Saint-Léonard-de-Noblat

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Saint-Léonard-de-Noblat
La Vienne au Pont-de-Noblat, anciennes maisons.
La Vienne au Pont-de-Noblat, anciennes maisons.
Blason de Saint-Léonard-de-Noblat
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Léonard-de-Noblat
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Noblat
Maire
Mandat
Alain Darbon
2014-2020
Code postal 87400
Code commune 87161
Démographie
Gentilé Miaulétous
Population
municipale
4 636 hab. (2014)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 18″ nord, 1° 29′ 29″ est
Altitude Min. 250 m – Max. 444 m
Superficie 55,59 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saint-leonard.fr

Saint-Léonard-de-Noblat est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Miaulétous et les miaulétouses[1],[2](en occitan mialetons). Selon la tradition, ce nom viendrait de la miaula[3] (le milan, en occitan limousin) qui aurait logé dans le clocher de la collégiale Saint-Léonard, inscrite avec les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sur la carte de la Haute-Vienne, position de la commune et du canton de Saint-Léonard-de-Noblat
Situation de Saint-Léonard-de-Noblat dans la Haute-Vienne.

Onzième ville de la Haute-Vienne, en termes de population, elle s'étend sur la rive nord de la Vienne à 20 km à l’est de Limoges. Elle doit son nom à l’ermite Léonard, patron des prisonniers et des femmes enceintes. Elle a été fondée au Moyen Âge autour de son tombeau. La commune de Saint-Léonard (5 559 ha) est principalement formée par le plateau, au sous-sol gneissique, dominant la rive droite de la Vienne. Aux deux extrémités est et ouest, émergent deux blocs granitiques. Le relief s'étage aux environs de 300-400 m en un ondulement de collines et vallons, fortement entaillés par les vallées de la Vienne (très encaissée) et de ses affluents, le Tard ou la Galamache. Les paysages alternent harmonieusement bois (1 029 ha), prairies et champs (le maïs domine aujourd'hui). Le climat est un dégradé du milieu atlantique, avec déjà des nuances de pré-montagne : relativement rude l'hiver (moyenne de janvier : 3 °) et très humide (environ 1 000 mm de précipitations annuelles).

La ville de Saint-Léonard est située sur la RD 941 (ex-RN 141), qui relie Limoges à Clermont-Ferrand via Aubusson. Elle se situe ainsi à 21 km de Limoges, 28 km de Bourganeuf et 67 km d'Aubusson. Elle est reliée au nord, par la D 19, au Châtenet-en-Dognon et Laurière, et par la D 39 à Saint-Priest-Taurion et Ambazac. Au sud, la D 65 permet de rejoindre Eyjeaux et Le Vigen, la D 7B Eybouleuf et Saint-Germain-les-Belles, et la D 39 Saint-Denis-des-Murs. Enfin, vers l'est, la D 13 part sur Eymoutiers ou Peyrat-le-Château, et la D 109 sur Moissannes et Saint-Junien-la-Bregère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Léonard-de-Noblat
Royères Le Chatenet-en-Dognon
Saint-Léonard-de-Noblat Champnétery
La Geneytouse Eybouleuf Saint-Denis-des-Murs

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Léonard-sur-Vienne et de Tarn-Vienne[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Léonard est situé sur la Via Lemovicensis.

Bien avant la conquête romaine, un important itinéraire joignant Bourges à Bordeaux franchissait la Vienne au lieu dit - aujourd'hui - Noblat. Il s'agissait d'un gué. À quelques kilomètres en amont (limite communale avec St Denis-des-Murs), on trouve les traces de l'imposant oppidum gaulois de Villejoubert, site fortifié de la tribu des Lémoviques. C'est à Noblat (qui viendrait de nobiliacum, « lieu noble » (c'est-à-dire relevant d'un seigneur), que le premier village prit naissance. Un pont, sans doute en bois, y renforça le gué originel. Un premier château fut édifié vers l'an 1000 sur la hauteur dominant le coude de la Vienne. Il en reste un monticule et un fossé sur le très beau site dénommé « Chêne de Clovis ». Peu après, dans la forêt nommée Pauvain, la ville actuelle se développa autour du premier sanctuaire, et devint ainsi une étape importante de la « voie limousine » de la route vers Compostelle. Le seigneur de la ville, l'évêque de Limoges, fit bâtir un château, près de la Collégiale, commencée vers 1100.

