Meymac

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Meymac
Meymac
Panorama vu du sud
Blason de Meymac
Blason
Meymac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Corrèze Communauté
Maire
Mandat
Philippe Brugère
2020-2026
Code postal 19250
Code commune 19136
Démographie
Gentilé Meymacois, Meymacoise
Population
municipale
2 279 hab. (2021 en diminution de 7,17 % par rapport à 2015)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 12″ nord, 2° 08′ 52″ est
Altitude Min. 593 m
Max. 977 m
Superficie 87,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Ussel
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Plateau de Millevaches
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Meymac
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Meymac
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Meymac
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Meymac
Liens
Site web www.meymac.fr

Meymac (prononcé : /mɛ.mak/ ; en occitan : Maismac) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ville-porte du parc naturel régional de Millevaches, c'est une cité touristique classée parmi les 100 « Plus Beaux Détours de France ».

Sur le territoire de la commune se trouve le point culminant du département, le mont Bessou (977 mètres).

Les habitants de Meymac sont appelés les « Meymacois[1] » et les « Meymacoises ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune.

Localisation[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La commune de Meymac se trouve sur les contreforts sud du plateau de Millevaches, à une altitude de 656 m environ. Elle est d'une très grande superficie[2] : 87,15 km2 (pour 105,40 km2 à Paris[3]).

Trois cours d'eau traversent la commune, la Vézère, la Luzège et la Triouzoune. Ils sont symbolisés sur le blason de la ville. Meymac compte également de nombreux ruisseaux : ruisseau des Maisons, le Cheny (ou ruisseau des Farges), le Chassagnoux, le ruisseau du Rebellier, la Come, le Cloup, le Merlançon, le Noir, le Riou Tras, la Jarrige, le ruisseau des Aiguettes, la Bessade, la Vialle, la Nauche, le ruisseau des Recours…

Climat[modifier | modifier le code]

Historiquement, la commune est exposée à un climat montagnard[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 272 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Ussel à 13 km à vol d'oiseau[7], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 156,1 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Géologie[modifier | modifier le code]

La mine des Chèzes[11] (un kilomètre au sud de Meymac) fut le premier gisement de bismuth découvert et exploité en France. Elle est aujourd'hui fermée.

Meymac a donné son nom à la meymacite[12],[13], un trioxyde de tungstène hydraté découvert près de l'étang du Merlançon.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

C'est en 1883 que la ligne Limoges-Meymac[14] arrive à Meymac. La gare de Meymac se trouve sur une des principales lignes transversales : la ligne Lyon-Bordeaux, qui comporte à Meymac un embranchement vers Limoges. Le train rapide entre Bordeaux et Clermont-Ferrand prend le nom de Ventadour.

Ce fut un nœud ferroviaire notable à l'époque du PO et du PLM. Elle reste toujours une gare importante du TER Limousin. Meymac comporte également une halte au nord-ouest du bourg, le Jassonneix, sur la ligne de Limoges.

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]

La RD 979 (anciennement RN 679) qui relie Limoges à Bort-les-Orgues traverse la commune.

Accès par l'autoroute A89 par la sortie Sortie 23 Ussel-Ouest située sur la commune de Saint-Angel à 8 km au sud.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Meymac est une commune rurale[Note 1],[15]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ussel, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), prairies (21 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), zones urbanisées (3,2 %), terres arables (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)[20].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Meymac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique (la rupture de canalisations de transport de matières dangereuses) et à un risque particulier, le risque de radon[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Meymac.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 19,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 406 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 350 sont en aléa moyen ou fort, soit 25 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2021. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[21].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval des barrages de Bort-les-Orgues, du Chastang, d'Enchanet et de Hautefage, des ouvrages de classe A[Note 3] soumis à PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[26].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Meymac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[27].

