Marie-Jo Zimmermann

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Marie-Jo Zimmermann
Illustration.
Marie-Jo Zimmermann.
Fonctions
Conseillère départementale de la Moselle
En fonction depuis le
(6 mois et 15 jours)
Élection 27 juin 2021
Circonscription Canton du Pays messin
Prédécesseur Martine Gillard
Députée française

(19 ans, 4 mois et 18 jours)
Élection
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2007
17 juin 2012
Circonscription 3e de la Moselle
Législature XIe, XIIe, XIIIe et XIVe
Prédécesseur Jean Louis Masson
Successeur Richard Lioger
Conseillère municipale de Metz

(12 ans, 3 mois et 7 jours)
Élection 16 mars 2008
Maire Dominique Gros

(13 ans, 5 mois et 6 jours)
Élection 19 mars 1989
Maire Jean-Marie Rausch
Conseillère régionale de Lorraine

(11 ans et 26 jours)
Élection 15 mars 1998
Président Gérard Longuet
Jean-Pierre Masseret
Biographie
Nom de naissance Marie-Josèphe Kin
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Creutzwald (Moselle)
Nationalité Française
Parti politique UMP (2002-2015)
LR (2015-2019)

Marie-Jo Zimmermann, née le à Creutzwald, est une femme politique française. Elle est notamment députée de la Moselle de 1998 à 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Née en 1951 à Creutzwald, en Moselle, elle effectue des études supérieures à Strasbourg.

Elle devient ensuite professeure d'histoire et de géographie.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Militante associative et gaulliste, elle est choisie par Pierre Messmer pour être candidate aux législatives sur sa liste en 1986 (ces élections se déroulant intégralement au scrutin proportionnel départemental à un seul tour)[1].

Élue conseillère municipale de Metz en 1989, puis député suppléant de Metz III en 1993, elle siège au conseil d’administration des TCRM[Quand ?] et à celui de l’OPAC de la Moselle[Quand ?] où elle était personnalité qualifiée désignée par le préfet[1].

Elle est élue députée de Metz III en [1] et conseillère régionale de Lorraine en mars 1998[1]. En , elle est désignée vice-présidente du conseil régional de Lorraine, et déléguée à la gestion des lycées[1].

Elle est réélue députée en 2002[1], réunissant 62 % des suffrages exprimés[2]. Elle est également nommée en 2002 rapporteure générale de l’Observatoire de la parité par le président de la République Jacques Chirac[1]. Avec 2 404 questions écrites posées au gouvernement entre le 2002 et mi-2006, elle est le troisième député le plus actif de l'Assemblée nationale sur ce critère[3].

Elle est de nouveau réélue députée dans la 3e circonscription électorale de la Moselle pour la XIIIe législature le au premier tour avec 50,96 % des voix face à Marie-Anne Isler-Béguin[4].

Elle est candidate UMP aux élections municipales à Metz en . Après avoir obtenu 16,5 % des voix au premier tour, contre 24,2 % pour le maire sortant Jean-Marie Rausch, et 34 % pour le candidat PS Dominique Gros, l'UMP lui retire son investiture au profit du maire sortant[5]. Elle fait alors alliance avec la candidate MoDem Nathalie Griesbeck qui avait remporté 14,7 % des votes, et le candidat indépendant Emmanuel Lebeau, qui avait obtenu 5,6 % des votes. Au deuxième tour, Marie-Jo Zimmermann est battue. Elle remporte 24,3 % des voix contre 27,4 % pour Jean-Marie Rausch et 48,3 % pour Dominique Gros qui est élu maire[6].

Elle est réélue députée pour la XIVe législature le dans la 3e circonscription de la Moselle[1], au second tour avec 53,76 % des voix face à Christiane Pallez (PS). Le , elle est élue vice-présidente du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Aux élections municipales de 2014, elle est tête de liste d'une liste de droite cette fois unie, mais elle est à nouveau battue au second tour par Dominique Gros.

Elle est battue par Richard Lioger le , alors qu’elle brigue un cinquième mandat de députée dans la 3e circonscription électorale de la Moselle.

Le , elle quitte LR[7]. Elle figure en 4e position sur la liste de Debout la France aux élections européennes de 2019[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Nathalie Coupez, « Zimmermann, Marie-Jo [Creutzwald, Moselle 1951 ] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Le Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, , p. 4715
  2. « 057 Moselle », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Hélène Constanty, Députés sous influences : le vrai pouvoir des lobbies à l'Assemblée nationale, Fayard, (ISBN 2-213-63008-9 et 978-2-213-63008-3, OCLC 72758116, lire en ligne)
  4. « Lorraine Moselle », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « À Metz, l'UMP retire son investiture à Marie-Jo Zimmermann au profit du maire sortant », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « Marie-Jo Zimmermann, le devoir de déranger », Travail, genre et sociétés, no 25,‎ , p. 5-18 (DOI 10.3917/tgs.025.0005, lire en ligne)
  7. [«  Metz : l’ex-députée de Moselle Marie-Jo Zimmermann claque la porte des Républicains », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne).
  8. Reuters, « Européennes : Dupont-Aignan entre en campagne sans poids lourd », sur mediapart.fr, (consulté le ).
  9. « Décret du 13 juillet 2018 portant promotion et nomination », sur legiondhonneur.fr (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

  • Marlène Coulomb-Gully, « Marie-Jo Zimmermann », dans Christine Bard (direction) et Sylvie Chaperon (collaboration), Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe-XXIe siècle, Paris, Presses universitaires de France, , p. 1581-1583.
  • Janine Mossuz-Lavau, « Marie-Jo Zimmerman : un engagement dans l’espace de la cause des femmes. Témoignage oral recueilli le 8 novembre 2007 », Histoire@Politique - Politique, culture, société : revue électronique du Centre d'histoire de Sciences Po, no 17 « Gaullistes, femmes et réseaux »,‎ (lire en ligne).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]