La Vienne au Pont-de-Noblat, avec l'église au pied du Chêne de Clovis.

Léonard, d’après la tradition et le récit imaginaire de sa vie écrit au XIe siècle, serait né dans une famille d’officiers de la cour du roi Clovis, à la fin du Ve siècle. Il aurait eu comme parrain, ce roi des Francs et pour confesseur l’évêque de Reims, saint Remi. Très tôt, il obtint le privilège de visiter les prisonniers et de les faire libérer. Sa renommée alors grandit, on lui offrit de hautes charges qu’il refusa, préférant quitter la cour pour devenir disciple du Christ. Il se rendit à Micy dans l’Orléanais et resta quelque temps avec son frère Liphar et saint Maximin. Puis, poursuivant son chemin vers le sud, il s’arrêta pour installer son ermitage, non loin de Limoges et du tombeau de saint Martial, dans la forêt de Pauvain, sur le plateau dominant la Vienne. Au cours d’un séjour du roi d’Aquitaine (ce roi pourrait être Thierry Ier, fils de Clovis) venu chasser en ce lieu, la reine, arrivée au terme de sa grossesse, ne put mettre au monde son enfant. Saint Léonard intercéda en sa faveur auprès de Dieu et obtint la délivrance de la mère et la vie sauve de l’enfant. Le roi, en reconnaissance, lui offrit de nombreux présents qu’il refusa. Il accepta seulement le territoire de la forêt que son âne pourrait délimiter en 24 heures. Il y édifia un oratoire en l’honneur de la Vierge Marie et de saint Rémi. Peu à peu de nombreuses personnes vinrent le voir et des prisonniers, délivrés par son intercession, lui demandèrent l’asile. Saint Léonard serait mort un 6 novembre et enterré dans la chapelle qu’il avait fondée (dite « Notre-Dame sous les Arbres »). Il est invoqué pour la délivrance des prisonniers et contre la stérilité des femmes.

Le culte de saint Léonard se répand rapidement dans toute la chrétienté : son tombeau devient un lieu de pèlerinage où affluent les fidèles. De nombreux personnages illustres vinrent prier sur le tombeau de l’ermite :

Article détaillé : Léonard de Noblac.

À partir du XIe siècle, le pèlerinage se développe ; ainsi en 1105, pour veiller sur les reliques et accueillir les pèlerins, les clercs s’organisent pour former un collège. Dès le XIIe siècle, la ville s’entoure de fossés et d’imposants remparts. Deux quartiers distincts se forment : le quartier religieux et administratif autour de la collégiale, avec l’hôpital et la maison de ville ; le quartier des marchands autour des halles. En 1183, des bandes armées, les Paillers, la ravagent. Quelques années plus tard, elle est occupée par les Brabançons. Jean sans Terre, roi d’Angleterre, y pénètre à la tête de son armée en 1214. Au cours du XIIIe siècle, les rois de France donneront des privilèges aux habitants de la cité ; c’est ainsi qu’ils élisent, tous les ans, huit consuls. Par lettres patentes de septembre 1461[5] et du 9 octobre 1470[6], Louis XI confirma les privilèges de la ville. En 1576, les calvinistes, qui voulaient profaner les reliques de saint Léonard, sont chassés par les habitants de la cité. Après la Réforme, de nombreux couvents s’installèrent : les récollets en 1594, les filles de Notre-Dame en 1652. Trois confréries de pénitents se fondèrent : les Pénitents Blancs, les Pénitents Feuilles-Mortes et les Pénitents Bleus. La Révolution tenta de remplacer le nom de la ville par celui de Tard-Vienne, mais très vite réapparaît le nom de Saint-Léonard-de-Noblat. Aujourd’hui, la ville est renommée pour ses fabriques de porcelaine. Elle est reconnue comme étant le berceau de la race bovine limousine. Le nom des habitants, les Miaulétous (pluriel occitan en s, en aucun cas le féminin ne peut être en - « tounes »), pourrait provenir d'un nom d'oiseau (« la miaula », en occitan du Limousin, est le milan, petit rapace). Ce sont pourtant des corneilles, les choucas, qui peuplent le clocher de la collégiale. Mais depuis quand les choucas « miaulent »-ils ? On pense plutôt qu'il pourrait s'agir d'une déformation du diminutif occitan « liauneton » (prononcer « tou »), ou « petit Léonard », devenu « niauleton » (inversion des deux consonnes très courante en langue limousine).

