Accès à internet à haut débit

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Récepteur satellite.

Un accès à internet à haut débit (ou accès à Internet à large bande, par traduction littérale du terme anglais broadband) est un accès à Internet à un débit supérieur à celui de l'accès par modem (typiquement : 56 kilobits par seconde) et par RNIS (typique 1× ou 2× 64 kilobits par seconde). Selon Neelie Kroes, « un développement plus rapide des technologies du haut débit peut créer un million d'emplois[1]. »

Le successeur annoncé du haut débit est le très haut débit (ou THD). Sur les mobiles, c'est en 2012 le HSPA (3G+) et le HSPA+ Dual-Cell qui apportent les plus hauts débits mobile aux utilisateurs avec des débits pics allant jusqu'à 42 Mbits/s en voie descendante et 10 Mbits/s en voie montante.

Définition[modifier | modifier le code]

La définition du haut débit varie considérablement selon les pays. Aux États-Unis, un débit supérieur à 4 mégabits par seconde en descendant et 1 mégabits par seconde en montant[2]. Au Canada, un débit supérieur à 1,5 mégabits par seconde. Au Japon, un débit supérieur à 100 mégabits par seconde (équivalent à du très haut débit).

Pour l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un débit supérieur à 256 kilobits par seconde.

Pour l'Union internationale des télécommunications (UIT), un débit supérieur ou égal à 256 kilobits par seconde.

Pour le Sénat en France, un débit supérieur à 2 megabits par seconde


Technologies[modifier | modifier le code]

Il s'agit généralement de haut débit au niveau du réseau d'accès (ou boucle locale), c'est-à-dire au niveau du lien final entre l'abonné et le réseau. Les réseaux en amont (collecte et transport) sont quant à eux plutôt caractérisés par du très haut débit, correspondant au trafic agrégé de plusieurs dizaines, centaines ou milliers d'utilisateurs (suivant l'échelle considérée).

Les principales technologies de raccordement permettant le haut-débit incluent :

Ces techniques sont capables en théorie d'apporter des services multiples (images, voix, données) à haut débit mais, en pratique, la qualité du service est variable. La distance géographique affaiblissant le signal (à part pour la transmission par fibre optique où les effets de l'affaiblissement linéique ne sont pas notables dans un contexte de desserte), la plupart des technologies d'accès sont susceptibles d'offrir des débits plus faibles si le client est éloigné du nœud de raccordement.

Intérêt du haut débit[modifier | modifier le code]

L'intérêt des technologies d'accès à haut débit est de permettre l'utilisation de services multimédias par Internet dans des conditions confortables, en particulier le streaming ou la télévision par Internet. Le téléchargement de contenus de grande capacité est également facilité, ainsi que le montre le tableau suivant qui donne les temps de téléchargement en fonction de quelques débits de connexion[3] :

Contenu Connexion
256 kbit/s
Connexion
2 Mbit/s
Connexion
10 Mbit/s
Connexion
100 Mbit/s
Page d'accueil de Google (160 kO) 00 h 00 min 05 s 00 h 00 min 01 s 00 h 00 min 00 s 00 h 00 min 00 s
Piste de musique (5 MO) 00 h 02 min 36 s 00 h 00 min 20 s 00 h 00 min 04 s 00 h 00 min 00 s
Clip vidéo (20 MO) 00 h 10 min 25 s 00 h 01 min 20 s 00 h 00 min 16 s 00 h 00 min 02 s
CD/ film en basse définition (700 MO) 06 h 04 min 35 s 00 h 46 min 40 s 00 h 09 min 20 s 00 h 00 min 56 s
DVD/ film en haute définition (4 GO) 34 h 43 min 20 s 04 h 26 min 40 s 00 h 53 min 20 s 00 h 05 min 20 s

(les temps sont donnés en heures, minutes et secondes (valeur arrondie à la seconde), les volumes des contenus sont en kilooctets, mégaoctets ou gigaoctets, les vitesses de connexion sont en kilobits par seconde ou en mégabits par seconde).

Marché du haut débit par pays[modifier | modifier le code]

Le taux de pénétration de l’accès Internet fixe haut débit, exprimé en nombre d’accès pour 100 habitants et en ordre décroissant, était le suivant en juin 2012 pour les 30 pays de l’OCDE[4] :

  1. Suisse 41,6;
  2. Pays-Bas 39,4 ;
  3. Danemark 38,3 ;
  4. Corée du Sud 36,2 ;
  5. Norvège 36,1 ;
  6. France 35,5 ;
  7. Islande 34,3 ;
  8. Allemagne 33,8 ;
  9. Royaume-Uni 33,6 ;
  10. Belgique 32,7 ;
  11. Suède 32,3 ;
  12. Luxembourg 32,1 ;
  13. Canada 31,9 ;
  14. Finlande 29,7 ;
  15. États-Unis 28,4 ;
  16. Nouvelle-Zélande 28,0 ;
  17. Japon 27,3 ;
  18. Estonie 25,0 ;
  19. Espagne 24,7 ;
  20. Israël 24,6 ;
  21. Australie 24,6 ;
  22. Autriche 24,5 ;
  23. Slovénie 24,2 ;
  24. Grèce 22,6 ;
  25. Irlande 22,5 ;
  26. Italie 22,1 ;
  27. Portugal 21,7 ;
  28. Hongrie 21,2 ;
  29. République tchèque 16,3 ;
  30. Pologne 14,5 ;
  31. Slovaquie 14,2 ;
  32. Chili 12,2 ;
  33. Mexique 11,1 ;
  34. Turquie 10,4.

Le taux de pénétration moyen pour les 30 pays de l’OCDE était en 2010 de 24,2 accès pour 100 habitants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]