Amir Peretz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Amir Peretz et Condoleezza Rice, le 28 juillet 2006 à Jérusalem.

Amir Peretz (en hébreu : עמיר פרץ), né le 9 mars 1952 à Bejaad au Maroc, est un homme politique israélien. Il devient le leader du parti travailliste israélien à la suite de sa victoire face à Shimon Peres aux primaires du parti le 9 novembre 2005. Il mène alors la campagne travailliste aux élections législatives israéliennes de 2006 et négocie l'entrée du parti dans la coalition menée par Ehoud Olmert, à la suite de la victoire de Kadima.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Amir Peretz est né Armand Peretz dans la ville de Bejaad au Maroc. Son père dirige la communauté juive de boujad et possède une station-essence. Ils immigrent en Israël en 1956 pour s'installer à Sderot, où Amir suit l'enseignement du lycée.

Il fait son service militaire dans Tsahal au sein de la 202e brigade des parachutistes et parvient au grade de capitaine. Il est blessé pendant la guerre de Kippour en 1973 et est hospitalisé pendant un an. Il achète une ferme dans le village de Nir Akiva et cultive des fleurs et des légumes pour l'exportation. Il rencontre sa femme Ahlama qu'il épouse et dont il a quatre enfants.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Amir Peretz commence sa carrière politique en tant que maire de Sderot en 1983 puis devient député à la Knesset en 1988. Proche de Haïm Ramon, il est souvent opposé au tandem Yitzhak Rabin-Shimon Peres au sein du parti.

À la tête du syndicat Histadrout, il organise à plusieurs reprises des grèves générales qui paralysent le pays pour s'opposer aux gouvernements libéraux de droite pendant de nombreuses années. Il est considéré comme une « colombe » pour ses positions pacifistes dans le conflit avec les Palestiniens : il a été militant de la paix maintenant, le principal mouvement d'opposition aux colonies israéliennes.

Marié et père de quatre enfants, ses origines séfarades en tant que Juif marocain contribuent à donner une image plus populaire au parti, qui a souvent été jugé élitiste par les Israéliens originaires d'Afrique du Nord.

Peu de temps après sa prise de fonction à la tête du parti, il menace Ariel Sharon de retirer le soutien travailliste au gouvernement si celui-ci n'organise pas des élections générales anticipées en 2006. Il obtient satisfaction dès le 17 novembre 2005. Son élection entraine des tensions internes dans le parti travailliste et certains anciens dirigeants comme Shimon Peres ont même quitté le parti travailliste pour rejoindre la formation centriste de Ariel Sharon, Kadima.

Le parti travailliste reste la deuxième formation politique du parti aux élections législatives israéliennes de 2006 après la victoire de Kadima et l'effondrement du Likoud. Amir Peretz négocie, en avril 2006, la participation de son parti à un gouvernement de coalition dirigé par Ehoud Olmert. Il obtient sept ministères, dont l'Éducation et surtout la Défense dont il prend lui-même le portefeuille, devenant ainsi le premier séfarade à occuper ce poste. Après l'échec du Conflit israélo-libanais de 2006 qui a causé la mort de près de 1 200 civils libanais, il perd la présidence du parti travailliste en mai 2007. Le 15 juin suivant, il démissionne du poste de ministre de la Défense.

À partir du 18 mars 2013, Amir Peretz occupe le poste de ministre de la Protection environnementale dans le gouvernement Netanyahou III. Il annonce sa démission le 9 novembre 2014[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]