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques repères historiques[modifier | modifier le code]

  • Selon le cartulaire de l'abbaye Saint-Pierre d'Uzerche, un ermite nommé « Mammacus » s'y serait établi et l'évêque Rorice II de Limoges aurait consacré en 546 la chapelle que le premier avait fondée. Toutefois, l'origine du nom de Meymac vient plus vraisemblablement de Maximus, nom d'un personnage romain et du suffixe gallo-romain -acum.
  • En 1085, Archambaud III, vicomte de Comborn, fonde un monastère qui est érigé en abbaye en 1147. Au début du XIIe siècle des reliques de saint Léger y sont reçues comme don. L’abbaye voit alors affluer de nombreux pèlerins. En 1265, Eble VII de Ventadour octroie aux habitants une charte de franchises. Meymac devient une ville protégée par des remparts. En 1379, la cité est pillée par Geoffroy Tête-Noire et sa bande de routiers. En 1633, la peste décime la population, la ville ne retrouvera plus jamais son prestige passé.
  • En prévision des états généraux de 1789, Martin Thomas — curé de Meymac — est élu député du clergé.
  • En 1846, les communes de Saint-Germain-le-Lièvre et de Meymac fusionnent.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Le , afin de couper la voie, les résistants francs tireurs et partisans français firent sauter au viaduc des Farges un train transportant des armes et du matériel de l'armée allemande en provenance de Limoges. Il n'y eut aucune victime.
  • Le mercredi , plusieurs dizaines de personnes raflées la veille sont embarquées en gare de Meymac et envoyées, via Limoges et Drancy, vers les camps d'extermination. Ces personnes — adultes et enfants — étaient juives ou considérées comme juives selon les lois racistes du régime de Vichy. Elles habitaient depuis quelques années ou quelques mois à Meymac, à Maussac ou à Égletons[28]. Deux plaques commémoratives ont été apposées à la gare de Meymac en 2003 et 2015[29]. La brigade Jesser fut déployée dans la région de à pour répondre aux actions des maquis du Limousin en Haute-Corrèze.
  • Le , 47 soldats allemands et une femme française proche de la Gestapo sont abattus par les francs-tireurs et partisans (FTP) de Meymac. Ils ont été faits prisonniers lors de la bataille de Tulle les et [30],[31].

Faits divers liés à Meymac[modifier | modifier le code]

  • L'agent de police Jean-Baptiste Vergne, abattu au cours de l'affaire Jacques Fesch, est enterré à Meymac en .
  • Le , un accident de car sur le pont de Mayres en Ardèche fait 19 morts, tous membres de l'amicale laïque de Meymac. Les élèves du cours complémentaire de garçons de Meymac accompagnés du directeur et de plusieurs maîtres avaient préparé un voyage pour voir la mer. Dans la descente de la RN102 en Ardèche, au pied du col de la Chavade, le car perd ses freins en arrivant au pont de Mayres, enfonce le parapet et s'écrase en contrebas dans le lit de la rivière. Une plaque est placée à l'abord du pont en mémoire des victimes ainsi qu'à Meymac sur le mur d'angle de l'abbaye Saint-André, côté avenue Limousine.
  • L'affaire criminelle liée à Roland Bondonny, originaire de Meymac (mais qui habitait dans la région d'Égletons au moment des faits) accusé d'avoir empoisonné plus de 144 animaux de compagnie entre 1997 et 2001, puis d'avoir commandité le meurtre de Marius Lac, un chasseur d'Égletons et gendarme à la retraite.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Selon d'Hozier, la ville porte : d'azur, à trois pals ondés d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel-de-ville.
Le monument aux morts.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Maire[modifier | modifier le code]

Philippe Brugère (DVG) est le maire de Meymac à la suite des élections municipales de 2014, il succède à Serge Vialle (UMP).

Il est réélu en 2020 à la suite des élections municipales.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Meymac appartient à la communauté de communes Haute-Corrèze Communauté.

Canton[modifier | modifier le code]

Meymac fait partie du canton du Plateau de Millevaches créé en 2014.