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1947 Louis Valadas PS  
1947 1977 René Barrière PS conseiller général (1949-1973)
1977 1995 Claude Andrieu PS  
1995 2001 Jean-Paul Bardon PS conseiller général (1991-2004)
2001 2014 Christine Riffaud[7] SE  
2014 en cours Alain Darbon PS Conseiller régional depuis 2015

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

4 636 habitants au dernier recensement de 2014, Saint-Léonard est la 11e ville du département en termes de population, et occupe le 17e rang régional.

La population était déjà estimée à environ 4 000 habitants vers 1680, puis près de 5 000 en 1740. Ce total était élevé[réf. nécessaire] pour l'époque, faisant de Saint-Léonard la 2e ville du Limousin (il n'y avait guère plus de 20 000 habitants à Limoges). Il y a 300 ans, 4 850 habitants vivaient sur le territoire communal actuel, divisé en quatre paroisses. Ce nombre est assez comparable à celui d'aujourd'hui. La population se répartissait ainsi :

  • paroisse Saint-Étienne (plus grande partie de la commune actuelle) : environ 4 170 habitants ;
  • paroisse Saint-Michel (quartiers sud-est de la ville) : 260 habitants ;
  • paroisse Saint-Martial (« Sent Marsaut », pont de Noblat, rive gauche) : 260 habitants ;
  • paroisse Notre-Dame-de-La-Chapelle : 160 habitants.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 636 habitants, en diminution de -0,62 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 832 4 815 5 390 5 865 5 705 6 036 5 680 6 117 6 173
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 184 6 196 6 320 6 011 5 989 6 160 6 038 5 981 5 630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 851 5 985 6 443 5 615 5 990 6 016 5 754 5 792 5 941
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5 676 5 709 5 457 5 275 5 024 4 764 4 667 4 665 4 636
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Porcelaine[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle (1823 précisément), l'industrie de la porcelaine s'établit à Saint-Léonard. On y trouve encore de nos jours des fabriques de porcelaine (les Établissements Coquet ou Carpenet).

Massepains[modifier | modifier le code]

Autre spécialité de la ville, le massepain de Saint-Léonard est une sorte de macaron[12],[13].

Cuir[modifier | modifier le code]

La ville a aussi le savoir-faire du cuir. Il existe encore une « rue des Tanneries », comme il existait jadis une « rue de la Piale » (de peler, tanner). La fabrication de chaque soulier de luxe J.M. Weston commence à Saint-Léonard-de-Noblat (tannerie dite du « Moulin Follet », sur la rivière Le Tard). Des visites sont régulièrement organisées.

Industrie, commerces et services[modifier | modifier le code]

Saint-Léonard est avant tout un petit centre tertiaire, la grande majorité des industries ayant fermé depuis une trentaine d'années (chaussures, papèteries, bois). On trouve ici tous les commerces et services publics de base, notamment dans le domaine de l'éducation, la santé, ou l'équipement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale[modifier | modifier le code]

Le tombeau de saint Léonard.

La collégiale Saint-Léonard[14], qui date des XIe et XIIe siècles est dédiée à saint Léonard, c'est un chef-d’œuvre de l’art roman limousin. Elle fait partie du Patrimoine Mondial de l'humanité au titre des Routes de Saint-Jacques-de-Compostelle.

