Marcillac-la-Croisille

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Marcillac-la-Croisille
Marcillac-la-Croisille
La mairie.
Blason de Marcillac-la-Croisille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Intercommunalité Communauté de communes de Ventadour - Égletons - Monédières
Maire
Mandat
Jean-Louis Bachellerie
2020-2026
Code postal 19320
Code commune 19125
Démographie
Gentilé Marcillacois, Marcillacoises
Population
municipale
830 hab. (2021 en augmentation de 1,72 % par rapport à 2015)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 24″ nord, 2° 01′ 49″ est
Altitude Min. 247 m
Max. 642 m
Superficie 38,69 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Égletons
Législatives Première circonscription
Localisation
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Marcillac-la-Croisille
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Liens
Site web marcillac-la-croisille.fr

Marcillac-la-Croisille est une commune française située dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans le département de la Corrèze, la commune de Marcillac-la-Croisille s'étend sur 38,69 km2. Elle possède le point le plus élevé de l'ex-canton de La Roche-Canillac avec 642 m.

Le bourg de Marcillac-la-Croisille, au croisement des routes départementales (RD) 18, 131E1 et 978, se situe, en distances orthodromiques, quinze kilomètres au sud d'Égletons et vingt kilomètres à l'est de Tulle.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Doustre en aval du barrage de la Valette.

Marcillac-la-Croisille est bordée au sud-est sur quatre kilomètres par la Dordogne, au niveau du lac de retenue du barrage du Chastang. À l'ouest, le Doustre, affluent de la Dordogne, marque en partie la limite avec la commune de Saint-Pardoux-la-Croisille, notamment au niveau de la retenue du barrage de la Valette. Avant de se jeter dans la Dordogne, deux ruisseaux bordent la commune : à l'est le ruisseau de Saint-Merd, en limite avec la commune de Saint-Merd-de-Lapleau, et au sud-est le ruisseau de Gibiat avec celle de Gros-Chastang. Le ruisseau des Ogaries est également un affluent de la Dordogne, alors que le ruisseau de Marcillac ne traverse que la commune avant de se jeter dans le Doustre.

Le barrage de la Valette[1], ou barrage de Marcillac, est en partie sur Marcillac-la-Croisille (rive gauche) et sur la commune de Saint-Pardoux-la-Croisille (rive droite).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Marcillac-la-Croisille est limitrophe de six autres communes.

Climat[modifier | modifier le code]

Historiquement, la commune est exposée à un climat montagnard[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 306 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 318,8 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Statistiques 1991-2020 et records MARCILLAC (19) - alt : 598m, lat : 45°17'00"N, lon : 2°02'23"E
Records établis sur la période du 01-04-1963 au 02-11-2023
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,2 0 2,5 4,5 7,9 11 12,8 12,8 9,7 7,3 3,3 1,1 6,1
Température moyenne (°C) 3,6 4,1 7,3 9,6 13,2 16,6 18,5 18,6 15,1 11,7 6,9 4,4 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,9 8,2 12,1 14,7 18,6 22,2 24,3 24,4 20,4 16 10,6 7,8 15,5
Record de froid (°C)
date du record
−19,8
09.01.1985
−18
10.02.1986
−14,2
06.03.1971
−5,5
12.04.1986
−2
03.05.1963
0,8
02.06.1975
4,4
17.07.00
2,3
30.08.1986
−0,1
18.09.01
−5,2
25.10.03
−10,2
22.11.1998
−13,3
19.12.09
−19,8
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19,3
01.01.22
24
27.02.19
25
30.03.1965
27,6
07.04.11
31,2
21.05.22
37
27.06.19
37,2
23.07.19
37,3
12.08.03
33,7
04.09.23
30,5
01.10.23
23,3
08.11.15
20,2
21.12.1987
37,3
2003
Précipitations (mm) 120 100,4 100,8 115,9 113,3 98,7 83,2 83 105,7 118,3 140,1 139,4 1 318,8
Source : « Fiche 19125001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/11/2023 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marcillac-la-Croisille est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (69,9 %), prairies (23,4 %), eaux continentales[Note 2] (4,3 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[13].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'ancien tracé de la route nationale 678 devenue route départementale (RD) 978. Elle est également desservie par les RD 18, 99 et 131E1.

