Allassac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Allassac
Vue générale du bourg d'Allassac.
Vue générale du bourg d'Allassac.
Blason de Allassac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Allassac
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du bassin de Brive
Maire
Mandat
Jean-Louis Lascaux
2014-2020
Code postal 19240
Code commune 19005
Démographie
Gentilé Allassacois
Population
municipale
3 869 hab. (2013)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 33″ Nord, 1° 28′ 35″ Est
Altitude Min. 103 m – Max. 387 m
Superficie 39,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de la Corrèze
City locator 14.svg
Allassac

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 14.svg
Allassac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Allassac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Allassac
Liens
Site web Site officiel

Allassac (Alaçac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La digue et l'ancien moulin sur la Vézère à Garavet.

Située dans le bassin de Brive, la commune d'Allassac est irriguée par trois cours d'eau principaux dans le sens nord-sud : la Vézère, son affluent la Loyre, et le Clan, un sous-affluent de la Corrèze.

La ville d'Allassac est implantée au croisement des routes départementales 9, 25, 34 et 134. Elle est également traversée par la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon. Elle est située, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'est d'Objat et douze kilomètres au nord-nord-ouest de Brive-la-Gaillarde.

La commune est également desservie par les routes départementales 57, 148 et 901.

À quatre kilomètres au sud-est, l'autoroute A20 permet par l'échangeur no 48 d'arriver directement à Allassac.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Abattoirs, Bardoux, la Barrière-de-la-Borie, la Bessière, la Blondinerie, Bois-Communal, le Bois-du-Roi, Bois-la-Pleuge, la Borde, les Borderies, le Bos-Delpy, le Bouchailloux, Bridal, Brochat, le Buffalou, les Caneaus, les Carrières, la Chapelle, la Chartroulle, les Chartrous, Chaves-de-Brochas, le Cheyral, Chez-Gauthier, Chez-le-Forgeron, Colombier, la Côte, la Côte-Reynie, la Crois-des-Masredons, Croix-Saint-Joseph, les Escures-de-Gorsas, les Escures-de-la-Chapelle, l'Escurotte, Etang-de-la-Roche, Eyzac, la Faurie, les Fosses, Fouysse, Freygemouche, les Galubes, Garatins, Garavet, les Gardelles, Gau, Gauch, le Gaucher, la Geneste, Giriges, Gorsas, les Gouttes, Grande-Fontaine, les Granetties, Lacombe, Lacomborne, Lajugie, Laprade, Lascaux, Lasteyrie, Laugerie, Laujour, Laval, Lavergne, Maison-Bounie, Maison-Dumas, Maison-Garde, Maison-Meyer, Maison-Soudrie, Mas-Redon, la Meyranie, Montaural, les Mosredons, Moulin-de-Bridal, le Moulin-du-Verdier-Bas, Petit-Garavet, la Pialeporcherie, la Pialeporchie, Pic-de-Corsat, les Pierres-Blanches, la Pissotte, les Placeaux, la Pleuge, Pont-Salomon, le Poulverel, les Prades, Pradel, la Prise-d'Eau, le Puy, Puy-de-Brochat, le Puy-l'Epine, les Rebières-Blanches, la Reygnie, le Roc, la Roche, Le le Saillant, le Saillant-Vieux, Saint-Laurent, la Sudrie, le Temple, Usines-Chaux, Le Verdier, Verdier-Bas, Verdier-Haut, Vinzelas, Virolles, Virols.

Le Saillant

En latin aqua saliens qui désignait une eau bondissante. Ce nom évoque des rapides et une cascade dans une gorge profonde. Il est appelé ad illo Salente en 904.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Allassac est limitrophe de dix communes.

