Allassac

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Allassac
Vue générale du bourg d'Allassac.
Vue générale du bourg d'Allassac.
Blason de Allassac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Allassac
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du bassin de Brive
Maire
Mandat
Jean-Louis Lascaux
2014-2020
Code postal 19240
Code commune 19005
Démographie
Gentilé Allassacois
Population
municipale
3 882 hab. (2014 en augmentation de 3,35 % par rapport à 2009)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 33″ nord, 1° 28′ 35″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 387 m
Superficie 39,01 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Allassac (Alaçac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La digue et l'ancien moulin sur la Vézère à Garavet.

Située dans le bassin de Brive, la commune d'Allassac est irriguée par trois cours d'eau principaux dans le sens nord-sud : la Vézère, son affluent la Loyre, et le Clan, un sous-affluent de la Corrèze.

La ville d'Allassac est implantée au croisement des routes départementales 9, 25, 34 et 134. Elle est également traversée par la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon. Elle est située, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'est d'Objat et douze kilomètres au nord-nord-ouest de Brive-la-Gaillarde.

La commune est également desservie par les routes départementales 57, 148 et 901.

À quatre kilomètres au sud-est, l'autoroute A20 permet par l'échangeur no 48 d'arriver directement à Allassac.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Abattoirs, Bardoux, la Barrière-de-la-Borie, la Bessière, la Blondinerie, Bois-Communal, le Bois-du-Roi, Bois-la-Pleuge, la Borde, les Borderies, le Bos-Delpy, le Bouchailloux, Bridal, Brochat, le Buffalou, les Caneaus, les Carrières, la Chapelle, la Chartroulle, les Chartrous, Chaves-de-Brochas, le Cheyral, Chez-Gauthier, Chez-le-Forgeron, Colombier, la Côte, la Côte-Reynie, la Crois-des-Masredons, Croix-Saint-Joseph, les Escures-de-Gorsas, les Escures-de-la-Chapelle, l'Escurotte, Etang-de-la-Roche, Eyzac, la Faurie, les Fosses, Fouysse, Freygemouche, les Galubes, Garatins, Garavet, les Gardelles, Gau, Gauch, le Gaucher, la Geneste, Giriges, Gorsas, les Gouttes, Grande-Fontaine, les Granetties, Lacombe, Lacomborne, Lajugie, Laprade, Lascaux, Lasteyrie, Laugerie, Laujour, Laval, Lavergne, Maison-Bounie, Maison-Dumas, Maison-Garde, Maison-Meyer, Maison-Soudrie, Mas-Redon, la Meyranie, Montaural, les Mosredons, Moulin-de-Bridal, le Moulin-du-Verdier-Bas, Petit-Garavet, la Pialeporcherie, la Pialeporchie, Pic-de-Corsat, les Pierres-Blanches, la Pissotte, les Placeaux, la Pleuge, Pont-Salomon, le Poulverel, les Prades, Pradel, la Prise-d'Eau, le Puy, Puy-de-Brochat, le Puy-l'Epine, les Rebières-Blanches, la Reygnie, le Roc, la Roche, Le le Saillant, le Saillant-Vieux, Saint-Laurent, la Sudrie, le Temple, Usines-Chaux, Le Verdier, Verdier-Bas, Verdier-Haut, Vinzelas, Virolles, Virols.

Le Saillant

En latin aqua saliens qui désignait une eau bondissante. Ce nom évoque des rapides et une cascade dans une gorge profonde. Il est appelé ad illo Salente en 904.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Allassac est limitrophe de dix communes.

Communes limitrophes d’Allassac
Voutezac Estivaux Saint-Bonnet-l'Enfantier
Sadroc
Objat
Saint-Aulaire
Allassac Donzenac
Yssandon
Varetz
Saint-Viance
Place Allègre.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Allassac serait dérivé du mot gallo-romain Alaciacus (le domaine d’Alacius). Une première mention de la forme Allassac est transcrite dans le testament d'Aredius (saint Yrieix). Il s'est appelé Alaciaco en 947.

Ses habitants sont appelés les Allassacois et les Allassacoises.

Le village est identifié sous le nom d’Alassac sur le Grand atlas du royaume de France établi par Johannes Blaeu au XVIIe siècle puis sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789. On trouve ensuite Allassat, au début de la Révolution française avant l'apparition définitive du nom actuel en 1801.

Histoire[modifier | modifier le code]

Déjà au Mésolithique, le site de la Roche était habité, comme en témoignent les racloirs, et pointes lithiques retrouvés sur les lieux.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Occupée par les Romains, Allassac possède déjà plusieurs carrières d'ardoise qui permettront le développement rapide de la ville.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 572, saint Yrieix et sa mère font don d'une exploitation agricole et de forges à Allassac, qui faisait alors partie du pays d'Yssandon. À la période carolingienne existe déjà un ensemble fortifié abritant une église et une habitation appartenant aux abbés de Limoges, ainsi qu'une habitation seigneuriale.

En 864 on transporta à Allassac les reliques des saints Innocents pour les protéger des envahisseurs normands.

Au Moyen Âge, Allassac devient une seigneurie de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges. Elle est ensuite une co-seigneurie appartenant entre autres à la famille Roffignac surnommée "premiers chrétiens du Limousin".

Au XIVe siècle, la ville se dote d'une deuxième enceinte avec 17 tours, 8 portes et 6 châteaux. L'évêque lutte pour garder son territoire.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les XVIe et XVIIe siècles sont propices à l'expansion grâce aux carrières d'ardoise et aux salaisons, malgré plusieurs sièges. En 1569, Henri d’Anjou y passe quelques jours avec ses armées. En 1580, Allassac est la quatrième ville du Bas Limousin (la Corrèze actuelle). Les maisons nobles à tourelles se multiplient.

