Houthis

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Bannière carrée portant quatre lignes d'écriture arabe
La bannière des Houthistes : Dieu est grand, mort à l’Amérique, mort à Israël, malédiction sur les juifs, victoire à l'islam.

Les Houthis, du nom de ses dirigeants, Hussein Badreddin al-Houthi (en) et ses frères, sont une organisation insurrectionnelle et un mouvement sociopolitique de l'école théologique Zaydite du nord-ouest du Yémen. La branche Armée du mouvement porte le nom de Ansar Allah (les partisans d'Allah).

Le nombre de ses membres armés durant la guerre du Saada est estimé à 10 000 et son principal foyer de tension se trouve dans la subdivision de Saada. Le mouvement est soutenu par l'Iran et le Hezbollah.

Les houthistes se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux, et demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962 et à terme rétablir l'imamat Zaydite.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2004 éclate la Guerre du Saada durant laquelle l'armée saoudienne est intervenue en utilisant du phosphore blanc, arme interdite, des centaines de civils y perdent la vie ainsi que le leader du mouvement Hussein Badreddin al-Houthi (en), tué le 10 septembre 2004 ; sa dépouille est enterrée en prison, de peur que son mausolée ne devienne un lieu de recueillement.

Son frère Abdul-Malik al-Houthi lui succède[1].

En 2009 lors de l'opération Terre brûlée, l'armée yéménite, plus tard aidée par l'armée saoudienne, échoue à réprimer la rébellion zaydite.

En 2013, en geste de bonne volonté, le président du gouvernement de transition Abd Rabo Mansour Hadi restitue aux Houthis la dépouille de leur leader Husseïn Baddredine al-Houthi pour favoriser le dialogue national.

En 2014, les rebelles houthistes prennent le contrôle de la ville d'Amran puis la rendent au gouvernement après des accords ; en septembre, ils prennent le contrôle total de la capitale Sanaa, font démissionner le premier ministre et forcent le pouvoir en place à créer un nouveau gouvernement qui leur est plus favorable. Le discours du dirigeant Abdul-Malik al-Houthi est diffusé dans des écrans géants dans la capitale.

Puissance[modifier | modifier le code]

Le mouvement était composé de 1 000 à 3 000 combattants en 2005 et entre 2 000 et 10 000 en 2009. Cependant le Yemen Post affirme que le mouvement avait 100 000 combattants et loyalistes en 2009. Le mouvement dispose de tanks et de plusieurs camions qu'il a pris à l'armée yéménite durant la guerre de 2004.

Il dispose également de plusieurs mines anti-char et de missiles anti-char ainsi que diverses pièces d'artillerie lourde et légère.

Territoires contrôlés[modifier | modifier le code]

En rouge, les territoires contrôlés par les rebelles houthis en [Quand ?].

Après leur révolte contre le gouvernement, les rebelles houthistes contrôlent l'ensemble du gouvernorat de Saada, le gouvernorat d'Al Jawf, celui d'Amran et 40 % du gouvernorat de Hajjah. Ils contrôlent également une partie de la capitale Sanaa, une partie du gouvernorat d'Al Mahwit et le village de Jabira en Arabie séoudite.

À ce jour[Quand ?] les Houthistes contrôlent toujours ces territoires et ont accès à la mer Rouge.

Relations avec Al-Qaïda[modifier | modifier le code]

Bien que les deux groupes veuillent renverser le gouvernement actuel, ils ne partagent pas les mêmes objectifs et ne s'entendent pas.

Alors que le mouvement veut réinstaurer l'imamat zaydite du Yémen, Al-Qaïda veut appliquer sa version stricte de l'islam salafiste/wahhabite et à terme mener le Jihad contre les pays alentours.

C'est pourquoi des heurts entre rebelles houthistes et les partisans d'Al-Qaïda se produisent régulièrement.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]