Lapleau

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Lapleau
Lapleau
L'église de Lapleau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Intercommunalité Communauté de communes de Ventadour - Égletons - Monédières
(siège)
Maire
Mandat
Francis Dubois
2020-2026
Code postal 19550
Code commune 19106
Démographie
Population
municipale
381 hab. (2017 en diminution de 2,81 % par rapport à 2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 40″ nord, 2° 10′ 03″ est
Superficie 17,76 km2
Élections
Départementales Canton d'Égletons
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lapleau
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Lapleau

Lapleau (La Pléu en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Lapleaucois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cascade de Neyrat à Lapleau.

La commune est délimitée pour une grande partie par la Luzège, un affluent de la Dordogne. Cette rivière forme une véritable frontière physique avec les communes de Soursac, Saint-Pantaléon-de-Lapleau et Lamazière-Basse.

Sur le site du Gour noir, légèrement en aval du confluent entre le Vianon et la Luzège, le barrage de la Luzège a été construit. Il s'agit d'un barrage voûte construit pour EDF[1].

Transport[modifier | modifier le code]

Lapleau possédait une gare sur l'ancienne ligne du Transcorrézien allant de Tulle à Ussel en passant par Marcillac-la-Croisille, le viaduc des Rochers Noirs, Soursac, Neuvic, Liginiac

Cette ligne appartenait aux tramways de la Corrèze.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 813, le village s’appelait In Plebius Vel Baptismalibus Aecclesiis puis 937 Ecclesiam Quae Plevis Dicitur avant de devenir, vers 1315, de Lapluou puis Lapleau.

Lapleau vient du bas latin plebs, plebes, « église baptismale, église paroissiale » qui est l'origine de son nom.

L'église de Lapleau est placée sous le vocable de saint Étienne indice de la grande ancienneté du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lapleau Blason
De gueules à deux lions adossés d'or, surmontés d'un léopard d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Ce blason est celui de la famille de Lestrange, dont les vestiges du château se trouvent sur les hauteurs de Lapleau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Ernest Renaudie   Conseiller général (1857-1864)
? ? Hippolyte Rouby Parti radical Médecin, député, sénateur
Président du Conseil général (1911-1920)
1921 1940 Élie Rouby[2] Parti radical Industriel - Conseiller général (1921-1940)
? ? Jean Deprun   Conseiller d'arrondissement (avant 1940) puis conseiller départemental (1942-1945)
1944 1970 Élie Rouby SFIO
(exclu en 1969)
puis Soc.ind.
Président du Conseil général (1946-1970)
Compagnon de la Libération
1976 1983 Charles Clair[3] PS Instituteur, puis directeur général de la mutualité agricole de la Corrèze
Conseiller général (1970-1985)
avant 1988 ? Roger Ponty    
? ? Yvon Gourhand PS Conseiller général (1985-1992)
mars 2008 En cours Francis Dubois[4]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Salarié agricole
président de la Communauté de communes de Ventadour - Égletons - Monédières

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2017, la commune comptait 381 habitants[Note 1], en diminution de 2,81 % par rapport à 2012 (Corrèze : +0,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615655688837853921862933961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9621 0061 0561 0271 0249871 0171 012977
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
906932951861818817774669615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
593586542516514525423408393
2013 2017 - - - - - - -
397381-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le viaduc des Rochers Noirs.
La façade de l'ancienne colonie.
  • Le château dit « Rouby » du XVIIe siècle (propriété privée) dont les façades et la toiture en lauze sont classées aux Monuments historiques, par arrêté du .
  • L'église Saint-Étienne de Lapleau, de style néo-romane du XIXe siècle cache un véritable trésor religieux médiéval : des châsses reliquaires caractéristiques des fameux émaux médiévaux du Limousin.
  • Le château de Lestrange : il ne reste qu'une colline boisée avec un point de vue sur les gorges de la Luzège, sur la vieille église de Saint-Pantaléon-de-Lapleau. Les pierres du château ont été récupérées par les habitants pour construire leurs demeures et diverses dépendances. La grande famille limousine des vicomtes de L'Estrange[9] posséda des seigneuries en Marche et Limousin (Magnat), en Auvergne (titrée vicomte de Cheylane(s) à Laveissenet), en Vivarais (Boulogne, Grozon/Garezon, St-Martial : voir des précisions et références à aux articles Boulogne et Cheylane). Les familles de Hautefort, puis de Saint-Nectaire et de Crussol-Florensac, furent, en bonne part et par mariage, les héritières des Lestrange.
  • La Gentilhommière (XVIe siècle) fut une maison d'habitation des Badets de Burg. Elle est flanquée d'une tour à bretèche et d'une échauguette. Elle est le siège de la communauté de communes de Ventadour.
  • Le viaduc des Rochers Noirs (ou de Roche-Taillade), classé aux monuments historiques depuis le , appartenant au conseil départemental de la Corrèze, est un pont suspendu reliant les communes de Lapleau et de Soursac suivant le tracé du Transcorrézien. Ce viaduc fut élaboré selon les procédés du commandant Albert Gisclard, procédés ancêtres du pont à haubans[10].
  • Pour de nombreux petits Rochefortais, Lapleau était le lieu de la colonie de vacances de la ville. Après l'arrêt de la colonie, les locaux ont été repris par la commune. Il faut noter aussi que les liens entre les départements de la Corrèze et de la Charente-Maritime sont forts en matière de colonie car le département de la Corrèze possède une colonie, la Martière, sur l'île d'Oléron alors que le département de la Charente-Maritime possédait la sienne à Liginiac jusqu'en 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Barrage de la Luzège (1951) sur Structurae.
  2. https://maitron.fr/spip.php?article174396, notice ROUBY Élie, Roger, Jean-Baptiste par Gilles Morin, version mise en ligne le 11 juillet 2015, dernière modification le 5 juillet 2015.
  3. https://maitron.fr/spip.php?article76364, notice CLAIR Charles, Antonin par Gilles Morin, version mise en ligne le 18 février 2010, dernière modification le 18 février 2010.
  4. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. « L'Estrange, p. 212-217 », sur Nobiliaire universel de France, t. VII, par Nicolas Viton de Saint-Allais, 1816.
  10. « Le viaduc des Rochers Noirs », notice no PA00135399, base Mérimée, ministère français de la Culture.