Front islamique du Grand Orient

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Front islamique du Grand Orient
IBDA-C
Image illustrative de l'article Front islamique du Grand Orient

Idéologie Islamisme
Objectifs établissement d'une république islamique en Turquie
Statut Peut-être inactif
Fondation
Date de formation années 70
Fondé par Salih İzzet Erdiş
Pays d'origine Turquie
Actions
Zone d'opération Turquie
Période d'activité années 90
Répression
Considéré comme terroriste par Turquie, États-Unis d'Amérique, Union européenne

Les Front islamique du Grand Orient (en turc: İslami Büyükdoğu Akıncılar Cephesi, IBDA-C, Combattants du front du Grand Orient islamique) est un groupe armé islamiste turc fondé dans les années 1970 par Salih İzzet Erdiş, connu sous le pseudonyme de Salih Mirzabeyoglu[1]. L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes de la Turquie[2], de l'Union européenne[3] et des États-Unis d'Amérique[4].

Le but de ce groupe est l'établissement d'une république islamique sunnite en Turquie. Il est notamment hostile aux intérêts alévis[réf. nécessaire], chrétiens et juifs dans le pays, ainsi qu'à la laïcité propre au kémalisme[1]. Son idéologie proche du « Grand Est » de Necip Fazil Kisakürek est un mélange d'islamisme et de trotskisme[1].

Le groupe passe de la rhétorique à la violence dans les années 1990, avec comme point culminant une centaine d'attentats en 1994. Proche un moment du Ethniki Ypiresia Pliroforion, il s'est allié à l'ASALA durant les années 1980[1]. Ses effectifs sont estimés à 600[1].

Après l'arrestation de Erdiş le et sa condamnation à mort en 2002 (commuée par la suite en perpétuité)[1], ainsi que celle de plusieurs autres membres du réseau, les activités de l'IBDA-C déclinent. Toutefois, il semble refaire surface en 2003 en revendiquant les attentats contre deux synagogues d'Istanbul le faisant 25 morts et plus de 255 blessés, ainsi que deux attaques contre la banque HSBC et le consulat britannique dans la même ville le [1]. En mai 2004, après que la justice allemande a décidé de son expulsion vers la Turquie qui le réclamait depuis des années, Metin Kaplan s'est enfui. La police allemande a lancé une vaste traque pour le retrouver. L'authenticité de ces revendications est toujours objet de controverse[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]