdites ont pris le contrôle de la ville de Saada », Le Monde, 29 mars 2011, p. 11
  52. Benjamin Wiacek, « Emirats: la police a déjoué l'envoi de 16 000 pistolets au Yémen », sur http://directmatin.fr, Direct-Matin,‎ 24 mars 2011 (consulté le 2 avril 2011)
  53. « Le Yémen confirme la saisie d'armes à bord d'un navire iranien », sur Zone-Bourse, Thomson Reuters,‎ 2 février 2013 (consulté le 2 février 2013)
  54. Gilles Paris, « Accalmie dans le nord du Yémen entre l'armée et la rébellion houthiste », Le Monde daté du 19 février 2010, p. 6
  55. (fr) Yémen: libération de près de 300 rebelles nordistes et sudistes, Le Parisien, 25 mai 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]