Les conseillers départementaux sont, à la suite des élections de 2021 :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2023, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[32].

Depuis 2017, le Pavillon bleu flotte sur la plage du lac de Sèchemailles.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].

En 2021, la commune comptait 2 279 habitants[Note 4], en diminution de 7,17 % par rapport à 2015 (Corrèze : −0,86 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6622 9782 5242 5283 1303 2373 3773 8303 908
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7223 5923 7163 2833 1843 9144 1814 1123 964
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7653 9893 9283 6423 6113 2113 2583 0192 465
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2 4112 4102 4342 5232 7962 6272 6612 6252 434
2018 2021 - - - - - - -
2 3222 279-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Éducation et formation[modifier | modifier le code]

La commune possède :

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux[modifier | modifier le code]

Bourg de Meymac[modifier | modifier le code]

Le chevet de l'église et l'aile de l'abbatiale (à gauche sur la photo) qui abrite le musée Marius-Vazeilles.
Statue de la Vierge noire du XIIe siècle
Statue de la Vierge noire XIIe siècle.
Le clocher-porche de l'église abbatiale Saint-André-Saint-Léger (à gauche de la photo, un angle de la halle du XVe siècle).
  • La statue de la Vierge noire (XIIe siècle, classée monument historique) restaurée et visible depuis 2016 est la seule de ce type en Corrèze.
  • L'Hôtel-Dieu (reconstruit en 1681). Fronton gravé : « Hospitum hic, alibi patria » qui signifie : « Un asile, la patrie est ailleurs ». Depuis 2015, il accueille un équipement culturel intercommunal, le pôle culturel Clau del país[40].
La halle.
  • La halle. Datant du XVe siècle, son emplacement se trouvait sur le côté droit de l'église. Reconstruite en 1826, elle est déplacée vers son emplacement actuel. La toiture en ardoise date de 1880, l'ancienne était réalisée en bardeaux. Très belle charpente.
  • Rue Neuve. Une des maisons des Ventadour, échauguette, portes, fenêtres autrefois à meneaux. Porte du XVIe siècle.
  • Rue Saint-Pierre. Vieille maison à pans de bois et « turgotière », nom donné aux lieux de la région auxquels s'intéressa Turgot, lorsqu'il fut intendant à la généralité de Limoges.
  • Rue de Lachenal. Ancien canal avec moulins, maison à tour du XVIIe siècle.
  • L'hôtel de ville. Situé sur l'emplacement de l'ancien château où, en l'an 1795, cinq personnes furent guillotinées, il a été reconstruit en 1932 après l'incendie du précédent bâtiment.
  • Le beffroi. Tour de guet de l'ancienne fortification du XVe siècle.
  • Le château des Moines-Larose. En 1878, Jean Gaye-Bordas, négociant en vin, acheta le terrain contigu à l'abbaye et y fit construire une maison à tourelles de style néo-médiéval[41],[42],[43]. Son rez-de-chaussée abrite aujourd'hui le tiers-lieu entrepreneurial "Au Beau MilLieu".
  • Nombreuses maisons bourgeoises de marchands de vin corréziens construites fin XIXe -début XXe siècle, dans le bourg, sur la commune ou dans le canton[41],[42]. Lorsqu'elles sont agrémentées de tours ou de tourelles, elles sont localement dénommées « château ».
  • Le prieuré du Jassonneix, en activité, installé depuis 1981 dans l'ancien château du même nom[44].

Aux alentours[modifier | modifier le code]

La commune de Meymac comporte de vastes étendues plus ou moins sauvages. De nombreuses zones sont protégées. On y trouve de nombreuses tourbières, quelques landes (puy de la Feuillade notamment), des hêtraies à houx, des ripysylves, des chênaies, des plantations de résineux (douglas, épicéas, sapins).

