Ussel (Corrèze)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ussel.
Ussel
La place Joffre à Ussel.
La place Joffre à Ussel.
Blason de Ussel
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
(Sous-préfecture)
Arrondissement Ussel
(chef-lieu)
Canton Ussel
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Haute-Corrèze Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Christophe Arfeuillère (LR)
2014-2020
Code postal 19200
Code commune 19275
Démographie
Gentilé Ussellois
Population
municipale
9 772 hab. (2014en diminution de -4.44 % par rapport à 2009)
Densité 194 hab./km2
Population
aire urbaine
13 468 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 56″ nord, 2° 18′ 36″ est
Altitude Min. 588 m
Max. 781 m
Superficie 50,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de la Corrèze
City locator 14.svg
Ussel

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 14.svg
Ussel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ussel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ussel
Liens
Site web Site officiel

Ussel (en auvergnat Ussê, en écriture auvergnate[1], Ussèl en norme classique) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Ussellois. Ussel est la deuxième sous-préfecture de la Corrèze.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 631 m d'altitude, dans le Massif central sur les derniers contreforts du plateau de Millevaches, la commune d'Ussel est traversée par la Méridienne verte. La ville repose sur une croupe molle entre la vallée de la Diège et celle de la Sarsonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ussel
Lignareix
Saint-Pardoux-le-Vieux
Saint-Pardoux-le-Neuf Aix
Chaveroche Ussel Saint-Fréjoux
Saint-Angel Mestes Saint-Exupéry-les-Roches
OpenStreetMap Limite communale

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Trois cours d'eau traversent la commune, la Diège (la ville est parfois appelée Ussel-sur-Diège), la Sarsonne et le ruisseau de l'Étang Roux[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 50,37 hectares ; son altitude varie de 588 à 761 mètres. Ussel est la neuvième plus grande commune du département de la Corrèze. La commune est aux portes du parc naturel régional de Millevaches en Limousin.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Routes

L'accès à Ussel se fait notamment par l'autoroute A89 par la sortie sortie 23 Ussel-Ouest, au sud-ouest de la ville, et par la sortie sortie 24 Ussel-Centre au nord-est de la ville.

La construction de l'A 89 à partir de 1991 a permis une amélioration de la sécurité, puisqu'il est à présent possible d'éviter la traversée de la commune. Cette autoroute est une composante de la route européenne 70.

Ussel est traversée par la RN 89, route nationale qui a été déclassée en route départementale 1089 sur le département de la Corrèze et qui relie Bordeaux à Lyon via Clermont-Ferrand.

La route nationale 682 qui relie Aubusson à Mauriac en passant par Neuvic et Ussel a été déclassée en route départementale 982 sur le département de la Corrèze. Cette route rejoint la RD 979 à La Serre sur la commune de Mestes.

La RD 979 (anciennement RN 679) qui relie Limoges à Bort-les-Orgues traverse aussi le sud de la commune et rejoint l'A89 et l’ex-RN 89 à l’échangeur de la sortie sortie 23 Ussel-Ouest.

Chemin de fer

Ussel était l'aboutissement de la ligne du chemin de fer Transcorrézien allant de Tulle à Ussel en passant par Marcillac-la-Croisille, Lapleau, le viaduc des Rochers Noirs, Soursac, Neuvic, Liginiac… Cette ligne appartenait aux tramways de la Corrèze.

La ligne de Felletin à Bort-les-Orgues via Ussel était inscrite au plan Freycinet mais n'a jamais été achevée dans sa partie méridionale, seul le tronçon de Felletin à Ussel ayant été ouvert[3].

Transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Ussel se trouve sur une des principales lignes transversales : la ligne de Lyon à Bordeaux qui comporte à Meymac un embranchement vers Limoges. Le train rapide entre Bordeaux et Clermont-Ferrand prend le nom de Ventadour. Cette gare fut importante à l'époque du PO et du PLM. Elle reste toujours active grâce au TER Limousin. Au service d'été 2014, Ussel devient le terminus des trains en provenance de l'ouest, le trafic entre Ussel et Clermont-Ferrand étant reporté sur la route par autobus.

Les aéroports les plus proches sont, au choix, en fonction des destinations et des opportunités : Limoges-Bellegarde[4], Clermont-Ferrand[5] et Brive-Vallée de la Dordogne.