En 1790, Allassac est brièvement chef-lieu de canton avant de céder la place à Donzenac en 1801.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1870 la population est de 4 200 habitants et, depuis plus d'un siècle, l'exploitation de l'ardoise est une industrie importante. Le paysan est aussi ardoisier, mais le phylloxera mettra fin à cette double économie. Le paysan devra alors se tourner vers la culture fruitière et celle du tabac tout en développant les exploitations de l'ardoise, les débouchés s'effectuant vers la région parisienne grâce au train.

Le 15 décembre 1908 en fin d'après-midi, le train omnibus no 742 de Brive à Limoges, au départ de la gare d'Allassac, est percuté par le train de marchandises no 2320 dans le tunnel de Pouch, causant la mort de 15 personnes.

En août 1963, la commune subit de graves inondations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Allassac adhère à la communauté d'agglomération du bassin de Brive[1].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2017.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1981 1983 Fernande Geneste   Retraitée
mars 1983 1995 Michel Sancier   Transporteur
juin 1995 mars 2014 Gilbert Fronty PS Professeur des écoles
Conseiller général (1998-2015)
mars 2014 en cours Jean-Louis Lascaux DVG  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Allassac relève du tribunal d'instance de Brive-la-Gaillarde, du tribunal de grande instance de Brive-la-Gaillarde, de la cour d'appel de Limoges, du tribunal pour enfants de Brive-la-Gaillarde, du conseil de prud'hommes de Brive-la-Gaillarde, du tribunal de commerce de Brive-la-Gaillarde, du tribunal administratif de Limoges et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[2].

La commune accueille la brigade de proximité de la circonscription de gendarmerie, une recette-perception des impôts et un bureau de poste.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2014, la commune comptait 3 882 habitants[Note 2], en augmentation de 3,35 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 159 3 353 3 115 3 670 4 049 4 029 4 209 4 222 4 126
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 070 3 853 4 047 4 082 4 150 4 046 4 165 4 551 4 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 417 4 577 4 396 4 010 4 097 3 806 3 718 3 638 3 637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 619 3 448 3 474 3 532 3 379 3 366 3 561 3 796 3 882
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Volley-ball : 3 équipes inscrites en UFOLEP (mixte).

Football : depuis 1940, le Club sportif allassacois.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La paroisse catholique d'Allassac fait partie de l'ensemble paroissial d'Allassac, Estivaux et Saint-Viance dans le doyenné de moyenne Vézère et du bassin de Brive (Diocèse de Tulle).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'arboriculture se développe sur la commune, en particulier la pomme du Limousin (AOP), la pêche, la prune ou le kiwi.

Un vignoble « les Coteaux du Saillant-Vézère » vient d’être replanté sur 17 hectares sur un sol schisteux. Allassac était célèbre jusqu'à la fin du XIXe siècle pour ses vignes, d'où la cave viticole du Saillant ; les cépage choisis sont chenin, sauvignon gris, chardonnay, merlot et cabernet franc.

L'élevage concerne les veaux de race limousine élevés sous la mère.

Activités extractives[modifier | modifier le code]

Allassac abrite une ardoisière remise en activité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux
Monuments
  • La chapelle Saint-Nicolas de Tolentine, construite en 1894, au village de Brochat.
  • La robuste chapelle Sainte-Marguerite, bâtie en grès rouge, du XIIIe au XVIIIe siècle, au village de la Chapelle.
  • La chapelle Saint-Ferréol, XVIIe ou XVIIIe siècle, partie intégrante du cimetière, au village de la Chartroulle.
  • La chapelle Saint-Roch, XVIe et XIXe siècles, au village de Gauch.
  • La minuscule chapelle Saint-Laurent, XIIIe et XVIIIe siècles, au village de Saint-Laurent, avec son portail qui ouvre directement sur le cimetière.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Allassac, comme nombre de communes alentour, fait partie du Pays de Vézère-Ardoise bénéficiant, depuis 2001, du label pays d'art et d'histoire[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Allassac

Son blasonnement est : Parti au 1er, coupé au 1, de sable à l'aigle d'or au vol abaissé, au 2, d'argent au lambel de gueules, au 2d, d'or au lion de gueules.

Blason adopté en 1981 par le conseil municipal, représentant : à gauche, le blason de la famille de Lasteyrie du Saillant, et à droite celui de la famille de Roffignac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Lascaux, Allassac en Bas-Limousin un pays... une histoire, Allassac, 2006 (ISBN 9782952591904)
  • Chanoine Blaise-Adolphe Marche, Le Passé glorieux d'Allassac et de ses cinq annexes, Brive, 1909 ; Paris, 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b démissionne.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Allassac », sur le site de la communauté d'agglomération du bassin de Brive (consulté le 23 septembre 2015).
  2. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 23 septembre 2015).
  3. Site des villes et villages fleuris, consulté le 10 décembre 2017.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. « Tour César », notice no PA00099648, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  9. « Manoir des Tours », notice no PA00125504, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  10. Forge d'armes et musée « la Bombarde »
  11. « Vieux pont du Saillant sur la Vézère », notice no PA00099647, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  12. « Église de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00099646, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 juin 2011.
  13. « Pays de Vézère-Ardoise », sur le site de l'association Pays de Vézère-Ardoise (consulté le 23 septembre 2015).