Naves (Corrèze)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Naves.
Naves
L'école.
L'école.
Blason de Naves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Naves
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Tulle
Maire
Mandat
Christophe Jerretie
2014-2020
Code postal 19460
Code commune 19146
Démographie
Gentilé Navarois, Navaroises
Population
municipale
2 384 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 50″ nord, 1° 46′ 00″ est
Altitude Min. 222 m – Max. 505 m
Superficie 35,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de la Corrèze
City locator 14.svg
Naves

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 14.svg
Naves

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Naves

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Naves

Naves est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Navarois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Naves est traversée par la Corrèze, la Solane, la Vigne, la Vimbelle et la Céronne. Elle est divisée en quatre vallées comprenant sur leur crête des collines : la vallée de la Corrèze-Vimbelle, celle de la Vigne, celle de la Solane et celle de la Céronne.

Communes limitrophes de Naves
St-Clément et Seilhac Seilhac Bar
St-Clément et St-Mexant Naves Les Angles et Bar
Chameyrat et St-Mexant Tulle Tulle et Gimel

Économie[modifier | modifier le code]

La commune était, en 2007, la dixième commune la plus riche de Corrèze concernant le revenu moyen de référence par foyer (imposé et non imposé) avec 24 728 €. En 2011, 66.9 % des foyers fiscaux navarois étaient imposables contre 53.5 % en moyenne en France. La même année, le taux de chômage était de 4.8 % sur la commune, soit deux fois moins que la moyenne en France métropolitaine en 2011.

Histoire[modifier | modifier le code]

Casque gaulois retrouvé à Tintignac

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Site archéologique de Tintignac.

Durant la période gauloise, la commune était située au centre d’une zone de 30 km de rayon comprenant de nombreuses mines d’or et d’étain exploitées par les Lémovices. Ceux-ci y avaient d'ailleurs bâti un temple sur le site de Tintignac[1]. Au cours de l’époque gallo-romaine, le village gaulois se retrouva au croisement des voies romaines entre Armorique et Provence d’une part, Lugdunum et Burdigala d’autre part, ce qui permit sa prospérité et la construction d’autres temples, d’un théâtre, de thermes et de bien d’autres bâtiments[1].

Moyen Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, le site de Tintignac fût abandonné et le peuplement se déplaça 1,5 km plus au sud, à l'emplacement du bourg actuel. Celui-ci s'organisa alors autour d'un château dont aujourd'hui seule subsiste l'église Saint-Pierre. À l'époque carolingienne, Naves est le siège d'une importante viguerie et c'est à cette même période qu'apparaît le vocable de l'église de Naves : Saint-Pierre-ès-liens. Au XIIIe siècle, Naves devient prévôté. Le prévôt de Naves désigné par le chapitre de Tulle a un rôle tant religieux qu'administratif et judiciaire. Son pouvoir très important le fait devenir le "seigneur de Naves".

La commune est créée à partir de la paroisse de Naves en 1790 et en 1794 elle absorbe la commune de Chaunac.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1904, la commune est reliée au réseau ferroviaire par le POC avec ses deux gares, de Naves (située à 4 km du bourg) et du pont de Peyrelevade, toutes deux sur la ligne reliant Tulle à Treignac ou à Uzerche puis Limoges. Mais en 1969 la ligne est fermée et une ligne de cars TER est mise en place passant désormais par le bourg et reliant Tulle à Limoges via Uzerche. L'ancienne N120 reliant Uzerche et l'A20 à Aurillac et traversant la commune est réaménagée dans les années 1990. Naves est aujourd'hui en pleine croissance grâce à l'arrivée, en 2002, de l’A89 qui franchit la vallée de la Corrèze grâce au viaduc du pays de Tulle, septième au monde en termes de hauteur de pile, à l'est du territoire communal. La commune est désormais à 3h00 de Lyon, à moins de 2h30 de Bordeaux et de Toulouse, à 1h30 de Clermont-Ferrand et à 1h00 de Limoges. Depuis l'an 2000, les habitants arrivent en masse dans la commune qui connaît un taux de croissance de 12 % sur les quinze dernières années. Il s'agit surtout de jeunes actifs travaillant pour la plupart à Tulle. La commune a de fait été intégrée à l'aire urbaine de Tulle et elle est devenue la deuxième commune la plus peuplée de l'agglomération tulliste. En 2015, la commune deviendra, pour la première fois, bureau centralisateur d'un canton, le canton de Naves regroupant 11 100 habitants au nord de Tulle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Naves vient du latin Navea signifiant vallée fertile. La dénomination actuelle est elle-même dérivée du nom occitan Navas.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes traditionnelles de la ville de Naves ont été adoptées le 17 février 1980. Elles correspondent à celles d'une famille noble navaroise connue depuis le Xe siècle, les Chaunac. Ayant participé à la première croisade, la famille a ainsi adopté le lion sur son blason[2].

« D'argent au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules »

— Robert Merceron, Les blasons de la Corrèze et de ses communes. Revue Lémouzi (1990).

Blason de Naves.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Maurice Bar UMP Ingénieur
2008 2014 Alain Brette[3] PS Professeur de génie civil
2014 2017 Christophe Jerretie DVD
puis REM
Urbaniste, élu député de la Corrèze

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 384 habitants, en augmentation de 2,1 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 532 1 664 1 584 2 046 2 312 2 171 2 152 2 318 2 438
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 504 2 512 2 358 2 599 2 297 2 293 2 371 2 350 2 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 367 2 321 2 144 1 982 1 835 1 662 1 547 1 535 1 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 410 1 386 1 534 1 912 2 187 2 037 2 274 2 356 2 384
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La commune compte quatre monuments historiques :

  • Le château de Bach inscrit par arrêté du 4 octobre 1993[9].
  • L'église Saint-Pierre inscrite par arrêté du 24 juin 1977[10] : le mobilier du chœur, notamment le retable en noyer sculpté et œuvre de Pierre et Jean Duhamel, est classé monument historique au titre objet[11].
  • La fontaine, place de l'Église, inscrite par arrêté du 19 mars 1927[12].
  • Le site archéologique de Tintignac, situé au nord-ouest de la ville, a été classé par la liste de 1840[13].


Viaduc du Pays de Tulle vu depuis la sortie de la ville.

Autres lieux :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.