L'aérodrome d'Ussel - Thalamy permet une petite activité aérienne sur la ville. Il est situé sur les communes de Saint-Exupéry-les-Roches et de Saint-Bonnet-près-Bort, entre Ussel et Thalamy.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers d'Ussel[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Ussel comptait 5 866 logements en 2014, selon l'INSEE, dont 80,9 % de résidences principales, 5,4 % de résidences secondaires et 13,7 % de logements vacants. De plus en 2014, 51,3 % des ussellois sont propriétaires de leur logement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Corrèze.

Les origines[modifier | modifier le code]

Cadran solaire mural en centre-ville d'Ussel.

L'origine d'Ussel remonterait à l'époque gauloise (Âge du fer), alors que le site corrézien faisait partie intégrante de la civitates (ou cité, territoire) du peuple des Lémovices[6]. Par ailleurs, son nom, à l'instar de ses homonymes localisés dans les départements de la Cantal du Lot et de l'Allier est probablement issu du gaulois Uxello-, ou « Uxo », signifiant « élevé »[7], adjectif qualifiant ce site de hauteur située entre Diège et Sarsonne ou qualifiant une divinité celte connue sous le théonyme d'Uxisama (voir Oisseau-le-Petit[8],[7]).
Le lieu est alors défendu par l'oppidum du Charlat également appelé oppidum du Camp de César[9],[6],[10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Ussel devient le centre administratif du duché-prairie de Ventadour. La justice seigneuriale est alors déplacée d’Égletons à Ussel.

Du XVIIe au XVIIIe siècle, Ussel est une ville dédiée à la boucherie et à ses activités dérivées, dont la tannerie, ce qui a donné le surnom de "Pelauds" à ses habitants[11].

En 1944, la commune connait deux évènements particulièrement graves : le massacre d'Ussel et le combat d'Ussel.

La commune a fusionné avec Saint-Dézery par arrêté préfectoral du , puis avec La Tourette par arrêté préfectoral du . Ces deux anciennes communes sont, depuis, des communes associées.

Le massacre d'Ussel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre d'Ussel.

Au moment du débarquement de Normandie, une compagnie du Premier régiment de France est stationnée à l'école primaire supérieure et une garnison allemande de 180 hommes à l'école Jean-Jaurès. Les Allemands, se sentant menacés, se mettent sous la protection du 1er RF. Le 10 juin, les Allemands massacrent 55 jeunes maquisards qui se sont présentés devant l'école primaire supérieure.

Le combat d'Ussel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Combat d'Ussel.

Ussel est ensuite le quartier général de la colonne de répression du général Kurt Von Jesser, chargé de pacifier la région face au maquis du Limousin. La brigade allemande est attaquée dans la nuit du 15 au 16 août par un important détachement de maquisards de l'Armée Secrète et des FTP. De violents combats se déroulent tout au long de la journée du 16 et s'achèvent dans la nuit avec la reddition des Allemands, qui ont eu 8 morts, 15 blessés et 88 faits prisonniers. L'Armée Secrète a eu 3 morts et 11 blessés, et les FTP 3 morts et 16 blessés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Ville fr Ussel (Corrèze).svg
« Huis scelle mon droit »

« D'azur à la porte d'or; la serrure et les bris d'huis de sable; et trois étoiles d'or, deux en chef et une en pointe. »
Le blason de cette ville sont des armes parlantes dont la clef est donnée par la devise (Huis = porte) : « Huis scelle » étant une allitération de Ussel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

Résultats de l’élection présidentielle de 2017 à Ussel
Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Emmanuel Macron (élu) 1 283 22,77 3 010 70,44
Jean-Luc Mélenchon 969 19,47
Marine Le Pen 957 19,22 1 263 29,56
François Fillon 879 17,66
Benoît Hamon 319 6,41
Nicolas Dupont-Aignan 243 4,88
Jean Lassalle 151 3,03
Philippe Poutou 101 2,03
Nathalie Arthaud 37 0,74
François Asselineau 32 0,64
Jacques Cheminade 7 0,14
Inscrits 6 591 100,00 6 582 100,00
Abstentions 1 417 21,50 1 585 24,08
Votants 5 174 78,50 4 997 75,92
Blancs et nuls 196 3,79 724 14,49
Exprimés 4 978 96,21 4 273 85,51
Source : Ministère de l'Intérieur