Le GR 440 traverse Meymac, et de nombreux autres circuits de promenade ont été créés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Négoce des vins de Bordeaux[modifier | modifier le code]

L'idée en revient à Jean Gaye-Bordas, né au hameau de Laval, commune de Davignac, en 1826[42],[52],[41]. Vendeur ambulant, alors qu'il est à Bordeaux, il remarque un jour qu’un greffier de Pauillac envoie du vin à un de ses frères à Lille[53].

Il voit alors l’opportunité de vendre du vin de Bordeaux sous l’étiquette « Meymac-près-Bordeaux »[54] au cours de sa prospection commerciale au domicile des clients potentiels[55],[41]. Il prend les commandes, et revenu en Corrèze, fait expédier la marchandise puis attend le voyage suivant pour encaisser la livraison[52].

À sa suite, de nombreux négociants-voyageurs de haute Corrèze partent à leur tour vendre du vin dans le nord de la France et en Belgique, donnant « Meymac-près-Bordeaux » comme adresse postale à leurs clients[55],[41]. Ayant réussi à fidéliser une importante clientèle, certains achètent des propriétés viticoles dans le Bordelais et apportent à Meymac une prospérité nouvelle[52]. Ceux qui ont fait fortune font construire dans le bourg et aux alentours des maisons de ville, souvent entourées de parcs, appelées aujourd'hui « maisons de marchands de vin », voire « château »[56].

Bois[modifier | modifier le code]

L'économie meymacoise est fortement liée au secteur bois et bois-énergie. L'école forestière de Meymac, créée en 1957, est réputée dans toute la France[57]. La zone d'activités de Maubech promeut l'implantation d'entreprises liées à la transformation du bois (scierie, fabrique de poteaux téléphoniques).

Industrie pharmaceutique[modifier | modifier le code]

En 1990, le groupe américain Bristol-Myers Squibb (BMS), un des leaders de l'industrie pharmaceutique implante un site de production à Meymac. L'usine est spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de médicaments destinés à la prévention et au traitement du VIH et du sida ; y sont aussi fabriqués des médicaments pour traiter les maladies cardio-vasculaires, la douleur ou la dépression.

Après plusieurs mois d'incertitude, le , la fermeture du site, qui emploie 160 salariés[58], et le transfert d'une partie de ses activités sur le site UPSA d'Agen est confirmé pour 2010[59].

Le , la reprise du site par les laboratoires algériens Salem est officialisée[60] et, le , l'usine ferme officiellement ses portes, sans que le projet de reprise par Salem soit finalisé, après avoir été modifié plusieurs fois[61]. Ce n'est que le que l'accord de cession (pour 1  symbolique) est signé entre les deux groupes pharmaceutiques. Le projet présenté par Salem consiste en un redémarrage de l'usine avec une vingtaine de salariés (remise en état des installations), le retour de la production n'étant pas envisagé avant le premier semestre 2011[62]. En , l'usine démarre ses activités de sous-traitance[60]. Mais le , l'établissement est placé en liquidation judiciaire et vingt-sept salariés sont licenciés[58].

Le suivant, le site est repris par le groupe pakistanais Martin Dow (en) qui relance l'activité dans le domaine de la sous-traitance et la production de génériques[58]. À l'occasion du changement de propriétaire, l'usine est visitée en par le président de la République François Hollande[63],[64]. La direction espère, d'ici 2020, faire remonter l'effectif à une centaine de personnes[58],[65].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Musées, centres d'art[modifier | modifier le code]

