Combat d'Ussel

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Combat d'Ussel

Informations générales
Date
Lieu Ussel
Issue Indécise
Belligérants
Drapeau de la France FFI Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
• Jean Craplet, dit Duret
• Léon Lanot
• Wielpùtz
Forces en présence
~ 100 hommes
Pertes
6 morts
27 blessés[1]
8 morts
15 blessés
88 prisonniers[1]

Seconde Guerre mondiale
Libération de la Corrèze

Batailles

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Coordonnées 45° 32′ 56″ nord, 2° 18′ 36″ est

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(Voir situation sur carte : Corrèze)
Combat d'Ussel

Géolocalisation sur la carte : Limousin

(Voir situation sur carte : Limousin)
Combat d'Ussel

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(Voir situation sur carte : France)
Combat d'Ussel

Le combat d'Ussel a lieu lors de la Libération de la France.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le , deux officiers des FFI ; Jean Craplet, de l'Armée secrète et Léon Lanot, des Francs-tireurs et partisans, s'entendent pour attaquer la ville d'Ussel qui servait de base à la Brigade Jesser[2].

Les FFI commencent l'encerclement de la ville dans la nuit du 15 au 16 août. Ils attaquent en force, particulièrement à l'École Primaire Supérieure (EPS) où était retranchée la garnison allemande commandée par le lieutenant Wielpùtz. Le matin du 16, les maquisards somment les Allemands de se rendre mais ces derniers refusent. Par la suite, le docteur Boisselet rencontre le lieutenant Wielpùtz et lui présente l'acte de reddition de la garnison de Brive mais là encore sa proposition reste vaine[2].

Vers 9h30, les FFI ouvrent le feu, cependant ils ne peuvent s'approcher du bâtiment car les jardins ont été minés. Un avion allemand intervient également et lâche quelques bombes sur des assaillants. Plus tard, vers 16 heures, les Allemands incendient plusieurs bâtiments environnants afin de repousser les maquisards. Mais par la suite, les FFI parviennent à leur tour à incendier l'EPS[2].

Les Allemands se rendent dans la nuit, avec parmi eux le lieutenant Wielpùtz. 14 prisonniers français sont délivrés et plusieurs cadavres calcinés d'Allemands sont découverts[2].

Les pertes allemandes sont de 8 morts, 15 blessés et 88 prisonniers. Du côté des maquisards, l'AS compte 3 morts et 11 blessés et les FTP 3 morts et 16 blessés[1].

Cependant le 17, la Résistance abandonne la ville à la suite du retour de la Brigade Jesser.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Colonel Marty, La libération de la Haute-Corrèze, p. 82.
  2. a b c et d Bruno Kartheuser, Walter, SD à Tulle : la tragédie du 9 juin, t. 4, p. 169.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Kartheuser, Walter, SD à Tulle : la tragédie du 9 juin, t. 4, Crime sans châtiment, Neundorf, Krautgarten, 2008, 491 p.
  • Colonel Marty, La libération de la Haute-Corrèze, Imprim. Darantière, 1945, 129 p.
  • Louis Le Moigne et Marcel Barbanceys, Sédentaires, réfractaires et maquisards, L'Armée Secrète en Haute-Corrèze, 1942-1944, préface de Claude Hettier de Boislambert, chapitre VII, La bataille d'Ussel, p. 375-398, Association amicale des maquis de Haute-Corrèze, 507 p., Moulins, 1979