Marion Sigaut

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Marion Sigaut
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Naissance (66 ans)[1]
Paris, France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Marion Sigaut, née le à Paris[1], est une écrivaine et conférencière française, titulaire d'un diplôme d'études approfondies en histoire.

Elle a publié des ouvrages relatifs à l'histoire du XVIIIe siècle en France, aux affaires religieuses, policières et judiciaires de la fin de l’Ancien Régime jusqu'aux débuts de la Révolution française. Proche du mouvement Égalité et Réconciliation, elle a notamment publié aux éditions Kontre Kulture des analyses critiques de Voltaire et de l'époque des Lumières.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et début de carrière : récits autobiographiques (1950-1994)[modifier | modifier le code]

Selon ses différents écrits autobiographiques, dont elle a donné quelques éléments à l'occasion d'entretiens ou de conférences, Marion Sigaut a grandi à Clamart, en proche banlieue parisienne, dans une famille de tradition catholique, et elle fait ses études secondaires au lycée François-Villon à Paris.

En 1989, elle publie, par l'intermédiaire de Jeanne Charpentier, son premier livre Le Petit Coco chez l'éditrice Sylvie Messinguer[2]. Elle y raconte son drame familial, qui l'oppose fortement à son père et la mène à renoncer à ses anciennes valeurs chrétiennes à l’occasion des événements de mai 68. Elle tente alors l'expérience du kibboutz et fait plusieurs voyages de quelques mois en Israël à partir de 1971. Quand elle n'est pas en Israël, elle travaille à l'époque comme secrétaire pour des maisons d'édition ou de presse[3].

En 1991, en pleine guerre du Golfe, son livre Les Deux Cœurs du monde : du Kibboutz à l'Intifada est édité par Françoise Verny chez Flammarion. Elle y raconte son expérience israélienne, d'abord dans les kibboutz puis comme militante de la cause palestinienne.

Écrits journalistiques sur des sujets contemporains (1994-1998)[modifier | modifier le code]

En 1994, elle consacre un nouvel ouvrage à la question israélienne, et particulièrement à celle de l'immigration de milliers de juifs russes en Israël, afin d'y former une nouvelle communauté. Il s'agit de Russes errants sans terre promise publié chez L'Harmattan, romancé mais basé sur des témoignages réels. L'ouvrage est notamment recensé par l'universitaire Nicole Beaurain comme un « livre reportage dont la lecture est passionnante » sur « un aspect mal connu d'Israël : les conditions d'intégration des Juifs russes ». Selon la sociologue, l'auteur « connaît bien Israël et avoue éprouver une passion pour ce pays et les peuples qui y vivent »[4]. Le livre est cité par le journaliste militant Michel Warschawski dans un ouvrage à propos du conflit israélo-palestinien, prônant la paix et l'égalité des droits[5].

Par la suite, au milieu des années 1990, Marion Sigaut collabore avec le Comité catholique contre la faim et pour le développement pour lequel elle écrit trois ouvrages de type journalistique[6] : Libres femmes de Palestine, sur l'invention d'un nouveau système de santé en Palestine, La Terre promise aux Sud-Africains sur les laissés pour compte après l'apartheid, et enfin Mansour Kardosh : un juste à Nazareth, biographie d'un militant arabe israélien pour lequel elle obtient le 26e prix Palestine - Mahmoud Hamchari 1998[7]. Le premier et le dernier de ces trois ouvrages font partie d'une « bibliographie sélective et bilingue d’ouvrages et d’articles consacrée au processus de paix qui a conduit à la signature de l’accord Gaza-Jéricho, et à l’émergence d’une situation nouvelle avec la création des Territoires autonomes palestiniens »[8] constituée par l'Institut du monde arabe en 1998[9].

Recherches et thèses sur l'histoire du XVIIIe siècle en France (depuis 1998)[modifier | modifier le code]

À partir de cette période, elle va s'intéresser à des affaires d'enlèvements d'enfants perpétrés à Paris sous le règne de Louis XV. En 2001, avec pour objectif de faire des recherches approfondies sur la question, elle reprend ses études d'histoire afin d'obtenir à la fois une méthode de travail rigoureuse et une forme de crédibilité. En 2005, elle obtient un diplôme de troisième cycle universitaire français (équivalent de l'actuel master 2) à l'université Paris-VII en validant un diplôme d'études approfondies grâce à un mémoire sur Les enfants de l'Hôpital de France au XVIIIe siècle[10]. En 2008, en prolongement de ce mémoire, Marion Sigaut publie La Marche rouge, les enfants perdus de l'Hôpital général qui raconte, sur fond de soulèvement sanglant de parents indignés, sa découverte d'une série d'événements liés à l'Hôpital général de Paris, institution laïque et dévote qui a couvert un gigantesque trafic d'enfants pauvres.

En décembre 2010 paraît Le Mystère du tableau de David, essai historique autour de la disparition du tableau Les Derniers Moments de Michel Lepeletier. À partir des travaux d'Arnaud de Lestapis, l’auteur avance que l’enquête diligentée par la Convention pour retrouver l’assassin de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau masque en fait un secret d’État. Elle fait également une critique du plan national d’éducation rédigé par ce même Lepeletier, plan qui fut applaudi notamment par Robespierre et qu’elle décrit comme un programme totalitaire de travaux forcés des enfants de la République. L'ouvrage est recensé par l'universitaire Marcel Dorigny, notamment membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, dans la revue spécialisée Dix-huitième siècle[11].