Communes limitrophes d’Allassac
Voutezac Estivaux Saint-Bonnet-l'Enfantier
Sadroc
Objat
Saint-Aulaire
Allassac Donzenac
Yssandon
Varetz
Saint-Viance
Place Allègre.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Allassac serait dérivé du mot gallo-romain Alaciacus (le domaine d’Alacius). Une première mention de la forme Allassac est transcrite dans le testament d'Aredius (saint Yrieix). Il s'est appelé Alaciaco en 947.

Ses habitants sont appelés les Allassacois et les Allassacoises.

Le village est identifié sous le nom d’Alassac sur le Grand atlas du royaume de France établi par Johannes Blaeu au XVIIe siècle puis sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789. On trouve ensuite Allassat, au début de la Révolution française avant l'apparition définitive du nom actuel en 1801.

Histoire[modifier | modifier le code]

Déjà au Mésolithique, le site de la Roche était habité, comme en témoignent les racloirs, et pointes lithiques retrouvés sur les lieux.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Occupée par les Romains, Allassac possède déjà plusieurs carrières d'ardoise qui permettront le développement rapide de la ville.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 572, saint Yrieix et sa mère font don d'une exploitation agricole et de forges à Allassac, qui faisait alors partie du pays d'Yssandon. À la période carolingienne existe déjà un ensemble fortifié abritant une église et une habitation appartenant aux abbés de Limoges, ainsi qu'une habitation seigneuriale.

En 864 on transporta à Allassac les reliques des saints Innocents pour les protéger des envahisseurs normands.

Au Moyen Âge, Allassac devient une seigneurie de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges. Elle est ensuite une co-seigneurie appartenant entre autres à la famille Roffignac surnommée "premiers chrétiens du Limousin".

Au XIVe siècle, la ville se dote d'une deuxième enceinte avec 17 tours, 8 portes et 6 châteaux. L'évêque lutte pour garder son territoire.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les XVIe et XVIIe siècles sont propices à l'expansion grâce aux carrières d'ardoise et aux salaisons, malgré plusieurs sièges. En 1569, Henri d’Anjou y passe quelques jours avec ses armées. En 1580, Allassac est la quatrième ville du Bas Limousin (la Corrèze actuelle). Les maisons nobles à tourelles se multiplient.

En 1790, Allassac est brièvement chef-lieu de canton avant de céder la place à Donzenac en 1801.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1870 la population est de 4 200 habitants et, depuis plus d'un siècle, l'exploitation de l'ardoise est une industrie importante. Le paysan est aussi ardoisier, mais le phylloxera mettra fin à cette double économie. Le paysan devra alors se tourner vers la culture fruitière et celle du tabac tout en développant les exploitations de l'ardoise, les débouchés s'effectuant vers la région parisienne grâce au train.

Le 15 décembre 1908 en fin d'après-midi, le train omnibus no 742 de Brive à Limoges, au départ de la gare d'Allassac, est percuté par le train de marchandises no 2320 dans le tunnel de Pouch, causant la mort de 15 personnes.

En août 1963, la commune subit de graves inondations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Allassac adhère à la communauté d'agglomération du bassin de Brive[1].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1981 1983 Fernande Geneste   Retraitée
mars 1983 1995 Michel Sancier   Transporteur
juin 1995 mars 2014 Gilbert Fronty PS Professeur des écoles
Conseiller général (1998-2015)
mars 2014 en cours Jean-Louis Lascaux DVG  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Allassac relève du tribunal d'instance de Brive-la-Gaillarde, du tribunal de grande instance de Brive-la-Gaillarde, de la cour d'appel de Limoges, du tribunal pour enfants de Brive-la-Gaillarde, du conseil de prud'hommes de Brive-la-Gaillarde, du tribunal de commerce de Brive-la-Gaillarde, du tribunal administratif de Limoges et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[2].

La commune accueille la brigade de proximité de la circonscription de gendarmerie, une recette-perception des impôts et un bureau de poste.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 869 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 159 3 353 3 115 3 670 4 049 4 029 4 209 4 222 4 126
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 070 3 853 4 047 4 082 4 150 4 046 4 165 4 551 4 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 417 4 577 4 396 4 010 4 097 3 806 3 718 3 638 3 637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
3 619 3 448 3 474 3 532 3 379 3 366 3 561 3 715 3 796
2013 - - - - - - - -
3 869 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Volley-ball : 3 équipes inscrites en UFOLEP (mixte).