  • Pôle culturel Clau del país[40] :
    • Antenne de la médiathèque intercommunale de Haute-Corrèze.
    • Pays d'art et d'histoire Hautes terres corréziennes et Ventadour[66].
    • Micro-Folie.
    • Espace muséal[67] consacré à l'exposition « Meymac-près-Bordeaux »[42],[68], relatant l'histoire des marchands de vins issus de la région[55], et dont certains sont devenus exploitants dans le Libournais et le Bordelais.
      • Un chai-musée, avec la reconstitution des locaux professionnels de ces négociants et l'histoire des familles qui se sont livrées à cette activité, complète l'exposition dans un local à proximité.
  • Centre d'art contemporain[39] dans l'aile de l'abbaye parallèle à l'église, créé en 1979.
Expositions temporaires (printemps, été, automne-hiver).
Calendrier monumental de l'Avent à travers les fenêtres de l'abbaye (une fenêtre s'allume chaque soir).
Outils des époques paléolithique, néolithique (bifaces, haches polies), mobilier funéraire gallo-romain (coffres et urnes funéraires en verre), objets du site des Cars et d'autres sites de haute Corrèze fouillés par Marius Vazeilles au rez-de-chaussée.
Objets de la vie courante rurale du plateau de Millevaches (intérieur paysan, activités agricoles et artisanales) au second étage.
Expositions temporaires de mai à novembre, au premier étage.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Festival de musique : concerts dans l'église (classique, jazz, musique du monde).
  • Représentations théâtrales.
  • Antenne de l'école de musique et de danse intercommunale de Haute-Corrèze.
  • Festival livres jeunesse.
  • Cinéma Art et Essai Le Soubise.

Marchés et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Toute l'année :
    • Foire sur la place de l'église les 2e et 4e vendredis du mois.
    • Petit marché de producteurs locaux place de l'église tous les dimanches matin.
  • Hiver :
  • Été :
    • Chaque mercredi, sur la place de l'église, marché festif de producteurs de pays.
    • Concours ovin (début août).
    • Salon des vins de Meymac-près-Bordeaux sous la halle de la place de l'église (mi-août).
    • Journées artisanales d'art (3e week-end d'août) dans tout le bourg.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Des clubs sportifs : aviron, escrime, judo, tir, football dont une équipe féminine à 11, rugby, handball.
  • VTT 1 000 km de sentiers balisés[réf. nécessaire].
  • La Haute-Corrèzienne, randonnée pédestre reliant le lac de Ponty (Ussel) au lac de Sèchemailles (Meymac).
  • Centre équestre à Eymanoux.
  • Randonnées (une vingtaine de circuits proposés)[69].
  • Concentration motarde hivernale Les Millevaches, sur le plateau du même nom qui attire plus de motards qu'il n'y a d'habitants.

Ancienne manifestation sportive[modifier | modifier le code]

  • Critérium cycliste de Meymac, réservé aux coureurs professionnels qui s'est disputé de 1946 à 1991[70].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[25].
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Corrèze.
  2. Meymac sur le site lioon1906.com.
  3. Voir Liste de communes françaises par superficie.
  4. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (ORACLE) en Nouvelle-Aquitaine. » [PDF], sur haute-vienne.chambre-agriculture.fr, (consulté le ), p. 2
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  6. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Orthodromie entre Meymac et Ussel », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Ussel-Lamartine » (commune d'Ussel) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Station Météo-France « Ussel-Lamartine » (commune d'Ussel) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  11. La Mine des Chéze sur le site en anglais Mineralogy Database
  12. Une première description de la Meymacite
  13. Une seconde description de la Meymacite
  14. La ligne Limoges-Meymac sur le site Structurae
  15. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
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  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
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  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
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  25. Article R214-112 du code de l’environnement
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  28. a et b Meymac-Maussac (-). Retour sur une tragédie enfouie, Association pour la mémoire des déportés de Meymac (AMDM), Éditions Les Monédières, Treignac, 2004 (ISBN 2-914848-13-7).
  29. Voir sur lamontagne.fr.
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  31. Alain Albinet et Benoît Hopquin, « Le secret de Meymac, un village à la recherche des corps de soldats allemands exécutés en 1944 », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne Accès payant).
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  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
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  39. a et b Site du CAC de Meymac.
  40. a et b Voir sur le site de Haute-Corrèze Communauté.
  41. a b c d et e « La grande aventure de “Meymac-près-Bordeaux” » sur lepoint.fr.
  42. a b c d et e Voir dans Bibliographie : Marcel Parinaud, Meymac-près-Bordeaux (2011) et De la bruyère à la vigne : histoire des marchands de vin du pays de Meymac (2013 et 2014).
  43. « À côté de ce monument [l'église] dont les lignes sobres sont d'une réelle beauté, un bourgeois a édifié une maison peinte en tons de briques, y a flanqué deux tourelles en poivrières, a fait creuser des niches dans lesquelles sont des statues de plâtre. Cette bâtisse est fort admirée. »