Élection législative la plus récente[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection législative de 2017 pour la 1re circonscription de la Corrèze à Ussel
Candidat Parti Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Christophe Jerretie (élu) REM 1 140 33,13 1 495 60,50
Françoise Béziat LR - UDI 968 28,13
Bernard Combes PS 380 11,04 976 39,50
Jean-Marc Vareille FI 333 9,68
Agnès Tarraso FN 318 9,24
Jean Mouzat PCF 109 3,17
Ozsoy Mumine EELV 79 2,30
Antoine Behr DLF 43 1,25
Alain Cruzel AEI 29 0,84
Marie-Thérèse Coinaud LO 28 0,81
Anne-Pascale Chabot UPR 14 0,41
Alex-William Fernandez DVG 0 0,00
Inscrits 6 581 100,00 6 580 100,00
Abstentions 3 029 46,03 3 649 55,46
Votants 3 552 53,97 2 931 44,54
Blancs et nuls 110 3,13 460 15,69
Exprimés 3 441 96,92 2 471 84,31
Source : Ministère de l'Intérieur

Élection régionale la plus récente[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections régionales de 2015 en Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset (PS) élu, avait obtenu 36,39 % des suffrages, Virginie Calmels (LR) 44,99 % des suffrages et Jacques Colombier (FN) 18,63 % des suffrages ; le taux de participation était de 57,44 %.

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection municipale de 2014 à Ussel
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Christophe Arfeuillère (élu) UMP 1 931 40,47 2 898 60,89 24 18
Martine Leclerc * PS-PCF-EELV 1 622 33,99 1 861 39,10 5 4
Daniel Delpy DVD 1 218 25,52
Inscrits 6 764 100,00 6 764 100,00
Abstentions 1 750 25,87 1 804 26,67
Votants 5 014 74,13 4 960 73,33
Blancs et nuls 243 4,85 201 4,05
Exprimés 4 771 95,15 4 759 95,95
* Liste du maire sortant

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 5 000 et 9 999 habitants au recensement de 2014, vingt-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2014.

Maire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Ussel.

Christophe Arfeuillère (LR) est le maire d'Ussel depuis 2014. Il est conseiller départemental du canton d'Ussel et le 1ervice-président du conseil départemental de la Corrèze. Il succède à Martine Leclerc (PS).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ussel fait partie de la communauté de commune, "Haute-Corrèze Communauté", dont elle est le siège. La commune fait aussi partie du Syndicat de la Diège[12].

Canton[modifier | modifier le code]

Ussel est le bureau centralisateur du canton d'Ussel, créé en 1790[13]. Les conseillers départementaux sont :

  • Christophe Arfeuillère (maire d'Ussel),
  • Marilou Padilla-Ratelade (maire-adjointe d'Ussel).

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Ussel relève du conseil de prud'hommes de Tulle, de la Cour administrative d'appel de Bordeaux, de la Cour d'appel de Limoges, de la Cour d'assises de la Corrèze à Tulle, du tribunal administratif de Limoges, du tribunal d'instance de Tulle, du tribunal de commerce de Brive-la-Gaillarde, du tribunal de grande instance de Tulle et du tribunal pour enfants de Brive-la-Gaillarde[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ussel est jumelée avec Drapeau de la France Auray (France), ville du Morbihan.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Ussel comptait 9 772 habitants, ce qui fait d'elle la troisième commune la plus peuplée du département de la Corrèze[15].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en annuel[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 772 habitants, en diminution de -4,44 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 007 3 036 2 930 3 472 3 963 4 135 4 168 4 263 4 306
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 022 3 874 4 029 3 830 4 231 4 534 5 252 4 832 4 843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 693 4 748 4 979 5 520 6 120 6 235 6 275 7 050 7 088
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
7 655 8 218 10 664 11 765 11 448 10 753 10 250 9 948 9 772
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune est la troisième du département par sa population. Le pic de population a été atteint en 1982 avec 11 765 habitants.