Football : depuis 1940, le Club sportif allassacois.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La paroisse catholique d'Allassac fait partie de l'ensemble paroissial d'Allassac, Estivaux et Saint-Viance dans le doyenné de moyenne Vézère et du bassin de Brive (Diocèse de Tulle).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

L'arboriculture se développe sur la commune, en particulier la pomme du Limousin (AOP), la pêche, la prune ou le kiwi.

Un vignoble « les Coteaux du Saillant - Vézère » vient d’être replanté sur 17 hectares sur un sol schisteux. Allassac était célèbre jusqu'à la fin du XIXe siècle pour ses vignes, d'où la Cave viticole du Saillant ; les cépage choisis sont chenin, sauvignon gris, chardonnay, merlot et cabernet franc.

L'élevage concerne les veaux de race limousine élevés sous la mère.

Allassac abrite une ardoisière remise en activité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux
Monuments
  • L'église Saint Jean-Baptiste, XIIe et XIVe siècles, classée monument historique en 1914[9]. Le clocher fut fortifié au XIVe siècle lors de la guerre de Cent Ans. Elle possède un remarquable mobilier baroque composé de trois retables et d'une chaire ; ces œuvres auraient été réalisées par les frères Duhamel autour de l'an 1680. Le retable central (1679) est dédié au « Cœur sacré de Jésus ». Le fait qu'il présente sur une face le Christ montrant son Cœur Sacré le rend exceptionnel, cette dévotion n'étant activée que quatre ans avant la création du retable, à la suite de l'apparition du Christ à Marguerite-Marie Alacoque à Paray le Monial en 1675.
  • La chapelle Saint-Nicolas de Tolentine, construite en 1894, au village de Brochat.
  • La robuste chapelle Sainte-Marguerite, bâtie en grès rouge, du XIIIe au XVIIIe siècle, au village de la Chapelle.
  • La chapelle Saint-Ferréol, XVIIe ou XVIIIe siècle, partie intégrante du cimetière, au village de la Chartroulle.
  • La chapelle Saint-Roch, XVIe et XIXe siècles, au village de Gauch.
  • La minuscule chapelle Saint-Laurent, XIIIe et XVIIIe siècles, au village de Saint-Laurent, avec son portail qui ouvre directement sur le cimetière.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Allassac, comme nombre de communes alentour, fait partie du Pays de Vézère-Ardoise bénéficiant, depuis 2001, du label pays d'art et d'histoire[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Allassac

Son blasonnement est : Parti au 1er, coupé au 1, de sable à l'aigle d'or au vol abaissé, au 2, d'argent au lambel de gueules, au 2d, d'or au lion de gueules. Blason adopté en 1981 par le conseil municipal, représentant : à gauche, le blason de la famille de Lasteyrie du Saillant, et à droite celui de la famille de Roffignac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Lascaux, Allassac en Bas-Limousin un pays... une histoire, Allassac, 2006 (ISBN 9782952591904)
  • Chanoine Blaise-Adolphe Marche, Le Passé glorieux d'Allassac et de ses cinq annexes, Brive, 1909 ; Paris, 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b démissionne.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Allassac », sur le site de la communauté d'agglomération du bassin de Brive (consulté le 23 septembre 2015).
  2. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 23 septembre 2015).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  5. « Tour César », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  6. « Manoir des Tours », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  7. Forge d'armes et musée « la Bombarde »
  8. « Vieux pont du Saillant sur la Vézère », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  9. « Église de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  10. « Pays de Vézère-Ardoise », sur le site de l'association Pays de Vézère-Ardoise (consulté le 23 septembre 2015).