Marcillac-la-Croisille possédait une gare sur l'ancienne ligne du Transcorrézien (dénommé le « Tacot ») allant de Tulle à Ussel en passant par Lapleau, le viaduc des Rochers Noirs, Soursac, Neuvic et Liginiac. La ligne passait par le viaduc de Lantourne[14] qui relie la commune à celle de Saint-Pardoux-la-Croisille. Cette ligne qui dépendait du réseau des Tramways de la Corrèze, fut fermée en 1960.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Marcillac-la-Croisille est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Marcillac-la-Croisille.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 31,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 774 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 151 sont en aléa moyen ou fort, soit 20 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[17],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[18].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2001. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval des barrages de Bort-les-Orgues, de Marèges, de l'Aigle, de Neuvic d'Ussel et de Marcillac, des ouvrages de classe A[Note 3] soumis à PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[20].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Marcillac-la-Croisille est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1095, Eble I de Ventadour fit, don de la moitié de l'église à l'abbaye de Tulle. À cette époque reculée, il y avait deux bourgs : en haut Marcillac et en bas la Croizilla qui furent réunis vers le XVIe siècle ou peu avant. Marcillac était une seigneurie avec un château. En 1154 sont évoqués les chevaliers de Marcillac. Cette châtellenie de Marcillac est passée en 1581 aux mains de Pierre de Sédières.

L'église fut reconstruite en partie au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1945 1977 Raoul Peuch   Médecin
1977 1983 Georges Théfot DVG  
1983 ? Jean Feyfant PS  
juin 1995 mars 2008 Yvette Continsouza PS  
mars 2008 (réélu en mai 2020) En cours Jean-Louis Bachellerie UMP puis LR Chef d'entreprise
Conseiller général du canton de La Roche-Canillac (2004-2011)

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Marcillac-la-Croisille s'appellent les Marcillacois(es). L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2021, la commune comptait 830 habitants[Note 4], en augmentation de 1,72 % par rapport à 2015 (Corrèze : −0,86 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4721 4151 4701 6611 7941 7881 7651 8001 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8001 7271 7611 6561 7241 7631 8071 8381 731
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8911 9251 9711 6041 5391 5081 3291 0471 089
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
989907801777787778827861796
2021 - - - - - - - -
830--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune, en particulier, en 2006, Lady Chatterley de Pascale Ferran, tourné au village du Theil.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marcillac-la-Croisille Blason
De sinople au chevron brisé d'argent accompagné en pointe d'une épée de même, garnie d'or, posée en pal la pointe en haut, au chef cousu d'azur à trois étoiles d'or, à la bordure échiquetée de gueules et d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[19].
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le barrage de la Valette sur le site Structurae.
  2. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (ORACLE) en Nouvelle-Aquitaine. » [PDF], sur haute-vienne.chambre-agriculture.fr, (consulté le ), p. 2.
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Station Météo-France « Marcillac » (commune de Brive-la-Gaillarde) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Marcillac » (commune de Marcillac-la-Croisille) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  14. Le viaduc de Lantourne sur le site Structurae.
  15. a et b « Les risques près de chez moi - commune de Marcillac-la-Croisille », sur Géorisques (consulté le ).
  16. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  17. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  18. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Marcillac-la-Croisille », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
  19. Article R214-112 du code de l’environnement
  20. « Dossier départemental des risques majeurs de la Corrèze », sur correze.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque rupture de barrage.
  21. « Cartographie du risque radon en France. », sur le site de l’IRSN, (consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.