Pyramide des âges en 2014 en nombre d'individus[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
43 
90 à plus
130 
395 
75 à 89
711 
806 
60 à 74
952 
997 
45 à 59
1 094 
774 
30 à 44
733 
758 
15 à 29
816 
787 
0 à 14
776 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ussel appartient à l'Académie de Limoges et à la direction des services départementaux de l'Éducation nationale de la Corrèze qui eux-mêmes appartiennent à la région académique de la Nouvelle-Aquitaine. La commune est dans la zone A du calendrier scolaire français.

La ville administre deux écoles maternelles et primaires. Un collège public est également présent sur la commune : le collège Voltaire[21].

Le lycée Bernart de Ventadour

Ussel compte sur sa commune un lycée public général et professionnel[22], le lycée Bernart de Ventadour qui offre les formations suivantes :

  • Les trois BAC généraux : scientifique, littéraire et économique et social
  • Deux BAC technologiques : STMG et ST2S
  • Un Baccalauréat Professionnel : Accompagnement Soins et Services à la Personne (ASSP), option en structure
  • Un Certificat d'Aptitude Professionnelle : Assistant Technique en Milieu Familial et Collectif (CAP ATMFC)

Durant l'année scolaire 2017-2018, on y compte 681 lycéens[22]. Le lycée Bernart de Ventadour compte aussi un BTS, le Brevet de Technicien Supérieur en Économie Sociale et Familiale.

Ussel possède également sur sa commune un établissement privé, l'ensemble scolaire Notre-Dame-de-la-Providence[23], établissement de l'enseignement catholique qui va de la maternelle au lycée.

Une école d'infirmières et d'aides soignantes est également présente près de l'hôpital.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Haute-Corrèze couvre une zone géographique comprenant la Haute-Corrèze, le nord-ouest du Cantal, le sud-ouest du Puy-de-Dôme et le sud-est de la Creuse. C'est le seul hôpital qui possède un service d'urgence et d'une maternité à plus de 30 km à la ronde.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

L'Union sportive usselloise (USU)[24] est un club français de rugby à XV créé en 1945 et affilié au comité Limousin. Il évolue en championnat Fédérale 3.

Les joueurs et entraîneurs célèbres sont : Noël Baudry, Terry Bouhraoua, Pierre Chadebech, Thomas Combezou, Fabien Domingo, Thomas Domingo, Loïc Jacquet, Marcel Lewin, Damien Neveu, Gérard Picolo

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Ussel n'a jamais été ville étape du Tour de France[25], mais la ville reçoit régulièrement les deux courses professionnelles du Limousin : le Tour du Limousin et Paris-Corrèze.

La ville accueille en 2009, l'arrivée de la 1re étape du 42e Tour du Limousin et voit la victoire de Borut Božič. Par le passé, cette course était déjà arrivée onze fois à Ussel[26]. Les derniers vainqueurs sont David Moncoutié en 2001, Francis Castaing en 1985 et André Chalmel en 1980. Auparavant, Ussel était quasiment tous les ans ville étape avec notamment les victoires de Mariano Martínez, Francis Campaner, Pierre-Raymond Villemiane, Pierre Martelozzo.

La course Paris-Corrèze fait deux fois étape à Ussel. En 2003, l'arrivée finale a lieu sur l'Avenue Thiers à hauteur de la place Voltaire. Nicolas Fritsch gagne l'étape et Cédric Vasseur le classement final. En 2005, la ville donne le départ de la troisième et dernière étape. Frédéric Finot gagne l'étape et le classement final.

Il faut ajouter à ces courses professionnelles, l'organisation par la ville de quatre Championnats de France Espoirs[27]. Les vainqueurs Espoirs sont Stéphane Bergès en 1997, Yann Pollet en 2002, Florian Morizot en 2006[28] et Damien Le Fustec en 2011.

Par le passé, le Grand Prix d'Ussel était renommé et a vu les victoires de Antonin Rolland en 1952, de Pierre Molinéris en 1953, de Hugo Koblet en 1955, de Raymond Poulidor à trois reprises (1961, 1962 et 1963), et de Cyrille Guimard en 1971.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Tulle et Ussel.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2013, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 736 €. Durant la même année, 14,8 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[29].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, parmi la population âgée de 15 à 64 ans, on comptait 87,6 % d'actifs dont 73,6 % ayant un emploi et 12 % de chômeurs. Le nombre total d'emploi, en 2014, s'élevait à 5 494[29].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2015, Ussel comptait 910 établissements : 50 dans l’agriculture, 62 dans l'industrie, 89 dans la construction, 547 dans le commerce-transports-services divers et 162 étaient relatifs au secteur administratif[29].

