Lapleau

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Lapleau
Lapleau
L'église de Lapleau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Intercommunalité Communauté de communes de Ventadour - Égletons - Monédières
(siège)
Maire
Mandat
Francis Dubois
2020-2026
Code postal 19550
Code commune 19106
Démographie
Population
municipale
373 hab. (2018 en diminution de 6,05 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 40″ nord, 2° 10′ 03″ est
Superficie 17,76 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Égletons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Égletons
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lapleau

Lapleau (La Pléu en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Lapleaucois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cascade de Neyrat à Lapleau.

La commune est délimitée pour une grande partie par la Luzège, un affluent de la Dordogne. Cette rivière forme une véritable frontière physique avec les communes de Soursac, Saint-Pantaléon-de-Lapleau et Lamazière-Basse.

Sur le site du Gour noir, légèrement en aval du confluent entre le Vianon et la Luzège, le barrage de la Luzège a été construit. Il s'agit d'un barrage voûte construit pour EDF[1].

Transport[modifier | modifier le code]

Lapleau possédait une gare sur l'ancienne ligne du Transcorrézien allant de Tulle à Ussel en passant par Marcillac-la-Croisille, le viaduc des Rochers Noirs, Soursac, Neuvic, Liginiac

Cette ligne appartenait aux tramways de la Corrèze.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 216 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Marcillac », sur la commune de Marcillac-la-Croisille, mise en service en 1963[8] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,6 °C et la hauteur de précipitations de 1 333,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Aurillac », sur la commune d'Aurillac, dans le département du Cantal, mise en service en 1945 et à 46 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,2 °C pour la période 1971-2000[12], à 10,2 °C pour 1981-2010[13], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lapleau est une commune rurale[Note 4],[15]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Égletons, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (70 %), prairies (27,2 %), zones urbanisées (1,5 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 813, le village s’appelait In Plebius Vel Baptismalibus Aecclesiis puis 937 Ecclesiam Quae Plevis Dicitur avant de devenir, vers 1315, de Lapluou puis Lapleau.

Lapleau vient du bas latin plebs, plebes, « église baptismale, église paroissiale » qui est l'origine de son nom.

L'église de Lapleau est placée sous le vocable de saint Étienne indice de la grande ancienneté du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lapleau Blason
De gueules à deux lions adossés d'or, surmontés d'un léopard d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Ce blason est celui de la famille de Lestrange, dont les vestiges du château se trouvent sur les hauteurs de Lapleau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Ernest Renaudie   Conseiller général (1857-1864)
? ? Hippolyte Rouby Parti radical Médecin, député, sénateur
Président du Conseil général (1911-1920)
1921 1940 Élie Rouby[21] Parti radical Industriel - Conseiller général (1921-1940)
? ? Jean Deprun   Conseiller d'arrondissement (avant 1940) puis conseiller départemental (1942-1945)
1944 1970 Élie Rouby SFIO
(exclu en 1969)
puis Soc.ind.
Président du Conseil général (1946-1970)
Compagnon de la Libération
1976 1983 Charles Clair[22] PS Instituteur, puis directeur général de la mutualité agricole de la Corrèze
Conseiller général (1970-1985)
avant 1988 ? Roger Ponty    
? ? Yvon Gourhand PS Conseiller général (1985-1992)
mars 2008 En cours Francis Dubois[23]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Salarié agricole
Président de la CC de Ventadour - Égletons - Monédières (depuis 2014)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2018, la commune comptait 373 habitants[Note 6], en diminution de 6,05 % par rapport à 2013 (Corrèze : −0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615655688837853921862933961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9621 0061 0561 0271 0249871 0171 012977
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
906932951861818817774669615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
593586542516514525423408393
2013 2018 - - - - - - -
397373-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le viaduc des Rochers Noirs.
La façade de l'ancienne colonie.
  • Le château dit « Rouby » du XVIIe siècle (propriété privée) dont les façades et la toiture en lauze sont classées aux Monuments historiques, par arrêté du .
  • L'église Saint-Étienne de Lapleau, de style néo-romane du XIXe siècle cache un véritable trésor religieux médiéval : des châsses reliquaires caractéristiques des fameux émaux médiévaux du Limousin.
  • Le château de Lestrange : il ne reste qu'une colline boisée avec un point de vue sur les gorges de la Luzège, sur la vieille église de Saint-Pantaléon-de-Lapleau. Les pierres du château ont été récupérées par les habitants pour construire leurs demeures et diverses dépendances. La grande famille limousine des vicomtes de L'Estrange[28] posséda des seigneuries en Marche et Limousin (Magnat), en Auvergne (titrée vicomte de Cheylane(s) à Laveissenet), en Vivarais (Boulogne, Grozon/Garezon, St-Martial : voir des précisions et références à aux articles Boulogne et Cheylane). Les familles de Hautefort, puis de Saint-Nectaire et de Crussol-Florensac, furent, en bonne part et par mariage, les héritières des Lestrange.
  • La Gentilhommière (XVIe siècle) fut une maison d'habitation des Badets de Burg. Elle est flanquée d'une tour à bretèche et d'une échauguette. Elle est le siège de la communauté de communes de Ventadour.
  • Le viaduc des Rochers Noirs (ou de Roche-Taillade), classé aux monuments historiques depuis le , appartenant au conseil départemental de la Corrèze, est un pont suspendu reliant les communes de Lapleau et de Soursac suivant le tracé du Transcorrézien. Ce viaduc fut élaboré selon les procédés du commandant Albert Gisclard, procédés ancêtres du pont à haubans[29].
  • Pour de nombreux petits Rochefortais, Lapleau était le lieu de la colonie de vacances de la ville. Après l'arrêt de la colonie, les locaux ont été repris par la commune. Il faut noter aussi que les liens entre les départements de la Corrèze et de la Charente-Maritime sont forts en matière de colonie car le département de la Corrèze possède une colonie, la Martière, sur l'île d'Oléron alors que le département de la Charente-Maritime possédait la sienne à Liginiac jusqu'en 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Barrage de la Luzège (1951) sur Structurae.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 15 juillet 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 15 juillet 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 15 juillet 2021)
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le 15 juillet 2021)
  8. « Station Météo-France Marcillac - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 15 juillet 2021)
  9. « Orthodromie entre Lapleau et Marcillac-la-Croisille », sur fr.distance.to (consulté le 15 juillet 2021).
  10. « Station Météo-France Marcillac - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 15 juillet 2021).
  11. « Orthodromie entre Lapleau et Aurillac », sur fr.distance.to (consulté le 15 juillet 2021).
  12. « Station météorologique d'Aurillac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 15 juillet 2021)
  13. « Station météorologique d'Aurillac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 15 juillet 2021)
  14. « Station météorologique d'Aurillac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 15 juillet 2021)
  15. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  16. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 avril 2021)
  21. https://maitron.fr/spip.php?article174396, notice ROUBY Élie, Roger, Jean-Baptiste par Gilles Morin, version mise en ligne le 11 juillet 2015, dernière modification le 5 juillet 2015.
  22. https://maitron.fr/spip.php?article76364, notice CLAIR Charles, Antonin par Gilles Morin, version mise en ligne le 18 février 2010, dernière modification le 18 février 2010.
  23. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « L'Estrange, p. 212-217 », sur Nobiliaire universel de France, t. VII, par Nicolas Viton de Saint-Allais, 1816.
  29. « Le viaduc des Rochers Noirs », notice no PA00135399, base Mérimée, ministère français de la Culture.