  • Le clocher : il est un très bel exemple de clocher dit « limousin ». Il repose sur un porche ouvert de deux côtés et orné de chapiteaux. Il est formé de 4 étages carrés, surmontés de deux étages octogonaux.
  • Tombeau de saint Léonard : situé à l'intérieur de l'église, dans le croisillon sud, il est surmonté de sa chaîne de prisonnier. La tradition veut que les femmes désirant se marier et procréer viennent toucher le verrou.

Autres monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Moulin à eau sur la Vienne.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée Gay-Lussac[modifier | modifier le code]

Installé sous les arcades du foyer rural, en centre ville, ce musée municipal est consacré à Gay-Lussac (1778-1850), chimiste né à Saint-Léonard de Noblat[16].

HistoRail[modifier | modifier le code]

Article connexe : HistoRail.
Le viaduc du chemin de fer le long de la Vienne.

HistoRail[17] est un musée du chemin de fer.

Le Moulin du Got[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moulin du Got.

Situé à la confluence de la Vienne et du Tard, le Moulin du Got, créé en 1522, a fabriqué du papier de chiffon (à base de chanvre, de lin et de coton) jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. À l'abandon, comme tous les autres moulins du Limousin, il a été rénové et réhabilité pour rouvrir en 2003. Produisant de nouveau des feuilles de papier, le Moulin du Got est aussi un musée[18],[19].

Saint-Léonard-de-Noblat et le cinéma[modifier | modifier le code]