Industrie agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La ville est le centre d'une région d'élevage marquée à la fois par la race bovine limousine et l'élevage porcin. Le groupe charcutier Loste possède un site de production de salaisons sèches dans la zone industrielle de l'Empereur.

En 2002, l'idée d'un marché au cadran pour renforcer l'activité a été lancée. Le marché est inauguré en décembre 2004. En mars 2009, ce marché est incendié et les initiales ALF, traditionnellement associées au Front de libération des animaux, sont trouvées sur les lieux. Aucune preuve n'a toutefois pu impliquer avec certitude ce mouvement dans cet acte.

Les produits régionaux sont les viandes de porc et de bœuf, les produits de la chasse et de la pêche, et les produits de cueillette (cèpes, girolles, myrtilles…).

Les spécialités locales sont, par exemple, le tourtou ou la farcidure

Industrie pharmaceutique[modifier | modifier le code]

Pyromorphite de la mine des Farges, Ussel.

Ce secteur industriel s'implante en Haute-Corrèze à partir de 1990 quand Bristol-Myers-Squibb installe un site de production sur la commune de Meymac.

En 1999, Pierre Fabre arrive à Ussel en construisant un centre de distribution et de logistique dans la zone industrielle de l'Empereur.

La société Chesapeake possède une unité de production spécialisée dans les emballages pour l'industrie pharmaceutique (étuis et notices), située elle aussi dans la zone industrielle de l'Empereur.

Exploitation forestière et industrie du bois[modifier | modifier le code]

Ussel abrite plusieurs entreprises dans le secteur du bois comme le producteur de panneaux MDF Isoroy, le concepteur de revêtements décoratifs stratifiés Polyrey, le fabricant de portes d'intérieur Jeld-Wen...

Exploitation minière et industrie métallurgique[modifier | modifier le code]

Cérusite de la mine des Farges, Ussel.

La mine des Farges, à 3 kilomètres à l'est d'Ussel, fait partie des exploitations minières du Limousin. On y pratiquait l'extraction de plomb, d'argent, de barite, de cérusite, de pyromorphite, de pyrargyrite et de dyscrasite jusqu'à sa fermeture en 1981.

La Société des fonderies d'Ussel (SFU) est l’un des derniers représentants métallurgique de la région.

Les données de l'IRSN répertorient, au lieu-dit les Salles, en limite sud-ouest de la ville, un site d'extraction d'uranium potentiel, testé en 1961 par la CFMU (Compagnie française des minerais d'uranium).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Le château de La Borde, XVe siècle remanié au XVIIe siècle
  • Le château de la Mothe du XIVe siècle, il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1980[30].
  • L'hôtel Ventadour, inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1932[31]. Un timbre postal d'une valeur de 2 francs représentant l'hôtel de Ventadour et dessiné par Jacques Combet a été émis le [32].
  • L'église Saint-Martin du XIIIe siècle, inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1926[33].
  • L'aigle romaine de la place Voltaire. Ce monument taillé dans le granite a été découvert au moulin du Peuch, sur la Sarsonne, à l'emplacement de l'oppidum du Peyrot qui fut le berceau de la ville. Il a été nettoyé et déplacé en 2009 lors de la réfection de la place Voltaire[34].
  • Chapelle Notre-Dame de la Chabanne.
  • Église Saint-Martial.
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption à La Tourette.
  • Église Saint-Dizier à Saint-Dézery.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Ussel possède six espaces verts et naturels, le parc de la mairie, le parc du musée, le parc du Château de la Diège et la zone voisine de la rivière Diège (dotée d'équipements sportifs de kayak), le parc de Grammont et la zone naturelle de Ponty. Ces deux derniers espaces offrent des sentiers de promenade, de randonnée et de VTT, ainsi qu'une zone aquarécréative de lac et d'étangs à Ponty.

Parmi ces six jardins, Ussel béneficie également du jardin remarquable de la Ganille[35], ouvert au public, qui est une initiative privée.

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[36].

