Eygurande

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Eygurande
Eygurande
Blason de Eygurande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Canton Ussel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Eygurande
Maire
Mandat
Jeannine Vivier
2014-2020
Code postal 19340
Code commune 19080
Démographie
Gentilé Eygurandais, Eygurandaises
Population
municipale
682 hab. (2015 en diminution de 2,43 % par rapport à 2010)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 44″ nord, 2° 27′ 10″ est
Altitude Min. 709 m
Max. 904 m
Superficie 34,37 km2
Localisation

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Eygurande (Eiguranda en occitan auvergnat), est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les "Eygurandais" et les "Eygurandaises".

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Eygurande (attestation de 1300 Aygurandia[1]) vient du toponyme gaulois *egoranda (ou *equoranda[2]) dont l'évolution la plus fréquente en France est Ingrandes. Egoranda devait fondamentalement signifier "limite" et correspondait souvent à la frontière entre deux peuples gaulois.

À l'époque gauloise, Eygurande était située à la limite entre les Lémovices et les Arvernes, qui devint ensuite limite entre les diocèses de Limoges et de Clermont-Ferrand, puis entre le Limousin et l'Auvergne, enfin, entre la Corrèze et le Puy-de-Dôme lors de la création des départements en 1790.

Par mécoupure, Eiguranda a été interprété, dans l'occitan local récent, comme Las Gurandas.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Massif central à 743 mètres d'altitude, Eygurande, parsemée des champs Corréziens est à la limite du département du Puy-de-Dôme, et de la Creuse. La commune est arrosée par le ruisseau de la Barricade.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Oradoux-de-Chirouze
Creuse
Saint-Merd-la-Breuille
Creuse
Feyt Rose des vents
Lamazière-Haute N
O    Eugurande    E
S
Aix Monestier-Merlines

Histoire[modifier | modifier le code]

Site préhistorique occupé à l'époque gallo-romaine.

Châtellenie appartenant aux seigneurs d'Ussel au Moyen Âge. Puis aux Villelume, Amable de Villelume, dame d'Eygurande vend ce fief le 24 septembre 1611 à Anne de Lévis duc de Ventadour.

En 1584 : construction de la "Maison de notaire" dite tour Choriol.

Lors de la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention, la commune change de nom pour La-Montagne.

En 1922 : construction de la chapelle Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame-d'Eygurande.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Eygurande Blason D'azur au chevron d'or accompagné de trois gerbes de blé rangées en chef et en pointe, d'un lion léopardé d'or armé et lampassé de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 René Bertrand DVD  
mars 2008 mars 2014 Daniel Estival[3] DVD  
mars 2014 en cours Jeannine Vivier   Retraitée

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 682 habitants[Note 1], en diminution de 2,43 % par rapport à 2010 (Corrèze : -0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000991908912921990983992983
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0039561 0001 0201 1321 1221 0771 0071 067
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0231 0211 020962864835838888787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
810805791827794779720710701
2013 2015 - - - - - - -
678682-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Production du fromage : La fromagerie des Chanterelles est installée au lieu-dit Les Renards sur la commune. Dans le respect des traditions, c'est là que se sont fabriqués la Fourme des Chanterelles, Meule, bleu, CorrÉzien, P'titDome...

Fourme limousine sur Monestier Merlines.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame d’Eygurande[modifier | modifier le code]

En 1942 : petite chapelle se trouvant à Eygurande, elle est appelée aussi Vierge à l'Enfant qui a été un lieu de pèlerinage.

Le pèlerinage existe toujours et si les personnes présentes sont en nettement moins nombreuses d'années en années, ce pèlerinage a lieu le 1er dimanche du mois de septembre.

Saint-Loup-de-Limoges[modifier | modifier le code]

Petite église romane nommée Saint-Loup-de-Limoges des XIVe – XVIIe siècles.

Fontaine de dévotion de la Vierge[modifier | modifier le code]

Fontaine à proximité de la Chapelle de la Vierge, au bâti sommairement maçonné, elle rend toute datation impossible et est couverte d'une ancienne meule de moulin et fermée par un battant en bois portant une croix. Elle devenue fontaine de dévotion en 1720, lors de l'invention d'une statuette de la Vierge à l'Enfant dans un pré situé à proximité, la statuette aurait alors été nettoyée dans l'eau de la fontaine. C'est un lieu de pèlerinage encore important aujourd'hui.