    — Ardouin-Dumazet, Voyage en France 28e série, Limousin, Berger-Levrault & Cie, éditeurs, Paris - Nancy, 1903

    .
  44. Marie-Madeleine Macary, Châteaux en Limousin. La Corrèze, Limoges, éditions René Dessagne, 1972 (BNF 34703389).
  45. Le lac de Sèchemailles sur le site lacorreze.com.
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  47. Le viaduc des Farges sur le site Structurae.
  48. La douglaseraie des Farges sur le site de l'office de tourisme.
  49. Elle a donné son nom à un court métrage d'Antoine Parouty (La Route des hêtres).
  50. Voir notice de personne sur le catalogue général de la BnF.
  51. Internée à Drancy pendant un mois, elle fut libérée car, d'origine catholique, elle fut considérée comme « non-Juive ».
  52. a b et c Voir onglet Patrimoine, Meymac-près-Bordeaux sur meymac.fr.
  53. Marc Prival, De la montagne au vignoble, Clermont-Ferrand, 1997, page 27.
  54. « Meymac-près-Bordeaux » sur videoguidenouvelleaquitaine.fr.
  55. a b et c « L'émigration des “marchands de vin de Meymac” (Corrèze) » par Pierre Luès, Revue de géographie alpine, année 1936, 24-4, pp. 925-942.
  56. « Les maisons de marchands de vin de Meymac » sur videoguidenouvelleaquitaine.fr.
  57. Voir sur ecole-forestiere-meymac.fr.
  58. a b c et d « La renaissance de l'usine pharmaceutique de Meymac » sur lamontagne.fr du 28 février 2017.
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  61. Le site du plan social BMS en France.
  62. Communiqué sur le site de France 3 Limousin.
  63. Voir sur lamontagne.fr.
  64. Voir sur usinenouvelle.com.
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  67. Anciennement dit « Gaye-Bordas ».
  68. Blog des Amis de Meymac-près-Bordeaux.
  69. Le site départementale de la FFRandonnée.
  70. Critérium de Meymac sur siteducyclisme.net.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Treich-Laplène, Meymac et son abbaye. Études historiques, dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, 1886, tome VIII, pp. 23-83, pp. 177-243, pp. 381-448, pp. 541-601, 1887, tome IX, pp. 85-148, pp. 185-240, Brive, Marcel Roche, imprimeur-éditeur.
  • Marc Prival, De la montagne au vignoble. Les Corréziens ambassadeurs des vins de Bordeaux, 1870-1995, Publications de l'Institut d'études du Massif central (Centre d'histoire des entreprises et des communautés), Faculté des lettres et sciences humaines de l'université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 1997 (ISBN 2-87741-075-7)
  • Marcel Parinaud, nombreux ouvrages sur l'histoire de la commune de Meymac, et notamment des marchands de vin de « Meymac-près-Bordeaux » :
    • Meymac-près-Bordeaux, Treignac, éd. de l'Esperluette, 2011
    • De la bruyère à la vigne (Meymac-près-Bordeaux, tome 2), Treignac, éd. de l'Esperluette, 2013 (ISBN 979-10-90784-08-6) ; nouvelle éd. De la bruyère à la vigne : histoire des marchands de vin du pays de Meymac, Brive-la-Gaillarde, éd. les Monédières, 2014 (ISBN 978-2-36340-052-9)

Vidéo[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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