Films TV tournés entièrement ou en partie à Saint-Léonard-de-Noblat :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le général Pierre Dunoyer de Segonzac, (1906-1968) résistant et fondateur de l'École nationale des cadres d'Uriage a passé une partie de son enfance à Saint Léonard de Noblat dans l'hôtel de Rigoulène construit au XVIIIe siècle par l'architecte Brousseau, qui appartient à la famille de sa mère[22].
  • l'ermite Léonard (VIe siècle), dont le tombeau est réputé avoir donné naissance à la ville, serait en réalité un personnage légendaire. Aucun document de l'époque mérovingienne n'atteste son existence. Il apparaît dans l'histoire avec le récit de sa vie (anonyme) rédigé au XIe siècle. Il serait ainsi issu d'une grande famille franque, apparentée à la dynastie de Clovis.
  • Jourdain de Larron ou Laront, chanoine de Noblat, devenu évêque de Limoges en 1029, serait à l'origine de la rédaction de la Vita sancti Leonardi, qui entraîna le développement d'un culte et de pèlerinages, puis, au siècle suivant, la construction de la collégiale romane.
  • Aymerigot (ou Mérigot) Marchès (Marcheix) (vers 1360-1391) : capitaine de « routiers » durant la guerre de Cent Ans. Tristement célèbre pour ses exactions, ce personnage est cité par le chroniqueur Froissart. D'une famille noble, à l'origine co-seigneur de Noblat, il peut être considéré comme un bandit de grands chemins.
  • À la même époque, Jean Massiot, bourgeois et marchand, écrivait son « Livre de raison », source précieuse, comme la précédente, pour l'histoire sociale.
  • Sieur Guillaume de La Nouailhe, docteur en médecine, seigneur de Soumagne, fut élu consul vers 1700, et qualifié de « maire perpétuel ».
  • Simon François Gay de Vernon dit Gayvernon, (1760-1822), officier du génie puis baron d'Empire, professeur de fortifications à l'École polytechnique
  • Léonard Honoré Gay de Vernon dit Gay Vernon, né le 6 décembre 1748 à Saint-Léonard-de-Noblat, et mort le 22 octobre 1822 à Moissannes, est un ecclésiastique séculier et homme politique français dont l'activité s'exerça pendant la période de la Révolution.
  • Louis Joseph Gay-Lussac (1778-1850) : chimiste et physicien, qui fit d’importants travaux sur les gaz d’où découlent des lois fondamentales de la thermodynamique, y est né le 6 décembre 1778. Il a aussi découvert le bore. L'ancienne demeure familiale de Lussac est aujourd'hui un centre spirituel dénommé « foyer Jean-XXIII ».
  • Jean-Baptiste Daniel de Lamazières homme politique français né le 6 mars 1812 à Saint-Léonard-de-Noblat et décédé le 24 octobre 1906 à Sauviat-sur-Vige, plusieurs fois maire, fut le premier député républicain de Haute-Vienne, en 1848.
  • Denis Dussoubs est connu à travers le récit qu'a fait Victor Hugo de sa mort sur les barricades en 1851. Remplaçant son frère Marcelin malade, également député, Denis fut tué par balle en manifestant contre le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, qui allait devenir Napoléon III.
  • Georges Seidenbinder, d'origine alsacienne, fut également maire (1882-1890). Il est surtout connu pour avoir créé en 1859 une brasserie longtemps célèbre (fermée en 1948). Il fut aussi le créateur de la première société coopérative, « La Fraternelle », qui fournissait aux plus pauvres du bon pain à petit prix.
  • Jules Tourgnol homme politique français né le 18 juin 1833 à Saint-Léonard-de-Noblat et décédé le 29 septembre 1909 à Paris.
  • Adrien Pressemane, maire (1919-1929) et député socialiste (1910-1928), fut le chef de file d'une tendance pacifiste durant la Grande Guerre. Il essaya - par une motion unitaire - d'éviter l'éclatement de son parti au Congrès de Tours (1920), qui vit la création du Parti Communiste.
  • Daniel-Henri Kahnweiler (1884-1979), écrivain et collectionneur allemand, qui promut le mouvement cubiste et découvrit, entre autres, Picasso et Braque, se réfugia à Saint-Léonard pendant la guerre.
  • Philippe de Vomécourt (1902-1964) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent du Special Operations Executive (SOE). Recruté en mai 1941 par son frère Pierre, il mit sa propriété près de Limoges à la disposition du SOE pour réceptionner les agents envoyés d’Angleterre en France et y reçut notamment le premier parachutage d'armes en France mi-juin 1941.
  • Serge Gainsbourg (Lucien Ginzburg) (1928-1991), s'est réfugié quelques mois durant l'année 1944 au lycée local, échappant ainsi aux persécutions visant les israélites (ses parents avaient immigré de Crimée). Un article très complet sur ce séjour figure dans la revue Mémoire d'ici (n° 3). Sa présence à Saint Léonard - elle a duré environ 6 mois - a longtemps été méconnue, au point de créer une polémique à propos d'une dénomination de rue (2001). Seule la Maison de la presse porte aujourd'hui le nom du chanteur. Le débat est clos, puisque la venue de Serge à Saint Léonard a été prouvée par plusieurs témoins.
  • Jean-Joseph Sanfourche (1929-2010), est un artiste peintre habitant dans la commune. Ses œuvres très colorées présentent de petits personnages très sympathiques aux gros yeux exorbités. Il à vendu une série de bronzes à la grande Tina Turner en personne célèbre pour sa chanson dans James Bond (Goldeneye) L'artiste travaille souvent avec les écoliers et a réalisé le logo de la halte-garderie. On pouvait croiser le vieux bonhomme, flânant discrètement dans la vieille ville, jusqu'à son décès le 13 mars 2010 dans l'hôpital de la ville.
  • Mario David, de son vrai nom Jacques Paul Jules Marie David, acteur français, (1927-1996) a été à école ici.
  • Raymond Poulidor, né le 15 avril 1936 à Masbaraud-Mérignat est Miaulétou d'adoption : « Poupou » détient le record de podium (8) du Tour de France cycliste. Il a gagné des courses importantes comme le Tour d'Espagne, le Midi libre, le Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné libéré, le Critérium national… Il a été champion de France en 1961. On peut croiser l'ancien champion en VTT ou à pied, allant faire ses courses en ville. Les Miaulétous ont l'habitude de ne pas l'importuner.
  • Louis Longequeue est un homme politique français, appartenant au PS, né le 30 novembre 1914 à Saint-Léonard-de-Noblat et décédé le 11 août 1990 à Limoges. Homme-clé de la vie politique limougeaude pendant trois décennies, il est principalement connu pour avoir été maire de Limoges de 1956 à 1990.
  • Georges-Emmanuel Clancier, (1914-), écrivain et poète français. à Saint-Léonard-de-Noblat, il rencontre Raymond Queneau et Michel Leiris.
  • Lucien Rougerie, pionnier de l'aviation. Menuisier de formation, il participa à la construction d'aéroplanes (largement construits en bois à l'époque des pionniers), devint pilote et mis au point le pilotage sans visibilité (PSV).
  • Mme Germaine Lalo, directrice du collège de filles pendant l'occupation, a vu son nom inscrit sur le « mur des Justes », distinction méritée pour son action d'accueil de jeunes filles juives.
  • Michel Bouchareissas (né à Paris le 10 mars 1932 - mort le 13 septembre 2013 Les Cars, il est interne de 1946 à 1949 au collège moderne de Saint-Léonard-de-Noblat.
  • Louis Chazelas (1886-1969), directeur du collège de garçons durant la 2e guerre mondiale. Ce grand humaniste accueillit clandestinement, en 1943 et 1944, des dizaines d'enfants juifs, mais aussi des fils de résistants (voir Gainsbourg). Plusieurs travaux historiques et panneaux d'exposition relatent son œuvre courageuse (voir bibliothèque municipale), le plus récent par l'Amicale des Anciens Élèves.
  • René Barrière, médecin, eut le mandat de maire le plus long de l'histoire de la ville (1945-1977). À son actif : un hôpital moderne, les célèbres cités ouvrières (les deux portent son nom), un grand stade (R. Poulidor), et la première piscine...
  • Joseph Rouffanche, poète, prix Mallarmé en 1984, né à Bujaleuf en 1922, fut pensionnaire à l'école primaire supérieure de garçons de Saint-Léonard, avant de devenir « normalien » à Limoges.
  • Le philosophe Gilles Deleuze (1925-1995), est enterré dans le cimetière de la ville.
  • François Dunoyer, (1946-) acteur et directeur artistique français.