Croix du cimetière[modifier | modifier le code]

Construite au troisième quart du XIXe siècle, c'est une croix érigée vraisemblablement à la suite de la translation du cimetière vers 1861, 1862.

Massif des Agriers[modifier | modifier le code]

Le massif des Agriers est un ensemble forestier remarquable permettant des promenades très agréables dans une nature préservée.

Le massif des Agriers est composé de terrains provenant de la baronnie de Châteauvert, de biens de sections des communes de Couffy sur Sarsonne, Eygurande, Lamazière-Haute et d’acquisitions plus récentes complémentaires.

Avant la Révolution, les sols Agriers, conservés à l’état naturel de bruyères et de genévriers étaient mis à disposition, exclusivement comme parcours à moutons par le tenant du fief, aux paysans, en échange de corvées.

Ce massif qui culmine à 915 m au Puy du Vareyron, bien propre d’un Groupement Syndical Forestier, est géré par l’Office National des Forêts.

D’une superficie totale de quelque 600 hectares, en majeure partie destinée à la production forestière : peuplement résineux, introduction du hêtre, le massif des Agriers réserve 130 hectares à la conservation du paysage originel, au tourisme et aux activités de plein air :

  • au puy du Vareyron, table d’orientation développant 360° de panorama notamment sur les monts d’Auvergne et du Limousin
  • arbre-repère, récemment ré-implanté en remplacement de l’arbre des tûtes
  • chalet d’accueil et aire de repos, point de départ de randonnées
  • pièce d’eau
  • arboretum de 4 ha, 60 espèces introduites feuillus et résineux
  • carrefour de la croix des 4-Arbres
  • la plaine des Filles : monument rustique à légende
  • aire de détente de Chez Nanet avec « le puits à banlève »
  • aire de la Pierre du Loup à Lachaud.

Fontaine abreuvoir[modifier | modifier le code]

Fontaine-abreuvoir en granit située à la Vialatte.

Moulin de Puyloubec[modifier | modifier le code]

Construit au troisième quart du XIXe, c'est le premier moulin avec parties agricoles porté sur la carte de Cassini, vendu comme bien national. Détruit, il a été deuxième moulin porté sur le cadastre de 1819. Il a ensuite été entièrement reconstruit vers 1850/1860 avec reprises et adjonction de bâtiments de ferme. Le chaume de la toiture a été remplacé par du fibro-ciment, une seule paire de meules sur deux autrefois est encore en activité aujourd'hui.

Le rez-de-chaussée du moulin est occupé par le mécanisme du moulin et le four à pain, le logement du meunier et les meules sont à l'étage.

Maison de notaire dite Tour Choriol[modifier | modifier le code]

Maison primitive construite en 1584, vraisemblablement pour le sieur Choriol, notaire royal (les Choriol sont notaires à Eygurande de la fin du XVIe siècle à 1846), sans doute composée d'une seule pièce par étage avec escalier de distribution en vis en demi-hors-œuvre, bâssière et cave voûtée en rez-de-chaussée. Escalier détruit et modification des ouvertures et de la distribution avec aménagement d'une aile en retour abritant un escalier d'accès aux étages sans doute dans la seconde moitié du XIXe siècle. La partie haute de l'ancienne tour d'escalier est refaite en brique, sans doute en même temps que la charpente. Cuve à lessive en terre déposée dans le grenier. Restauration en cours en 1989.

Plateau de la Bourgeade[modifier | modifier le code]

Plateau situé au lieu-dit la Bourgeade, à Eygurande.

Plan d’eau de l’Abeille[modifier | modifier le code]

Lac artificiel de loisirs situé entre Merlines et Eygurande construit dans les années 1970.

Pont Charraud[modifier | modifier le code]

Vieille substruction gallo-romaine se trouvant au pont Charraud.

Menhir du Pialou[modifier | modifier le code]

Menhir ancien se trouvant à Eygurande.

Site gallo-romain du Montcheny[modifier | modifier le code]

Site de l'époque gallo-romaine se trouvant au lieu-dit le Montcheny, à Eygurande.

La gare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Eygurande-Merlines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des Noms de Lieux en France, Librairie Guénégaud, réédition 1984, p. 5
  2. Cf. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, PUF, 1969, coll. Que sais-je ?, p. 40., et Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Edition Errance, 1994.
  3. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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