Résidant en Bourgogne, elle écrit depuis l'automne 2011 des articles de vulgarisation historique sur l'absolutisme royal et ses opposants nommés De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise. En mars 2010 elle publie un roman historique, toujours chez Jacqueline Chambon, Mourir à l’ombre des Lumières, l’énigme Damiens, sur Robert François Damiens.

Politique[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1980, elle côtoie les milieux troskistes lambertistes et figure sur une liste de ce courant lors des élections législatives de 1986, aux côtés de Daniel Gluckstein par exemple[12].

En novembre 2012 elle devient déléguée nationale à la Vitalité de la langue française au sein du parti Debout la République (DLR)[13].

Proche d'Alain Soral et de son mouvement Égalité et Réconciliation[14], elle renonce ensuite à son poste de déléguée nationale de "Debout La République" à la demande de Nicolas Dupont-Aignan[15]. Ses derniers ouvrages sont publiés par la maison d'édition d'Alain Soral : Kontre Kulture.

Conspiracy Watch la présente en 2013 comme une personnalité de « la complosphère francophone » : son « courage » est salué par Étienne Chouard, Dieudonné « l'accueille dans son théâtre », et Alain Soral « assure la promotion de ses écrits et de ses vidéos »[16].

Prix[modifier | modifier le code]

Elle a reçu le 26e prix Palestine - Mahmoud Hamchari 1998 pour son ouvrage Mansour Kardosh, un juste à Nazareth[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Marion Sigaut, Le Petit Coco, Sylvie Messinger, , 220 p. (ISBN 2865831418).
    Récit autobiographique.
  • Les Deux Cœurs du monde, du kibboutz à l’Intifada, Flammarion, 1991, réédition en 2012 chez Kontre Kulture (ISBN 9782953988055)
    Récit autobiographique romancé. Traduction en allemand, Das Herz Zweier Welten, Goldmann Verlag, Munich, 1992.
  • Russes errants sans terre promise, L’Harmattan, 1994. Récit sur l'errance de couples mixtes entre Israël et l'empire soviétique en décomposition.
  • Libres Femmes de Palestine, éditions de l’Atelier, 1996. L'invention d'un système de santé pour les plus pauvres.
  • Mansour Kardosh, un juste à Nazareth, éditions de l’Atelier, 1997. Biographie d’un des premiers combattants pacifiques palestiniens, meunier à Nazareth.
Traduction du livre en arabe, pour le HRA, Arab Human Rights à Nazareth en 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « SIGAUT Marion », sur www.crl-bourgogne.org (consulté le 20 janvier 2017)
  2. [vidéo]Bibliographie en vidéo sur marionsigaut.fr, 27 avril 2014, consulté le 22 janvier 2016
  3. Marion Sigaut, Du kibboutz au pilon. sur egalitetetreconciliation.fr, Égalité et réconciliation, 9 mai 2012, consulté le 22 janvier 2016
  4. Nicole Beaurain, « Compte rendu de Marion Sigaut, Russes errants sans terre promise, Paris, L'Harmattan, 1994 », L'Homme et la société, vol. 114, no 4,‎ , p. 139-140 (lire en ligne)
  5. Michel Warschawski, Israël-Palestine : le défi binational, éditions Textuel, 2001 (lire en ligne)
  6. Livres Hebdo, Numéros 208 à 211, Éditions professionnelles du livre, , p. 104
  7. a et b L'Humanité, le 28 novembre 1998 [1]
  8. Bibliothèque de l'Institut du monde arabeCatalogue des publications, septembre 2009, p. 7
  9. Evelyne Cortet, Nicola Hahn, Laurence Mazaud, La Question palestinienne: des accords de paix à l'impasse ?, Institut du monde arabe, 1998, p. 29 et p. 36, lire en ligne
  10. Annie Crépin, Travaux inédits. Travaux soutenus devant les universités portant sur la période révolutionnaire (vers 1750 - vers 1830), in Annales historiques de la Révolution française, n°345, 2006, p. 161 [lire en ligne]
  11. Gérard Laudin (dir.), « Notes de lecture. », Dix-huitième siècle 1/2011 (n° 43) , p. 725-867, lire en ligne
  12. Ministère de l'Intérieur, Les élections législatives de 1986, Imprimerie nationale, Paris, 1986, p. 466, lire en ligne
  13. Vous avez interviewé Frédéric Haziza pour son livre Vol au-dessus d'un nid de fachos, 20 Minutes, 22 janvier 2014
  14. Vol au-dessus d'un nid de fachos, Frédéric Haziza, Fayard, 2014, pp. 74-75
  15. « Dupont-Aignan s'en prend à Haziza », sur lejdd.fr,‎ (consulté le 17 mai 2015).
  16. « Marion Sigaut forever », sur www.conspiracywatch.info, Conspiracy Watch,‎ (consulté le 5 novembre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]