Marion Sigaut

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Marion Sigaut
Description de l'image defaut.svg.
Naissance (65 ans)[1]
Nationalité française
Profession
Formation

Marion Sigaut, née le à Paris, est une romancière et historienne française[2],[3] spécialisée dans le XVIIIe siècle, particulièrement en ce qui concerne les affaires religieuses, policières et judiciaires de la fin de l’Ancien Régime jusqu'aux débuts de la Révolution française. Proche des milieux catholique et souverainiste, elle a publié ces dernières années une critique radicale de Voltaire et du Mouvement des Lumières.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses cinq premiers livres sont des récits autobiographiques ayant pour cadre essentiellement les relations israélo-palestiniennes. Elle aborde également le thème de la cause palestinienne.

Son premier livre, Le Petit Coco, raconte son drame familial, dans lequel son expérience israélienne n'apparaît qu'incidemment. On y apprend qu'elle grandit à Clamart, en proche banlieue parisienne, et suit une scolarité classique au lycée François-Villon. Élevée dans la religion catholique, elle milite à la Jeunesse étudiante chrétienne.

Elle adhère aux idées de gauche à l’occasion de Mai 68 et participe au Mouvement de libération des femmes. Elle tente alors l'expérience du kibboutz en Israël en 1971.

En 1991, en pleine guerre du Golfe, elle publie chez Flammarion Les Deux Cœurs du monde, du Kibboutz à l'Intifada qui raconte son amour pour ces deux peuples qu'elle a rencontrés.

À la demande du Comité catholique contre la faim et pour le développement[4], elle a également écrit un ouvrage sur les oubliés de l'abolition de l'apartheid sud-africain.

Elle reprend des études d'histoire en 2001 et obtient un diplôme de troisième cycle (master 2) à l'université de Paris VII même si elle perd une année lors de son DEA à cause de l'administration.

En décembre 2010 paraît Le Mystère du tableau de David, essai historique autour de la disparition du tableau Les Derniers Moments de Michel Lepeletier. À partir des travaux d'Arnaud de Lestapis, l’auteur avance que l’enquête diligentée par la Convention pour retrouver l’assassin de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau masque en fait un secret d’État. Elle fait également une critique du plan national d’éducation rédigé par ce même Lepeletier, plan qui fut applaudi notamment par Robespierre et qu’elle décrit comme un programme totalitaire de travaux forcés des enfants de la République.

Résidant en Bourgogne, elle écrit depuis l'automne 2011 des articles de vulgarisation historique sur l'absolutisme royal et ses opposants, De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise. Elle publie en 2008 chez Jacqueline Chambon La Marche rouge, les enfants perdus de l'hôpital général qui raconte, sur fond de soulèvement sanglant de parents indignés, sa découverte des dessous de l'Hôpital général de Paris, institution laïque et dévote qui aurait couvert un gigantesque trafic d'enfants pauvres. En mars 2010 elle publie un roman historique, toujours chez Jacqueline Chambon, Mourir à l’ombre des Lumières, l’énigme Damiens, sur Robert François Damiens.

En novembre 2012 elle devient « déléguée nationale à la Vitalité de la langue française » au sein du parti Debout la République [5].

Proche d'Alain Soral et de son mouvement Égalité et Réconciliation d'après Vol au-dessus d'un nid de fachos de Frédéric Haziza[6], elle renonce à son poste de déléguée nationale de DLR à la demande de Nicolas Dupont-Aignan[7] et se positionne comme une critique des Lumières[8] et de Voltaire[9]. Ses derniers ouvrages sont publiés par la maison d'édition Kontre Kulture.

Prix[modifier | modifier le code]

Elle a reçu le 26e prix Palestine - Mahmoud Hamchari 1998 pour son ouvrage Mansour Kardosh, un juste à Nazareth[10].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Petit Coco, Sylvie Messinger, 1989.
    Récit autobiographique.
  • Les Deux Cœurs du monde, du kibboutz à l’Intifada, Flammarion, 1991, récit autobiographique romancé.
    Traduction en allemand, Das Herz Zweier Welten, Goldmann Verlag, Munich, 1992.
  • Russes errants sans terre promise, L’Harmattan, 1994. Récit sur l'errance de couples mixtes entre Israël et l'empire soviétique en décomposition.
  • Libres Femmes de Palestine, éditions de l’Atelier, 1996. L'invention d'un système de santé pour les plus pauvres.
  • Mansour Kardosh, un juste à Nazareth, éditions de l’Atelier, 1997. Biographie d’un des premiers combattants pacifiques palestiniens, meunier à Nazareth.
Traduction du livre en arabe, pour le HRA, Arab Human Rights à Nazareth en 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SIGAUT Marion, Centre Régional du Live de Bourgogne.
  2. L'historienne Marion Sigaut..., Lyonne.fr, 3 mars 2014.
  3. Marion Sigaut dédicacera..., Librairie Facta, 3 janvier 2015.
  4. Voir la couverture de l'édition originale de La Terre promise aux Sud-Africains[1]
  5. Vous avez interviewé Frédéric Haziza pour son livre Vol au-dessus d'un nid de fachos, 20 Minutes, 22 janvier 2014
  6. Vol au-dessus d'un nid de fachos, Fédérci Haziza, Fayard, 2014, pp. 74-75
  7. « Dupont-Aignan s'en prend à Haziza », sur lejdd.fr,‎ (consulté le 17 mai 2015).
  8. [vidéo] Les lumières, un antihumanisme, conférence de Marion Sigaut
  9. Voltaire : du mythe à la réalité, conference
  10. L'Humanité, le 28 novembre 1998 [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]