Musée d'Ussel[modifier | modifier le code]

Le musée d'Ussel[37] est consacré à l’histoire, aux arts et aux traditions du pays d’Ussel, entre le plateau de Millevaches, la vallée de la Triouzoune et la haute vallée de la Dordogne ; une section est consacrée à l'histoire de l'imprimerie et à des expositions sur le thème de l'estampe. Une grande partie des objets exposés concernant les métiers agricoles ont été fournis gracieusement par Ernest Chiocconi qui était brocanteur, et de ce fait, récupérait dans les exploitations agricoles les objets qui n'étaient plus utilisés.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 2 francs, représentant l'hôtel de Ventadour a été émis le [32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Présidents de la Ve République :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Borzeix, Histoire d'Ussel-sur-Sarsonne, Treignac, éd. Les Monédières, 1995.
  • Christophe Jerretie, La gare d'Ussel et son quartier, Treignac, éditions Les Monédières, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3), p.841
  2. Le ruisseau de l'Étang Roux sur le site du sandre.
  3. Historique de la ligne Ussel-Bort
  4. Le site de l'aéroport de Limoges-Bellegarde
  5. Le site de l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne
  6. a et b M. Aylwin Cotton et Sheppard Frere, « Enceintes de l'Âge du Fer au pays des Lémovices. », Gallia, CNRS éditions, t. 19, no fascicule 1,‎ , pages 34 à 42 (DOI 10.3406/galia.1961.2314, lire en ligne).
  7. a et b Roger Brunet, « Se situer », dans Roger Brunet, Trésor du terroir. Les noms de lieux de la France : Les noms de lieux de la France, CNRS Editions, , 656 p. (lire en ligne), pages 99 et 100.
  8. Ernest Nègre, « Noms de peuples gaulois 2421 2546 », dans Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, , 708 p. (lire en ligne), page 162.
  9. Oppidum dit du Camp de César au Charlat
  10. Jean-Michel Desbordes, « Les fortifications du Second Âge du Fer en Limousin : caractères et fonctions. », Gallia, CNRS éditions, t. 43, no fascicule 1,‎ , pages 31 à 42 (DOI 10.3406/galia.1985.2820, lire en ligne).
  11. Le site Itinéraire bis
  12. « Liste des communes », sur Syndicat de la Diège (consulté le 6 mai 2017)
  13. Georges Mathieu, « Répertoire numérique des séries K (lois, ordonnances et arrêtés) et L (administration révolutionnaire) » [PDF], sur archives.cg19.fr (Archives départementales de la Corrèze) (consulté le 20 août 2017)
  14. « Justice / Annuaires et contacts / Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur www.annuaires.justice.gouv.fr (consulté le 22 avril 2017)
  15. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3), p.841
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. Pyramide des âges d'Ussel sur le site de l'Insee
  21. Site du collège Voltaire
  22. a et b Site du lycée Bernart-de-Ventadour
  23. Site de l'ensemble Notre-Dame-de-la-Providence
  24. Union sportive usselloise
  25. Le Tour de France sur le site www.memoire-du-cyclisme.eu
  26. Le Tour du Limousin
  27. Championnats de France Espoirs de Cyclisme
  28. Championnats de France de l'Avenir de Cyclisme
  29. a, b et c « Comparateur de territoires - Commune d’Ussel (19275) », sur Insee.fr (consulté le 20 août 2017)
  30. Notice no PA00099937, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Notice no PA00099939, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. a et b « Le timbre de l'hôtel Ventadour », sur wikitimbre.fr (consulté le 19 juin 2017)
  33. Notice no PA00099938, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. aigle n.f. Enseigne nationale ou militaire figurant un aigle. (Petit Larousse).
  35. Lisa Cubertafond, « Amoureux des fleurs, les jardins publics et privés ouvrent leurs portes jusqu’à demain », lamontagne.fr,‎ (lire en ligne)
  36. « Site des villes et villages fleuris », sur villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 17 octobre 2017)
  37. Site du musée du pays d'Ussel
  38. Les poésies des quatre troubadours d'Ussel
  39. a, b et c Blandine Hutin-Mercier, « Le commandant Nicolas Lieumont est le seul Corrézien membre de la Patrouille de France », lamontagne.fr,‎ (lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.