Héraldique[modifier | modifier le code]

D’azur aux fers de prisonnier d’argent posés en face accompagnés de trois fleurs de lys d’or.

Les fers de prisonnier font référence à Saint Léonard qui est le Saint patron des prisonniers. Les fleurs de lys ont deux origines suivant les sources :

  1. L’ermite Léonard serait issu d'une famille royale. Cette référence concerne la légende, qui évoque un lien avec la dynastie mérovingienne (VIe siècle). Cette hypothèse ne résiste pas à l'analyse, puisque les lys furent introduits dans les pratiques royales par les Capétiens, 5 siècles plus tard.
  2. Une reine ayant des difficultés à avoir des enfants serait venue prier Saint Léonard. De là peut-être l'hypothèse précédente (récit de la délivrance de la reine franque dans "Vie de Saint Léonard"). Son vœu exaucé, elle aurait accordé les trois fleurs de lys à la ville. Il pourrait s'agir de la femme de Louis XIII, Anne d'Autriche (voir plus loin).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Léonard-de-Noblat : études d'architecture civile, supplément au Bulletin monumental, n° 6, 2014, 60 p.
  • Publications de l'association Connaissance et sauvegarde de Saint-Léonard (à ce jour : 64 n° du bulletin)
  • Revue d'histoire locale Mémoire d'ici (plus ethnologique et sociologique que les précédents) : 8 numéros de 2000 à 2004. L'association a changé de nom en 2004 ; elle s'appelle désormais "Patrimonia".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 22 juillet 2010)
  2. http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2016/09/21/journees-nationales-de-larchitecture-saint-leonard-veut-etre-un-terrain-d-experimentation_12080317.html
  3. Dictionnaire toponymique de la Haute-Vienne. Yve Lavalade, 2000. éd. L. Souny
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
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  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
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